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    <title>Théâtre de femmes du xvie au xviiie siècle : archive, édition, dramaturgie</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=738</link>
    <description> Ce volume rassemble les actes du colloque Th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de femmes du xvie au xviiie si&amp;egrave;cle : archive, &amp;eacute;dition, dramaturgie, qui s&amp;rsquo;est tenu &amp;agrave; Lyon les 15, 16 et 17 novembre 2023. Les articles qu&amp;rsquo;il r&amp;eacute;unit reconnaissent leur dette &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard des travaux pionniers de Perry Gethner, Aurore &amp;Eacute;vain et Henriette Goldwyn, qui ont mis au jour un corpus cons&amp;eacute;quent d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvres dramatiques &amp;eacute;crites par des femmes en France &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque moderne, et prolongent le chantier critique. En s&amp;rsquo;int&amp;eacute;ressant au parcours &amp;eacute;ditorial de ces &amp;oelig;uvres, aux formes de leur dramaturgie et &amp;agrave; leurs modes d&amp;rsquo;archivage, les contributeurs et contributrices du volume analysent les strat&amp;eacute;gies que ces autrices ont d&amp;ucirc; d&amp;eacute;ployer pour faire jouer et faire imprimer leurs pi&amp;egrave;ces, pour investir des territoires litt&amp;eacute;raires r&amp;eacute;put&amp;eacute;s masculins comme la trag&amp;eacute;die, pour diffuser, par l&amp;rsquo;interm&amp;eacute;diaire de la sc&amp;egrave;ne, des conceptions politiques, religieuses et morales, voire pour se positionner dans les d&amp;eacute;bats sur les femmes qui traversent les trois si&amp;egrave;cles envisag&amp;eacute;s. Une question appara&amp;icirc;t en filigrane de ces &amp;eacute;tudes : que fait, en retour, l&amp;rsquo;objet &amp;laquo; femme de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre &amp;raquo; &amp;agrave; la recherche en litt&amp;eacute;rature ? Le manque de sources et la constitution parfois opaque des archives invitent &amp;agrave; r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir aux pratiques de recherche dans un souci de prudence m&amp;eacute;thodologique. En contrepartie, s&amp;rsquo;ouvre un champ d&amp;rsquo;exploration prometteur, qui met en avant de nouveaux corpus et des formes d&amp;#39;&amp;eacute;criture s&amp;#39;attachant, notamment, &amp;agrave; repr&amp;eacute;senter de mani&amp;egrave;re in&amp;eacute;dite les rapports de pouvoir. Travailler sur le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de femmes implique de s&amp;rsquo;int&amp;eacute;resser au th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de province, au th&amp;eacute;&amp;acirc;tre priv&amp;eacute;, aux minores ; de m&amp;ecirc;me, la repr&amp;eacute;sentation des femmes au th&amp;eacute;&amp;acirc;tre s&amp;rsquo;inscrit dans le cadre plus large de la repr&amp;eacute;sentation des figures domin&amp;eacute;es. Loin de clore leur objet, les enqu&amp;ecirc;tes pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;es ici en laissent donc deviner les prolongements, tant dans l&amp;#39;&amp;eacute;tude de la vie th&amp;eacute;&amp;acirc;trale que dans celle de l&amp;#39;implication des femmes dans la cr&amp;eacute;ation artistique et litt&amp;eacute;raire. </description>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=73">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>lun., 17 nov. 2025 17:23:07 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>ven., 27 févr. 2026 17:05:07 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Le théâtre des femmes dans le marché européen du livre : enquête dans les catalogues de vente des bibliothèques privées au xviiie siècle </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=755</link>
      <description>Cet article porte sur les dramaturges françaises et sur leur première réception européenne, d’un point de vue commercial et éditorial. Par le biais de la base de données MEDIATE (Measuring Enlightenment : Disseminating Ideas, Authors, and Texts in Europe), renfermant des notices sur plus d’un demi-million de livres mis à la vente entre 1665 et 1830, nous étudions la place des éditions des pièces des femmes dramaturges, plus particulièrement les dramaturges françaises, à l’intérieur du commerce international du livre. Nous nous penchons notamment sur le nom de l’auteur tel qu’il apparaît (ou pas) dans les catalogues, et sur la façon dont sont décrits les ouvrages des femmes dramaturges mis à la vente. En effet, le nom d’auteur comme « marque » reconnue, en lien avec la matérialité du livre, apparaît comme un facteur décisif dans la valorisation de certaines œuvres féminines. Afin de contextualiser les données quantitatives sur les femmes dramaturges françaises, nous évoquons aussi quelques cas anglais et néerlandais, ainsi que les femmes traductrices de théâtre. Cette approche comparative permet de mieux cerner la spécificité des dramaturges françaises dans le champ éditorial et commercial. This article explores the early circulation and reception of the works of French female playwrights in Europe, from a commercial and publishing perspective. Using a database containing records on more than half a million books that were offered for sale between 1665 and 1830, MEDIATE (Measuring Enlightenment : Disseminating Ideas, Authors, and Texts in Europe), I study the place within the European book trade of editions of plays by women playwrights, especially French ones. I focus in particular on how the author-function, or the name of the author as it appears (or not) in the catalogues, affected the reception of these women playwrights. Indeed, the strength of the author’s name as a recognizable “brand”, together with the material aspects of the publications in which their works appeared, emerge as decisive factors in the successful circulation of women playwright’s works. In order to contextualize the quantitative data on French women playwrights, I also discuss some English and Dutch cases, as well as women translators of theatrical works, to pinpoint the specificity of French women playwrights as commercial brands within the broader European book trade. </description>
