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    <title>Théia</title>
    <link>http://publications-prairial.fr/theia</link>
    <language>fr</language>
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      <title>Appel à numéro thématique</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=646</link>
      <description>https://publications-prairial.fr/theia/ La revue en ligne généraliste Théia. Revue d’histoire et d’histoire de l’art est consacrée à l’étude des périodes historiques modernes et contemporaines. Elle est ouverte aux perspectives transdisciplinaires qui permettent d’analyser un objet au prisme des approches de la plupart des sciences humaines et sociales, à partir des liens encore trop peu analysés entre histoire et histoire de l’art. La revue permet l’échange et la collaboration entre jeunes chercheurs et chercheurs confirmés selon le principe du peer review. Avec un périmètre original autour des liens entre histoire et histoire et histoire de l’art, Théia entend favoriser les thématiques liées à la rencontre entre lisible et visible ; entre mots et images ; entre langage visuel et matériel et langage écrit et parlé ; entre sources textuelles, visuelles et matérielles.  Pour vous donner une idée des thématiques déjà abordées, la revue compte les numéros suivants : 1 | 2024 Retours d’expérience en édition numérique de sources en histoire et histoire de l’art 2 | 2025 Trouble dans le visuel À paraître en novembre 2026 : 3 | Histoire expérimentale et sensorialités À paraître en 2027 : 4 | Les sièges d’organisations internationales dans le monde : histoire, architecture, décoration Si vous souhaitez échanger avec le comité pour la soumission d’un dossier thématique, qui peut constituer la restitution d’un événement scientifique ; ou faire l’objet d’un appel à articles, ou les deux</description>
      <pubDate>mer., 30 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Appel à varia</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=648</link>
      <description>English below Les contributions sont acceptées jusqu’au 15 janvier pour une publication en novembre de la même année Théia. Revue d’histoire et histoire de l’art est une jeune revue scientifique en Open Access consacrée à la recherche en histoire et en histoire de l’art des périodes modernes et contemporaines (xve s.-xxie s.). https://publications-prairial.fr/theia/ Les interactions entre histoire et histoire de l’art, par le biais notamment des cultures visuelles et matérielles, forment un des socles importants de la revue. Les articles sont publiés dans l’une des cinq langues suivantes : français, anglais, espagnol, italien, allemand. En complément du numéro thématique, les chercheurs sont invités à soumettre des articles destinés à la section varia. Les varia peuvent, par exemple, accueillir des comptes-rendus de journée d’étude ou de colloques, ou des articles non liés à la thématique principale du numéro.  Modalité de soumission Les articles, avec une courte bio-bibliographie de l’auteur, devront être envoyés à l’adresse suivante : revue_theia@groupes.renater.fr et joana.barreto@univ-lyon2.fr Les premières versions des varia (entre 35 000 et 55 000 signes) complets seront à rendre le 15 janvier 2027. Les propositions seront évaluées ensuite de manière anonyme, à partir du principe de l’expertise en double aveugle (peer review), conformément aux usages de la revue. Il est possible d’insérer jusqu’à 10 images en 300 dpi, légendées et libres de droits.  Date de rendu des « </description>
      <pubDate>mer., 30 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Appel à notes et documents</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=650</link>
      <description>English below Les contributions sont acceptées jusqu’au 15 janvier pour une publication en novembre de la même année Théia. Revue d’histoire et histoire de l’art est une jeune revue scientifique en Open Access consacrée à la recherche en histoire et en histoire de l’art des périodes modernes et contemporaines (xve s.-xxie s.). https://publications-prairial.fr/theia/ Les interactions entre histoire et histoire de l’art, par le biais notamment des cultures visuelles et matérielles, forment un des socles importants de la revue. Les articles sont publiés dans l’une des cinq langues suivantes : français, anglais, espagnol, italien, allemand. En complément du numéro thématique annuel, les chercheurs sont invités à soumettre des articles destinés à la section Notes et documents. La section Notes et documents s’adresse principalement aux jeunes chercheurs (masters et doctorat), et de manière générale aux trouvailles documentaires et archivistiques se prêtant à un format plus réduit. Modalité de soumission Les articles, avec une courte bio-bibliographie de l’auteur, devront être envoyés à l’adresse suivante : revue_theia@groupes.renater.fr et joana.barreto@univ-lyon2.fr. Les Notes et documents comptent entre 5 000 et 8 000 signes. Les propositions seront évaluées par le comité de rédaction. Il est possible d’insérer jusqu’à 3 images en 300 dpi, en format jpeg, et libres de droits. Date de rendu des notes et documents : 15 janvier 2027 Retour du comité de rédaction : 15 février 2027 Pu</description>
