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    <title>La laïcité : problématiques et pratiques dans l’espace francophone. Volume 2</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1252</link>
    <description> L&amp;rsquo;&amp;eacute;quipe de la Revue Internationale des Francophonies est tr&amp;egrave;s heureuse de vous pr&amp;eacute;senter ce nouveau num&amp;eacute;ro qui porte sur le th&amp;egrave;me &amp;laquo; La la&amp;iuml;cit&amp;eacute; : probl&amp;eacute;matiques et pratiques dans l&amp;rsquo;espace francophone &amp;raquo;. Il s&amp;rsquo;agit du second volume qui compl&amp;egrave;te la premi&amp;egrave;re livraison de d&amp;eacute;cembre 2020. Ces num&amp;eacute;ros sont principalement issus de la journ&amp;eacute;e scientifique qui s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;roul&amp;eacute;e le 21 f&amp;eacute;vrier 2020 &amp;agrave; l&amp;rsquo;Institut international pour la Francophonie &amp;agrave; l&amp;rsquo;Universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3. La qualit&amp;eacute; des contributions et l&amp;rsquo;actualit&amp;eacute; de cette notion n&amp;eacute;cessitaient une attention particuli&amp;egrave;re auxquels ces deux num&amp;eacute;ros de la Revue Internationale des Francophonies r&amp;eacute;pondent. Ils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; dirig&amp;eacute;s par Albert Lourde et F&amp;uuml;sun T&amp;uuml;rkmen.   R&amp;eacute;dacteurs invit&amp;eacute;s :   Albert LOURDE, Professeur &amp;eacute;m&amp;eacute;rite des universit&amp;eacute;s, Pr&amp;eacute;sident honoraire du R&amp;eacute;seau international des Chaires Senghor de la Francophonie, membre titulaire de l&amp;rsquo;Acad&amp;eacute;mie des sciences d&amp;rsquo;outre-mer, Recteur honoraire de l&amp;#39;Universit&amp;eacute; internationale Senghor d&amp;#39;Alexandrie  F&amp;uuml;sun T&amp;Uuml;RKMEN, Professeur des universit&amp;eacute;s, Directrice du D&amp;eacute;partement de Relations internationales et Titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie &amp;agrave; l&amp;rsquo;Universit&amp;eacute; Galatasaray (Turquie)  Comit&amp;eacute; scientifique du num&amp;eacute;ro   Didier BAISSET Professeur d&amp;#39;histoire du droit et des institutions, Universit&amp;eacute; Perpignan Via Domitia (France)  Andr&amp;eacute; CABANIS Professeur &amp;eacute;m&amp;eacute;rite, Universit&amp;eacute; Toulouse 1 Capitole (France)  Danielle CABANIS Professeur d&amp;#39;histoire du droit, Universit&amp;eacute; Toulouse 1 Capitole (France)  Alioune DRAM&amp;Eacute; Docteur en science politique, Directeur du D&amp;eacute;partement Management, Universit&amp;eacute; Senghor d&amp;rsquo;Alexandrie (&amp;Eacute;gypte)  Jean-Fran&amp;ccedil;ois FAU Docteur en histoire m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale et titulaire d&amp;rsquo;un Dipl&amp;ocirc;me Universitaire en arabe litt&amp;eacute;raire, titulaire d&amp;rsquo;une habilitation &amp;agrave; diriger des recherches, Directeur du d&amp;eacute;partement Culture, Universit&amp;eacute; Senghor d&amp;rsquo;Alexandrie (&amp;Eacute;gypte)  Hayat KERTAOUI Vice-pr&amp;eacute;sidente du R&amp;eacute;seau international des Chaires Senghor de la Francophonie, Docteur en linguistique et enseignante-chercheuse de l&amp;rsquo;Universit&amp;eacute; Cadi Ayyad (Maroc)  Peter KRUZSLIZC Professeur de droit, directeur des Masters d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes internationales en langue fran&amp;ccedil;aise, Facult&amp;eacute; de droit et des sciences politiques, Universit&amp;eacute; de Szeged (Hongrie)  Albert LOURDE Professeur &amp;eacute;m&amp;eacute;rite des universit&amp;eacute;s, Pr&amp;eacute;sident honoraire du R&amp;eacute;seau international des Chaires Senghor de la Francophonie, membre titulaire de l&amp;rsquo;Acad&amp;eacute;mie des sciences d&amp;rsquo;outre-mer, Recteur honoraire de l&amp;#39;Universit&amp;eacute; internationale Senghor d&amp;#39;Alexandrie (&amp;Eacute;gypte)  F&amp;uuml;sun T&amp;Uuml;RKMEN Professeur des universit&amp;eacute;s, Directrice du D&amp;eacute;partement de Relations internationales et Titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie &amp;agrave; l&amp;rsquo;Universit&amp;eacute; Galatasaray (Turquie) </description>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=293">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 21 mai 2021 18:13:05 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>mer., 04 juin 2025 10:57:04 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Texte introductif. La laïcité : problématiques et pratiques dans l’espace francophone (volume 2) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1254</link>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 14:56:05 +0200</pubDate>
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      <title>L’évolution de la gestion de l’islam par le droit français : entre adaptation et méfiance </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1259</link>
      <description>L’islam en France est incontestablement un sujet de société, très investi par la sphère politico-médiatique. Cette religion est celle de nombreux citoyens français en faisant la deuxième religion au national en termes de représentativité. Si son histoire peut remonter à l’époque coloniale, c’est surtout depuis l’implantation durable en France des travailleurs immigrés accompagnés de leurs familles que le droit positif français a évolué. Droits fondamentaux, liberté de religion, liberté d’association, organisation du culte, questions sécuritaires représentent autant les enjeux actuels qui font l’objet de ces évolutions ces dernières décennies. Toutefois, ces évolutions ne se déroulent pas sans remous mais dans un contexte de tensions sociales souvent palpables. Le Haut Conseil à l’intégration a même reconnu l’existence d’une « situation différente des religions dans l’accès au culte » qui