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    <title>Afrique</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=509</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La diplomatie française et la Francophonie : entre intérêts du pré carré africain et politique québécoise (1964-1970)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=985</link>
      <description>Inventé par le géographe français Onésime Reclus en 1880 pour définir l'espace de diffusion de la langue française au niveau mondial, le mot francophonie refait surface en novembre 1962 à l’occasion d’un numéro spécial de la Revue Esprit consacré au « Français langue vivante ». À partir de 1964, le président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, propose même la création d’une organisation intergouvernementale de la Francophonie. Malgré le soutien de ses homologues africains, Senghor se heurte à l'opposition de la France. Tout en reconnaissant l'existence d'une « réalité francophone », de Gaulle refuse de remettre en cause la politique franco-africaine fondée sur le bilatéralisme au profit de l'édification d'un projet de Francophonie multilatérale. Au cours des années suivantes, la position de la France va toutefois s’infléchir et permettre la création en 1970 d’une première organisation intergouvernementale : l'Agence de Coopération culturelle et technique (ACCT) qui voit le jour à l'issue de deux conférences à Niamey en 1969 et 1970. Si cette évolution n’aurait pas eu lieu sans l’insistance de Léopold Sédar Senghor et le soutien de ses homologues de l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM), cet article a pour objet de démontrer que c’est avant tout les enjeux liés à la relation avec le Québec qui ont conduit la diplomatie française à endosser le projet de création d'une Francophonie intergouvernementale. Dans la première partie, nous verrons que la volonté du gouvernement du Québec de fonder sa personnalité extérieure sur une union linguistique a conduit le gouvernement français à adopter une attitude plus positive face aux initiatives sur la Francophonie. Dans la deuxième partie, nous verrons que tout en s'appuyant sur l'existence d'un « lobby du Québec » et sur le Secrétariat général aux Affaires africaines et malgaches (SGAAM), le général de Gaulle a souhaité conserver la haute main sur la politique française de la Francophonie en veillant à la fois au maintien de la priorité québécoise et à la préservation des intérêts de sa politique africaine. Invented by the French geographer Onésime Reclus in 1880 to define the diffusion area of French language in the world, the word &quot;Francophonie&quot; resurface in 1962 on a special issue of the magazine Revue Esprit dedicated to the subject: “French as a living language”. From 1964 Léopold Sédar Senghor, president of Senegal, suggests to create an intergovernmental organization for the Francophonie. In spite of the support of the other African presidents, Senghor collides with French opposition to the idea. Even though Charles de Gaulle recognized the existence of a francophone reality, he refused to call into question the franco-african policy, based on the bilateralism, in aid of a project on a multilateral Francophonie. Over the next years, French’s position bended and permitted to create, in 1970, a first intergovernmental organization: The Agence de coopération culturelle et technique (ACCT, French for Agency of cultural and technical cooperation) which was the outcome of two conferences in Niamey in 1969 and 1970. Although this evolution had not been possible without the urging of Léopold Sédar Senghor and the support from it’s counterparts at the Organisation commune africaine et malgache (OCAM, French for The African and Malagasy Common Organization), this article aims to demonstrate that it was, before everything else, the questions about the Quebec, which led French diplomacy to endorse the project of the creation of an intergovernmental Francophonie. In the first part, the article shows that the willingness of Quebec’s government to create its international personality on the bases of a linguistic union, have led French administration to have a more positive attitude towards the initiatives of the Francophonie. The second part, presents how the General de Gaulle by leaning on the existence of a “Quebec’s lobby” and the Secretary General for African and Malagasy Affairs, wanted to preserve the upper hand on French politics in the Francophonie and at the same time look after the upholding of Quebec as a priority and the preservation of French interests on its African policy. </description>
      <pubDate>mer., 11 déc. 2019 19:12:07 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 12 déc. 2019 19:43:06 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Le Maroc francophone : identité et diplomatie africaine</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=966</link>
      <description>Le Maroc est confronté aux défis linguistiques posés par la construction de son identité en tant qu’État. Pendant longtemps, l’arabe a été favorisé comme moyen de résister aux normes des anciens colonisateurs et revaloriser la religion musulmane et l’histoire des empires marocains successifs. Le français n’a jamais été abandonné comme deuxième langue administrative mais il a été supprimé de l’enseignement primaire et secondaire au lendemain de l’indépendance. Depuis une quinzaine d’années, avec le choix de l’ouverture linguistique annoncé par le roi Mohammed VI et illustré notamment par une valorisation officielle de langue amazighe, le débat sur la place du français dans l’enseignement et plus généralement comme l’une des langues nationales, refait débat. Le choix de l’arabe classique, du français ou des dialectes comme langues d’enseignement fait actuellement l’objet d’un important projet de réforme qui peut prendre plusieurs années. Ces préférences idéologiques émanent des différents partis mais sont surtout déterminés par les nouvelles orientations de politique étrangère. Résolument tourné vers l’Afrique, le Maroc ambitionne d’être reconnu comme une puissance continentale. La diplomatie marocaine a noué de relations étroites avec les pays francophones en premier lieu, en renforçant les échanges économiques mais aussi migratoires. Une importante diaspora africaine de différentes origines