      <pubDate>jeu., 20 nov. 2025 17:33:11 +0100</pubDate>
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      <title>Collectionner les pièces de théâtre écrites par des femmes sous l’Ancien Régime : parcours dans les fonds de la Bibliothèque nationale de France </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=760</link>
      <description>À partir d’une enquête bibliographique dans les fonds théâtraux de la Bibliothèque nationale de France (BnF), l’article se propose d’étudier les pratiques de conservation et de collection du théâtre de femmes de l’Ancien Régime entre le xviiie et le xixe siècles. Sous quelles formes les œuvres théâtrales féminines nous sont-elles parvenues ? Et comment s’opère leur intégration dans les collections patrimoniales ? Ce corpus fait-il l’objet d’un traitement particulier, et l’identité de genre est-elle un facteur dans ce traitement ? Grâce à une approche interdisciplinaire croisant les études littéraires et les outils de l’analyse bibliothéconomique, l’article entend interroger l’entrée ou non des œuvres dans les collections patrimoniales, leur présence, leur traitement, et montrer comment la préservation du matrimoine matériel – à savoir les pièces de femmes en tant que livres imprimés – est liée à la réception historiographique dont ce théâtre a fait l’objet. Based on a bibliographic survey of the theatrical collections at the National Library of France (BnF), a primary conservation site in France, this article aims to study the conservation and collection practices that women’s theatre from the Ancien Régime has undergone between the eighteenth and nineteenth centuries. In what forms have female theatrical works come down to us? And how is their integration into heritage collections carried out? Does this corpus receive special treatment, and is the feminine gender a factor in this treatment? Through an interdisciplinary approach that intersects literary studies and tools of bibliothecal analysis, the article seeks to examine whether or not works enter heritage collections, their presence and treatment, and demonstrate how the preservation of material heritage – namely, women’s plays as printed objects – is closely connected to the historiographical reception that this theatre has received. </description>
      <pubDate>ven., 21 nov. 2025 21:32:19 +0100</pubDate>
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      <title>Autrices de théâtre du xvie au xviiie siècle : disponibilité en ligne et visibilité </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=834</link>
      <description>Le croisement de bases de données en ligne, issues de bibliothèques, de travaux de recherche, de structures associatives ou d’initiatives personnelles, permet à la fois de recenser les pièces de théâtre écrites par des femmes du xvie au xviiie siècle, d’en récupérer des versions numériques et de collecter des informations relatives à la visibilité de leurs autrices. Nous présenterons la méthodologie qui a été suivie pour créer le site web Théâtre de femmes 16-18 et la base de données associée, dans le cadre du projet de recherche Cité des dames, créatrices dans la cité. En s’appuyant notamment sur de précédents travaux comme ceux de David Trott, du projet de recherche Play Summary 18 de Carol Sherman, Perry Gethner, Althea Arguelles-Ling ou encore du Répertoire du théâtre français imprimé (1600-1699) d’Alain Riffaud, le site web recense plus de 400 pièces, dont plus de 250 avec une version numérisée en mode image et plus de 70 avec accès au texte intégral.En présentant les divers sites web qui fournissent des numérisations de pièces, nous verrons de quelle manière la disponibilité en ligne de ces pièces progresse, avec parfois l’utilisation de plateformes numériques collaboratives pour l’établissement du texte. Ces constats incitent, dans l’objectif d’une meilleure accessibilité des œuvres, à adopter les bonnes pratiques de la science ouverte pour établir et mettre à disposition les données et les textes. Nous montrerons en particulier comment l’utilisation comme base pivot de la base de données collaborative Wikidata permet d’enrichir les informations mises à disposition sur le site, à propos des pièces et de leurs autrices. The cross-referencing of databases made available online by libraries, research projects, associations or resulting from personal initiatives makes it possible to identify plays written by women from the 16th to the 18th century, to retrieve digital versions and to gather information on the visibility of their authors. We will present the methodology used to create the Théâtre de femmes 16-18 website and associated database, as part of the Cité des dames, créatrices dans la cité research project. Drawing on previous work by David Trott, the Play Summary 18 research project by Carol Sherman, Perry Gethner and Althea Arguelles-Ling, and Alain Riffaud’s Répertoire du théâtre français imprimé (1600-1699), the website lists over 400 plays, including more than 250 with digitized image versions and over 70 with full-text access.By studying the sources of the digitized plays, we will see how their online availability is progressing, sometimes with the help of collaborative digital platforms to establish the text. With the aim of making the works more accessible, these findings prompt us to adopt the best practices of open science to establish and make available data and texts. In particular, we will show how the use of the Wikidata collaborative database as a pivot database can help to enrich the information made available on the site, about the plays and their authors. </description>
      <pubDate>mer., 14 janv. 2026 18:47:24 +0100</pubDate>
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      <title>Absentes ou invisibles ? Les femmes dramaturges dans le programme « Registres de la Comédie-Française » (xviie-xviiie siècles) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=966</link>