pénaliserait le culte musulman. Il s’agit donc de questionner l’impact des tensions sociales existantes autour du fait religieux musulman, sur les évolutions du droit français de régulation de ce culte. Comment le régime juridique français tente-t-il de s’adapter au fait religieux musulman ? De quelle manière les tensions sociales se reflètent-elles au travers du régime juridique appliqué aux musulmans ? Il s’agira dans un premier temps d’aborder ces questions au prisme de l’histoire coloniale notamment afin de mettre en lumière des éléments de compréhension des tendances politico-juridiques adoptées ces dernières décennies. Force est de constater que le concept de « laïcité » ne fut pas une notion linéaire mais évolutive au fil des époques. En ce sens, la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État ne fut pas appliquée en Algérie française lors de son adoption en métropole, donnant lieu déjà à des conflits autour de la gestion publique du culte musulman. Par la suite, le droit positif s’est appliqué de la même manière pour tous les cultes présents sur le sol français ce qui a amené le culte musulman à bénéficier de la liberté de religion comme liberté fondamentale, au même titre que n’importe quel autre culte, donnant lieu notamment à la création de nombreuses associations ou encore d’écoles privées. Toutefois, on assiste ensuite au développement de la production normative plus particulièrement destinée à la gestion de l’islam donnant lieu à de nombreuses évolutions et mesures qui seront mises en exergue dans un second temps. Port du voile à l’école, organisation des services publics, ou encore interdiction de dissimulation du visage dans l’espace public sont autant de sujets qui ont fait l’objet de nouvelles mesures normatives requestionnant toujours plus les contours de la laïcité contemporaine. Islam in France is unquestionably a subject of society, a question very invested by the political-media sphere. This religion is one of many French citizens, as it’s the second religion at the national level in terms of representativeness. If its history can go back to colonial times, it is especially since the permanent establishment in France of immigrant workers accompanied by their families that French positive law has evolved. Fundamental rights, freedom of religion, freedom of association, organization of worship, security issues all represent the current issues that are the subject of these developments in recent decades. However, these developments take place not without a stir but in a context of often palpable social tensions. The High Council for Integration even recognized the existence of a &quot; different situation of religions in access to worship &quot; that would penalize Muslim worship. It is therefore a question of questioning the impact of existing social tensions around the Muslim religious fact, on the evolution of French law regulating this cult. How does the French legal system try to adapt to the Muslim religious fact? How are social tensions reflected through the legal regime applied to Muslims ? The first step will be to address these issues through the prism of colonial history, in order to highlight elements of understanding of the political-legal trends adopted in recent decades. It is clear that the concept of &quot; secularity &quot; was not a linear concept but growing up over time. In this sense, the 1905 law of separation of the Churches and the State was not applied in French Algeria when it was adopted in mainland France, giving rise already to conflicts around the public management of the Muslim cult. Subsequently, the positive law applied in the same way to all the cults present on French territory which led the Muslim cult to benefit from the freedom of religion as a fundamental freedom, in the same way as any other cult. This has led to the creation of numerous associations and private schools. However, we then see the development of normative production, more specifically intended for the management of Islam, giving rise to numerous developments and measures that will be highlighted in a second phase. Wearing the hijab at school, organizing public services, or even banning the concealment of the face in the public space are all matter that have been the subject of new normative measures that increasingly require the contours of contemporary secularism. </description>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 15:07:09 +0200</pubDate>
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      <title>La laïcité : principe de liberté ou politique discriminatoire ? </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1265</link>
      <description>Nous tentons dans ce travail de montrer que la notion de laïcité est polysémique. Un regard rétrospectif sur son histoire conforte dans l’idée qu’elle revêt des sens variés en fonction des époques et des contextes ; qu’elle ne revêt pas un sens unique et uniforme dans toute l’histoire de la pensée ; qu’elle est même une notion dont la pratique a précédé l’existence même de la notion. Ce qui de toute évidence en rajoute à la difficulté de la définir, puisque, au fond, il apparaîtra bientôt dans le corps de ce travail qu’elle a bien des contenus spécifiques selon les lieux, les contextes et les périodes plutôt qu’un sens précis universalisable de fait et de droit. De la sorte, les prétentions des modernes de fonder un humanisme laïc dans le sens de l’universalité comme si toutes les sociétés humaines vivaient en fonction des mêmes rites, des mêmes religions et des mêmes croyances se seront vites éprouvées en leur limite comme jadis, au Moyen-Âge, la volonté martiale du pouvoir pontificale s’était aussi éprouvée en ses propres limites quand elle avait exprimé la prétention de rallier les peuples païens à la religion chrétienne. De même alors qu’une telle volonté de conversion par le glaive a fait du