a migré vers le Royaume, notamment pour poursuivre des études en français. D’un autre côté, les secteurs public comme privé doivent renforcer les niveaux linguistiques de leurs employés, notamment le français, afin d’accompagner cet élan national vers l’Afrique. Ainsi la formation universitaire et la diplomatie d’expertise sont devenues des leviers non négligeables au sein de cette diplomatie, et contribuent de façon réflexive à façonner l’identité du Maroc, qui se veut au croisement des cultures et des civilisations. Qualifiée dans cet article de « juste milieu », l’identité de rôle du Maroc, au sens donné par la théorie constructiviste des relations internationales, se construit ainsi le contexte de la politique africaine du Royaume. La dimension francophone de la politique étrangère marocaine est d’abord située autour d’un enjeu linguistique, avant d’être institutionnelle (la Francophonie) ou politique (la francophilie). Morocco faces the linguistic challenges of building its identity as a state. For a long time, Arabic was favoured as a mean of resisting the norms of the former colonizers and value the Muslim religion and the history of successive Moroccan empires. French was never abandoned as a second administrative language, but it was removed from primary and secondary education after independence. For the past fifteen years or so, with the choice of linguistic openness announced by King Mohammed VI and illustrated in particular by an official enhancement of the Amazigh language, the debate on the place of French in education and more generally as one of the national languages has been reopened. The choice of classical Arabic, French or dialects as languages of instruction is currently the subject of a major reform project that may take several years. These ideological preferences emanate from the various parties but are mainly determined by new foreign policy orientations. Resolutely oriented towards Africa, Morocco aims to be recognized as a continental power. Moroccan diplomacy has established close relations with French-speaking countries in the first place, by strengthening economic but also migratory exchanges. A large African diaspora of different origins has migrated to the Kingdom, particularly to pursue studies in French. On the other hand, both the public and private sectors must enhance the language skills of their employees, particularly in French, in order to support this national drive towards Africa. Thus, university training and expertise diplomacy have become significant levers within this diplomacy and contribute in a reflexive way to shaping Morocco's identity, which aims to be at the crossroads of cultures and civilizations. Described in this article as &quot;Golden mean&quot;, Morocco's role identity, in the sense given by the constructivist theory of international relations, is thus constructed in the context of the Kingdom's African policy. The French-speaking dimension of Moroccan foreign policy is first of all based on a linguistic stake , before being institutional (Francophonie) or political (Francophilia). </description>
      <pubDate>mer., 11 déc. 2019 18:13:47 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 12 déc. 2019 19:26:17 +0100</lastBuildDate>
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      <title>La francophonie en Chine : perspectives linguistique et culturelle</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=506</link>
      <description>La francophonie connaît un développement rapide sur les plans linguistique et culturel en Chine depuis des années, qui se traduit par l’essor de l’enseignement du français dans les universités chinoises et des structures privées, la formation des plateformes des échanges culturels en Chine. Les dynamiques de cette prospérité proviennent de plusieurs parties : la Chine, la France, la Francophonie et aussi leur même conception de la culture. Le développement de la francophonie en Chine sera maintenu d’autant qu’il existe des potentialités de coopération culturelle entre la Chine et l’OIF en Afrique. The francophonie has been developing rapidly in China since several years in terms of language and culture, which is reflected into two aspects: one is the fast development of French teaching in universities and language training institute, the other one is the formation of cultural exchange and demonstration platform. This prosperity of francophonie comes from China, France, OIF and their common cultural values. These development motivations will continue to exist and bring cultural cooperation potentials in the field of culture in Africa between China and OIF. </description>
      <pubDate>ven., 26 janv. 2018 15:09:04 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 11 avril 2018 11:46:28 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Francophonie et médiation économique entre l’Asie et l’Afrique : quelles capacités ?</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=515</link>
      <description>La Francophonie peut jouer un rôle déterminant dans la structuration de la dynamique économique entre l’Asie et l’Afrique. Pour ce faire, elle peut s’appuyer sur ses acquis politiques et la diversité de son espace économique. Toutefois, son engagement économique devra surmonter de nombreux obstacles liés aux situations respectives de l’Afrique, de l’Asie et de la Francophonie elle-même. En même temps, la Francophonie devra crédibiliser son action économique pour ne pas subir les performances des autres espaces de coopération qui jouent déjà la médiation économique entre l’Afrique et l’Asie. The Francophonie can play a key role in structuring the economic dynamics between Asia and Africa. To do this, it can draw on its political achievements and the diversity of its economic space. However, its economic commitment will have to overcome many obstacles related to the respective situations of Africa, Asia and Francophonie itself. At the same time, the Francophonie will have to legitimate its economic action in order not to suffer the performance of the other cooperative spaces that already play the economic mediation between Africa and Asia. </description>
      <pubDate>ven., 26 janv. 2018 16:26:23 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 11 avril 2018 11:33:35 +0200</lastBuildDate>
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