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    <title>language policy</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1062</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Langue française en ligne : tensions entre la « découvrabilité » et les « usages ordinaires ». Étude de cas auprès de migrant.e.s francophones dans un pays non francophone</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1721</link>
      <description>D’après le dernier rapport publié par l’Organisation internationale de la Francophonie (2022), la langue française occuperait la quatrième place sur Internet. La méthode utilisée pour obtenir cette place de quatrième se base sur un croisement de données démolinguistiques et d’estimations des langues présentes sur les sites web. Ce classement – il en est d’autres, nombreux – montre que la concurrence des langues sur Internet est féroce. À lire le rapport Attali (2014), il est vrai que les enjeux de la Francophonie sont grands et les moyens doivent se déployer pour développer les formations en ligne, donner l’habitude aux usager.e.s d’Internet de se rendre sur des sites francophones, aider à la création de nouveaux contenus littéraires et scientifiques en langue française. On l’aura compris, Internet est un espace où la véhicularité et la vernacularité d’une langue doivent être soutenues. Cela étant dit, ces estimations ne renseignent pas les fonctions que la langue française occupe en ligne pour les locuteur.rice.s francophones et les compétences réelles, de production de compréhension de ces internautes, ils mettent peu en avant également leurs plurilinguismes, leurs passages d’une langue à l’autre sur le web, les liens qui se nouent entre les langues, les rapports de forces et les inégalités entre les langues (Calvet, 2007). De nombreuses études aujourd’hui (Mission franco-québécoise, 2024 ; OIF, 2022) financées par l’Organisation internationale de la Francophonie, se penchent sur la « découvrabilité » des contenus francophones, c’est-à-dire leur présence en ligne et leur capacité à être facilement identifiés parmi une multitude d'autres contenus, notamment par une personne qui ne chercherait pas spécifiquement ces contenus. D’autres pratiques néanmoins existent et pourraient être soutenues également par les institutions, et c’est sur ces pratiques que cet article souhaite porter son attention. Dans le cadre d’un projet exploratoire que nous menons en Afrique australe et dans l’océan Indien, nous nous intéressons à la place de la langue française chez des migrant.e.s enseignants francophones hors espace francophone, à l’usage qu’elles et ils font d’Internet et à la place des langues dans le choix de leurs navigation sur Internet. À ce titre, la distinction entre status et corpus faite par Chaudenson et les travaux de Giard et de Certeau nous ont été utiles et nous ont permis de formuler des hypothèses pour mieux appréhender ces pratiques et pour analyser, mesurer, étudier les fonctions qu’occupent les langues sur Internet et les corpus produits par ces internautes. Cette étude permet en outre de mettre en évidence de manière très claire la ligne de crête entre la Francophonie telle qu’elle est mise en mots dans les discours institutionnels et la francophonie telle qu’elle est mise en chair par ses locuteur.rice.s ainsi que la tension entre « la découvrabilité » des contenus francophones et les besoins en français de locuteurs éloigné.e.s au quotidien de la langue. Dans cet article, après avoir présenté notre projet, nous exposerons le corpus d’étude obtenu à partir d’entretiens qualitatifs, les analyses et les conclusions que nous avons pu mener. According to the latest report published by the International Organization of La Francophonie (2022), the French language is in fourth place on the Internet. The method used to obtain this fourth place is based on a cross-referencing of demolinguistic data and estimates of the languages present on the websites. This ranking – there are many others – shows that the competition between languages on the Internet is fierce. Reading the Attali report (2014), it is true that the stakes of the Francophonie are high and the means must be deployed to develop online training, to give Internet users the habit of going to French-speaking sites, and to help create new literary and scientific content in French. As you can see, the Internet is a space where the vehicularity and vernacularity of a language must be supported. That being said, these estimates do not provide information on the functions that the French language occupies online for these speakers and the real skills, production and comprehension of these Internet users, they also do not highlight their multilingualisms, their transitions from one language to another on the web, the links that are formed between languages, power relations and inequalities between languages (Calvet, 2007). Numerous studies today (Mission franco-québécoise, 2024, OIF, 2022), funded by the International Organization of La Francophonie, are looking at the &quot;discoverability&quot; of French-language content, i.e., its online presence and its ability to be easily identified among a multitude of other content, especially by a person who would not specifically search for this content. Other practices nevertheless exist and could also be supported by the institutions, and it is on these practices that this article wishes to focus its attention. As part of a project we are conducting in Southern Africa and the Indian Ocean, we are interested in the place of the French language among French-speaking migrants teachers outside the French-speaking world, the use they make