Moyen-Âge, à bien des égards, une période sombre de l’histoire à laquelle on ne se réfère la plupart du temps que négativement, et ce indépendamment de son apport majeur dans l’histoire des sciences et des techniques, de même encore, la modernité court le risque de se voir sombrer dans le même délire que ce Moyen-Âge si elle ne reconvertit pas son regard désastreux sur la nature de ses rapports entre le spirituel et le temporel. Il s’agira pour nous de cerner au-delà de ce flux polysémique la signification réelle de la laïcité pour nous qui sommes situés à la confluence de deux époques, à savoir la modernité et la contemporanéité postmoderne. Par-delà cette intuition purement intellectuelle du sens de la laïcité, il s’agira aussi pour nous de montrer que l’homme n’est jamais tant malheureux que quand il est livré à lui-même ; que la raison humaine a cette fâcheuse tendance à faire croire à l’homme qu’il est lui-même Dieu ; que le lieu du sens que propose le théologico-éthique est bon gré mal gré indissociable du lieu du bon sens du temporel humain ; que l’éthique laïque à elle seule serait malgré toute sa dose de « bonne volonté » incapable de fonder le bonheur de l’homme ainsi que la paix sociale ; que la prise en compte symbiotique des deux ordres - le religieux/spirituel et le politique/temporel en l’occurrence - est un impératif pour le bonheur de l’homme et la survie de l’humanité en proie au désenchantement. We try in this work to show that the notion of secularism is polysemic. A retrospective look at its history reinforces the idea that it has different meanings depending on the times and contexts; that it does not have a unique and uniform meaning throughout the history of thought; that it is even a notion, so practice preceded the very existence of the notion. Which obviously adds to the difficulty of defining it, since, at bottom, it will soon appear in the body of this work that it has specific contents depending on the places, contexts and periods rather than precise meaning universalizable in fact and in law. In this way, the pretensions of the moderns to found a secular humanism in the sense of universality as if all human societies lived according to the same rites, the same religions and the same beliefs will be speedy tested in their limits as formerly, in the Middle Ages, the martial will of the pontifical power had also been tested in its own limits when it had expressed the pretension of rallying the pagan peoples to the Christian religion. Similarly, while such a desire for conversion by the sword has made the Middle Ages, in many ways, a dark period of history that is referred to most of the time as negatively and independently of its major contribution in the history of science and technology, even so, Modernity runs the risk of being sinking into the same delirium as this Middle Ages if it does not reconvert its disastrous view on the nature of its relationship between the spiritual and the temporal. It will be for us to define beyond this polysemic flux the real meaning of secularism for us who are located at the confluence of two eras, namely modernity and postmodern contemporaneity. Beyond this purely intellectual intuition of the meaning of secularism, it will also be for us to show that man is never so unhappy as when he is delivered to himself; that human reason has this unfortunate tendency to make man believe that he himself is God; that the place of meaning proposed by theologico-ethics is willy-nilly inseparable from the place of the common sense of the human temporal; that secular ethics alone, despite all its dose of &quot;goodwill&quot;, could not found human happiness and social peace; that the symbiotic consideration of the two orders - the religious / spiritual and the political / temporal in this case - is an imperative for the happiness of man and the survival of mankind in prey to disenchantment. </description>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 15:31:17 +0200</pubDate>
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      <title>Laïcité et maintien de la paix dans l’espace francophone subsaharien : le cas du Mali et du Burkina Faso </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1276</link>
      <description>La multiplication des attaques terroristes en Afrique francophone en particulier au Mali et au Burkina Faso, révèle l’insuffisance d’une stratégie de lutte antiterroriste uniquement basée sur la réponse militaire et interroge sur l’impact de la laïcité dans le maintien de la paix. En tant que principe de gouvernance et d’organisation de l’État, la laïcité proclamée par les constituants du Mali et du Burkina Faso, est censée permettre à ces pays d’assurer librement leurs fonctions régulatrices et identitaires afin de mieux répondre aux besoins des citoyens. Aussi, sa violation constatée dans le fonctionnement des institutions politiques, expliquerait en partie les crises dans ces régions et leurs répercussions sur d’autres États de l’Afrique de l’ouest. A cet égard, la fragilité du Mali et du Burkina Faso au niveau socio-économique favoriserait l’implantation des groupes terroristes, facilitée parfois par le fait que l’islam y reste une religion très influente dans la vie sociale comme politique. Ainsi, c’est la question générale de la bonne gouvernance qui se pose en réalité même si elle ne devrait pas occulter celle de la pertinence civilisationnelle du principe de laïcité, appliqué à des sociétés africaines organisées suivant des logiques ethniques ou confessionnelles au-delà de la pertinence des arguments théoriques et juridique qui en font un outil pacificateur.  