      <description>Cette contribution prend acte d’un impensé originel du programme en humanités numériques Registres de la Comédie-Française : dans la base initiale, la métadonnée « genre » a été omise, si bien qu’il est impossible de faire des requêtes spécifiquement sur les autrices à partir des outils actuellement en ligne sur le site. Partant de ce constat, cette étude se propose d’intégrer le paramètre absent et d’interroger les données du programme à partir du genre des dramaturges : qu’apprend-on, alors, sur la place des femmes autrices dans la programmation de la Comédie-Française entre 1680 et 1793 ? Un premier survol permet de distinguer trois périodes, séparées par des trous de vingt ans pendant lesquels aucune autrice n’est programmée sur ce théâtre. L’analyse plus détaillée de ces trois moments met en évidence des dynamiques spécifiques du répertoire féminin dans la programmation du Théâtre-Français aux xviie et xviiie siècles : toutes les autrices tragiques se produisent avant 1750 ; Anne-Marie Du Bocage et Françoise de Graffigny, jouées en 1749 et 1750, marquent un tournant en proposant la dernière tragédie écrite par une femme et le premier drame d’autrice ; la fin du siècle est essentiellement comique et dramatique, avec plus d’autrices, qui composent des pièces souvent plus courtes et peu jouées. Partant de ces observations, l’article s’attache à affiner la compréhension du traitement des femmes dans la programmation de la Comédie-Française en recourant à des croisements entre toutes les données contenues dans les registres journaliers de l’institution, ainsi qu’à des documents complémentaires, issus notamment de la presse et des dictionnaires dramatiques. This contribution takes note of an initial unthought in the Registres de la Comédie-Française digital humanities program : in the first database, the “gender” metadata was omitted, so that it is impossible to make queries specifically on women playwrights using the tools currently online on the site. Based on this observation, this study proposes to integrate the absent parameter and to interrogate the program data based on the gender of the playwrights : what can we learn, then, about the place of women authors in the programming of the Comédie-Française between 1680 and 1793 ? An initial overview allows us to distinguish three periods, separated by gaps of twenty years during which no woman author was programmed at this theatre. A more detailed analysis of these three periods reveals the specific dynamics of the female repertoire in the Théâtre-Français’s programming in the 17th and 18th centuries : all female tragic authors appeared before 1750 ; Anne-Marie Du Bocage and Françoise de Graffigny, performed in 1749 and 1750, marked a turning point by offering the last tragedy written by a woman and the first female drama ; the end of the century was essentially comic and dramatic, with more female authors composing plays that were often shorter and less frequently performed. On the basis of these observations, the article seeks to refine our understanding of the treatment of women in the Comédie-Française’s programming by cross-referencing all the data contained in the institution’s daily registers, as well as additional documents, notably from the press and dramatic dictionaries. </description>
      <pubDate>lun., 02 févr. 2026 20:01:02 +0100</pubDate>
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      <title>« Si j’osais la vérité dire » : prédication féminine et connivence évangélique dans la farce Le Mallade de Marguerite de Navarre (1533 ?) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=889</link>
      <description>Dans Le Mallade, courte pièce restée manuscrite, Marguerite de Navarre tourne en ridicule un médecin bouffi d’orgueil, avatar scénique du docteur en théologie, en confiant à la servante du malade la délivrance de « la vérité » qui le guérit. L’article étudie la mise en œuvre théâtrale de la « connivence évangélique » qui unit la pièce de Marguerite aux sermons des prédicateurs qui l’entourent avant la Réforme. Une fois dégagé l’implicite du discours de La Chambriere, ses sources et ses filiations, sont mis en valeur les procédés dramaturgiques qui soutiennent le message de foi en « Dieu seul » confié à cette « prescheresse » inattendue. In Le Mallade, a short play that remains in manuscript, Marguerite de Navarre mocks a doctor puffed with pride, the stage avatar of the doctor of theology, by entrusting the patient’s servant with the deliverance of “the truth” which cures him. The article examines the theatrical representation of the “evangelical connivance” that united Marguerite’ play with the preachers around her before the Reformation. Once the implicit content of La Chambriere’s speech, its sources and its connections have been identified, the dramaturgical processes which support the message of faith in “Dieu seul” entrusted to this “unexpected preacher” are highlighted. </description>
      <pubDate>ven., 23 janv. 2026 19:14:24 +0100</pubDate>
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      <title>« De l’affront qu’on m’a fait je tirerai vengeance » : la némésis comique de Louise-Geneviève de Sainctonge dans L’Intrigue des concerts (1714) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=905</link>
