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    <title>Trouble dans le visuel</title>
    <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=252</link>
    <description> Dans la continuit&amp;eacute; de la journ&amp;eacute;e d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes qui s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;roul&amp;eacute;e &amp;agrave; Lyon en janvier 2024, ce num&amp;eacute;ro th&amp;eacute;matique de la revue Th&amp;eacute;ia souhaite poursuivre la r&amp;eacute;flexion engag&amp;eacute;e en proposant de l&amp;rsquo;approfondir d&amp;rsquo;un point de vue historique et th&amp;eacute;matique. L&amp;rsquo;histoire du &amp;laquo; trouble dans le genre &amp;raquo; et des sexualit&amp;eacute;s minoritaires et r&amp;eacute;prouv&amp;eacute;es a mis au jour les multiples constructions socioculturelles qui ont structur&amp;eacute; l&amp;rsquo;imposition naturalis&amp;eacute;e de la binarit&amp;eacute; masculin-f&amp;eacute;minin. Celle-ci s&amp;rsquo;est effectu&amp;eacute;e au d&amp;eacute;triment de modalit&amp;eacute;s plus fluides et mouvantes d&amp;rsquo;identit&amp;eacute;s de genre, articul&amp;eacute;es autour d&amp;rsquo;orientations sexuelles non h&amp;eacute;t&amp;eacute;ronorm&amp;eacute;es.  Ce num&amp;eacute;ro a l&amp;rsquo;ambition d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudier les processus de visualit&amp;eacute;s et de visualisation de genre, en lien avec les effets de visibilisation ou d&amp;rsquo;invisibilisation de ces minorit&amp;eacute;s qui se retrouvent dans la repr&amp;eacute;sentation des ambigu&amp;iuml;t&amp;eacute;s sexuelles et de genre. Cet &amp;laquo; entre-deux &amp;raquo; (troisi&amp;egrave;me sexe, hermaphrodite, gynandre, androgyne, travesti, eunuque, inverti, gar&amp;ccedil;onne, trans&amp;hellip;) pose la question de l&amp;rsquo;articulation entre sexe, genre et sexualit&amp;eacute;s. Les r&amp;eacute;cits mythologiques qui prennent en charge ces figures, les r&amp;eacute;investissements scientifiques dont elles ont fait l&amp;rsquo;objet au xixe si&amp;egrave;cle, dans le cadre de la psychiatrie et de la sexologie naissante, et les r&amp;eacute;appropriations artistiques qui les ont fait muter durant les deux si&amp;egrave;cles pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents, donnent &amp;agrave; ces figures une valeur heuristique pour penser les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s occidentales dans la modernit&amp;eacute;. Les r&amp;eacute;flexions plus r&amp;eacute;centes, port&amp;eacute;es par les mouvements f&amp;eacute;ministes, LGBT et queer, posent en retour la question des formes d&amp;rsquo;engagement activiste, des constructions d&amp;rsquo;homonormativit&amp;eacute;, de la pluralit&amp;eacute; des f&amp;eacute;minismes et des espaces communautaires des minorit&amp;eacute;s de genre. Il s&amp;rsquo;agira d&amp;rsquo;&amp;eacute;valuer la mani&amp;egrave;re dont leur d&amp;eacute;construction a pu &amp;ecirc;tre revendiqu&amp;eacute;e par divers individus ou groupes militants et activistes, dans l&amp;rsquo;objectif de faire &amp;eacute;voluer la domination naturalis&amp;eacute;e des repr&amp;eacute;sentations cisgenre h&amp;eacute;t&amp;eacute;ronorm&amp;eacute;es. </description>
    <category domain="http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=77">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 29 avril 2025 15:59:50 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Les jambes de l’orientaliste : photographie et transidentité chez Jane Dieulafoy </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=259</link>
      <description>Cet article examine l’écrivain·e et archéologue Jane Dieulafoy sous l’angle de la transidentité, plutôt que par le biais du cadre féministe traditionnel à travers lequel iel a le plus souvent été évoqué·e dans les études contemporaines. Dans les années 1880, Dieulafoy a voyagé à travers le Moyen-Orient avec son mari Marcel, ingénieur civil, avec le soutien du gouvernement français. Ils ont ramené plus de quarante tonnes d’objets de Perse, dont beaucoup sont encore exposés au musée du Louvre. Jane était le·a photographe de la mission, en plus de tenir un carnet de voyage détaillé, publié avec des photographies dans le journal de voyage le Tour du monde. Cet article soutient que sa photographie, calquée sur celle de ses confrères orientalistes ayant voyagé au Moyen-Orient, est essentielle pour comprendre l’image de soi que Dieulafoy entretenait. La tradition visuelle de la photographie orientaliste et ses structures de pouvoir inhérentes lui ont permis de s’imaginer comme un modèle masculin distinct de la francité. Ce rôle de la photographie comme affirmation de genre anticipe la place de la photographie dans certaines identités trans contemporaines. This article considers the nineteenth-century writer Jane Dieulafoy through the lens of trans identity, rather than through the traditional feminist framework through which they have most often been remembered in contemporary scholarship. In the 1880s, Dieulafoy traveled through the Middle East with their husband Marcel, a civil engineer, with the support of the French government. They brought back over forty tons of artifacts from Persia, many of which can still be viewed in the Louvre Museum. Jane was the photographer for the mission, in addition to keeping a detailed travelogue that would be published—along with photos—in the Tour du monde travel journal. This article argues that Dieulafoy’s photography, modeled on that of fellow Orientalists who had traveled to the Middle East, is central to understanding their self-conception. The visual tradition of Orientalist photography and its inherent power structures allowed Dieulafoy to imagine themselves as a distinctly masculine model of Frenchness. This use of photography as gender affirmation anticipates the role of photography in certain contemporary trans identities. </description>
