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    <title>Bengal</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=317</link>
    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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      <title>The Pre-Truth of the Place (Rather than “The Lie of the Land”): Representations of Bengal in the Writings of Early European Travellers</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1085</link>
      <description>This article argues that the concept of ‘pre‑truth’—or what lies before a regime of ‘Truth’ (or ‘Lies’) about a certain subject sets in—can help one take on the vagaries of ‘post‑truth’ that later peril that subject. In the colonial context, for instance, one can see that the ‘lie of the land’ (in both senses of the word ‘lie’) that emerges out of colonial mapping, is often preceded by prior accounts of the yet to be colonized territory, producing a pre-colonial body of ‘pre‑truth of the place’, whose subsequent appropriation lays bare the manipulation that Truth or Post-Truth regimes undertake. This article looks at writings of ‘early modern’ European travellers to Bengal, prior to Europe’s ‘polycolonial’ contact with the area: both as ‘extra-colonials’ i.e. late 13th to early 16th century travellers from European countries (primarily Italy) which did not have colonies in Bengal—‘pre-colonials’—i.e. the first Portuguese, Dutch, English, and French travellers from the early 16th to the mid‑17th centuries, who visited Bengal prior to their respective countries having colonies there. The article, in studying the writings of eight such travellers, notes a gradual accretion of pre‑truth about Bengal, and identifies ten themes that emerge from the same. It further argues that these ten themes can form the template for a toolkit with which Bengalis can resist the identitarian polarization and fundamentalisms triggered by post-truth and fake news on both sides of their borders today. This is all the more because this toolkit is derived from the pre‑truth imagination of Bengal by Europeans, rather than Bengalis themselves, as it is only from the other’s provisionally true (or pre‑true) perspective that one can deflate one’s self-same identitarian post‑truths. Cet article soutient que le concept de « pré‑vérité » — ou ce qui se situe avant qu’un régime de Vérité (ou de Mensonges) ne se mette en place à propos d’un certain sujet — peut permettre d’affronter les aléas de la post‑vérité qui plus tard menacent un tel sujet. Dans un contexte colonial par exemple, on peut voir que la configuration du territoire qui émerge de la cartographie coloniale est souvent précédée de récits antérieurs à propos de cette région qui reste à coloniser, produisant ainsi un ensemble de textes précoloniaux définissant ce qu’on pourrait appeler une pré‑vérité du lieu, dont l’appropriation à venir ne fera que mettre à nu une logique de manipulation que les régimes de la Vérité ou de la Post‑vérité enclenchent alors. Cet article examine des récits de voyageurs européens au Bengale au début de l’époque moderne, avant le développement des contacts « polycoloniaux » de l’Europe avec toute la région : qu’il s’agisse d’européens extra-coloniaux, c’est-à-dire de voyageurs qui, de la fin du xiiie siècle au début du xvie siècle (essentiellement des Italiens), ne venaient pas de pays qui auraient par la suite établi des colonies au Bengale, ou encore de précoloniaux, les premiers voyageurs portugais, hollandais, anglais et français qui du début xvie au milieu du xviie siècles ont visité le Bengale avant que leurs pays d’origine respectifs n’y établissent de colonies. L’analyse des écrits de huit de ces voyageurs permet ainsi de noter une accumulation progressive de pré‑vérités sur le Bengale et identifie dix thèmes qui en émergent. L’argumentation se poursuit ensuite en suggérant l’idée que ces dix thèmes puissent fournir une sorte de boîte à outils conceptuels qui pourrait se révéler utile aux Bengalais afin de résister au mieux à la polarisation identitaire et au fondamentalisme que la post‑vérité et la désinformation encouragent des deux côtés de leurs frontières. Ceci est d’autant plus valable qu’une telle boîte à outils dérive justement de la pré‑vérité imaginaire que les Européens ont projetée sur le Bengale plutôt que des Bengalais eux‑mêmes, comme si on ne pouvait paradoxalement combattre et vaincre ses propres post‑vérités identitaires que depuis la perspective de l’Autre, proposant une éphémère et fragile « vérité » ou « pré‑vérité ». </description>
      <pubDate>mar., 26 nov. 2024 15:07:09 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 11 déc. 2024 11:52:59 +0100</lastBuildDate>
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      <title>An Ecofeminist Foremother? Rokeya Sakhawat Hossain’s Oneiric Representation of Nature, Technology and Gender Roles in “Sultana’s Dream”</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=305</link>
      <description>Rokeya Sakhawat Hossain’s 1905 short story “Sultana’s Dream” depicts a utopian alliance between nature, science and women. As Sultana dreams of Ladyland, a country where men are “where they ought to be […], shut […] indoors”, she marvels at the harmonious relationship between all female Ladylanders and their natural environment. Not only does “the whole place look like a garden”, but also all technological innovations rely on a reasonable use of the surrounding natural resources. While the story presages the emergence of both spiritual and political ecofeminisms, the characters’ connectedness to nature and virtuous interactions with the natural world largely depend on science and technology. I argue that this marked difference from other ecofeminist utopias partly derives from Ladyland’s effort to educate all girls — an endeavour that clearly stems from Hossain’s life and works. I then document Hasanat’s claim (2013) that the women in the story defy “the masculine notion of power by gaining control over both man and nature.” Last, drawing on Chaudhuri (2016) and others, I examine how, despite its potentially satirical and dystopic dimensions, Hossain’s oneiric story develops a complex alternate way of articulating technology, nature and gender roles. La nouvelle de Rokeya Sakhawat Hossain, « Le Rêve de Sultana » (1905) dépeint une alliance utopique entre la nature, la science et les femmes. Alors que Sultana rêve de « Ladyland », un pays où les hommes sont « où ils doivent être […] enfermés », elle admire les relations harmonieuses entre toutes les habitantes de Ladyland et leur environnement. Si « tout ici ressemble à un jardin », les innovations technologiques, elles aussi, reposent sur une utilisation raisonnée des ressources naturelles environnantes. Ainsi, alors que la nouvelle annonce l’émergence des éco‑féminismes spirituels et politiques, elle se distingue d’autres utopies éco-féministes de par l’influence qu’exercent les sciences et techniques. Cette différence prend source dans la représentation de l’éducation des filles, directement inspirée du parcours personnel de Hossain. Cet article vise ainsi à explorer comment la nouvelle renverse la notion masculine de pouvoir en représentant un pouvoir féminin exercé sur la nature. Il s’agit ensuite d’examiner comment, en dépit des dimensions satiriques ou dystopiques, le récit onirique d’Hossain repose sur un modèle riche et inédit d’articulation de la technologie, de la nature et des rôles de genre. </description>
      <pubDate>mer., 14 févr. 2024 18:41:55 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 25 avril 2024 17:40:18 +0200</lastBuildDate>
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