      <description>Au printemps de l’année 1695, Louise-Geneviève de Sainctonge compose pour l’Académie royale de musique le livret d’un ballet intitulé Les Charmes des saisons. Mais au mois d’octobre, c’est le ballet concurrent de l’abbé Jean Pic qui est créé avec succès à l’Opéra, le librettiste étant parvenu à s’imposer avec l’appui de ses collaborateurs, évinçant au passage sa rivale et condamnant sa création dramatique à tomber dans l’oubli.La présente étude se propose de mettre en lumière les étapes du processus par lequel l’autrice a décidé de se venger de l’affront qui lui a été fait. Le geste vindicatoire est tout particulièrement scruté à travers L’Intrigue des concerts (1714), petite comédie en un acte et en vers, négligée aussi bien dans l’étude du théâtre féminin de l’Ancien Régime que dans l’œuvre de Sainctonge.Afin de restaurer son honneur et son autorité littéraire, Sainctonge transpose son infortune dans cette pièce centrée sur la rivalité amoureuse, qui sert de métaphore à la concurrence professionnelle. Ce faisant, elle démontre sa capacité à reprendre possession de son histoire par le théâtre, d’autant que L’Intrigue des concerts tire son efficacité d’un double niveau de lecture : d’une part, farce bouffonne, et d’autre part, réécriture élaborée de l’affront subi, accompagnée d’une satire acerbe du milieu de l’Opéra. C’est par la réflexivité théâtrale, caractéristique des comédies de la fin du xviie siècle, que Sainctonge tisse et négocie l’articulation de ces niveaux, permettant ainsi au rire critique et libérateur de s’épanouir pleinement. In the spring of 1695, Louise-Geneviève de Sainctonge composes the libretto to a ballet entitled Les Charmes des saisons for the Royal Academy of Music. But in October, it was the competing ballet by Abbé Jean Pic that successfully premiered at the Opéra, the librettist having managed to assert himself with the support of his collaborators, ousting his rival in the process and condemning her dramatic creation to fall into oblivion.This study aims to highlight the stages of the process by which the author decided to avenge the affront made to her. Her strategy of revenge is particularly scrutinised in L’Intrigue des Concerts (1714), a short comedy in one act and in verse, neglected both in the study of women’s theatre of the Ancien Régime and in Sainctonge’s work.In order to restore her honour and literary authority, Sainctonge transposes her misfortune into this play centred on romantic rivalry, which serves as a metaphor for professional competition. In doing so, she demonstrates her ability to regain possession of her story through the theatre, especially since L’Intrigue des Concerts draws its effectiveness from a dual level of reading: on the one hand, a farce, and on the other, an elaborate rewriting of the affront endured, accompanied by a scathing satire of the world of Opera. It is through theatrical reflexivity, characteristic of late 17th-century comedies, that Sainctonge weaves and negotiates the articulation of these levels, thus allowing critical and liberating laughter to flourish fully. </description>
      <pubDate>lun., 26 janv. 2026 18:49:29 +0100</pubDate>
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      <title>Violence, obligation familiale et participation politique : les autrices dramatiques de la Terreur </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=916</link>
      <description>Cet article a pour objet les autrices dramatiques patriotiques de la Révolution française, souvent méconnues par la critique actuelle. Nous commençons par revenir sur le contexte culturel et politique de l’an II de la République (6 octobre 1793 au 21 septembre 1794) : si la période est marquée par le durcissement des discours sur les femmes, et par la mise en place systématique de lois misogynes par la Convention, cela n’empêche pas l’existence d’une production théâtrale due à des femmes dramaturges, dont rend compte la Feuille du salut public (journal qui partage les orientations politiques de la Convention). La seconde partie de cet article est une étude de cas portant sur Barra, ou la Mère républicaine (mars 1794), drame historique de Nicole-Mathieu Villiers. Cette pièce nous semble en effet exemplaire d’une tension inhérente à la production théâtrale des autrices patriotiques entre revendication des droits des femmes et adhésion à une politique jacobine misogyne. This article focuses on patriotic women playwrights of the French Revolution, who are often overlooked by today’s critics. We begin by looking back at the cultural and political context of the Republican Year II (6 October 1793 to 21 September 1794): while the period was marked by a hardening of the discourse on women and the systematic implementation of misogynist laws by the Convention, this did not prevent the existence of theatrical production by women playwrights, as reported in the Feuille du salut public (a newspaper that shared the Convention’s political leanings). The second part of this article is a case study, focusing on Barra, ou la Mère républicaine (March 1794), a historical drama by Nicole-Mathieu Villiers. This play appears to exemplify a tension inherent in the theatrical production of patriotic women authors, between demands for women’s rights and adherence to misogynistic Jacobin politics. </description>
      <pubDate>lun., 26 janv. 2026 20:24:16 +0100</pubDate>
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      <title>De la scène de théâtre de société à l’édition : quels parcours pour les autrices fin xviiie-début xix </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=928</link>
      <description>À travers quelques parcours d’autrices de théâtre de société, on s’aperçoit que la pratique amateur ne constitue pas forcément une aide pour accéder à un parcours allant de l’écriture à la publication. L’édition des pièces ou des scénographies de fêtes de société n’est jamais une évidence, y compris pour les auteurs qui, pour des raisons de carrière, opèrent des choix dans leurs textes. Mais la situation est encore plus complexe pour les femmes, qu’elles écrivent pour leur propre scène ou pour un autre lieu de sociabilité. Les contraintes et les freins à la publication sont multiples : posture de modestie, anonymat voulu ou imposé, autocensure, refus divers. On tentera à travers des exemples diversifiés d’autrices de théâtre de société (femmes du monde, actrices, autrices par ailleurs d’autres types d’ouvrages) d’analyser le cheminement de ces textes, attestés par des représentations, puis perdus, restés manuscrits ou publiés sous diverses formes (seuls, en recueils, inclus dans d’autres œuvres, de leur vivant ou posthumes, encadrés ou non de paratextes écrits par elles ou par d’autres qui interprètent leur démarche). Through the experience of some female