of the Internet and the place of languages in the choice of their connections. In this respect, the distinction between status and corpus made by Robert Chaudenson and the work of Luce Giard and Michel de Certeau, have been useful to us and have allowed us to formulate hypotheses to better understand these practices and to analyze, measure, and study the functions occupied by languages on the Internet and the corpora produced by these Internet users. This study also makes it possible to highlight very clearly the line between the Francophonie as it is put into words in institutional discourse and the Francophonie as it is fleshed out by its speakers and the tension between the &quot;discoverability&quot; of French-language content and the French needs of speakers who are distant from the language on a daily basis. In this article, after presenting our project, we will present the corpus of studies obtained from qualitative interviews, the analyses and the conclusions that we have been able to conduct. </description>
      <pubDate>jeu., 28 août 2025 15:49:39 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 01 sept. 2025 10:59:49 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le paysage linguistique de Port-au-Prince : le cas de la route de Frères</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1465</link>
      <description>Pour tout étranger visitant Haïti pour la première fois, le constat sur le paysage linguistique est inévitable : le français est la langue majoritairement utilisée dans l’espace public urbain. Par exemple, les panneaux indicateurs, les enseignes commerciales, les noms des rues, des bâtiments publics ou privés, les noms des écoles et des églises sont pour la plupart écrits en français. Or, depuis quelques années, le créole haïtien commence progressivement à se tailler une modeste place dans le paysage linguistique via les graffitis, les banderoles à caractère politique et éducatif, etc. À cela s’ajoute aussi l’anglais qui tend à occuper une place non négligeable dans ce paysage linguistique. La Constitution haïtienne de 1987 est sans équivoque : il y a deux langues officielles dans le pays, le français et le créole haïtien. Mais cette même Constitution a pris le soin d’ajouter que seul le créole représente la langue nationale, et elle est la seule langue qui cimente tous les Haïtiens. Malgré cette désignation évidente, le créole peine encore à occuper la place qu’il mérite dans le quotidien scriptural des Haïtiens. Étant la principale langue parlée par tout Haïtien vivant en Haïti, un seul coup d’œil sur la première page du plus grand quotidien haïtien, Le Nouvelliste, donnera une autre perception puisque la prévalence est pour le français dans les colonnes de ce journal et cela représente un autre exemple de franco-dominance. Il faut aussi noter que plupart des notes et circulaires importantes affectant la vie de tous les Haïtiens sont rédigées en français, langue que beaucoup d’Haïtiens ne comprennent pas. Soucieux de la place prépondérante qu’occupent les questions de langues dans le développement du pays, j’ai toujours remarqué cet écart dans le paysage linguistique du pays. De surcroît, lors d’un voyage en Haïti en 2017, ce constat est devenu d’autant plus frappant vu l’absence très remarquée du créole haïtien de la couverture linguistique sur le trajet de l’aéroport Toussaint-Louverture à la route de Frères. S’appuyant sur les travaux de chercheurs canadiens, en particulier Bourhis et Landry (1997) et Cormier (2015) sur le choix et la politique de l’utilisation des langues dans le paysage linguistique d’un pays, cet article vise à présenter le paysage linguistique de la route de Frères, zone pluriculturelle et multilingue et y analyser la visibilité du français, du créole haïtien et de l’anglais au moyen de 174 photographies prises sur cette route durant le mois d’août 2021. For any foreigner visiting Haiti for the first time, the observation on the linguistic landscape is inevitable: French is the language mainly used in the urban public space. Namely, signposts, commercial signs, names of streets, public or private buildings, names of schools, and churches are mostly written in French. However, in the past few years, Haitian Creole has gradually begun to carve out a modest place in the linguistic landscape via graffiti, political and educational banners, etc. To that we also need to add English, which tends to occupy a significant place in this linguistic landscape. The Haitian Constitution of 1987 is unequivocal: there are two official languages in the country, French and Haitian Creole. But this same constitution further adds that only Haitian Creole represents the national language, and it is the only language that binds all Haitians together. Despite this obvious designation, Haitian Creole is still struggling to enjoy its deserved place in the scriptural landscape of Haiti. Being the main language spoken by all Haitians living in Haiti, a single look at the front page of the largest Haitian newspaper, Le Nouvelliste, will give a different perception, since the prevalence is for French in this newspaper. It should also be noted that most of the important notes and circulars affecting the lives of all Haitians are written in French, a language that many Haitians do not understand. Concerned about the prominent place occupied by language issues in the development of the country, I have always noticed this gap in the linguistic landscape of the country. Moreover, during a visit to Haiti in 2017, this observation became more striking given the very noticeable absence of Haitian Creole from the linguistic coverage from Toussaint-Louverture airport to route de Frères. Based on the work of Canadian researchers, Bourhis and Landry (1997) and Cormier (2015) on the choice and politics of language use in a country's linguistic landscape, this article aims to present the linguistic landscape of Route de Frères, a multicultural and multilingual area and analyze the visibility of French, Haitian Creole and English by means of 174 photographs taken on this road during the month of August 2021. </description>