      <pubDate>jeu., 29 janv. 2026 17:51:38 +0100</pubDate>
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      <title>L’imaginaire amazonien : itinéraire révolutionnaire d’une transgression de genre </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=327</link>
      <description>Tandis que, durant le xixe siècle, se posent en France les bases juridiques, morales et scientifiques d’une nouvelle distinction de genre qui relègue les femmes à la sphère domestique et privée, les événements insurrectionnels qui se répètent voient paradoxalement fleurir la figure – réelle ou fantasmée – de la femme en armes. La période de la Révolution française fait de ces femmes en uniforme, cherchant à intervenir dans la sphère publique et politique, des amazones, réveillant un imaginaire qui souligne la transgression de genre, conduisant à leur identification particulière, distincte des autres femmes. À travers l’étude de ce siècle des révolutions, l’article analyse la mythographie des Amazones afin d’observer ses différentes reconfigurations, d’évaluer l’ambivalence de son traitement dans les discours et les images et d’interroger ses potentialités subversives. While the legal, moral and scientific foundations of a new gender distinction were being established in France during the 19th century, relegating women to the domestic and private sphere, repeated insurrectionary events paradoxically saw the emergence of the figure—real or fantasized—of the woman in arms. During the French Revolution, these women in uniform, seeking to intervene in the public and political sphere, became Amazons, awakening an imaginary that emphasizes gender transgression, leading to their particular identification, distinct from other women. Through the study of this century of revolutions, the article proposes to analyze the mythography of Amazons, in order to observe its various reconfigurations, evaluate the ambivalence of its treatment in discourse and images, and question its subversive potential. </description>
      <pubDate>mer., 25 févr. 2026 16:04:07 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>Utopies du genre et aspirations théosophiques dans la Cité mondiale de Hendrik Christian Andersen (1872-1940) </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=343</link>
      <description>Auteur d’un ambitieux projet de ville idéale qui ne vit pourtant jamais le jour, le sculpteur norvégien Hendrik Christian Andersen (1872-1940), installé à Rome dès 1896, consacre sa vie à la réalisation de sculptures colossales, des nus héroïques d’hommes et de femmes aux muscles saillants, qui auraient dû trouver place au sein de cette audacieuse Cité mondiale. Si l’homosexualité d’Andersen ne fait pas mystère, les spécialistes de l’artiste n’ont que très marginalement relié la figure du sculpteur, et son intérêt pour la représentation du corps, à une histoire culturelle et visuelle des sexualités et du genre qui est pourtant indispensable pour saisir la complexité de son œuvre et sa portée à la fois intime et politique. Cet article souhaite ainsi interroger tout d’abord les liens d’Andersen avec une subculture queer qui a été déterminante pour sa formation et son installation à Rome. Nous allons ensuite questionner la représentation du féminin et du masculin dans l’œuvre d’Andersen, à la lumière des théories théosophiques et mystiques ayant promu, au début du xxe siècle, le principe de l’unité des genres. Le sculpteur et sa belle-sœur, Olivia Cushing (1871-1917), qui a largement contribué à la conception de l’utopie urbaine d’Andersen, maîtrisaient amplement ces doctrines qui s’avèrent fondamentales pour saisir pleinement les enjeux de la Cité mondiale. The Norwegian sculptor Hendrik Christian Andersen (1872–1940), who settled in Rome in 1896, dedicated his life to the creation of monumental sculptures—heroic nudes of men and women with exaggerated musculature—that were meant to be part of an ambitious ideal city, the World Centre of Communication. Until now, scholars have only marginally explored the connections between Andersen’s artistic and utopian production, his fascination with the human form, and the broader cultural and visual history of sexuality and gender. Such an approach is however crucial to fully grasp the complexity of his work and its intimate as well as public and political dimensions. This article first examines Andersen’s ties to a queer subculture that played a crucial role in shaping his artistic formation and his establishment in Rome. It then explores the representation male and female bodies in his work through the lens of early twentieth-century theosophical and mystical theories, which advocated for the principle of gender unity. Both the sculptor and his sister-in-law, Olivia Cushing (1871-1917)—who was instrumental in shaping and financing Andersen’ utopian vision—had a deep understanding of these doctrines, which prove fundamental to fully comprehending the dream behind the World Centre of Communication. </description>