The multiplication of djihadistes attacks in French-speaking Africa especially in Mali and in Burkina Faso, reveals the insufficiency of a strategy of fight against terrorism only based on military answer and questions about the impact of secularism in the maintaining of peace. As principle of governance and of organisation of the State, the secularism proclaimed by the constituents of Mali and of Burkina Faso, is supposed to allow these countries to assure freely their regulating and self-defining functions to answer better in need of the citizens. Also, his violation determined in the functioning of the political institutions, would explain crises partly in these regions and their repercussions on other States of Western Africa. In this respect, the fragility of Mali and of Burkina Faso at socioeconomic level would favour the establishment of the terrorist groups, made easier sometimes due to the fact that Islam remains a very influential religion in social life as politics there. So, it is the question of the good governance that is at issue in reality which besides is be common in a good many of Africain States. But, it should not eclipse that of the civilisationnelle pertinence of the principle of secularism applied to Africain societies organised according to ethnic or denominational logic more than on a sum of désécularisés individuals-citizens, beyond the pertinence of theoretical and legal arguments making secularism a peacemaking tool. </description>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 15:36:12 +0200</pubDate>
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      <title>Les champs de perceptions de la neutralité chrétienne des Témoins de Jéhovah au Cameroun : de la perception subversive à une perception civilisée d’un isolat identitaire (1938-2019) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1284</link>
      <description>Cette contribution vise à interroger les significations des itinéraires de la neutralité chrétienne du mouvement jéhoviste au Cameroun face à un État ouvertement laïc entre 1938, année de son implantation et 2019, année de la fin de l’étude. Le contexte camerounais colonial et postcolonial correspond en effet aux configurations d’une « co-manipulation » « de la religion par l’État et des structures étatiques » (Njoya, 2006) dans la régulation symbolique du système politique. La structuration d’un quasi concordat entre l’État et les religions dans le vécu local de la laïcité conduit à une hiérarchisation charismatique des cultes au Cameroun par une dialectique étatique de classement et de déclassement des confessions religieuses. C’est dans ces configurations qu’émerge la « neutralité chrétienne » dans une remise en question de cette régulation quasi concordataire des religions au Cameroun. Cette neutralité chrétienne se définit en effet, comme un retrait volontaire des Témoins de Jéhovah des « affaires politiques des nations du monde actuel » (Zion’s Watch Tower, 1882, 8). Elle regroupe un ensemble d’attitudes et de comportements politiques dépendant d’un apolitisme religieux. Celui-ci va du refus de l’allégeance aux emblèmes nationaux (drapeau, hymne national, etc.) à l’abstention lors des scrutins électoraux. La neutralité chrétienne ou apolitisme jéhoviste apparaît transversale aux phases alternées de dissolution et de reconnaissance de ce mouvement messianique par l’État au Cameroun Blanchard, 2008). Quelles sont les différentes perceptions de la neutralité chrétienne au Cameroun ? À l’aide de l’approche socio-historique (Noiriel, 2008) et de la sociologie pragmatique (Lemieux, 2018), nous avons identifié deux grandes perceptions dans les trajectoires de la neutralité chrétienne au Cameroun. Une perception subversive de l’apolitisme jéhoviste sera d’abord dominante au cours des périodes coloniale et monopartisane. Elle précédera une autre perception liée à la relégitimation de la neutralité chrétienne au cours de la période de démocratisation du système politique camerounais. Il ressort de cette analyse que la neutralité chrétienne au Cameroun est un comportement consenti individuellement et collectivement par les Témoins de Jéhovah en vue de la survie de ce mouvement dans un contexte laïc hostile. This contribution aims to question the meanings of the Christian neutrality routes of the youth movement in Cameroon in the face of an openly secular state between 1938, the year in which it was established, and 2019, the year in which the study ended. The Cameroonian colonial and postcolonial context corresponds to the configurations of a &quot;co-manipulation&quot; of religion by the State and State structures&quot; (Njoya, 2006) in the symbolic regulation of the political system. The structuring of a quasi concordat between the State and religions in the local experience of secularism leads to a charismatic hierarchy of religions in Cameroon through a state dialectic of classification and downgrading of religious confessions. It is in these configurations that &quot;Christian neutrality&quot; emerges in a questioning of this quasi concordant regulation of religions in Cameroon. This Christian neutrality is defined as a voluntary withdrawal by Jehovah's Witnesses from the &quot;political affairs of the nations of the world today&quot; (Zions Watch Tower, 1882, p. 8). It includes a set of political attitudes and behaviours that depend on religious apolitism. This ranges from denying allegiance to national emblems (flag, national anthem, etc.) to abstaining from voting in elections. Christian neutrality or jehovist apolitism appears to be transversal to the alternate phases of dissolution and recognition of this messianic movement by the State in Cameroon (Blanchard, 2008). What are the different perceptions of Christian neutrality in Cameroon? Using the socio-historical approach (Noiriel, 2008) and pragmatic sociology (Lemieux, 2018), we have identified two main perceptions in the trajectories of Christian neutrality in Cameroon. A subversive perception of jehovist apolitism was first dominant during the colonial and single-party periods. It will precede another perception related to the relegitization of Christian neutrality during the period of democratization of the Cameroonian political system. This analysis shows that Christian neutrality in Cameroon is a behaviour agreed individually and collectively by Jehovah's Witnesses with a view to the survival of this movement in a hostile secular context. Christian neutrality, survival, Jehovah's Witnesses, perceptions, politics </description>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 17:26:53 +0200</pubDate>
