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    <title>critical race studies</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1606</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Counter Misprisions; Or, the Influence of Anxieties in Mat Johnson’s Pym</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1596</link>
      <description>Challenging, and thus perhaps even performing, Harold Bloom’s account of “the anxiety of influence,” this article reads Mat Johnson’s Pym (2011) and its ironic retelling of Edgar Allan Poe’s The Narrative of Arthur Gordon Pym (1838) as a postmodern experiment with the now famous Bloomian model. Attentive to the ways in which Pym undermines discourses of fact, politics, and the sublime, a more networked reading of Johnson’s novel allows one to see the range of possible meanings for the concept of “misprision”—as a willful act of both “misreading” and “malformation.” To grasp the ways in which Poe’s novella and Johnson’s re‑narration intersect, this article will ultimately suggest that, given the depth of the contemporary story’s parodic impulse, we must embrace an inverted formula for literary production: one based not upon the “anxiety of influence,” but rather upon the “influence of anxieties.” These anxieties are manifold—stemming from literary, racial, and aesthetic traditions—and are addressed by Johnson’s Pym through a self‑aware satire broad enough to reveal the ongoing relevance of Bloom’s seminal study as well as the limitations of his often overly rigorous explanation for artistic creation. Ultimately, Bloom’s concept of “poetic misprision” is still an apt manner in which to understand literary production, if complemented by a more nuanced analysis of postmodernism’s self‑reflexive expansion of the many ways that texts continue to misread, misinform, and mis‑take their own meaning or intention. Cet article met en question, et peut‑être en scène, les thèses exprimées par Harold Bloom dans L’Anxiété de l’influence, pour proposer de lire Pym de Mat Johnson (2011), réécriture ironique de The Narrative of Arthur Gordon Pym (1838) d’Edgar Allan Poe, comme une expérience postmoderne menée sur le désormais célèbre modèle bloomien. En portant attention à la manière dont Pym sape les discours factuel, politique et sublime, une lecture sensible à la résonance des réseaux de mots et de sens qui sillonnent le roman de Johnson permet de faire apparaître un large éventail de significations possibles du concept de « méprise », qui est à la fois acte délibéré de « mélecture » et « malformation ». Afin de mieux saisir les diverses modalités d’intersection entre la « novella » de Poe et sa réécriture par Johnson, et étant donnée la virulence de l’élan parodique dans le récit contemporain, cet article suggère d’envisager la production littéraire selon une formule inversée, reposant non plus sur « l’anxiété de l’influence », mais sur « l’influence des anxiétés ». Fort nombreuses, issues de traditions littéraires, raciales et esthétiques, ces anxiétés sont mises en scène par Johnson dans son roman, à travers une satire très lucide, et dont l’ampleur révèle à la fois la pertinence continuée des thèses marquantes de Bloom et leurs limites, en particulier dans son explication excessivement figée de la création artistique. Le concept bloomien de « méprise poétique » semble demeurer opérant dans la compréhension de la création, en particulier si on la nuance à la lueur de la réflexivité postmoderne, qui illustre la diversité des modalités selon lesquelles les textes continuent à « mélire », « mésinformer », et se « méprendre » sur leurs propres sens ou intentions. </description>
      <pubDate>ven., 17 oct. 2025 10:16:32 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 14 nov. 2025 15:29:53 +0100</lastBuildDate>
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