      <pubDate>jeu., 26 févr. 2026 14:39:51 +0100</pubDate>
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      <title>Elle fait signe… elles la voient ! L’invention d’une culture visuelle par les lesbiennes pour « faire communauté » </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=385</link>
      <description>À partir de la fin du xixe siècle en France, alors que des femmes de milieux aisés accèdent à un enseignement de qualité et à une plus grande autonomie financière grâce à leur professionnalisation, certaines des milieux artistiques vont pouvoir se situer par rapport à leur orientation sexuelle et à leur choix affectif, même si elles n’emploient pas le mot lesbienne pour se définir. Ces femmes choisissent un vestiaire neutre et pratique, que la presse notamment qualifie de masculin, pour s’éloigner de l’hyperféminité hétérosexuelle et échapper aux regards dominants de la séduction. Les signes de reconnaissance entre femmes du même sexe se multiplient pour faire sens en dehors des caricatures de presse des « saphistes » de cabaret, tandis que les milieux populaires n’hésitent pas à surjouer le masculin. Cet article se propose d’étudier ces signes d’identification, comme la discrétion d’une jupe cachant un bracelet de cheville, un col de chemise plus ou moins relevé ou une bague à l’auriculaire. L’analyse de son évolution dans les milieux artistiques jusque dans les années 1960 se focalisera sur un geste, une posture, un regard échangé le temps d’une chanson dans un cabaret. On peut suivre ces signes grâce aux peintres et aux photographes femmes qui accélèrent la visibilité au sein d’un réseau ou d’un groupe, et proposent d’autres types de féminité dans les portraits et autoportraits. La photographie joue un rôle central permettant aux femmes de se voir en réseau, en groupe, en couple, en dehors des sociabilités hétérosexuelles, comme Alice Austen et Gertrude Amelia Tate, mais aussi en autorisant la diffusion d’autres modèles de présentation, avec Louise Abbéma et les publicités Félix Potin. Cette étude portera sur d’autres histoires de couple, comme Rosa Bonheur et Nathalie Micas, Claude Cahun et Marcel Moore, la peintre Romaine Brooks, qui choisit de présenter son autoportrait aux côtés de portraits d’amies-amantes, les intellectuelles expatriées à Paris photographiées par Berenice Abbott, qui évoquent les réseaux, les soutiens féminins et la liberté vestimentaire, et enfin, Gertrude Stein vue par sa compagne et première lectrice Alice B. Toklas, en écho aux peintures de Picasso et aux sculptures de Jo Davidson, refusant ainsi les positions corporelles réservées aux femmes de l’époque. L’article abordera dans un dernier temps la télévision qui, à partir des années 1950-1960, se fait involontairement la médiatrice de cette culture du silence, visible pour un petit public d’initiées. Au moment où se cultivent la moralité et la décence dans la France d’après-guerre, les signes de reconnaissance se multiplient en toute discrétion, bousculant les codes lesbiens et les identités de genre.  From the end of the 19th century in France, as women from well-to-do backgrounds gained access to quality education and greater financial autonomy thanks to their professionalization, some women from artistic backgrounds were able to situate themselves in relation to their sexual orientation and emotional choice, even if they did not use the word lesbian to define themselves. These women chose a neutral and practical wardrobe, which the press in particular described as masculine, to distance themselves from heterosexual hyper-femininity and escape the dominant gaze of seduction. Signs of recognition between women of the same sex are multiplying to make sense outside the press caricatures of cabaret “sapphists,” while the working classes are not hesitating to overplay their masculinity. This article looks at these signs of identification, such as the discretion of a skirt concealing an ankle, a shirt collar more or less raised, or a ring on the little finger. The analysis of its evolution in artistic circles up to the 1960s will focus on a gesture, a posture, a look exchanged during a song in a cabaret. We can follow these signs through the female painters and photographers who accelerated visibility within a network or a group, and suggest other types of femininity in portraits and self-portraits. Photography has played a central role in enabling women to see themselves in networks, groups and couples, outside heterosexual social circles, as in the case of Alice Austen and Gertrude Amelia Tate, but also by authorizing the spread of other models of presentation, as in the case of Louise Abbéma and the Félix Potin advertisements. This