<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>metatheatricality</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=912</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>« De l’affront qu’on m’a fait je tirerai vengeance » : la némésis comique de Louise-Geneviève de Sainctonge dans L’Intrigue des concerts (1714)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=905</link>
      <description>Au printemps de l’année 1695, Louise-Geneviève de Sainctonge compose pour l’Académie royale de musique le livret d’un ballet intitulé Les Charmes des saisons. Mais au mois d’octobre, c’est le ballet concurrent de l’abbé Jean Pic qui est créé avec succès à l’Opéra, le librettiste étant parvenu à s’imposer avec l’appui de ses collaborateurs, évinçant au passage sa rivale et condamnant sa création dramatique à tomber dans l’oubli.La présente étude se propose de mettre en lumière les étapes du processus par lequel l’autrice a décidé de se venger de l’affront qui lui a été fait. Le geste vindicatoire est tout particulièrement scruté à travers L’Intrigue des concerts (1714), petite comédie en un acte et en vers, négligée aussi bien dans l’étude du théâtre féminin de l’Ancien Régime que dans l’œuvre de Sainctonge.Afin de restaurer son honneur et son autorité littéraire, Sainctonge transpose son infortune dans cette pièce centrée sur la rivalité amoureuse, qui sert de métaphore à la concurrence professionnelle. Ce faisant, elle démontre sa capacité à reprendre possession de son histoire par le théâtre, d’autant que L’Intrigue des concerts tire son efficacité d’un double niveau de lecture : d’une part, farce bouffonne, et d’autre part, réécriture élaborée de l’affront subi, accompagnée d’une satire acerbe du milieu de l’Opéra. C’est par la réflexivité théâtrale, caractéristique des comédies de la fin du xviie siècle, que Sainctonge tisse et négocie l’articulation de ces niveaux, permettant ainsi au rire critique et libérateur de s’épanouir pleinement. In the spring of 1695, Louise-Geneviève de Sainctonge composes the libretto to a ballet entitled Les Charmes des saisons for the Royal Academy of Music. But in October, it was the competing ballet by Abbé Jean Pic that successfully premiered at the Opéra, the librettist having managed to assert himself with the support of his collaborators, ousting his rival in the process and condemning her dramatic creation to fall into oblivion.This study aims to highlight the stages of the process by which the author decided to avenge the affront made to her. Her strategy of revenge is particularly scrutinised in L’Intrigue des Concerts (1714), a short comedy in one act and in verse, neglected both in the study of women’s theatre of the Ancien Régime and in Sainctonge’s work.In order to restore her honour and literary authority, Sainctonge transposes her misfortune into this play centred on romantic rivalry, which serves as a metaphor for professional competition. In doing so, she demonstrates her ability to regain possession of her story through the theatre, especially since L’Intrigue des Concerts draws its effectiveness from a dual level of reading: on the one hand, a farce, and on the other, an elaborate rewriting of the affront endured, accompanied by a scathing satire of the world of Opera. It is through theatrical reflexivity, characteristic of late 17th-century comedies, that Sainctonge weaves and negotiates the articulation of these levels, thus allowing critical and liberating laughter to flourish fully. </description>
      <pubDate>lun., 26 janv. 2026 18:49:29 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 24 févr. 2026 16:29:44 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=905</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>