Revue Internationale des Francophonies http://rifrancophonies.com/rif Revue Internationale des Francophonies fr Gestion des conflits et consolidation de la paix en Afrique francophone : regards croisés de la Chine et de la Francophonie http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=357 Dans un contexte de conflits intra-étatiques, où les menaces sont globalisées et les stratégies individualisées, les puissances comme les organisations internationales, dont la Chine et la Francophonie font partie, sont engagées dans leur gestion. Malgré les différences dans leurs perceptions et leurs objectifs, la consolidation de la paix en Afrique francophone est un terrain commun où s’appliquent leurs politiques. La complémentarité de leurs actions mérite d’être soulignée dans notre article. Mettre l’une sous le regard de l’autre nous permet de mieux examiner leurs singularités et leurs similitudes avant d’envisager d’éventuelles coopérations. In an intra-state conflicts context, where threats are globalized and strategies are individualized, powers and international organizations, including China and Francophonie, are involved in their management. Despite the differences in perceptions and goals, peacebuilding in French-speaking Africa is a common ground in which their policies apply. The complementarity of their actions deserves to be emphasized in our article. Putting one under the gaze of the other allows us to better examine their peculiarities and similarities before considering possible cooperation. ven., 19 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=357 Recommandations aux auteurs http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=464 Note aux auteurs La Revue Internationale des Francophonies publie des articles originaux de recherche dont l’objet est la francophonie et la Francophonie (http://rifrancophonies.com/index.php?id=927). Les textes soumis pour publication ne peuvent avoir été déjà publiés ni faire l’objet simultanément d’autres publications, ni être en cours d’évaluation dans d’autres revues, ouvrages ou colloques. La reprise d’articles publiés dans une autre langue pourra être envisagée, en tout état de cause elle devra mentionner sa parution précédente dans la Revue Internationale des Francophonies. Les textes soumis doivent être rédigés en français et respecter la feuille de style (ci-dessous). Ils sont envoyés à la rédaction de la revue en version électronique sous format Word.doc à l’adresse : rif@univ-lyon3.fr et doivent mentionner les informations suivantes : Titre de l'article Nom(s) d(es) auteur(s) et rattachement universitaire/institutionnel et leur adresse électronique. Biographie : La biographie ne doit pas dépasser 5 lignes. Résumé : Le résumé doit faire de 2000 à 4000 signes.Abstract : La traduction en anglais doit faire de 2000 à 4000 signes. Mots-clés : 5 mots maximum.Keywords : 5 mots maximum. Les mots-clés et les keywords doivent être en minuscules (sauf l’initiale des noms propres) et séparés par des virgules. Il ne doit pas y avoir de renvoi en note de bas de page dans les informations ci-dessus. Après sélection par le comité de rédaction, les textes reçus sont soumis anonym ven., 19 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=464 Entretien de Marielle Payaud, Rédactrice en chef de la Revue internationale des Francophonies, avec Catherine Cano, Administratrice de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1120 Cela fait maintenant 50 ans que la francophonie s’institutionnalise, et on peut mesurer, depuis le début des années 1970, le chemin parcouru, Sommet après Sommet : le nombre de pays, universités, organismes, collectivités membres ou observateurs à l’OIF ou au sein des autres opérateurs n’a jamais été aussi important. La Francophonie intervient dans des domaines stratégiques et tend à devenir un des forums de délibération internationale les plus dynamiques. Il nous paraît intéressant de dresser le bilan, au regard des propres actions de votre institution, et ce à travers quelques questions. 1 – Quel bilan pensez-vous pouvoir tirer des 50 ans de la Francophonie institutionnelle ? La Francophonie institutionnelle est née de la volonté de quelques personnalités issues des Indépendances, les Présidents Senghor, Bourguiba, Dior et le Roi Sihanouk du Cambodge, de se rassembler autour de cet héritage qu’ils avaient en commun : la langue française. Avec une quinzaine d’autres dirigeants des cinq continents, en 1970, à Niamey, ils ont inscrit leurs pays dans ce mouvement de solidarité internationale qu’est la Francophonie. Le pari était risqué de faire converger les intérêts de ces États et gouvernements si divers. Cinquante ans après, on peut dire que le pari est largement gagné : des liens solides se sont tissés entre les peuples francophones autour de valeurs partagées. La langue française, ce ciment de notre Organisation, est devenue le ferment d’actions multiples dans des domaines mer., 10 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1120 Texte introductif. 