study will look at other stories of couples, such as Rosa Bonheur and Nathalie Micas, Claude Cahun and Marcel Moore, the painter Romaine Brooks, who chose to show herself in her self-portrait friends, the expatriate intellectuals in Paris photographed by Berenice Abbott, who evoke networks, female support and freedom to dress, and finally, Gertrude Stein as seen by her companion and first reader Alice B. Toklas, echoing Picasso’s paintings and Jo Davidson’s sculptures, thus rejecting the bodily positions reserved for women at the time. To conclude, the article looks at television, which from the 1950s-1960s unwittingly mediated this culture of silence, visible to a small audience of insiders. At a time when morality and decency were being cultivated in post-war France, signs of recognition were discreetly multiplying, shaking up lesbian codes and gender identities. </description>
      <pubDate>jeu., 26 févr. 2026 19:36:14 +0100</pubDate>
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      <title>Introduction. Trouble dans le visuel </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=472</link>
      <pubDate>lun., 02 mars 2026 16:46:06 +0100</pubDate>
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      <title>Épiphanie olfactive. Homosexualité masculine et olfaction dans la culture visuelle victorienne (1880-1900) </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=474</link>
      <description>À la fin du xixe siècle, dans le contexte normatif et corseté de l’Angleterre victorienne, l’usage du parfum – que Marc-André Raffalovich identifie en 1896 comme l’un des principaux adjuvants de « l’attirail féminin » – devient un marqueur sensoriel de l’homosexualité masculine. Le recours aux fragrances vient heurter l’idéal de neutralité olfactive alors imposé par les autorités morales et scientifiques. Cet article analyse les enjeux de la culture olfactive victorienne au cours des années 1880-1890 – décennies qualifiées d’anarchie sexuelle par Elaine Showalter – dans les dynamiques de genre et les formes de sa performativité. L’article éclaire la manière dont l’ambivalence même du parfum – qui dissimule autant qu’elle révèle – en fait un outil épistémologique majeur pour penser les ambiguïtés sexuelles, tout en démontrant, à travers une approche culturaliste, les mécanismes de contrôle social visant les sexualités marginales. Les affinités entre homosexualité et parfum, bien que réprimées par l’establishment victorien, trouvent des modes d’expression alternatifs dans la culture visuelle et littéraire fin de siècle, en particulier au sein des little magazines, véritables foyers d’expression queer. Ces publications forment un réseau urbain de contre-culture au sein duquel l’évocation de parfums capiteux, d’encens liturgiques et de fioles suggestives esquisse une cartographie olfactive du désir homoérotique, subvertissant les normes sensorielles et sexuelles dominantes. At the end of the nineteenth century, within the normative and tightly controlled context of Victorian England, the use of perfume—identified by Marc-André Raffalovich in 1896 as one of the principal components of the “feminine arsenal”—emerged as a sensory marker of male homosexuality. This fragrant practice directly challenged the ideal of olfactory neutrality imposed by moral and scientific authorities. This article explores the cultural and political significance of olfaction in Victorian England during the 1880s and the 1890s—decades characterized by what Elaine Showalter terms a moment of sexual anarchy-through the intersecting lenses of gender dynamics and performative identity. It foregrounds the ambiguous nature of perfume—which conceals as much as it reveals—as an epistemological tool for probing sexual ambiguity, while also illuminating, from a culturalist perspective, the mechanisms of social control exerted upon marginal sexuality. While the affinities between homosexuality and perfume were vigorously suppressed by the Victorian establishment, they nonetheless found alternative channels of expression within the fin de siècle visual and literary culture—most notably through the little magazines, which served as vital laboratories of queer expression. These publications constituted an urban countercultural network, wherein the evocation of heady perfumes, liturgical incense, and suggestive vials traced an olfactory cartography of homoerotic desire, subverting dominant sensory and sexual norms. </description>
      <pubDate>lun., 02 mars 2026 17:39:09 +0100</pubDate>
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      <title>Les Astronomes de Gerrit Dou </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=275</link>