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      <title>La laïcité au Cameroun : pratiques religieuses et rapport(s) au travail dans les services publics </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1290</link>
      <description>L’État camerounais prône la laïcité. Pourtant, plus de 50 ans après l’indépendance officielle du pays, la question de la laïcité demeure assez complexe et ambiguë en termes d’appropriation publique et de diverses interprétations. En effet, le religieux se manifeste sans limite, et à des échelles variées et différenciées, dans les multiples sphères de la vie quotidienne. Dans les services publics par exemple, il se matérialise par l’omniprésence d’objets et lieux de culte sur les espaces de travail et dans les interactions professionnelles entre agents et usagers. Bien qu’étant officiellement déviante, cette pratique résulte du besoin réel des agents publics d’emporter leurs religions dans leurs lieux de travail, au nom de la laïcité et de la liberté de culte. Du fait de l’apparente confusion entre laïcité et liberté de culte, la religion se positionne dans les services publics non seulement comme un élément de marquage social, mais aussi comme un outil de revendication identitaire, de mobilisation religieuse et un guide des conduites des agents et usagers. Cette reconfiguration des rapports sociaux des agents publics entre eux et des agents publics avec des usagers remet en question l’une des exigences cardinales du service public, au sens administratif du terme. Par conséquent, le présent article s’appuie sur les données issues des observations directes à Yaoundé, la capitale du pays, et des entretiens semi-directifs avec les usagers et agents publics de cinq ministères, pour analyser les rapports des individus à la laïcité. Il en ressort que la prépondérance des faits religieux dans les services publics participe d’une remise en question de la déontologie administrative et professionnelle des agents publics, et des considérations diverses de la notion de laïcité par la société camerounaise en général. Bien que ces dernières soient contradictoires, leur multiplicité et ses conséquences constituent une preuve de la cohabitation religieuse, de conciliation et de partage des subjectivités au travail, et en même temps une entorse au rendement et à l’efficacité des agents publics au Cameroun. The Cameroonian state advocates secularism. Yet, more than 50 years after the country's independence, the issue of secularism remains quite complex and ambiguous in terms of public ownership and various interpretations observed. Starting from this logic, the religious manifests himself without limits, and on varied and differentiated scales, in the different spheres of daily life. In public services, for example, it takes the form of the omnipresence of objects and places of worship on workspaces and in professional interactions between public servants and users. Although officially deviant, this practice is the result of the real need for public servants to bring their religions to the workplace in the name of secularism and freedom of religion. Because of the apparent confusion between secularism and freedom of worship, religion is positioned in public services not only as an element of social marking, but also as a tool for claiming identity, religious mobilization and guiding the conduct of public servants and users. This reconfiguration of the social relationships between public servants and between public servants and users calls into question the cardinal requirements of the public service, in the administrative sense of the term. Consequently, this article uses data from direct observations in Yaounde, the capital city of Cameroon, and semi-directive interviews with users and public servants in five ministries, focuses on the analyses of the relationship that exist between individuals and secularism. It emerges that the preponderance of religious facts in public services is part of a questioning of the administrative and professional ethics of public servants, and of the various considerations of the notion of secularism by Cameroonian society in general. Although the latter are contradictory, its multiplicity and consequences constitute a proof of the religious cohabitation, the conciliation and the sharing of subjectivities in the jobsite, and at the same time a breach of the performance and efficiency of public servants in Cameroon. </description>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 17:29:30 +0200</pubDate>
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      <title>L’illusion du caractère exceptionnel de la laïcité française </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1300</link>
