<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Islam</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1215</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Laïcité : enjeux modernistes en Algérie, à l’aube du XXe siècle. Analyse discursive</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1321</link>
      <description>Cet article porte essentiellement sur le débat religieux et politique suscité, en Algérie, par les éléments de la première élite politique algérienne propulsée par l’élan « Jeune Algérien », au début du XXe siècle. Il développe dans une approche analytique discursive, de nature historisante, une analyse des sujets et leurs discours imprégnés par un environnement hostile marqué par les forces de la colonisation. L’entrée en contact de l’Islam avec l’Occident colonisateur a amené certains intellectuels dont les frères Ben Ali et Larbi Fekar ainsi que leur mentor Si M’hamed Ben Rahal à s’ouvrir au monde moderne celui des sciences et des nouvelles techniques y trouvant là la solution à tous les problèmes de retard du monde musulman d’où une réflexion sur l’évolution de la pensée religieuse, en favorisant notamment la laïcité et la modernité, exigeant des réformes en introduisant la notion de droits et de liberté.  Le débat sur la laïcité va entraîner en Algérie en cette période de son histoire un bouillonnement intellectuel sans précédent mettant en avant les forces du renouveau et les idées progressistes d’un âge nouveau. C’est une période charnière, remarquablement intéressante, qui va voir le jour sous l’influence d’idées et de courants qui traversaient au même moment l’Algérie et d’une manière plus générale le monde arabe et musulman sous domination coloniale. Dans le monde musulman, la laïcité, impliquant la séparation de l’Église et de l’État, était perçue comme un processus politique d’assimilation et de désislamisation dans le cheminement constant des mécanismes de la colonisation enfonçant de ce fait, dans les sentiments de la masse musulmane, mais presque sans aucune contre-réaction, le litige historique de la France avec la religion dans ce pays.  Le relais « Jeune Algérien », coïncidant avec l’émergence de l’intelligentsia moderne et des premières expressions du dire politique algérien, attachera une forme d’adhésion à la notion libérale de laïcité mais exprimera par le biais de ses figures de proues, Ben Ali et Larbi Fekar, sa pensée en expliquant aussi, que dans le contexte de l’occupation, la loi sur la séparation de l’Église et de l’État véhiculait une idéologie visant l’assimilation question épineuse qui va faire réagir les intellectuels en manifestant leur désaccord. Le climat de méfiance n’était pas aussi, sans témoigner déjà des clivages sur fond même de ruptures entre les Jeunes-Algériens laïques et islamistes, prônant un Islam conservateur. Dans ce fond idéologique, la pensée libérale des premiers intellectuels algériens issus de l’école française tentera constamment, de mettre en évidence et d’expliquer, d’un côté comme de l’autre, les contradictions qui font entorse aux principes à la base des deux civilisations française et musulmane. This article focuses on the religious and political debate aroused, in Algeria, by the elements of the first Algerian political elite propelled by the &quot; Young Algerian &quot; momentum at the beginning of the 20th century. It develops in a discursive analytical approach, historizing in nature, an analysis of the subjects and their speeches impregnated by a hostile environment marked by the forces of colonization. The entry into contact of Islam with the colonizing West led certain intellectuals including the brothers Ben Ali and Larbi Fekar as well as their mentor Si M'hamed Ben Rahal to open up to the modern world of science and new techniques. finding there the solution to all the backwardness problems of the Muslim world, hence a reflection on the evolution of religious thought, in particular by promoting secularism and modernity, requiring reforms by introducing the notion of rights and freedom.  The debate on secularism will cause in Algeria at this period of its history an unprecedented intellectual ferment highlighting the forces of renewal and the progressive ideas of a new age. It is a remarkably interesting pivotal period which will emerge under the influence of ideas and currents which crossed Algeria at the same time and more generally the Arab and Muslim world under colonial domination. In the Muslim world, secularism, implying the separation of Church and State, was perceived as a political process of assimilation and de-Islamization in the constant development of the mechanisms of colonization, thereby sinking into the feelings of the Muslim mass, but almost without any counter reaction, the historical dispute between France and religion in this country.  The &quot; Young Algerian &quot; relay, coinciding with the emergence of the modern intelligentsia and the first expressions of Algerian political saying, will attach a form of adhesion to the liberal notion of secularism but will express through its figureheads, Ben Ali et Larbi Fekar, his thought also explaining, that in the context of the occupation, the law on the separation of Church and State conveyed an ideology aimed at assimilation thorny question which will make intellectuals react by showing their disagreement. The climate of mistrust was not so, without already testifying to the divisions against the very background of ruptures between secular Young Algerians and Islamists, advocating a conservative Islam. In this ideological background, the liberal thought of the first Algerian intellectuals from the French school will constantly try to highlight and explain, on one side as on the other, the contradictions which distort the basic principles. of the two French and Muslim civilizations. </description>