      <description>Située au croisement de l’ancienne et de la nouvelle science, la figure du savant est très répandue au xviie siècle. C’est au même moment que les savoirs se spécialisent et qu’apparaissent les disciplines scientifiques, au cours d’une « révolution scientifique », aujourd’hui remise en question. La multiplication d’images de la figure du savant et de l’astronome illustre un intérêt croissant de la part du public comme des artistes pour l’étude de l’univers. Ce sujet est particulièrement représenté à Leyde, où la fondation de l’université en fait, en 1575, un centre intellectuel majeur à l’échelle internationale. Instaurée par Gerrit Dou, initiateur d’une nouvelle génération d’artistes à Leyde tels que Frans van Mieris, Godfried Schalcken ou encore Gabriel Metsu, la figure de « l’astronome à l’étude » devient un modèle iconographique incontournable, incarnant le basculement entre la science classique et la science moderne. Cette dernière s’inscrit dans une représentation héritée de la tradition iconographique antique et chrétienne, dont elle s’émancipe pour tendre vers une incarnation profane de la connaissance, et une définition plus large de l’étude. L’iconographie de l’astronome est diffusée dans la culture visuelle néerlandaise par les fijnschilders, qui entretiennent et perpétuent par là même la tradition picturale de Leyde qui a fait leur renommée, celle d’une peinture léchée, qui pousse la précision du détail à son paroxysme, notamment sur les instruments scientifiques. Situated at the crossroads of ancient and new science, the figure of the scholar was highly popular during the 17th century. It was at this time that knowledge became specialized and scientific disciplines emerged, simultaneously with a « scientific revolution », which is today questioned. The multiplication of images of scholars and astronomers illustrates a growing interest from both the public and artists in the study and the universe. This subject is especially well represented in Leiden, where the founding of the University in 1575 made the city a major intellectual center in Europe. Established by Gerrit Dou, leader of a new generation of artists in Leiden, such as Frans van Mieris, Godfried Schalcken, and Gabriel Metsu, « the astronomer in his study » became an unavoidable iconographic model that embodied the shift from classical to the modern science. This one is rooted in a representation inherited from the antique and Christian iconographic traditions, from which it emancipates to lean toward a secular incarnation of awareness, and a more popular definition of the study. The iconography of the astronomer spread in the visual culture by the fijnschilders, who perpetuated the pictorial tradition of Leiden that made them famous: a meticulous painting that brings the accuracy of detail to its peak, especially regarding instruments of knowledge, to the point that it is sometimes possible to identify them. </description>
      <pubDate>lun., 02 févr. 2026 13:44:12 +0100</pubDate>
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      <title>La critique d’art au premier sommet de la Terre : le rôle consultatif de l’AICA auprès des instances onusiennes (1971-1976) </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=434</link>
      <description>La conférence de Stockholm de 1972 fut le catalyseur d’une série d’échanges sur les problèmes environnementaux entre l’AICA, l’UNESCO et l’ONU. Cet article se saisit de leurs traces écrites, principalement conservées dans les archives de l’AICA, pour analyser les frictions suscitées par des divergences de perspectives sur les problèmes environnementaux, au sein desquelles s’immiscèrent des enjeux propres aux relations institutionnelles qui liaient l’association des critiques d’art aux instances onusiennes. Le colloque « La face de la Terre », organisé lors de la 23e assemblée générale de l’AICA à Amsterdam, aboutit à la formulation de recommandations dont les considérations sur l’architecture et l’urbanisme défendaient le rôle de l’esthétisme face à la dégradation des milieux de vie. Il servit de feuille de route lors de la participation de l’association aux réunions internationales sur l’environnement à partir du colloque « L’homme et son milieu » organisé par l’UNESCO à Paris, en amont du premier sommet de la Terre, jusqu’à la conférence Habitat de Vancouver en 1976. Les contributions de l’AICA furent difficilement audibles face aux objectifs de la politique internationale. Leur analyse permet de croiser l’histoire environnementale à celle de la critique d’art à un moment où celle-ci semble être restée à l’écart d’une forte prise de conscience écologique. The 1972 Stockholm Conference was the catalyst for a series of exchanges on environmental issues between AICA, UNESCO, and the UN. This article draws on written records, mainly preserved in the archives of AICA, to analyze the frictions caused by differing perspectives on environmental issues, compounded by issues specific to the institutional relations between the association of art critics and UN bodies. The symposium “The Face of the Earth,” organized during the 23rd General Assembly of AICA in Amsterdam, resulted in the formulation of recommendations whose considerations on architecture and urban planning defended the role of aesthetics in the face of the degradation of living environment. It served as a roadmap for the association’s participation in international meetings on the environment, from the symposium “L’homme et son milieu” organized by UNESCO in Paris, ahead of the first Earth Summit, to the Habitat Conference in Vancouver in 1976. The AICA’s contributions were difficult to hear in the face of international policy objectives. Their analysis allows us to cross-reference environmental history with that of art criticism at a time when the latter seems to have remained on the sidelines of a strong ecological awareness. </description>