      <pubDate>mer., 30 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Recommandations aux auteurs</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=73</link>
      <description>Soumission des contributions : revue_theia@groupes.renater.fr La revue généraliste Théia. Revue d’histoire et d’histoire de l'art est dédiée aux périodes moderne et contemporaine. Elle est coordonnée par des chercheurs et enseignants-chercheurs du LARHRA (Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes). Elle est ouverte aux perspectives transdisciplinaires qui permettent d'analyser un objet au prisme des approches de toutes les sciences humaines et sociales. Elle paraît sous la forme d’un numéro annuel constitué d’articles regroupés en dossiers thématiques, et accueille des varia. Les articles sont publiés dans l’une des cinq langues suivantes : français, anglais, espagnol, italien, allemand. Évaluation Les articles proposés sont soumis à une double procédure d’expertise en double-aveugle, en externe. Le comité de rédaction désigne deux rapporteurs externes, sélectionnés selon les thématiques de l’article.  L’auteur est averti par le secrétariat de rédaction du rejet ou de l’acceptation, avec ou sans corrections, de l’article évalué selon une grille d’évaluation interne. Textes Les articles, du dossier thématique comme de la section Varia, entre 35 000 et 55 000 signes, espaces et notes compris, peuvent être accompagnés de documents (images, cartes, graphiques…). Les articles de la section Notes et documents, entre 5 000 et 8 000 signes, respectent les mêmes critères scientifiques.  Les articles et les documents doivent être préparés selon les normes suivantes : Vous ne deve</description>
      <pubDate>ven., 10 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Les Astronomes de Gerrit Dou</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=275</link>
      <description>Située au croisement de l’ancienne et de la nouvelle science, la figure du savant est très répandue au xviie siècle. C’est au même moment que les savoirs se spécialisent et qu’apparaissent les disciplines scientifiques, au cours d’une « révolution scientifique », aujourd’hui remise en question. La multiplication d’images de la figure du savant et de l’astronome illustre un intérêt croissant de la part du public comme des artistes pour l’étude de l’univers. Ce sujet est particulièrement représenté à Leyde, où la fondation de l’université en fait, en 1575, un centre intellectuel majeur à l’échelle internationale. Instaurée par Gerrit Dou, initiateur d’une nouvelle génération d’artistes à Leyde tels que Frans van Mieris, Godfried Schalcken ou encore Gabriel Metsu, la figure de « l’astronome à l’étude » devient un modèle iconographique incontournable, incarnant le basculement entre la science classique et la science moderne. Cette dernière s’inscrit dans une représentation héritée de la tradition iconographique antique et chrétienne, dont elle s’émancipe pour tendre vers une incarnation profane de la connaissance, et une définition plus large de l’étude. L’iconographie de l’astronome est diffusée dans la culture visuelle néerlandaise par les fijnschilders, qui entretiennent et perpétuent par là même la tradition picturale de Leyde qui a fait leur renommée, celle d’une peinture léchée, qui pousse la précision du détail à son paroxysme, notamment sur les instruments scientifiques. Situated at the crossroads of ancient and new science, the figure of the scholar was highly popular during the 17th century. It was at this time that knowledge became specialized and scientific disciplines emerged, simultaneously with a « scientific revolution », which is today questioned. The multiplication of images of scholars and astronomers illustrates a growing interest from both the public and artists in the study and the universe. This subject is especially well represented in Leiden, where the founding of the University in 1575 made the city a major intellectual center