writers of amateur theatre, we realise that amateur practice does not necessarily facilitate access to the procedures required to transform writing into publishing. Overseeing the publication of plays or private events is never obvious, even for male authors who, for career reasons, make choices in their texts. However, the situation is even more complex for women, whether they write for their own stage or a social one. Constraints and obstacles to publication are multiple: displayed modesty, the desire or imposition to remain anonymous, self-censorship and various refusals. We will try, through different examples of female authors of amateur theatre (socialites, actresses, as well as female authors of other types of works), to see how their texts, which have been performed, and subsequently lost, remained as manuscripts or are published in various forms (alone, in collections, included in other works, during their lifetime or posthumously, framed or not by paratexts written by them or by others who interpret the female author’s approach). </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 18:02:19 +0100</pubDate>
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      <title>Modération politique et éthos féminin : L’Esclavage des Noirs d’Olympe de Gouges </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=936</link>
      <description>L’Esclavage des Noirs, représenté pour la première fois en 1789, est souvent cité comme la première pièce antiesclavagiste de l’histoire, à une époque où le mouvement abolitionniste se structure progressivement en France. Le dispositif dramaturgique qu’Olympe de Gouges élabore n’en fait pourtant pas seulement une pièce politique de circonstance ; elle est également une véritable fiction politique, démarquée de son œuvre théorique Le Bonheur primitif de l’homme, inspirée de Rousseau. Mon hypothèse est que le choix du medium théâtral par Gouges lui permet d’occuper, dans la sphère publique, un autre terrain que celui des idées et des discours, tenu presque exclusivement par les hommes. C’est paradoxalement en élaborant une dramaturgie non agonistique, condamnant la révolte des opprimés, et en construisant un éthos féminin faible et sensible, conforme à la position subalterne que la société lui assigne, que Gouges parvient à faire advenir, sur la scène et dans la salle, un nouvel ordre, avec tout ce que cette expression charrie de progressiste et de conservateur : un ordre novateur, voire révolutionnaire, par rapport à la situation politique contemporaine aux colonies, mais un ordre construit sur des normes sociales traditionnelles. Comme si l’utopie de ces temps primitifs où aurait régné l’égalité entre les êtres humains avait besoin que les maîtres restent les maîtres, et que ces maîtres restent des hommes. L’Esclavage des Noirs, first performed in 1789, is often cited as the first anti-slavery play in history, at a time when the abolitionist movement was gradually taking shape in France. However, the dramaturgical device that Olympe de Gouges devised made it more than just an appropriate political play ; it was also a genuine political fiction, a departure from her theoretical work Du Bonheur primitif de l’homme (The Primitive Happiness of Man), inspired by Rousseau. Our hypothesis is that Gouges’ choice of the theatrical medium enabled her to occupy, in the public sphere, a terrain other than that of ideas and discourse, held almost exclusively by men. Paradoxically, it was by developing a non-agonistic dramaturgy that condemned the revolt of the oppressed, and by constructing a weak and sensitive feminine ethos that conformed to the subordinate position assigned to her by society, that Gouges succeeded in bringing about, on stage and in the audience, a new order, with all that this expression implies in terms of progress and conservatism : an innovative, even revolutionary, order compared to the contemporary political situation in the colonies, but an order built on traditional social norms. As if the utopia of those primitive times when equality between human beings would have reigned, needed the masters to remain the masters, and those masters to remain men. </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 18:29:03 +0100</pubDate>
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      <title>À la recherche d’Holoferne de Catherine de Parthenay (ca 1574 ?) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=770</link>
      <description>Cet article fait le point sur l’état des connaissances concernant la tragédie Holoferne qui aurait été écrite par Catherine de Parthenay et représentée à La Rochelle en 1573-1574, en observant les témoignages écrits qui l’évoquent, ainsi que d’autres éléments plus circonstanciels (les portraits littéraires de Catherine de Parthenay, les autres textes qui restent d’elle), pour réfléchir à ce qu’aurait pu être cette tragédie de femme du xvie siècle, la seule (?) dont l’histoire littéraire ait gardé trace. This paper focuses on the tragedy Holoferne which was supposedly written and staged by Catherine de Parthenay in La Rochelle in 1573-1574, by observing the written testimonies which evoke it, as well as other more circumstantial elements (the literary portraits of Catherine de Parthenay, the other texts that remain of her), to reflect on what this 16th century women’s tragedy could have been, the only one (?) which literary history has kept a trace of. </description>
      <pubDate>lun., 24 nov. 2025 19:49:54 +0100</pubDate>
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      <title>Françoise Pascal, « fille lyonnaise », et son Agathonphile martyr, tragi-comédie (1655) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=778</link>
