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    <title>science</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=323</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Staging Frankenstein: Jean‑François Peyret’s 2018 Adaptation</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=1462</link>
      <description>This article takes a closer look at Jean-François Peyret’s recent stage adaptation of Mary Shelley’s Frankenstein entitled La Fabrique des monstres : Démesure pour mesure (2018). In this two-hour play, Peyret, a controversial playwright obsessed with modern science (neurology, biology) and the impact of medicine, mechanical productions and artificial intelligence in our societies, reflects on the genesis of Shelley’s story—the climate, the exile, the personal turmoil—to create a world where fiction meets reality and innovation meets the basic human needs for procreation coupled with a taste for transgression. The result is essentially physical, sexual, organic. Bodies clash and minds explode in this all too provocative vision of Promethean modernity. What would Frankenstein be today is the question that haunts Peyret’s characters throughout their contemporary performance? A scientific invention, an improvised speech on the metaphysics of theatricality, an unbearable future filled with delusion and misconception? Or maybe just a comedian? The answer is unclear but certainly meant to stimulate our imagination, in an attempt at educating the somewhat reluctant spectators who are forced to rediscover Mary Shelley’s work from a brand-new perspective. Cet article s’intéresse à l’adaptation théâtrale de Frankenstein par le metteur en scène contemporain Jean-François Peyret, intitulée La Fabrique des monstres : Démesure pour mesure (2018). Dans cette pièce longue de deux heures, le dramaturge connu pour ses représentations de la science (neurologie, biologie) au théâtre ainsi que pour ses réflexions sur l’impact de la médecine, de l’intelligence artificielle et du machinisme dans nos sociétés modernes, revient sur la genèse de l’œuvre de Mary Shelley. Il met en scène le climat, l’exil, les circonstances personnelles afin de créer un monde où la fiction et la réalité s’entremêlent, où l’innovation rime autant avec l’instinct premier de procréation qu’avec le goût pour la transgression. La vision de Peyret, souvent provocatrice, de cette modernité prométhéenne, est à la fois physique, sexuelle, organique dans une dramaturgie ambitieuse où les corps s’affrontent et les esprits se libèrent. Au centre de la scène, il y a surtout une performance d’acteurs hantés par cette même question qui obsède Peyret : que serait Frankenstein aujourd’hui ? Une invention scientifique, un discours d’improvisation théâtrale, une métaphysique, un malentendu, une illusion porteuse d’un futur aussi insoutenable qu’incertain ? Ou peut‑être serait‑il juste un comédien parmi d’autres ? La réponse se veut volontairement confuse. Mais elle doit surtout stimuler l’imagination des spectateurs et les éduquer, fût‑ce à leur corps défendant, les incitant à redécouvrir Mary Shelley et son œuvre sous un angle nouveau. </description>
      <pubDate>lun., 23 juin 2025 11:55:20 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 16 oct. 2025 10:58:13 +0200</lastBuildDate>
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      <title>An Ecofeminist Foremother? Rokeya Sakhawat Hossain’s Oneiric Representation of Nature, Technology and Gender Roles in “Sultana’s Dream”</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=305</link>
      <description>Rokeya Sakhawat Hossain’s 1905 short story “Sultana’s Dream” depicts a utopian alliance between nature, science and women. As Sultana dreams of Ladyland, a country where men are “where they ought to be […], shut […] indoors”, she marvels at the harmonious relationship between all female Ladylanders and their natural environment. Not only does “the whole place look like a garden”, but also all technological innovations rely on a reasonable use of the surrounding natural resources. While the story presages the emergence of both spiritual and political ecofeminisms, the characters’ connectedness to nature and virtuous interactions with the natural world largely depend on science and technology. I argue that this marked difference from other ecofeminist utopias partly derives from Ladyland’s effort to educate all girls — an endeavour that clearly stems from Hossain’s life and works. I then document Hasanat’s claim (2013) that the women in the story defy “the masculine notion of power by gaining control over both man and nature.” Last, drawing on Chaudhuri (2016) and others, I examine how, despite its potentially satirical and dystopic dimensions, Hossain’s oneiric story develops a complex alternate way of articulating technology, nature and gender roles. La nouvelle de Rokeya Sakhawat Hossain, « Le Rêve de Sultana » (1905) dépeint une alliance utopique entre la nature, la science et les femmes. Alors que Sultana rêve de « Ladyland », un pays où les hommes sont « où ils doivent être […] enfermés », elle admire les relations harmonieuses entre toutes les habitantes de Ladyland et leur environnement. Si « tout ici ressemble à un jardin », les innovations technologiques, elles aussi, reposent sur une utilisation raisonnée des ressources naturelles environnantes. Ainsi, alors que la nouvelle annonce l’émergence des éco‑féminismes spirituels et politiques, elle se distingue d’autres utopies éco-féministes de par l’influence qu’exercent les sciences et techniques. Cette différence prend source dans la représentation de l’éducation des filles, directement inspirée du parcours personnel de Hossain. Cet article vise ainsi à explorer comment la nouvelle renverse la notion masculine de pouvoir en représentant un pouvoir féminin exercé sur la nature. Il s’agit ensuite d’examiner comment, en dépit des dimensions satiriques ou dystopiques, le récit onirique d’Hossain repose sur un modèle riche et inédit d’articulation de la technologie, de la nature et des rôles de genre. </description>
      <pubDate>mer., 14 févr. 2024 18:41:55 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 25 avril 2024 17:40:18 +0200</lastBuildDate>
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