in Europe. Established by Gerrit Dou, leader of a new generation of artists in Leiden, such as Frans van Mieris, Godfried Schalcken, and Gabriel Metsu, « the astronomer in his study » became an unavoidable iconographic model that embodied the shift from classical to the modern science. This one is rooted in a representation inherited from the antique and Christian iconographic traditions, from which it emancipates to lean toward a secular incarnation of awareness, and a more popular definition of the study. The iconography of the astronomer spread in the visual culture by the fijnschilders, who perpetuated the pictorial tradition of Leiden that made them famous: a meticulous painting that brings the accuracy of detail to its peak, especially regarding instruments of knowledge, to the point that it is sometimes possible to identify them. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Devantures parisiennes, féeries féminines</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=313</link>
      <description>Le dispositif de la vitrine, en tant qu’objet représentationnel ancré dans la culture visuelle, permet de dévoiler l’organisation du système de production et de consommation visuelle, soumis au conditionnement implicite de la construction de soi par le regard, celui projeté par la vitrine. Cet article propose une nouvelle lecture des vitrines des boutiques Art déco à travers la représentation qu’elles offrent des femmes, en analysant le pouvoir symbolique de la mise en scène du corps féminin dans la configuration de l’identité parisienne moderne. La revitalisation des arts décoratifs français de l’entre-deux-guerres, stimulée par l’essor de l’art de la boutique et de la devanture, a non seulement contribué à la construction d’une identité nationale fondée sur l’excellence artisanale, mais a également participé à la redéfinition de l’identité de genre. La révision de l’imaginaire sexuel par l’Art déco a fourni à la France un outil permettant de façonner l’image de la modernité qu’elle souhaitait transmettre au monde. The window display, as a representational object rooted in visual culture, reveals the organization of the system of visual production and consumption, which is subject to the implicit conditioning of self-construction through the gaze – specifically, the gaze projected by the shop window. This article proposes a new reading of Art Deco storefronts through the representation they offer of women, by analyzing the symbolic power of the female body in shaping modern Parisian identity. The revitalization of French decorative arts during the interwar period, stimulated by the rise of shop and storefront design, not only contributed to the construction of a national identity based on artisanal excellence, but also played a role in redefining gender identity. Art Deco’s revision of the sexual imaginary provided France with a tool to shape the image of modernity it sought to project to the world. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Utopies du genre et aspirations théosophiques dans la Cité mondiale de Hendrik Christian Andersen (1872-1940)</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=343</link>
      <description>Auteur d’un ambitieux projet de ville idéale qui ne vit pourtant jamais le jour, le sculpteur norvégien Hendrik Christian Andersen (1872-1940), installé à Rome dès 1896, consacre sa vie à la réalisation de sculptures colossales, des nus héroïques d’hommes et de femmes aux muscles saillants, qui auraient dû trouver place au sein de cette audacieuse Cité mondiale. Si l’homosexualité d’Andersen ne fait pas mystère, les spécialistes de l’artiste n’ont que très marginalement relié la figure du sculpteur, et son intérêt pour la représentation du corps, à une histoire culturelle et visuelle des sexualités et du genre qui est pourtant indispensable pour saisir la complexité de son œuvre et sa portée à la fois intime et politique. Cet article souhaite ainsi interroger tout d’abord les liens d’Andersen avec une subculture queer qui a été déterminante pour sa formation et son installation à Rome. Nous allons ensuite questionner la représentation du féminin et du masculin dans l’œuvre d’Andersen, à la lumière des théories théosophiques et mystiques ayant promu, au début du xxe siècle, le principe de l’unité des genres. Le sculpteur et sa belle-sœur, Olivia Cushing (1871-1917), qui a largement contribué à la conception de l’utopie urbaine d’Andersen, maîtrisaient amplement ces doctrines qui s’avèrent fondamentales pour saisir pleinement les enjeux de la Cité mondiale. The Norwegian sculptor Hendrik