50 ans de Francophonie institutionnelle http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1136 Les 12 et 13 décembre 2020 devait se tenir à Tunis le XVIIIe Sommet de la Francophonie. Comme de très nombreuses manifestations et rencontres de chefs d’État et de gouvernement, ce sommet n’a pas résisté à la crise sanitaire qui touche une très grande partie du monde depuis le début de l’année 2020. Ces Sommets, organisés tous les deux ans, constituent pour la Francophonie le point d’orgue d’une histoire institutionnelle « au long cours » puisque 2020 est également l’occasion, pour la Francophonie, de commémorer la signature le 20 mars 1970, il y a 50 ans donc, de la Convention portant création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT). Depuis lors, la Francophonie a pris une forme plus ouvertement politique à partir du Sommet de Versailles en 1986 et surtout en 1997 à Hanoï avec l’élection de son premier Secrétaire général, l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali. La transformation de la Francophonie en véritable organisation internationale s’est accompagnée d’un élargissement considérable, accueillant de plus en plus d’États membres et en regroupant aujourd’hui 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs (OIF, 2020). Parallèlement, notons que de nombreux mouvements et associations ont accompagné et encouragé ces processus d’institutionnalisation, qui se sont étendus à des domaines divers : l’économie, les médias, les universités et l’enseignement supérieur, donnant naissance à des opérateurs structurant, eux aussi, cette Francophonie institutionnelle internat mer., 10 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1136 Entretien de Marielle Payaud, Rédactrice en chef de la Revue internationale des Francophonies, avec Slim Khalbous, Recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1118 Cela fait maintenant 50 ans que la francophonie s’institutionnalise, et on peut mesurer, depuis le début des années 1970, le chemin parcouru, Sommet après Sommet : le nombre de pays, universités, organismes, collectivités membres ou observateurs à l’OIF ou au sein des autres opérateurs n’a jamais été aussi important. La Francophonie intervient dans des domaines stratégiques et tend à devenir un des forums de délibération internationale les plus dynamiques. Il nous paraît intéressant de dresser le bilan, au regard des propres actions de votre institution, et ce à travers quelques questions. 1 – Quel bilan pensez-vous pouvoir tirer, pour la francophonie, de cette institutionnalisation ? L’institutionnalisation de la francophonie est évidemment une excellente orientation dans le cadre du multilatéralisme. Ce choix a officialisé l’existence d’une communauté linguistique bien identifiée et dépersonnalisée qui donne une bonne visibilité à un ensemble de pays et d’institutions utilisant la langue française. Elle a aussi donné un caractère permanent à la francophonie et lui a procuré une meilleure présence au sein des instances et des organisations internationales. Toutefois si la complexification et les nouveaux enjeux des relations internationales contemporaines rendent incontournables toutes les formes de multilatéralisme dont la francophonie, ils leur imposent en même temps le défi de se renouveler. Le renouvellement de la francophonie institutionnelle est donc non seulement poss mar., 09 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1118 Entretien de Marielle Payaud, Rédactrice en chef de la Revue internationale des Francophonies, avec Yves Bigot, Directeur général de TV5Monde http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1122 Cela fait maintenant 50 ans que la francophonie s’institutionnalise, et on peut mesurer, depuis le début des années 1970, le chemin parcouru, Sommet après Sommet : le nombre de pays, universités, organismes, collectivités membres ou observateurs à l’OIF ou au sein des autres opérateurs n’a jamais été aussi important. La Francophonie intervient dans des domaines stratégiques et tend à devenir un des forums de délibération internationale les plus dynamiques. Il nous paraît intéressant de dresser le bilan, au regard des propres actions de votre institution, et ce à travers quelques questions. 1 – Quel bilan pensez-vous pouvoir tirer, pour la francophonie, de cette institutionnalisation ? Aujourd’hui, la Francophonie est constituée de 88 États membres. Elle est devenue un pôle attractif tant au niveau politique que culturel. C’est d’autant plus visible ces dernières années avec l’arrivée de pays plus francophiles que francophones comme la Corée du Sud ou le Mexique. Ces adhésions s’expliquent par une volonté de sortir de l’alignement sur les États-Unis d’un côté et la Chine de l’autre. L’institutionnalisation a bien sûr ses avantages mais aussi ses inconvénients. Le premier avantage est de donner un cadre de discussion et d’échanges sur des sujets politiques, sociaux, culturels, numériques et pour le développement de la langue française. Elle a permis aussi la création de projets communs comme TV5MONDE et les autres opérateurs de la Francophonie. Ce cadre institutionnel a forteme mar., 09 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1122 Entretien de Marielle Payaud, Rédactrice en chef de la Revue internationale des Francophonies, avec Jacques Krabal, Député de l’Aisne et Secrétaire général parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1124 Cela fait maintenant 50 ans que la francophonie s’institutionnalise, et on peut mesurer, depuis le début des années 1970, le chemin parcouru, Sommet après Sommet : le nombre de pays, universités, organismes, collectivités membres ou observateurs à l’OIF ou au sein des autres opérateurs n’a jamais été aussi important. La Francophonie intervient dans des domaines stratégiques et tend à devenir un des forums de délibération internationale les plus dynamiques. Il nous paraît intéressant de dresser le bilan, au regard des propres actions de votre institution, et ce à travers quelques questions. 