      <description>Avec Agathonphile martyr, tragi-comédie (1655), Françoise Pascal « fille lyonnaise » offre une pièce irrégulière caractérisée par la juxtaposition de la rhétorique chrétienne et de la rhétorique galante. Cette étude a pour objectif de montrer comment, à travers des formes de discours divergentes, la femme dramaturge a réussi à créer un genre mixte pour plaire à l’élite urbaine cultivée de Lyon. Dans un deuxième temps, cet article explorera comment Françoise Pascal modifie les conventions de la tragédie chrétienne pour donner un nouveau rôle à la femme martyre. Cette mutation théâtrale lui fournit un instrument de critique sociale du système patriarcal. La Triphine de Françoise Pascal, qui refuse un mariage arrangé et jure l’amour éternel à un homme que son père n’approuve pas, s’écarte de la norme et de la façon dont les contemporains masculins de l’autrice représentaient la femme martyre au théâtre. With Agathonphile martyr, tragicomedy (1655), Françoise Pascal, “fille lyonnaise”, offers an irregular play characterized by the juxtaposition of Christian rhetoric and gallant rhetoric. This study aims to show how through divergent forms of discourse, the playwright succeeded in creating a mixed genre to appeal to the cultured urban elite in Lyon. Secondly, this work will explore how Françoise Pascal modifies the conventions of Christian tragedy to give a new role to the female martyr. This theatrical mutation gives her a vehicle through which she can criticize the patriarchal system. Françoise Pascal’s Triphine, who refuses an arranged marriage and swears eternal love to a man her father does not approve of deviates from the norm, and from the way the writer’s male contemporaries represented the female martyr in the theatre. </description>
      <pubDate>mer., 26 nov. 2025 18:03:54 +0100</pubDate>
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      <title>Trois reines légendaires dans des tragédies de femmes au xviiie siècle, ou le genre renversé </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=790</link>
      <description>À la recherche d’une légitimité auctoriale et exclues du champ littéraire sérieux, les autrices de tragédies au xviiie siècle semblent développer une attitude commune vis-à-vis du genre tragique et mettre en place des stratégies d’écriture comparables, qui dépassent la simple reprise de thèmes similaires ou la cohérence de leurs propositions féministes. À travers l’analyse de Tomyris de Marie-Anne Barbier, Sémiramis de Madeleine-Angélique de Gomez et Les Amazones d’Anne-Marie Du Bocage, cet article se propose de montrer comment la maîtrise des codes de la tragédie, que les autrices atteignent pour compenser leur « angoisse d’auctorialité », leur permet de renverser les stylèmes du genre tragique et de proposer des textes véritablement capables de défier les paradigmes éthiques et littéraires de leur époque. In search of authorial legitimacy and excluded from the serious literary field, the women playwrights of the 18th century seem to develop a common attitude toward the tragic genre and implement comparable writing strategies, going beyond merely reworking similar themes or maintaining coherence in their feminist approaches. Through the analysis of Tomyris by Marie-Anne Barbier, Semiramis by Madeleine-Angélique de Gomez, and Les Amazones by Anne-Marie Du Bocage, this article aims to show how these playwrights’ mastery of the codes of tragedy – achieved to compensate for their “anxiety of authorship” – allows them to subvert the stylistic conventions of the tragic genre and offer texts genuinely capable of challenging the ethical and literary paradigms of their time. </description>
      <pubDate>jeu., 04 déc. 2025 16:11:36 +0100</pubDate>
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      <title>Une poésie guerrière ? Saint-Balmon et ses Jumeaux martyrs (1650) au prisme de l’historiographie féministe </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=810</link>
      <description>Les Jumeaux martyrs (1650) demeure la seule pièce connue de la plume d’Alberte-Barbe d’Ernecourt, dame de Saint-Balmon. Bien qu’elle s’inscrive, par sa forme et son sujet, dans la tradition néo-stoïcienne de son époque, cette œuvre, tout comme son autrice, se distingue par une singularité marquée. C’est précisément à partir de cette exceptionnalité que l’histoire théâtrale féministe a façonné une figure à la fois insolite et emblématique : celle de la « poétesse guerrière ». Cette désignation et son influence dans l’histoire du théâtre résultent d’une construction historiographique qui appelle une analyse approfondie. Je me propose d’examiner le processus par lequel s’est instauré le récit de son auctorialité féminine, lequel a été amorcé de son vivant et prolongé jusqu’aux années 1990. J’émets l’hypothèse que la « fonction autrice », pour reprendre le concept de Michel Foucault, soulève autant de défis qu’elle offre de potentialités pour écrire l’histoire des femmes dramaturges. Il pourrait désormais être opportun d’adopter de nouvelles approches méthodologiques. À cet égard, je m’appuie sur la proposition d’Annalisa Nicholson en faveur d’une historiographie spéculative et responsable. Les Jumeaux martyrs (1650) remains the only surviving play attributed to Alberte-Barbe d’Ernecourt, dame de Saint-Balmon. While its form and subject are typical of the neo-stoic trend characteristic of the period, the play itself as well as its author are rightly considered to be singular. It is because of this singularity that feminist theatre history has made of Saint-Balmon a figure at once iconic and exceptional, known today as a “poetess warrior”. This title and its role in theatre history are derived from a specific historiographical operation worthy of close analysis. I herein trace the establishment of this play’s authorship narrative, which began during its author’s lifetime and continued through the 1990s. I advance the hypothesis that the “authoress function”, to borrow a concept from Foucault, offers us as many difficulties as it does possibilities in the construction of a history of women playwrights, and therefore that it might be time to adopt new approaches and methodologies. I conclude by proposing a methodology borrowed from Annalisa Nicholson, that of a « responsible speculative » feminist historiography. </description>
      <pubDate>lun., 08 déc. 2025 15:43:34 +0100</pubDate>