Christian Andersen (1872–1940), who settled in Rome in 1896, dedicated his life to the creation of monumental sculptures—heroic nudes of men and women with exaggerated musculature—that were meant to be part of an ambitious ideal city, the World Centre of Communication. Until now, scholars have only marginally explored the connections between Andersen’s artistic and utopian production, his fascination with the human form, and the broader cultural and visual history of sexuality and gender. Such an approach is however crucial to fully grasp the complexity of his work and its intimate as well as public and political dimensions. This article first examines Andersen’s ties to a queer subculture that played a crucial role in shaping his artistic formation and his establishment in Rome. It then explores the representation male and female bodies in his work through the lens of early twentieth-century theosophical and mystical theories, which advocated for the principle of gender unity. Both the sculptor and his sister-in-law, Olivia Cushing (1871-1917)—who was instrumental in shaping and financing Andersen’ utopian vision—had a deep understanding of these doctrines, which prove fundamental to fully comprehending the dream behind the World Centre of Communication. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>La critique d’art au premier sommet de la Terre : le rôle consultatif de l’AICA auprès des instances onusiennes (1971-1976)</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=434</link>
      <description>La conférence de Stockholm de 1972 fut le catalyseur d’une série d’échanges sur les problèmes environnementaux entre l’AICA, l’UNESCO et l’ONU. Cet article se saisit de leurs traces écrites, principalement conservées dans les archives de l’AICA, pour analyser les frictions suscitées par des divergences de perspectives sur les problèmes environnementaux, au sein desquelles s’immiscèrent des enjeux propres aux relations institutionnelles qui liaient l’association des critiques d’art aux instances onusiennes. Le colloque « La face de la Terre », organisé lors de la 23e assemblée générale de l’AICA à Amsterdam, aboutit à la formulation de recommandations dont les considérations sur l’architecture et l’urbanisme défendaient le rôle de l’esthétisme face à la dégradation des milieux de vie. Il servit de feuille de route lors de la participation de l’association aux réunions internationales sur l’environnement à partir du colloque « L’homme et son milieu » organisé par l’UNESCO à Paris, en amont du premier sommet de la Terre, jusqu’à la conférence Habitat de Vancouver en 1976. Les contributions de l’AICA furent difficilement audibles face aux objectifs de la politique internationale. Leur analyse permet de croiser l’histoire environnementale à celle de la critique d’art à un moment où celle-ci semble être restée à l’écart d’une forte prise de conscience écologique. The 1972 Stockholm Conference was the catalyst for a series of exchanges on environmental issues between AICA, UNESCO, and the UN. This article draws on written records, mainly preserved in the archives of AICA, to analyze the frictions caused by differing perspectives on environmental issues, compounded by issues specific to the institutional relations between the association of art critics and UN bodies. The symposium “The Face of the Earth,” organized during the 23rd General Assembly of AICA in Amsterdam, resulted in the formulation of recommendations whose considerations on architecture and urban planning defended the role of aesthetics in the face of the degradation of living environment. It served as a roadmap for the association’s participation in international meetings on the environment, from the symposium “L’homme et son milieu” organized by UNESCO in Paris, ahead of the first Earth Summit, to the Habitat Conference in Vancouver in 1976. The AICA’s contributions were difficult to hear in the face of international policy objectives. Their analysis allows us to cross-reference environmental history with that of art criticism at a time when the latter seems to have remained on the sidelines of a strong ecological awareness. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Introduction. Trouble dans le visuel</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=472</link>
