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    <title>singularité</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1627</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Nabokov’s Flaubert: Influence, Deviation and Continuity</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1622</link>
      <description>Nabokov frequently derided the notion of influence as pertaining to himself, and often characterized it as a way for critics to focus on unoriginality and the similarities between writers, thereby ignoring individual writers’ peaks of original artistry. However, some of his statements demonstrate an acknowledgement that great writers have influenced their successors. One of these great writers admired by Nabokov is Flaubert, whose influence Nabokov considers so great that he claims in his class on Madame Bovary that, were it not for Flaubert, Joyce and Proust would not have existed. Which bears the question, would Nabokov have been quite the same without his reading and re‑reading of Flaubert? We may attempt to answer this question by focusing not solely on the two writers’ similarities but rather on Nabokov’s creative use of Flaubert’s influence. A revised definition of influence may center around the strength of individuality, by using Harold Bloom’s notion of misreading, not necessarily as a misinterpretation but as a creative individual interpretation by Nabokov of Flaubert’s work. This individual reading shows through in all of Nabokov’s conscious references to Flaubert in his work, whether they be parodies or tributes. Moreover, Nabokov’s analysis of Flaubert’s style in his class on Madame Bovary provides a detailed account of his individual reading, as well as a list of devices to compare with Nabokov’s own style. Of course, any similarity would have been doubly modified by Nabokov, first by his individual vision of Flaubert’s style and then by his original use of them in his own style, one that is quite different from Flaubert’s, so that, to quote Dmitri Nabokov in his preface to The Man From the USSR, the focus can be put on “the unique peaks” and not “the multitudinous plateau”. Nabokov a fréquemment nié la notion d’influence s’agissant de son propre cas, la caractérisant souvent comme une façon pour les critiques de se concentrer sur le manque d’originalité et les similitudes existant chez différents écrivains, tout en ignorant les pics de beauté artistique des écrivains individuels. Pourtant, certaines déclarations de Nabokov démontrent une reconnaissance du fait que des grands écrivains ont influencé leurs successeurs. L’un de ces grands écrivains admirés par Nabokov est Flaubert, dont Nabokov considère l’influence si importante qu’il déclare dans son cours sur Madame Bovary que Joyce et Proust n’aurait pas existé sans Flaubert. Déclaration qui soulève la question suivante : Nabokov aurait‑il été tout à fait le même écrivain sans sa lecture et relecture de Flaubert ? Nous pouvons tenter de répondre à cette question en se concentrant non uniquement sur les similitudes existantes entre les deux auteurs mais plutôt sur l’utilisation créative que fait Nabokov de l’influence de Flaubert. Une définition revue de l’influence peut se focaliser sur la force de l’individualité, en se fondant sur la notion de mélecture d’Harold Bloom, vue non pas comme ne mauvaise interprétation mais comme une interprétation individuelle et créative de Nabokov de l’œuvre de Flaubert. Cette lecture individuelle est visible à travers les références conscientes faites par Nabokov à Flaubert dans son œuvre, qu’elles soient parodies ou hommages. De plus, l’analyse faite par Nabokov du style de Flaubert dans son cours sur Madame Bovary fournit un compte rendu détaillé de sa lecture individuelle, aussi bien qu’une liste de figures de styles à comparer avec le propre style de Nabokov. Bien sûr, toute similitude a forcément été modifié doublement par Nabokov, d’abord par sa vision individuelle du style de Flaubert et ensuite par son utilisation originale de ces procédés dans son propre style, un style sensiblement différent du style de Flaubert, de façon à, pour citer Dimitri Nabokov dans sa préface à The Man From the USSR, se concentrer sur les « sommets singuliers » et non le « plateau collectif ». </description>
      <pubDate>mer., 12 nov. 2025 11:35:51 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 12 nov. 2025 11:36:50 +0100</lastBuildDate>
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