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      <title>Les tragédies de Staël à l’épreuve de la Révolution </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=818</link>
      <description>À l’époque de la Révolution française, Germaine de Staël écrivit cinq tragédies, corpus qui n’a jamais été représenté sur une scène publique et est resté longtemps en partie inédit. Cet article relie ces pièces à la pensée anthropologique et morale de Staël dans son traité De l’influence des passions (1792-1796). Dans ses pièces, hommes et femmes sont construits sur des pôles émotionnels distincts et la vertu est sublimée par la mort. Les tragédies de Staël sont un lieu fictionnel où l’autrice pense l’Histoire de son temps. In the time of the French Revolution, Germaine de Staël wrote five tragedies, a corpus which was never performed in the public sphere and remained partly unpublished for a long time. This paper links these plays with Staël’s moral and anthropological theory, in her treatise De l’influence des passions (1792-1796). In her plays, male and female characters are constructed on distinct emotional poles and virtue is sublimated by death. Staël’s tragedies appear as a fictional place in which the writer reflects on the history of her time. </description>
      <pubDate>lun., 08 déc. 2025 17:01:07 +0100</pubDate>
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      <title>Ironie dramatique et didactisme dans le théâtre de Marguerite de Navarre </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=826</link>
      <description>La critique a souvent fait du théâtre de Marguerite de Navarre un théâtre non théâtral qui ne sert qu’à véhiculer les idées religieuses de la reine. Cet article s’oppose à cette tendance en affirmant que la dimension didactique du théâtre margaritique ne peut se passer des effets proprement théâtraux, et notamment de l’ironie dramatique. Procédé tout à fait typique des farces et des mystères médiévaux dont Marguerite s’approprie les conventions, l’ironie dramatique sert à provoquer le rire ou le mépris face à l’ignorance des personnages, mais en même temps, elle fait voir au public courtisan de Marguerite son propre attachement aux choses extérieures et son aveuglement. Scholars of Marguerite de Navarre have often made her plays out to be non-theatrical theatre whose only purpose was to serve as a vehicle for the queen’s religious ideas. This article contests this tendency and argues that the didactic dimension of Marguerite’s plays depends upon specifically theatrical effects, in particular dramatic irony. A typical element of the medieval farces and mysteries whose conventions Marguerite appropriated for her own ends, dramatic irony is meant to provoke laughter or disdain at the expense of ignorant characters onstage, but at the same time, it allows Marguerite’s audience of courtly aristocrats to see its own attachment to external things, and hence its blindness. </description>
      <pubDate>lun., 08 déc. 2025 19:18:27 +0100</pubDate>
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      <title>Sources, genres et dramaturgie de la production féminine des années 1650-1660 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=845</link>
      <description>Consacrée à l’intégralité des pièces écrites par des femmes publiées au cours des deux décennies 1650-1660, la présente étude s’attache à déterminer de quelle manière ces œuvres s’inscrivent dans le paysage dramatique contemporain et à mesurer leur éventuelle singularité, en termes de choix et de dénominations génériques, ainsi que de sources, de modèles et de ressorts dramatiques. Après une cartographie générale du corpus, le propos prend la forme de trois études de cas (L’Amoureuse vaine et ridicule de Françoise Pascal, L’Illustre Philosophe de Sœur de La Chapelle et Manlius de Marie-Catherine Desjardins). Focusing on all the plays written by women published during the two decades between 1650 and 1660, this study seeks to determine how these works fit into the contemporary dramatic landscape and to measure their possible singularity, in terms of choice and generic names, as well as sources, models and dramatic devices. After a general mapping of the corpus, the presentation takes the form of three case studies (L’Amoureuse vaine et ridicule by Françoise Pascal, L’Illustre Philosophe by Sœur de La Chapelle and Manlius by Marie-Catherine Desjardins). </description>
      <pubDate>jeu., 15 janv. 2026 17:25:47 +0100</pubDate>
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      <title>Le travail des corps dans La Folle Enchère, du papier à la scène </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=865</link>
      <description>La mise en scène de La Folle Enchère par Aurore Évain témoigne d’une recherche active de procédés proprement théâtraux et scéniques pour incarner les suggestions dramaturgiques que la pièce recèle. Cette quête se matérialise tout particulièrement dans le travail des corps qui catalysent autant d’indices d’oppression que d’élans émancipateurs. Le travestissement, tour à tour source de libération – de classe ou de genre – et de caricature du genre féminin, est symptomatique de l’ambiguïté fondamentale des corps, tiraillés entre affranchissement et soumission. En ce sens, l’étude des partis pris d’incarnation propres à cette mise en scène rend compte de la densité tonale de La Folle Enchère, prise entre burlesque et cynisme. Aurore Évain’s staging of La Folle Enchère bears witness to an active search for theatrical and scenic devices to embody the dramaturgical suggestions concealed in La Folle Enchère. It is particularly obvious in the work with bodies, which catalyze as many signs of oppression as emancipatory impulses. Cross-dressing, which is both a source of liberation – class or gender – and a caricature of the female gender, is symptomatic of the fundamental ambiguity of bodies, torn between emancipation and submission. Therefore, studying the staging’s embodiment choices reveals the tonal density of La Folle Enchère, caught between burlesque and cynicism. </description>