      <description>Il n’est pas rare de lire ou d’entendre en France que la laïcité française revêt un caractère exceptionnel. Pourtant, l’observation tant du cas français que de différents cas internationaux laisse apparaître une diversité d’approches invitant plus à parler « des laïcités » que de « la laïcité ». Prenant pour hypothèse que le terme « exceptionnel » traduirait pour ses utilisateurs l’idée d’une organisation singulière, unique en son genre tant dans le temps que dans l’espace, cet article propose une argumentation déconstruisant ces deux aspects. Il met d’abord en lumière que la laïcité n’est pas immuable dans le temps. Pour ce faire, il évoque la diversité des approches de la laïcité qui ont coexisté ou se sont succédé en France du XIXe siècle à nos jours. Ensuite, il déconstruit à son tour l’idée d’une singularité spatiale. Il commence par démontrer que la laïcité française n’est pas singulière sur son propre territoire, puisque huit formes encadrées par le droit y sont actuellement en vigueur simultanément. Il survole ensuite diverses organisations de par le monde, de l’Europe à l’Asie en passant par l’Amérique du Nord. Ces différents cas mettent en évidence que les questions de gestion des relations entre le politique et le religieux se sont posées et se posent toujours dans bien des pays, sous des formes constitutionnelles ou non, et ce, parfois bien avant la France. La diversité des options locales retenues met en évidence que l’interprétation des quatre principes proposés par Milot pour décrire la laïcité (2008) (égalité, liberté de conscience, neutralité et séparation) diffère d’un pays à l’autre, de sorte que toutes les approches sont historicisées et spécifiques, et correspondent à l’un ou plusieurs des idéaltypes composant la typologie des régimes de laïcité établie par Milot. Ces applications locales apparaissent moins constituer des exceptions que des variantes. Elles s’inscrivent toutes dans les attentes du droit international supposé respecté par les pratiques des pays démocratiques en matière d’égalité de droit et de liberté de conscience. Cet article est également l’occasion de faire quelques rappels théoriques. Il distingue d’abord les processus de laïcisation et de sécularisation. Cette distinction permet de mieux saisir les différences entre, d’une part, les pays laïques, c'est-à-dire sans religion établie et/ou avec une séparation officielle entre l’Église et l’État et, d’autre part, les pays mobilisant une « laïcité de fait » dans lesquels les institutions se sont sécularisées, bien qu’il existe toujours une Église reconnue. L’article développe enfin une distinction entre sphère publique et espace public, qui permet de mieux comprendre la portée réelle de la laïcité et de saisir en quoi les attentes d’occultation du religieux contreviennent le plus souvent au cadre légal et découlent surtout d’une envie de sécularisation. It is not uncommon to read or hear in France that &quot; French laicity &quot; is of an exceptional nature. However, the observation of both the French case and various international cases reveals a diversity of approaches inviting more to speak of &quot; laicities &quot; than &quot; laicity &quot;. Assuming that the term &quot; exceptional &quot; would translate for its users the idea of a singular organization, unique in its kind both in time and in space, this article offers an argument deconstructing these two aspects. First, it first highlights that &quot; laicity &quot; is not immutable in time. To do this, he evokes the diversity of approaches that coexisted or succeeded one another in France from the 19th century to today. Then, it demonstrates that it is not unusual in space either, since eight forms framed by law are currently in force throughout France, including overseas. This article then deconstructs the idea of a spatial singularity, using an overview of various organizations observed in other countries, from Europe to Asia to North America. These different cases highlight that the questions of management of the relations between the political and the religious arose and arise in many countries, sometimes before France, resulting or not in constitutional forms. The diversity of the local options chosen highlights that the interpretation of the four principles proposed by Milot to describe laicity (2008) (equality, freedom of conscience, neutrality and separation), differs from country to country, so that all approaches are historicized and specific, and correspond to one or more of the idealtypes composing the typology of laicity regimes defined by Milot. These local applications appear less to constitute exceptions than variants which fall within the expected framework of the responses to be given by democratic countries to questions of equal rights and freedom of conscience. This article is also an opportunity to make some theoretical reminders. First, he distinguishes the processes of &quot; laicization &quot; and &quot; secularization &quot;. Used to analyze the organizational choices of the States, this distinction makes it possible to better grasp the differences between, on the one hand, secular countries, that is to say without an established religion and/or with an official separation between Church and State and, on the other hand, the countries mobilizing a &quot; de facto laicity &quot; in which the institutions are secularized, although there still exists a recognized Church. The article then develops a distinction between public sphere and public space, which makes it possible to better understand the real scope of laicity and to grasp in what the expectations of concealment of the religious most often contravene the legal framework and stem mainly from a desire for secularization. </description>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 17:31:44 +0200</pubDate>
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      <title>Laïcité : enjeux modernistes en Algérie, à l’aube du XXe siècle. Analyse discursive </title>