      <description>Il y a trente-cinq ans paraissait l’ouvrage fondateur de Judith Butler, Trouble dans le genre, traduit en français en 20051. Marquant le tournant queer des études gay et lesbiennes, féministes et de genre, l’opus a connu une fortune critique inégale dans les sciences humaines et sociales, notamment en histoire de l’art2, ouvrant de nouvelles interprétations sur les rapports sociaux de genre dans les cultures artistiques et visuelles. S’il s’agissait pour Butler d’« établir un rapport bien plus troublant entre pratique lesbienne et théorie féministe3 », l’ambition s’est élargie à la contestation de la binarité masculin/féminin et à la volonté d’appliquer ces grilles de lecture déconstruites à de multiples enjeux. L’étude des identités, des styles de vie non-(hétéro)normatifs et des binarités de genre a permis d’interroger nos modalités de regards sur des productions visuelles issues, ou non, des minorités sexuelles et de genre4. Comment interpréter ces ambiguïtés visuelles de genre ? La binarité est-elle irréductible ? Comment comprendre ces résistances à l’identification ? Comment aborder et (re)lire tout un pan de l’histoire de l’art et de la production artistique à l’aune de cette vision « queer » ? Le trouble, ce qui altère la vue, crée la confusion, le désordre et l’égarement, est devenu un élément paradigmatique de la modernité, associée aux nouvelles technologies de genre qui se sont développées au xixe siècle. Fondatrice de la théorie queer, l’universitaire d’origine i</description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>Épiphanie olfactive. Homosexualité masculine et olfaction dans la culture visuelle victorienne (1880-1900)</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=474</link>
      <description>À la fin du xixe siècle, dans le contexte normatif et corseté de l’Angleterre victorienne, l’usage du parfum – que Marc-André Raffalovich identifie en 1896 comme l’un des principaux adjuvants de « l’attirail féminin » – devient un marqueur sensoriel de l’homosexualité masculine. Le recours aux fragrances vient heurter l’idéal de neutralité olfactive alors imposé par les autorités morales et scientifiques. Cet article analyse les enjeux de la culture olfactive victorienne au cours des années 1880-1890 – décennies qualifiées d’anarchie sexuelle par Elaine Showalter – dans les dynamiques de genre et les formes de sa performativité. L’article éclaire la manière dont l’ambivalence même du parfum – qui dissimule autant qu’elle révèle – en fait un outil épistémologique majeur pour penser les ambiguïtés sexuelles, tout en démontrant, à travers une approche culturaliste, les mécanismes de contrôle social visant les sexualités marginales. Les affinités entre homosexualité et parfum, bien que réprimées par l’establishment victorien, trouvent des modes d’expression alternatifs dans la culture visuelle et littéraire fin de siècle, en particulier au sein des little magazines, véritables foyers d’expression queer. Ces publications forment un réseau urbain de contre-culture au sein duquel l’évocation de parfums capiteux, d’encens liturgiques et de fioles suggestives esquisse une cartographie olfactive du désir homoérotique, subvertissant les normes sensorielles et sexuelles dominantes. At the end of the nineteenth century, within the normative and tightly controlled context of Victorian England, the use of perfume—identified by Marc-André Raffalovich in 1896 as one of the principal components of the “feminine arsenal”—emerged as a sensory marker of male homosexuality. This fragrant practice directly challenged the ideal of olfactory neutrality imposed by moral and scientific authorities. This article explores the cultural and political significance of olfaction in Victorian England during the 1880s and the 1890s—decades characterized by what Elaine Showalter terms a moment of sexual anarchy-through the intersecting lenses of gender dynamics and performative identity. It foregrounds the ambiguous nature of perfume—which conceals as much as it reveals—as an epistemological tool for probing sexual ambiguity, while also illuminating, from a culturalist perspective, the mechanisms of social control exerted upon marginal sexuality. While the affinities between homosexuality and perfume were vigorously suppressed by the Victorian establishment, they nonetheless found alternative channels of expression within the fin de siècle visual and literary culture—most notably through the little magazines, which served as vital laboratories of queer expression. These publications constituted an urban countercultural network, wherein the evocation of heady perfumes, liturgical incense, and suggestive vials traced an olfactory cartography of homoerotic desire, subverting dominant sensory and sexual norms. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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