La Comédie des erreurs https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1245 Entrées d’index fr 0 The Travails of The Comedy of Errors in Athens https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1244 The Comedy of Errors begins with the description of a shipwreck, presenting the significance of the sea and sea travel as forces both separating and reuniting characters and families. By situating his play in the port city of Ephesus, Shakespeare not only changes the setting of his main source (Plautus’s Menaechmi) from the Adriatic to the Aegean, but also opens up a magical “fairyland”, a cosmopolitan city, at the borders between East and West, representing the religious syncretism and the fusion of cultures, worships and rituals of late antiquity. The setting of the play and its palimpsestic nature underlie the Athenian production of 2018–2019 directed by Katerina Evangelatos that unites diverse theatrical traditions, ranging from the magical world of the circus to Kyogen, and from slapstick comedy—replete with allusions to Charlie Chaplin’s The Cure and The Circus—to Meyerhold’s biomechanics. The performance depended on a central double mirror with revolving doors on a rotating base, as well as on the doubling of actors to address the mirroring and transformation of characters and the themes of optical illusion and loss of identity. Focusing on the visual and sound devices of the performance as well as on its mixture of comic genres and idioms, the essay explores its repossession of the composite material and theme of Shakespeare’s play. La Comédie des erreurs débute par la description d’un naufrage, présentant la mer et le voyage en mer comme des forces qui à la fois séparent et réunissent personnages et familles. En situant sa pièce dans le port d’Ephèse, Shakespeare non seulement change le décor de sa source principale (Les Ménechmes de Plaute) de l’Adriatique à la mer Égée, mais convoque également un univers magique de contes de fées, une cité cosmopolite à la frontière entre l’Orient et l’Occident, représentant le syncrétisme religieux et la fusion des cultures, des cultes et des rituels de l’antiquité tardive. Le décor de la pièce et sa nature palimpseste sont au cœur de la production athénienne de 2018‑2019, mise en scène par Katerina Evangelatos, qui réunit plusieurs traditions théâtrales, allant du monde magique du cirque au kyōgen, et de la comédie burlesque — avec de nombreuses allusions aux films de Chaplin Charlot fait une cure et Le Cirque — à la biomécanique de Meyerhold. Au cœur de la représentation se trouvait un double miroir sur une porte à tambour, ainsi qu’une double distribution pour certains rôles afin de mettre en évidence la thématique du miroir et la transformation des personnages, ainsi que les thèmes de l’illusion d’optique et de la perte d’identité. En analysant les procédés visuels et sonores de la représentation ainsi que son mélange des genres et des idiomes comiques, cet article explore son appropriation des matériau et thème composites de la pièce de Shakespeare. mar., 04 févr. 2025 11:45:42 +0100 mar., 25 mars 2025 12:48:26 +0100 https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1244