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      <description>Cet article porte essentiellement sur le débat religieux et politique suscité, en Algérie, par les éléments de la première élite politique algérienne propulsée par l’élan « Jeune Algérien », au début du XXe siècle. Il développe dans une approche analytique discursive, de nature historisante, une analyse des sujets et leurs discours imprégnés par un environnement hostile marqué par les forces de la colonisation. L’entrée en contact de l’Islam avec l’Occident colonisateur a amené certains intellectuels dont les frères Ben Ali et Larbi Fekar ainsi que leur mentor Si M’hamed Ben Rahal à s’ouvrir au monde moderne celui des sciences et des nouvelles techniques y trouvant là la solution à tous les problèmes de retard du monde musulman d’où une réflexion sur l’évolution de la pensée religieuse, en favorisant notamment la laïcité et la modernité, exigeant des réformes en introduisant la notion de droits et de liberté.  Le débat sur la laïcité va entraîner en Algérie en cette période de son histoire un bouillonnement intellectuel sans précédent mettant en avant les forces du renouveau et les idées progressistes d’un âge nouveau. C’est une période charnière, remarquablement intéressante, qui va voir le jour sous l’influence d’idées et de courants qui traversaient au même moment l’Algérie et d’une manière plus générale le monde arabe et musulman sous domination coloniale. Dans le monde musulman, la laïcité, impliquant la séparation de l’Église et de l’État, était perçue comme un processus politique d’assimilation et de désislamisation dans le cheminement constant des mécanismes de la colonisation enfonçant de ce fait, dans les sentiments de la masse musulmane, mais presque sans aucune contre-réaction, le litige historique de la France avec la religion dans ce pays.  Le relais « Jeune Algérien », coïncidant avec l’émergence de l’intelligentsia moderne et des premières expressions du dire politique algérien, attachera une forme d’adhésion à la notion libérale de laïcité mais exprimera par le biais de ses figures de proues, Ben Ali et Larbi Fekar, sa pensée en expliquant aussi, que dans le contexte de l’occupation, la loi sur la séparation de l’Église et de l’État véhiculait une idéologie visant l’assimilation question épineuse qui va faire réagir les intellectuels en manifestant leur désaccord. Le climat de méfiance n’était pas aussi, sans témoigner déjà des clivages sur fond même de ruptures entre les Jeunes-Algériens laïques et islamistes, prônant un Islam conservateur. Dans ce fond idéologique, la pensée libérale des premiers intellectuels algériens issus de l’école française tentera constamment, de mettre en évidence et d’expliquer, d’un côté comme de l’autre, les contradictions qui font entorse aux principes à la base des deux civilisations française et musulmane. This article focuses on the religious and political debate aroused, in Algeria, by the elements of the first Algerian political elite propelled by the &quot; Young Algerian &quot; momentum at the beginning of the 20th century. It develops in a discursive analytical approach, historizing in nature, an analysis of the subjects and their speeches impregnated by a hostile environment marked by the forces of colonization. The entry into contact of Islam with the colonizing West led certain intellectuals including the brothers Ben Ali and Larbi Fekar as well as their mentor Si M'hamed Ben Rahal to open up to the modern world of science and new techniques. finding there the solution to all the backwardness problems of the Muslim world, hence a reflection on the evolution of religious thought, in particular by promoting secularism and modernity, requiring reforms by introducing the notion of rights and freedom.  The debate on secularism will cause in Algeria at this period of its history an unprecedented intellectual ferment highlighting the forces of renewal and the progressive ideas of a new age. It is a remarkably interesting pivotal period which will emerge under the influence of ideas and currents which crossed Algeria at the same time and more generally the Arab and Muslim world under colonial domination. In the Muslim world, secularism, implying the separation of Church and State, was perceived as a political process of assimilation and de-Islamization in the constant development of the mechanisms of colonization, thereby sinking into the feelings of the Muslim mass, but almost without any counter reaction, the historical dispute between France and religion in this country.  The &quot; Young Algerian &quot; relay, coinciding with the emergence of the modern intelligentsia and the first expressions of Algerian political saying, will attach a form of adhesion to the liberal notion of secularism but will express through its figureheads, Ben Ali et Larbi Fekar, his thought also explaining, that in the context of the occupation, the law on the separation of Church and State conveyed an ideology aimed at assimilation thorny question which will make intellectuals react by showing their disagreement. The climate of mistrust was not so, without already testifying to the divisions against the very background of ruptures between secular Young Algerians and Islamists, advocating a conservative Islam. In this ideological background, the liberal thought of the first Algerian intellectuals from the French school will constantly try to highlight and explain, on one side as on the other, the contradictions which distort the basic principles. of the two French and Muslim civilizations. </description>
      <pubDate>ven., 28 mai 2021 16:43:39 +0200</pubDate>
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      <title>Les opérations francophones de lutte contre le terrorisme : l’exemple du G5 Sahel </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1310</link>