      <pubDate>lun., 02 mars 2026 09:12:57 +0100</pubDate>
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      <title>Excentricité, résistance et modernité au vice-royaume de Naples </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=448</link>
      <description>Ce texte traite de la modernité picturale du peintre calabrais Pietro Negroni et de sa relation avec l’art des peintres Polidoro da Caravaggio et Herman Postma. Je m’intéresse plus particulièrement à une Nativité réalisée par l’artiste en 1540 pour une église d’Aversa, située non loin de Naples. Après avoir brossé un rapide portrait des débuts de carrière de l’artiste et de sa formation, je situe ce peintre sur la scène artistique napolitaine. Negroni profite d’un voyage à Rome et du contact de la peinture flamande pour enrichir son style particulier et fortement expressif. J’aborde également la place qui a été accordée à ce peintre dans le récit traditionnel de l’histoire de l’art incluant les critiques négatives dont il a fait l’objet. Puis, à travers l’analyse de l’œuvre choisie, je montre comment la démarche hors du canon, que je qualifie d’« excentrique », de l’artiste est synonyme de modernité. J’évoque les contacts avec la peinture du Lombard Polidoro da Caravaggio à Naples, « passeur » important de modèles artistiques hétérogènes. En élaborant des propositions qui s’écartent du canon ou qui le réinterprètent en empruntant d’autres trajectoires, les œuvres créées par Negroni offrent un point de vue différent sur la modernité picturale du xvie siècle en Italie. This text deals with the pictorial modernity of the Calabrian painter Pietro Negroni and his relationship with the art of the painters Polidoro da Caravaggio and Herman Postma. I am particularly interested in a Nativity painted by the artist in 1540 for a church in Aversa, located not far from Naples. After a brief portrait of the artist’s early career and training, I situate this painter in the Neapolitan art scene. Negroni took advantage of a trip to Rome and contact with Flemish painting to enrich his distinctive, highly expressive style. I also discuss the place given to this painter in the traditional art-historical narrative, including the negative criticism he received. Then, through an analysis of the selected work, I show how his approach outside the canon, which I describe as “eccentric”, is synonymous with modernity. I mention contacts with the paintings of the Lombard painter Polidoro da Caravaggio to Naples, an important passeur of heterogeneous artistic models. By elaborating proposals that depart from the canon or reinterpret it by taking other paths, the works created by Negroni offer a different perspective on pictorial modernity in sixteenth-century Italy. </description>
      <pubDate>lun., 02 mars 2026 11:16:11 +0100</pubDate>
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      <title>Le miracle de la jambe noire ou La chair (re)composée comme idéal du corps chrétien dans les églises de la couronne de Castille au xvie siècle </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=497</link>
      <description>Patrons des chirurgiens, les saints Côme et Damien sont vénérés depuis le ive siècle dans l’Église d’Occident pour une série de miracles et de guérisons posthumes attachés à leur culte. Parmi eux, le miracle dit « de la jambe noire » se diffuse particulièrement par l’image, devenant le principal évènement associé à leur invocation, notamment dans les royaumes de Castille où l’interprétation artistique du récit prend alors un tournant particulier. Echo politique à la situation esclavagiste et coloniale au xvie siècle ou vision thaumaturgique des progrès médicaux dans un contexte épidémique majeur, le traitement iconographique de la greffe opère un basculement dans la vision du corps idéal chrétien, désormais perçu dans son morcellement hybride comme l’incarnation du corps universel et fidèle de l’Église, porteur à l’image du Christ, des stigmates irréversibles de l’intervention céleste sur la chair. Patrons saints of surgeons, saints Come and Damian have been venerated since the fourth century in the Western Church for a series of miracles and posthumous cures associated with their cult. Among these, the so called “miracle of the black leg” was particularly popular in images, becoming the main event associated with their invocation, particularly in the kingdoms of Castile, where the artistic interpretation of the story took a particular turn. Whether as a political echo of the slavery and colonial situation during the sixteenth century, or as a thaumaturgical vision of medical progress in a major epidemic context, the iconographic treatment of the graft brought about a shift in the vision of the ideal Christian body, now seen in its hybrid fragmentation as the embodiment of the universal and faithful body of the Church, bearing in the image of Christ, the irreversible stigmata of heavenly intervention on the flesh.  </description>
      <pubDate>mar., 03 mars 2026 12:14:53 +0100</pubDate>
