chaos https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1464 Entrées d’index fr 0 Staging Frankenstein: Jean‑François Peyret’s 2018 Adaptation https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1462 This article takes a closer look at Jean-François Peyret’s recent stage adaptation of Mary Shelley’s Frankenstein entitled La Fabrique des monstres : Démesure pour mesure (2018). In this two-hour play, Peyret, a controversial playwright obsessed with modern science (neurology, biology) and the impact of medicine, mechanical productions and artificial intelligence in our societies, reflects on the genesis of Shelley’s story—the climate, the exile, the personal turmoil—to create a world where fiction meets reality and innovation meets the basic human needs for procreation coupled with a taste for transgression. The result is essentially physical, sexual, organic. Bodies clash and minds explode in this all too provocative vision of Promethean modernity. What would Frankenstein be today is the question that haunts Peyret’s characters throughout their contemporary performance? A scientific invention, an improvised speech on the metaphysics of theatricality, an unbearable future filled with delusion and misconception? Or maybe just a comedian? The answer is unclear but certainly meant to stimulate our imagination, in an attempt at educating the somewhat reluctant spectators who are forced to rediscover Mary Shelley’s work from a brand-new perspective. Cet article s’intéresse à l’adaptation théâtrale de Frankenstein par le metteur en scène contemporain Jean-François Peyret, intitulée La Fabrique des monstres : Démesure pour mesure (2018). Dans cette pièce longue de deux heures, le dramaturge connu pour ses représentations de la science (neurologie, biologie) au théâtre ainsi que pour ses réflexions sur l’impact de la médecine, de l’intelligence artificielle et du machinisme dans nos sociétés modernes, revient sur la genèse de l’œuvre de Mary Shelley. Il met en scène le climat, l’exil, les circonstances personnelles afin de créer un monde où la fiction et la réalité s’entremêlent, où l’innovation rime autant avec l’instinct premier de procréation qu’avec le goût pour la transgression. La vision de Peyret, souvent provocatrice, de cette modernité prométhéenne, est à la fois physique, sexuelle, organique dans une dramaturgie ambitieuse où les corps s’affrontent et les esprits se libèrent. Au centre de la scène, il y a surtout une performance d’acteurs hantés par cette même question qui obsède Peyret : que serait Frankenstein aujourd’hui ? Une invention scientifique, un discours d’improvisation théâtrale, une métaphysique, un malentendu, une illusion porteuse d’un futur aussi insoutenable qu’incertain ? Ou peut‑être serait‑il juste un comédien parmi d’autres ? La réponse se veut volontairement confuse. Mais elle doit surtout stimuler l’imagination des spectateurs et les éduquer, fût‑ce à leur corps défendant, les incitant à redécouvrir Mary Shelley et son œuvre sous un angle nouveau. lun., 23 juin 2025 11:55:20 +0200 jeu., 16 oct. 2025 10:58:13 +0200 https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1462