      <description>Resté longtemps en marge des opérations de paix, l’espace francophone s’est réveillé brutalement par des agressions internes de la part des groupes armés djihadistes qui essaient de mettre en cause l’intégrité territoriale et la forme laïque des pays du Sahel. Deux groupes terroristes déstabilisent la zone : le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) dirigé par le touarègue malien Iyad Ag Ghaly, et l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS) dirigé par Adnane Abou Walid al-Sahraoui (du Sahara occidental). Ainsi, et pour lutter contre ces groupes terroristes et narcotrafiquants, cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) ont créé, le 16 février 2014 à Nouakchott, le G5 Sahel. C’est une organisation intergouvernementale qui est composée de 5000 hommes issus desdits cinq pays, appuyés par les forces françaises de l’opération Barkhane, et dont deux missions essentielles lui ont été assignées : la sécurité et le développement. L'initiative a reçu le soutien de la France et de la Communauté internationale à travers l’Alliance pour le Sahel, la Coalition pour le Sahel, l’Union Européenne (UE), l’Union Africaine (UA), la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Organisation des Nations Unies (ONU) à travers la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA). Mais elle peine toujours à atteindre sa pleine capacité opérationnelle, encore moins à produire des résultats satisfaisants. Pire encore, les djihadistes ont étendu leur zone d’influence et remporté des victoires décisives contre les armées nationales et leurs partenaires de l’opération Barkhane et de la MINUSMA. Ainsi, l’année 2019 fut la plus meurtrière en vies humaines (civils et militaires). Par contre, depuis le début de l’année 2020, et plus précisément après le Sommet de Pau le 13 janvier 2020, le rapport de force s’est renversé sur le terrain, grâce à une montée en puissance des forces nationales et une bonne coordination entre elles et Barkhane. Afin d’appuyer les forces armées du G5 Sahel, treize États d’Europe et d’Afrique ont lancé, le 27 mars 2020, la « Task Force Takbua ». Une opération militaire composée uniquement des éléments européens et qui est intégrée dans l’opération Barkhane. Cependant, le manque des ressources (financières et humaines) suffisantes et des matériels adéquats, une méfiance mutuelle entre États, des priorités divergentes entre les différents acteurs sur le terrain et l’instabilité sociopolitique de certains pays clés, nuisent à la pérennisation et à la consolidation des avancées majeures enregistrées ces derniers temps. Long on the sidelines of peace operations, the French-speaking area woke up abruptly by internal attacks on the part of jihadist armed groups who try to question the territorial integrity and secular form of the Sahel countries. Two terrorist groups are destabilizing the area: the Support Group for Islam and Muslims (GSIM) led by the Malian Tuareg Iyad Ag Ghaly, and the Islamic State in the Great Sahara (EIGS) led by Adnane Abou Walid al-Sahraoui (of Western Sahara). Thus, and to fight against these terrorist groups and drug traffickers, five countries of the Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger and Chad) created, on February 16, 2014 in Nouakchott, the G5 Sahel. It is an intergovernmental organization made up of 5000 men from the five countries, supported by the French forces of Operation Barkhane, and whose two essential missions have been assigned: security and development. The initiative has received the support of France and the international community (through the Alliance for the Sahel, the Coalition for the Sahel, the European Union, the African Union, the Economic Community of African States West (ECOWAS) and the UN through the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA). But it still struggles to reach its full operational capacity, let alone produce satisfactory results. Worse yet, the jihadists have extended their area of influence and won decisive victories against the national armies and their partners in Operation Barkhane and MINUSMA. Thus, 2019 was the deadliest year in human lives (civilians and soldiers). On the other hand, since the start of 2020, and more precisely after the Pau Summit on January 13, 2020, the balance of power has been reversed on the ground, thanks to a rise in national forces and good coordination. between them and Barkhane. In order to support the armed forces of the G5 Sahel, thirteen States in Europe and Africa launched the &quot;Task Force Takbua&quot; on March 27, 2020. A military operation composed only of European elements and which is integrated into Operation Barkhane. However, the lack of sufficient resources (financial and human) and of adequate materials, mutual mistrust between States, divergent priorities between the various actors on the ground and the socio-political instability of certain key countries, undermine the sustainability and the consolidation of the major advances made in recent times. </description>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 17:39:02 +0200</pubDate>
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      <title>Recension : François David (dir.), Pouvoir et puissance en francophonie, Chambéry, Presses Universitaires Savoie Mont Blanc, 2020 </title>
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      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 17:50:58 +0200</pubDate>
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      <title>Recension : Hong Khanh Dang, Jean-François Payette (dir.), La Francophonie comme facteur structurant dans les politiques étrangères. Regards croisés, Paris, L’Harmattan, 2020 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1318</link>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 17:52:17 +0200</pubDate>
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      <title>Recension : Hiên Do Benoit, Idées reçues sur le Viêt Nam, Paris, Le Cavalier Bleu, coll. « Idées reçues », 2021, 2e édition revue et augmentée </title>
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      <pubDate>lun., 07 juin 2021 12:20:08 +0200</pubDate>
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      <title>L’enseignement laïque. Discours du citoyen Jaurès </title>
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      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 17:52:54 +0200</pubDate>
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