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      <title>Le « siphon », ou le « zig-zag » des ouvriers lyonnais </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=295</link>
      <description>Cet article a pour objectif de rendre public un document exceptionnel et inédit, trouvé parmi les réponses au concours lancé en 1777 par l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Lyon. Il s’agit d’une représentation graphique du fonctionnement de la Grande fabrique de soie lyonnaise, produite à l’instigation d’un collectif d’ouvriers en soie. Ce schéma, qui détaille la hiérarchie et les solidarités internes de la fabrique, présente le double intérêt d’être à la fois un des tous premiers essais de synthèse visuelle d’un système économique – avec le « zig-zag » de François Quesnay qui l’inspire –, ainsi qu’une preuve manifeste de l’acculturation des artisans d’Ancien Régime à la langue et aux logiques de la nouvelle science économique. L’étude de ce schéma invite à reconsidérer plus avant les modes d’intersection entre politique populaire et économie politique. This paper sets to publish a genuinely rare document, found in one of the manuscripts preserved in the Académie des sciences, arts et belles-lettres of Lyon, among other submissions for the 1777 annual competition. It is a diagram rendering the Grande fabrique’s organization, produced by a collective of silk workers. This diagram detailing the inner hierarchy and solidarity of the dispersed manufacturing is both one of the first attempts to visually summarize a whole economic system – along François Quesnay’s “zig-zag”, which inspires it – and a clear example of workers of the Ancien Régime becoming accustomed to the new economic science. This diagram calls for a new range of investigations about how political economy and popular politics intersect. </description>
      <pubDate>mar., 03 févr. 2026 17:54:31 +0100</pubDate>
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      <title>Devantures parisiennes, féeries féminines </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=313</link>
      <description>Le dispositif de la vitrine, en tant qu’objet représentationnel ancré dans la culture visuelle, permet de dévoiler l’organisation du système de production et de consommation visuelle, soumis au conditionnement implicite de la construction de soi par le regard, celui projeté par la vitrine. Cet article propose une nouvelle lecture des vitrines des boutiques Art déco à travers la représentation qu’elles offrent des femmes, en analysant le pouvoir symbolique de la mise en scène du corps féminin dans la configuration de l’identité parisienne moderne. La revitalisation des arts décoratifs français de l’entre-deux-guerres, stimulée par l’essor de l’art de la boutique et de la devanture, a non seulement contribué à la construction d’une identité nationale fondée sur l’excellence artisanale, mais a également participé à la redéfinition de l’identité de genre. La révision de l’imaginaire sexuel par l’Art déco a fourni à la France un outil permettant de façonner l’image de la modernité qu’elle souhaitait transmettre au monde. The window display, as a representational object rooted in visual culture, reveals the organization of the system of visual production and consumption, which is subject to the implicit conditioning of self-construction through the gaze – specifically, the gaze projected by the shop window. This article proposes a new reading of Art Deco storefronts through the representation they offer of women, by analyzing the symbolic power of the female body in shaping modern Parisian identity. The revitalization of French decorative arts during the interwar period, stimulated by the rise of shop and storefront design, not only contributed to the construction of a national identity based on artisanal excellence, but also played a role in redefining gender identity. Art Deco’s revision of the sexual imaginary provided France with a tool to shape the image of modernity it sought to project to the world. </description>
      <pubDate>mar., 17 févr. 2026 15:55:27 +0100</pubDate>
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      <title>Quand la fermeture exceptionnelle du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon permet la redécouverte de treize albums d’estampes du fonds d’atelier Bardey </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=363</link>
      <description>Les réserves des musées regorgent de trésors oubliés et encore non étudiés. À Lyon, la fermeture au public du musée des Tissus et des Arts décoratifs a été l'opportunité d'entreprendre un chantier des collections et découvrir treize albums inédits d'estampes du fonds d'atelier Bardey. Cet article propose de les analyser, d'en dévoiler leurs singularités au regard de la pratique de Jeanne et d'Henriette Bardey, également d'évoquer les questionnements qu'ils soulèvent. Museum reserves are overflowing with forgotten treasures that have yet to be studied. In Lyon, the closure of the fabric and the decorative arts Museum to the public provided a opportunity to undertake a project on the collections and discover thirteen previously unseen albums of prints from the Bardey workshop funds. This article analyses them, reveals their unique features in relation to the practice of Jeanne and Henriette Bardey, and also discusses the questions they raise. </description>
