<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>linguistic community</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1472</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Le paysage linguistique de Port-au-Prince : le cas de la route de Frères</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1465</link>
      <description>Pour tout étranger visitant Haïti pour la première fois, le constat sur le paysage linguistique est inévitable : le français est la langue majoritairement utilisée dans l’espace public urbain. Par exemple, les panneaux indicateurs, les enseignes commerciales, les noms des rues, des bâtiments publics ou privés, les noms des écoles et des églises sont pour la plupart écrits en français. Or, depuis quelques années, le créole haïtien commence progressivement à se tailler une modeste place dans le paysage linguistique via les graffitis, les banderoles à caractère politique et éducatif, etc. À cela s’ajoute aussi l’anglais qui tend à occuper une place non négligeable dans ce paysage linguistique. La Constitution haïtienne de 1987 est sans équivoque : il y a deux langues officielles dans le pays, le français et le créole haïtien. Mais cette même Constitution a pris le soin d’ajouter que seul le créole représente la langue nationale, et elle est la seule langue qui cimente tous les Haïtiens. Malgré cette désignation évidente, le créole peine encore à occuper la place qu’il mérite dans le quotidien scriptural des Haïtiens. Étant la principale langue parlée par tout Haïtien vivant en Haïti, un seul coup d’œil sur la première page du plus grand quotidien haïtien, Le Nouvelliste, donnera une autre perception puisque la prévalence est pour le français dans les colonnes de ce journal et cela représente un autre exemple de franco-dominance. Il faut aussi noter que plupart des notes et circulaires importantes affectant la vie de tous les Haïtiens sont rédigées en français, langue que beaucoup d’Haïtiens ne comprennent pas. Soucieux de la place prépondérante qu’occupent les questions de langues dans le développement du pays, j’ai toujours remarqué cet écart dans le paysage linguistique du pays. De surcroît, lors d’un voyage en Haïti en 2017, ce constat est devenu d’autant plus frappant vu l’absence très remarquée du créole haïtien de la couverture linguistique sur le trajet de l’aéroport Toussaint-Louverture à la route de Frères. S’appuyant sur les travaux de chercheurs canadiens, en particulier Bourhis et Landry (1997) et Cormier (2015) sur le choix et la politique de l’utilisation des langues dans le paysage linguistique d’un pays, cet article vise à présenter le paysage linguistique de la route de Frères, zone pluriculturelle et multilingue et y analyser la visibilité du français, du créole haïtien et de l’anglais au moyen de 174 photographies prises sur cette route durant le mois d’août 2021. For any foreigner visiting Haiti for the first time, the observation on the linguistic landscape is inevitable: French is the language mainly used in the urban public space. Namely, signposts, commercial signs, names of streets, public or private buildings, names of schools, and churches are mostly written in French. However, in the past few years, Haitian Creole has gradually begun to carve out a modest place in the linguistic landscape via graffiti, political and educational banners, etc. To that we also need to add English, which tends to occupy a significant place in this linguistic landscape. The Haitian Constitution of 1987 is unequivocal: there are two official languages in the country, French and Haitian Creole. But this same constitution further adds that only Haitian Creole represents the national language, and it is the only language that binds all Haitians together. Despite this obvious designation, Haitian Creole is still struggling to enjoy its deserved place in the scriptural landscape of Haiti. Being the main language spoken by all Haitians living in Haiti, a single look at the front page of the largest Haitian newspaper, Le Nouvelliste, will give a different perception, since the prevalence is for French in this newspaper. It should also be noted that most of the important notes and circulars affecting the lives of all Haitians are written in French, a language that many Haitians do not understand. Concerned about the prominent place occupied by language issues in the development of the country, I have always noticed this gap in the linguistic landscape of the country. Moreover, during a visit to Haiti in 2017, this observation became more striking given the very noticeable absence of Haitian Creole from the linguistic coverage from Toussaint-Louverture airport to route de Frères. Based on the work of Canadian researchers, Bourhis and Landry (1997) and Cormier (2015) on the choice and politics of language use in a country's linguistic landscape, this article aims to present the linguistic landscape of Route de Frères, a multicultural and multilingual area and analyze the visibility of French, Haitian Creole and English by means of 174 photographs taken on this road during the month of August 2021. </description>
      <pubDate>ven., 13 janv. 2023 17:16:58 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 27 mars 2023 17:34:33 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1465</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>