construction de l’incrédulité https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=636 Entrées d’index fr 0 The Concept of Contamination in Transuniverse Relations: Napoleon in a Fictional World https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=344 Richard J. Gerrig revisited one of the most persistent myths of literary theory, Coleridge’s “willing suspension of disbelief” to point out that, contrary to what the English poet believed, our natural proclivity is not to disbelieve, but to believe that everything is true, even fiction. He reversed Coleridge’s concept and revealed that the real effort on the part of the reader is the “construction of disbelief” when one reads fiction; we do not need to willingly suspend disbelief since we naturally believe. But then what happens when one reads a novel in which real historical figures such as Napoleon are mentioned, or even used as characters? The best way to answer this question is to adopt similar conclusions as the ones reached by Brian McHale in Postmodernist Fiction regarding authors who project themselves into their fiction, metalepsis of the author in other words: “the supposedly absolute reality of the author becomes just another level of fiction, and the real world retreats to a further remove.” Thus, when authors enter their fiction, they become fictional themselves and reality is dissolved within fiction. I argue in this article that when a real person enters a fictional space, she or he is contaminated by its ontological environment, that is to say fiction. Richard J. Gerrig a revisité l’un des mythes les plus tenaces de la théorie littéraire, la fameuse « suspension consentie de l’incrédulité » de Coleridge, afin de démontrer que, contrairement à ce que le poète anglais croyait, notre propension naturelle n’est pas d’être incrédule, mais de croire que tout est vrai, même dans la fiction. Il a ainsi inversé le concept de Coleridge et révélé que l’effort de notre part consiste réellement à « construire l’incrédulité » lorsque nous lisons des romans ; il n’est pas nécessaire de suspendre l’incrédulité car nous sommes naturellement crédules. Mais que se passe-t-il lorsque nous lisons un roman dans lequel une figure historique telle que Napoléon apparaît, ou est même utilisée en tant que personnage ? Le meilleur moyen de répondre à cette question est d’adopter des conclusions similaires à celles auxquelles Brian McHale est parvenu dans Postmodernist Fiction concernant les auteurs qui se projettent dans leur propre fiction, les métalepses de l’auteur en d’autres termes : « la supposée réalité absolue de l’auteur devient juste un autre niveau de fiction, et le monde réel s’éloigne encore un peu plus. » Ainsi, lorsque les auteurs rentrent dans leur fiction, ils deviennent eux‑mêmes fictionnels and leur réalité est dissoute dans la fiction. Dans cet article, je défends la thèse selon laquelle lorsqu’une personne réelle est incluse dans un espace fictionnel, elle est contaminée par son environnement ontologique, c’est-à-dire la fiction. jeu., 22 févr. 2024 14:10:33 +0100 jeu., 25 avril 2024 16:44:18 +0200 https://publications-prairial.fr/representations/index.php?id=344