      <pubDate>jeu., 22 janv. 2026 12:57:12 +0100</pubDate>
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      <title>Dialogue et insertion lyrique : la poétique théâtrale de Catherine Des Roches </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=880</link>
      <description>Notre contribution se propose d’interroger la signification des poèmes et des chansons insérés dans trois textes brefs de Catherine Des Roches, son Dialogue de Placide et Sévère, son Dialogue d’Iris et Pasithée et sa Bergerie, pour mettre en lumière un aspect inexploré de son écriture.Ces pièces sont incluses à juste titre dans le tome xvie siècle du Théâtre de femmes de l’Ancien Régime (Publications de l’université de Saint-Étienne, « La cité des dames », 2006), bien qu’aucune représentation n’en soit attestée dans les sources historiques. En effet, la progression de l’intrigue et l’interaction vivante entre des devisants aux personnalités clairement dessinées confèrent à ces œuvres une théâtralité qui rendrait plausible une forme de mise en scène ou de lecture performée dans le célèbre salon poitevin des dames Des Roches, où l’on sait qu’il était fréquemment question de théâtre.Or si ces conversations dialoguées relèvent d’une esthétique théâtrale, c’est également, selon nous, parce qu’elles mettent en abyme toutes sortes de performances et de paroles performatives, notamment par le truchement de personnages féminins qui citent, lisent, glosent, chantent, jouent, dansent ou écrivent des vers, parfois pour illustrer ou justifier leur propos, souvent pour faire l’éloge de la beauté, de la vertu, du savoir et des talents de leurs consœurs, quelques fois pour réactualiser dans leur propre expression une scène rencontrée chez une autre poétesse, mythique ou réelle. Or, ces moments lyriques permettent à l’autrice non seulement de partager son avis sur l’amitié, la solidarité et la liberté féminines, mais encore de faire émerger des voix de femmes pédagogues, interprètes et compositrices renvoyant par des clins d’œil intratextuels et autoréférentiels à son travail d’écrivaine. The present contribution examines the meaning of poetic forms occurring in three short texts by Catherine Des Roches entitled Dialogue de Placide et Sévère, Dialogue d’Iris et Pasithée and Bergerie, to shed light on yet-unexplored aspects of her writing.Although no historical source can attest to actual representation, these three dialogical works are included in Théâtre de femmes de l’Ancien Régime. xvie siècle (Publications de l’université de Saint-Étienne, « La cité des dames », 2006). And rightly so. The theatricality created by plot progression and lively interaction between well-defined characters would make plausible a form of staging – or staged reading – in the dames Des Roches’ famous salon in Poitou, where theatre was often discussed.Moreover, these conversations’ theatrical aesthetics stem from performances and performative speech by female protagonists who quote, read, and interpret poems – sometimes to illustrate or justify their prior statements, often to praise the beauty, virtue, knowledge, and talents of fellow women, occasionally to revive through their own expression a song composed by another (real or fictional) female author. By inserting these lyrical passages, Catherine Des Roches not only expresses her views on female friendship, solidarity and freedom, but also brings out the voices of women teachers, performers and composers, who via subtle intratextual allusions, themselves point to Des Roches’ work as a writer. </description>
      <pubDate>ven., 23 janv. 2026 15:44:06 +0100</pubDate>
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      <title>Marguerite de Navarre dramaturge : quelques remarques sur la dimension performative des comédies bibliques </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=948</link>
      <description>Cet article examine le cycle des comédies bibliques de Marguerite de Navarre sous l’angle performatif. Jusqu’ici étudiée principalement pour ses aspects spirituels et littéraires, cette tétralogie contient de nombreux éléments qui permettent de reconstruire comment Marguerite de Navarre a conçu la mise en scène, l’espace, les personnages et le rôle les accessoires. Malgré leur modestie par rapport aux mystères, ces comédies bibliques visent à capter l’attention des spectateurs tout en renforçant la portée spirituelle de l’œuvre. This article examines Marguerite de Navarre’s cycle of biblical comedies from the point of view of performance. Although hitherto studied mainly for its spiritual and literary aspects, this tetralogy contains many elements that enable us to reconstruct how Marguerite de Navarre conceived the staging, space, characters and role of the props. Despite their modesty compared to the mysteries, these biblical comedies aim to capture the audience’s attention while reinforcing the spiritual significance of the work. </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 18:35:12 +0100</pubDate>
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      <title>Avant-propos. La découverte des femmes dramaturges : une aventure personnelle </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=753</link>
      <pubDate>mer., 19 nov. 2025 15:37:55 +0100</pubDate>
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      <title>Conclusions </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=808</link>
      <pubDate>jeu., 04 déc. 2025 16:47:59 +0100</pubDate>
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      <title>Couverture PFL n°22 2025 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=975</link>
      <pubDate>mar., 17 févr. 2026 15:11:31 +0100</pubDate>
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      <title>Introduction. « La pièce est d’une dame » : le théâtre de femmes de l’édition à la scène (xvie‑xviiie siècles) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=976</link>
      <pubDate>jeu., 19 févr. 2026 16:08:05 +0100</pubDate>
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