1 – Quel bilan pensez-vous pouvoir tirer, pour la francophonie, de cette institutionnalisation ? Il est légitime de se poser cette question à l’occasion du cinquantenaire de la Francophonie. Et, au-delà de cet anniversaire, le sujet mérite qu’on s’y attarde. La réflexion nous oblige d’abord à nous replonger dans l’histoire, les fondements et même dans la sémantique du terme francophonie. Le mot « francophone », inventé comme vous le savez par le géographe géographe Onésime Reclus, avait comme définition « tous ceux qui sont ou semblent être destinés à rester ou devenir participants de notre langue » (Reclus, 1886, 422). Le critère linguistique avait comme objectif de gommer tout critère ethnique et de race pour intégrer les populations colonisées autour de la langue française. Il a fallu attendre près d’un siècle pour que le terme réapparaisse. C’est en 1960, et cette fois, dans le contexte mar., 09 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1124 Le parlement, acteur diplomatique pour le rayonnement du Cameroun à l’OIF http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1071 Le Cameroun, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, est un pays multiculturel. Ce multiculturalisme bien qu’imposé, est devenu un atout et a consolidé son intégration au monde moderne. Il s’ensuit que l’accession du pays à l’indépendance de ses deux territoires, le Cameroun oriental et le Cameroun occidental, jadis administrés respectivement par la France et l’Angleterre, a encore enrichi sa diversité culturelle. D’emblée, le premier Président Ahmadou Ahidjo a dû faire face à un dilemme concernant l’adhésion de l’État aux organisations internationales à caractère culturel, notamment à la Francophonie et au Commonwealth pour des raisons de stabilité interne. L’embarras d’Ahidjo peut se justifier par le fait qu’il était au centre de la gestion des indépendances, de la réunification, du fédéralisme et de l’unification du Cameroun. Le deuxième Président Paul Biya, arrivé au pouvoir en 1982, a attendu près d’une décennie avant que le pays soit accepté comme membre à part entière de la Francophonie. Pour y parvenir, c’est l’activisme de l’institution parlementaire à travers les élus du peuple qui a aussi déterminé la présence de l’État dès 1991 à la Francophonie. À l’explication, lors de la première rencontre de création de l’Association internationale des parlementaires de langue française du 17 au 18 mai 1967, l’Assemblée nationale du Cameroun faisait partie des membres fondateurs qui ont su mener la diplomatie parlementaire avec délicatesse au sein de l’AIPLF puis de l’APF. Un elfe parlementaire qui a influencé la politique étrangère du Cameroun. C’est ce qui permet d’émettre l’hypothèse selon laquelle le parlement est le maillon essentiel dans le fonctionnement d’un État au regard des insidieuses problématiques transnationales sur lesquelles il est appelé à donner son avis. Il travaille pour l’intérêt commun des citoyens, il fait recours au compromis pour la stabilité des institutions, il amende et vote tous les textes de lois nationaux et internationaux, il contrôle les autres institutions… Bref, il exerce l’autorité de l’État. Il convient donc d’étayer le travail des parlementaires camerounais pour ce qui est de leur marge de manœuvre dans la politique étrangère au sein de la Francophonie. La présente réflexion s’intéresse à la contribution des acteurs nationaux dans la définition de la politique étrangère des États vis-à-vis de la Francophonie. Cameroon, since the end of the First World War, has been a multicultural land. This multiculturality, although imposed, has become an asset and has consolidated its integration into the modern world. It follows that the country's accession to independence through its two territories, namely eastern Cameroon and western Cameroon, once administered by France and England respectively, has further enriched its cultural diversity. At the outset, the first President Ahmadou Ahidjo, then faced a dilemma concerning the accession of the State to international cultural organizations, in particular to the French-speaking nations and the Commonwealth for reasons of internal stability. Ahidjo’s embarrassment can be justified by the fact that he was central to the management of Cameroon’s independence, reunification, federalism and unification. Second President Paul Biya, who came to power in 1982, waited almost a decade before the country could be accepted as a full member of the French-speaking nations. To achieve this, it was the activism of the parliamentary institution through the elected representatives of the people that also determined the presence of the State in 1991, in the French-speaking nations. With the explanation, at the time of the first meeting of