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    <title>common sense</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1274</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La laïcité : principe de liberté ou politique discriminatoire ?</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1265</link>
      <description>Nous tentons dans ce travail de montrer que la notion de laïcité est polysémique. Un regard rétrospectif sur son histoire conforte dans l’idée qu’elle revêt des sens variés en fonction des époques et des contextes ; qu’elle ne revêt pas un sens unique et uniforme dans toute l’histoire de la pensée ; qu’elle est même une notion dont la pratique a précédé l’existence même de la notion. Ce qui de toute évidence en rajoute à la difficulté de la définir, puisque, au fond, il apparaîtra bientôt dans le corps de ce travail qu’elle a bien des contenus spécifiques selon les lieux, les contextes et les périodes plutôt qu’un sens précis universalisable de fait et de droit. De la sorte, les prétentions des modernes de fonder un humanisme laïc dans le sens de l’universalité comme si toutes les sociétés humaines vivaient en fonction des mêmes rites, des mêmes religions et des mêmes croyances se seront vites éprouvées en leur limite comme jadis, au Moyen-Âge, la volonté martiale du pouvoir pontificale s’était aussi éprouvée en ses propres limites quand elle avait exprimé la prétention de rallier les peuples païens à la religion chrétienne. De même alors qu’une telle volonté de conversion par le glaive a fait du Moyen-Âge, à bien des égards, une période sombre de l’histoire à laquelle on ne se réfère la plupart du temps que négativement, et ce indépendamment de son apport majeur dans l’histoire des sciences et des techniques, de même encore, la modernité court le risque de se voir sombrer dans le même délire que ce Moyen-Âge si elle ne reconvertit pas son regard désastreux sur la nature de ses rapports entre le spirituel et le temporel. Il s’agira pour nous de cerner au-delà de ce flux polysémique la signification réelle de la laïcité pour nous qui sommes situés à la confluence de deux époques, à savoir la modernité et la contemporanéité postmoderne. Par-delà cette intuition purement intellectuelle du sens de la laïcité, il s’agira aussi pour nous de montrer que l’homme n’est jamais tant malheureux que quand il est livré à lui-même ; que la raison humaine a cette fâcheuse tendance à faire croire à l’homme qu’il est lui-même Dieu ; que le lieu du sens que propose le théologico-éthique est bon gré mal gré indissociable du lieu du bon sens du temporel humain ; que l’éthique laïque à elle seule serait malgré toute sa dose de « bonne volonté » incapable de fonder le bonheur de l’homme ainsi que la paix sociale ; que la prise en compte symbiotique des deux ordres - le religieux/spirituel et le politique/temporel en l’occurrence - est un impératif pour le bonheur de l’homme et la survie de l’humanité en proie au désenchantement. We try in this work to show that the notion of secularism is polysemic. A retrospective look at its history reinforces the idea that it has different meanings depending on the times and contexts; that it does not have a unique and uniform meaning throughout the history of thought; that it is even a notion, so practice preceded the very existence of the notion. Which obviously adds to the difficulty of defining it, since, at bottom, it will soon appear in the body of this work that it has specific contents depending on the places, contexts and periods rather than precise meaning universalizable in fact and in law. In this way, the pretensions of the moderns to found a secular humanism in the sense of universality as if all human societies lived according to the same rites, the same religions and the same beliefs will be speedy tested in their limits as formerly, in the Middle Ages, the martial will of the pontifical power had also been tested in its own limits when it had expressed the pretension of rallying the pagan peoples to the Christian religion. Similarly, while such a desire for conversion by the sword has made the Middle Ages, in many ways, a dark period of history that is referred to most of the time as negatively and independently of its major contribution in the history of science and technology, even so, Modernity runs the risk of being sinking into the same delirium as this Middle Ages if it does not reconvert its disastrous view on the nature of its relationship between the spiritual and the temporal. It will be for us to define beyond this polysemic flux the real meaning of secularism for us who are located at the confluence of two eras, namely modernity and postmodern contemporaneity. Beyond this purely intellectual intuition of the meaning of secularism, it will also be for us to show that man is never so unhappy as when he is delivered to himself; that human reason has this unfortunate tendency to make man believe that he himself is God; that the place of meaning proposed by theologico-ethics is willy-nilly inseparable from the place of the common sense of the human temporal; that secular ethics alone, despite all its dose of &quot;goodwill&quot;, could not found human happiness and social peace; that the symbiotic consideration of the two orders - the religious / spiritual and the political / temporal in this case - is an imperative for the happiness of man and the survival of mankind in prey to disenchantment. </description>
      <pubDate>jeu., 27 mai 2021 15:31:17 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 03 juin 2021 15:58:17 +0200</lastBuildDate>
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