      <pubDate>ven., 28 mai 2021 16:43:39 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 07 juin 2021 16:16:37 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1321</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La laïcité dans les Constitutions de l'Afrique de succession coloniale française</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1193</link>
      <description>Si les Constitutions des pays du Maghreb ne mentionnent pas la laïcité mais se contentent d’affirmer la liberté d’opinion, en revanche les lois fondamentales de l’Afrique subsaharienne mentionnent toutes cette notion, quoiqu’avec des significations diverses dans la mesure où il n’est pas question d’instaurer une séparation stricte des religions et de l’État comme avec la laïcité à la française. Les communautés religieuses se voient reconnaître une autonomie et même une place officielle, y compris en matière d’enseignement. La référence à Dieu est fréquente, notamment dans le serment prêté par le président. Pour autant, il existe une crainte de l’irruption du religieux, sous sa forme extrémiste, dans le débat politique. L’interdiction des partis liés à une confession témoigne de cette méfiance. Il est hautement affirmé que l’appartenance religieuse ne doit pas entraîner de discriminations. C’est sur ce dernier aspect que se focalisent nombre de recours que les citoyens adressent aux juridictions constitutionnelles en invoquant la loi fondamentale. S’y ajoutent des plaintes liées aux obstacles à certaines manifestations cultuelles, du fait de problèmes de maintien de l’ordre. Si les arrêts des Cours et Conseils constitutionnels sont encore peu nombreux, sauf au Bénin, ils témoignent cependant d’une affirmation progressive de la justice constitutionnelle et de son utilisation par les citoyens de base. Finalement, c’est une laïcité libérée des définitions en honneur dans l’ancienne métropole et adaptée aux caractéristiques du pays que proclame chaque Constitution mais les nations y demeurent attachées comme en témoigne le fait qu’elle figure parmi les principes dont il est officiellement exclu qu’ils puissent faire l’objet d’une révision. Pour autant, il ne faut pas se faire d’illusion sur le fait que la pérennité du principe de laïcité soit assurée en Afrique francophone : les barrières constitutionnelles ne sont pas insurmontables soit que le changement de régime se fasse de façon violente, soit que l’on fasse disparaître l’article bloqueur avant de renoncer à ce qu’il imposait et même si certains discutent de la régularité de cette procédure, même s’il s’agit du texte se situant au niveau le plus élevé de l’ordre juridique interne. La présence de la laïcité dans les Constitutions africaines témoigne du moins de l’intérêt pour cette notion même si tout le monde ne lui donne pas la même signification. De nos jours encore, c’est un thème de polémiques, ce qui prouve la jeunesse et l’adaptabilité du concept. While the Constitutions of the Maghreb countries do not mention secularism but merely affirm freedom of opinion, the Constitutions of Sub-Saharan Africa all call for this notion, albeit with varying meanings in so far as that there is no question of establishing a strict separation of religion and state like secularism in France. After the national independences African constitutions are often accused of mimicry, what is more or less exact at that time, as qualified lawyers were missing the new authorities after the process of decolonization. Nowadays it is no more true. Some exceptions are however surviving, like ancient formulas which have been extracted of legal texts of the past dominating countries. Even when constitution is changing, these formulas are permanently reproduced and are remaining half a century later. So it is happening with secularism. Religious communities are autonomous and have an official status, including in education. There are frequent references to God, especially in the oath of the President. Nevertheless, there is a fear of an outbreak of religious extremism when we consider politics. The prohibition of political parties related to a confession testifies this distrust. It has been strongly stated that religious membership should not lead to discrimination. It is on this point that many citizens have appealed to the constitutional courts by invoking their fundamental rights. In addition, there have been many complaints about having access to certain cultural events, due to issues of law enforcement. Although the decisions of the Constitutional Courts and Councils are still very few, except in Benin, they still show a progressive affirmation of constitutional justice and its use by citizens. Finally, it is a form of secularism, freed from the notions used in the home countries, which have been adapted to the characteristics of the Constitutions of each country. However, these nations seem to be permanently attached to these principles as it is formally excluded to review them. However, there must be no illusion that the principle of secularism is guaranteed in French-speaking Africa : the constitutional barriers are not insurmountable, either because the change of regime is violent, or the blocking article is made to disappear before giving up to what it was supposed to impose. The presence of secularism in African Constitutions shows the interest in this notion even if not everyone gives it the same meaning. Even today, it is a topic of controversy, which proves the newness and the adaptability of the concept. </description>
      <pubDate>jeu., 19 nov. 2020 18:50:45 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 04 déc. 2020 18:12:58 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1193</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>