creation of the International Association of the French Language Parliamentarians from May 17 to 18, 1967, the National Assembly of Cameroon was one of the founding members, who knew how to conduct parliamentary diplomacy with delicacy within the AIPLF then the APF. A parliamentary elf who influenced Cameroon's foreign policy. This is what makes it possible to hypothesize that parliament is the substantive central point of the functioning of a state with regard to the insidious transnational issues on which it is called upon to give its opinion. It works for the common interest of the citizens, it resorts to compromise for the stability of the institutions, it amends and votes all the texts of national and international laws, it controls other institutions… In short, it exercises the authority of State. Parliamentary work should therefore be supported in terms of its room for maneuver in foreign policy within the French-speaking nations. This proposal is concerned with the contribution of national actors to define the foreign policy of States towards the French-speaking nations. lun., 08 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1071 L’institutionnalisation du militantisme acadien au Nouveau-Brunswick http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1049 Ce texte analyse l’institutionnalisation du mouvement pour l’avancement de la reconnaissance du français et du peuple acadien dans la province du Nouveau-Brunswick au Canada. Les Acadiens, francophones de cette province, représentent environ le tiers de la population. Ils ont acquis avec le temps des institutions, des droits linguistiques et des garanties constitutionnelles. L’objectif de ce texte est de montrer la trajectoire de l’institutionnalisation de ce mouvement pour jeter un éclairage sur l’effet structurant du rapport à l’État fédéral. Trois périodes d’actions collectives sont dégagées afin de cerner ce processus. La première période est marquée par le début de la création d’organisations vouées à la défense et la promotion des intérêts acadiens. Ensuite, l’on assistera au rapprochement de l’État fédéral en raison du contexte linguistique et du début des programmes de subvention au sortir d’une période caractérisée par des contestations plus visibles et vocales. Enfin, il se produira une imbrication des organisations du mouvement social aux processus de gouvernance horizontale au sein même de l’appareil gouvernemental, ainsi qu’une judiciarisation de l’action politique. Le regard macrosociologique offert dans ce texte montre que ce mouvement s’est développé selon son contexte. Le répertoire d’action a correspondu en grande partie à la norme et aux attentes de chaque contexte politique et historique. Ce texte montre par ailleurs qu’en institutionnalisant la lutte pour la reconnaissance des minorités francophones du pays au sein de l’appareil fédéral, les associations francophonistes se sont munies de ressources et elles ont obtenu une reconnaissance et un accès privilégié aux canaux du pouvoir public. Ce cas illustre de manière exemplaire le fait que les mouvements sociaux ne sont rarement complètement hors du champ étatique. Il rend compte des rapports complexes entre le gouvernement du Canada, le gouvernement d’une province et les minorités francophones qui sont installés sur ces territoires depuis bien avant la fondation du pays. Ce texte renforcera ainsi non seulement la pertinence de concevoir l’action politique des francophones du Canada en situation minoritaire comme des mouvements sociaux, mais jettera un éclairage sur le développement du mouvement acadien, au départ un mouvement nationaliste devenu progressivement un mouvement de défense de droits hautement institutionnalisé et professionnalisé. This paper presents an analysis of the institutionalization process of the social movement for the recognition of the French language and the Acadian people in the province of New Brunswick in Canada. Acadians, the French-speaking inhabitants of the Maritime provinces in Eastern Canada, represents one third of this province’s population. The main objective is to illustrate this institutionalization trajectory while underscoring the capacity of the federal state to truly structure such a movement. The paper develops three periods which were defined by looking closely to the collective action forms. It starts with the creation of social movement organizations devoted to the defense and promotion of Acadian’s interests. The second period underscores the rapprochement of the Acadian associations with the federal government in the context of the acknowledgment of the linguistic conflicts and through public funding programs, while coming out of a more open and vocal contestation period. In the last period, most of Acadian social movement organizations became embedded in horizontal management mechanism with the federal government apparatus and de judicialization of the political actions. The macrosociological view provided in this paper shows how this movement developed according to the context in which it is embedded. The repertoire of actions essentially corresponds to norms and expectations of each political and historical context. Moreover, this paper illustrates the institutionalization of the fight for the