      <pubDate>ven., 13 janv. 2023 17:16:58 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 27 mars 2023 17:34:33 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les régimes linguistiques à l’épreuve du territoire : le cas de l’Ontario francophone</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1058</link>
      <description>Comment les logiques territoriales propres aux régions influencent-t-elles les comportements des acteurs locaux à l’égard des politiques linguistiques ? Les données utilisées pour répondre à cette question de recherche proviennent d’une enquête originale menée en 2016 dans les Comtés unis de Prescott et Russell en Ontario dans le secteur agrotouristique local, un domaine important de vitalité économique et culturelle pour la francophonie dans la province. Dans cette région, 65 % de la population sont de langue maternelle française alors que les francophones représentent environ 5 % de la population ontarienne. Prescott et Russell est la seule région à majorité francophone en Ontario, ce qui en fait un cas privilégié pour étudier l’institutionnalisation des politiques linguistiques sur le plan local. L’étude porte sur deux cas d’activités agrotouristiques prisées dans la région, soit le Festival de la Curd et la Foire gourmande. Elle cible les trois dimensions principales des régimes territoriaux que sont la confiance entre les acteurs, les modalités de la régulation politique ainsi que la capacité de définir des problèmes publics pour préciser comment celles-ci interagissent avec les processus d’institutionnalisation des politiques linguistiques sur le plan local. L’analyse des données existantes sur la région ainsi que celle des douze entrevues semi-dirigées réalisées avec des acteurs clés des Comtés unis de Prescott et Russell, ont révélé une situation ambiguë caractérisée par des comportements d’acteurs souvent conflictuels sur le plan administratif et un biais favorable à l’anglais dans les activités économiques. Les francophones sont fiers de promouvoir le français, une des deux langues officielles du pays avec l’anglais, mais ils ne veulent pas s’aliéner les anglophones. Ils accordent une grande valeur au bilinguisme par rapport au français, une réponse qui permet de neutraliser la possibilité de contestation de leurs activités de la part de leurs collègues anglophones. Ainsi, le comportement des acteurs révèle l’influence déterminante du régime territorial sur l’institutionnalisation des politiques linguistiques au plan local. En décentrant ainsi le regard sur les politiques linguistiques du national vers le local, l’article permet d’approfondir les rapports entre la langue et le territoire. How are territorial principles underlying regions impacting the implementation of language policies at the local level? The data used to answer the research question comes from an original survey conducted in 2016 in the United Counties of Prescott and Russell in Ontario in the local agritourism sector, a key area to understand the economic and cultural vitality of Ontario's Francophonie. It is a region of particular interest because 65 % of the population are French-speaking in the United Counties of Prescott and Russell, while Francophones represent approximatively 5 % of the Ontario population. It is the only region with a majority of French-speakers in the province, which makes it an interest case for studying the institutionalization of language policies at the local level. The study focusses on two cases of agritourism activities in the region, the Curd Festival and the Gourmet Fair. It concentrates on the three main dimensions of territorial regimes: trust between actors, the modalities of political regulation as well as the ability to define public problems to specify how they interact with the processes of institutionalization of policies. The analysis of available data on the region as well as the twelve semi-directed interviews conducted with key actors in the United Counties of Prescott and Russell revealed an ambiguous situation characterized by administrative conflicts amongst actors and a bias favorable to English in economic activities. For example, Francophones are proud to promote French, but do not want to alienate Anglophones. They place great value on bilingualism, a response that neutralizes the possibility that English-speakers in their region could challenge the legitimacy of their activities. The behavior of those actors reveals the determining influence of the territorial regime on the linguistic regime; the latter disappears in front of local administrative and linguistic considerations. By decentering the gaze from the application on Canada’s language policy from the national context to the local one, the article proposes a new light on the relations between language and territory, between Francophones and agritourism. The article lays the groundwork for deepening the impact of territorial regimes on the institutionalization of language policies. </description>
      <pubDate>ven., 29 mai 2020 18:47:59 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 29 mai 2020 18:51:30 +0200</lastBuildDate>
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