francophone minority’s recognition within the federal State provided the associations representing them resources, recognition and a privileged access to the channels of public decision. In a nutshell, this case exemplifies the fact that social movements are rarely completely exterior to the state. It showcases the complex interaction between provincial governments, the federal government and the French-speaking minorities, which their presence in North America goes back further than the foundation of the country. This paper will underscore the relevance of looking at French Canadian’s political actions through the lens of social movement theory, but also provide insight on the development of an Acadian movement that started as a nationalist movement, but today takes form in a highly professionalized and institutionalized language rights movement. mar., 02 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1049 Considérer l’Acadie. Ou lorsque les francophonies d’ailleurs contribuent à la reconnaissance des francophonies canadiennes http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1089 Cet article cherche à analyser la place qu’a pu progressivement se constituer l’Acadie tant à l’intérieur du Canada qu’au sein de la francophonie internationale. Nous défendons l’idée suivante : en dépit de l’absence d’institutions représentatives élues ni de reconnaissance politique formelle, l’Acadie a pu bénéficier d’une considération politique interne et internationale lui permettant de jouir d’une forme, certes ambiguë, de reconnaissance. Nous nous fonderons principalement sur la place que l’Acadie s’est progressivement constituée dans les relations France-Canada et au sein de la francophonie internationale. Nous aborderons plusieurs aspects de cette convergence des considérations politiques dont a pu bénéficier l’Acadie : 1 – A l’interne, par les politiques canadiennes qui ont pu encadrer étroitement le régime de reconnaissance minimaliste de l’Acadie au sein de la fédération canadienne ; 2 – A l’externe, par les relations particulières qui se sont développées entre la France et l’Acadie ; et 3 – à l’externe toujours, par les formes de reconnaissance dont l’Acadie jouit au sein des instances de la Francophonie grâce à l’entremise de la Société Nationale de l’Acadie (organisme porte-parole du peuple acadien) et des autres organismes et institutions acadiennes, ainsi que par l’adhésion du gouvernement du Nouveau-Brunswick comme « gouvernement membre de plein droit » au sein de l’OIF. Nous montrerons comment la considération politique de la France à l’égard de l’Acadie a contribué à faire exister l’Acadie sur la scène internationale, aux côtés de (et à travers) deux ordres de gouvernement : le gouvernement du Nouveau-Brunswick et le gouvernement fédéral canadien. Nous tenterons aussi de montrer qu’une telle reconnaissance « externe » de l’Acadie a permis au Nouveau-Brunswick de jouir d’une présence internationale qu’il n’aurait pas sans l’activisme des francophonies canadiennes ou internationales. Il semble qu’en l’espèce ce soit une nation sans État (l’Acadie) qui soit la cause de la présence, sur la scène internationale, d’un État sans nation (le Nouveau-Brunswick). This article seeks to analyze the place that Acadia has gradually carved out for itself both within Canada and within the international Francophonie. We defend the following idea: in spite of the absence of elected representative institutions and formal political recognition, Acadia has been able to benefit from internal and international political consideration that has allowed it to enjoy a form of recognition, albeit an ambiguous one. We will base our analysis primarily on the place that Acadia has gradually carved out for itself in France-Canada relations and within the international Francophonie. We will address several aspects of this convergence of political considerations from which Acadia has benefited: 1 - Internally, through the Canadian policies that have been able to closely frame the minimalist regime of recognition of Acadia within the Canadian federation; 2 - Externally, through the special relations that have developed between France and Acadia; and 3 - also externally, by the forms of recognition Acadia enjoys within the authorities of the Francophonie through the Société Nationale de l'Acadie (an organization representing the Acadian people) and other Acadian organizations and institutions, as well as by the New Brunswick government's membership as a "full-member government" in the OIF. We will show how France's political consideration for Acadia has contributed to the existence of Acadia on the international scene, alongside (and through) two levels of government: the Government of New Brunswick and the Canadian federal government. We will also try to show that such "external" recognition of Acadia has allowed New Brunswick to enjoy an international presence that it would not have had without the activism of the Canadian or international Francophonie. It seems that in this case it is a nation without a state (Acadia) that is the cause of the presence, on the international scene, of a state without a nation (New Brunswick). mar., 02 juin 2020 00:00:00 +0200 http://rifrancophonies.com/rif/index.php?id=1089