      <pubDate>jeu., 26 févr. 2026 15:47:07 +0100</pubDate>
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      <title>Les rapports journaliers de la scripte Suzanne Schiffman : pour une esthétique de l’archive « sur le vif » </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=373</link>
      <description>Au cours des années 1960, Suzanne Schiffman exerce successivement les fonctions de scripte, de scénariste et d’assistante réalisatrice sur les films de plusieurs cinéastes de la Nouvelle Vague. La consultation de ses archives, aujourd’hui conservées à la Cinémathèque française, permet de documenter la genèse des longs métrages de Jean-Luc Godard ou de François Truffaut. Toutefois, ces documents ne se limitent pas à une valeur strictement informative ou génétique : ils donnent également à voir l’émergence d’un geste singulier, relevant d’un regard porté sur le film qui dépasse les seules exigences organisationnelles du tournage pour s’inscrire dans une véritable esthétique. À partir de l’analyse de ses rapports journaliers, il s’agira ainsi de mettre en lumière la méthode et la rigueur propres au métier de scripte, tout en interrogeant la possibilité d’intégrer cette pratique au parcours artistique de Suzanne Schiffman. During the 1960s, Suzanne Schiffman worked successively as a script supervisor, screenwriter, and assistant director on films by several filmmakers of the French New Wave. The consultation of her archives, now held at the Cinémathèque française, makes it possible to document the genesis of feature films by Jean-Luc Godard and François Truffaut. However, these materials cannot be reduced to a strictly informative or genetic function: they also reveal the emergence of a singular gesture, reflecting a way of looking at the film that goes beyond the purely organizational demands of the shoot and instead engages with a genuine aesthetic dimension. Through the analysis of her daily reports, this study therefore aims to highlight the method and rigor inherent to the profession of script supervisor, while also questioning the possibility of integrating this practice into Suzanne Schiffman’s broader artistic trajectory. </description>
      <pubDate>jeu., 26 févr. 2026 16:06:41 +0100</pubDate>
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      <title>Répondre à un « antagoniste et un détracteur du corps du Génie » au début de la Révolution française </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=401</link>
      <description>Au début de la Révolution française de 1789, un projet de réforme de l’armée française proposé par François Jarry se voit fortement critiqué par un officier supérieur du corps du Génie, François de Caire. Dans Observations sur un ouvrage de M. de Jarry, ayant pour titre : Projet de formation de l’armée française, etc., de Caire se porte à la défense de son corps professionnel, vivement attaqué depuis la fin de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Cet article présente ce combat d’arrière-garde mené par François de Caire pour légitimer l’existence même du corps du Génie. At the beginning of the French Revolution in 1789, a project to reform the French army presented by François Jarry was strongly criticized by a senior officer of the Corps of Engineers, François de Caire. In his Observations sur un ouvrage de M. de Jarry, ayant pour titre : Projet de formation de l’armée française, etc, de Caire comes to the defense of his professional corps, which has been strongly attacked since the end of the Seven Years’ War (1756-1763). This article presents this rearguard battle led by François de Caire to legitimize the very existence of the Corps of Engineers. </description>
      <pubDate>ven., 27 févr. 2026 11:18:58 +0100</pubDate>
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      <title>La scène parisienne « alternative » des années 1990 </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=415</link>
      <description>Cet article propose une analyse historique des dynamiques alternatives qui ont structuré la scène artistique parisienne des années 1990, à partir d’un document conservé à la bibliothèque Kandinsky : l’affiche de la première exposition du collectif Glassbox intitulée Ne me quitte pas. Cette affiche synthétise les inquiétudes d’une génération d’artistes face au manque d’espaces d’exposition à Paris et au départ massif vers d’autres capitales comme Londres. S’appuyant sur des archives encore peu commentées, l’article retrace les conditions économiques, institutionnelles et critiques qui ont mené à l’émergence de quelques lieux indépendants (Public&amp;gt;, Accès Local, Purple Institute, Glassbox), fondés par de jeunes artistes, commissaires ou critiques. Si ces espaces s’éloignent d’une idéologie contestataire muséale propre aux années 1970, ils incarnent une réponse pragmatique à une crise du marché de l’art et à la faiblesse du soutien institutionnel. Ils deviennent des lieux d’échange, de visibilité, mais aussi de sociabilité. Ces structures, en s’appuyant parfois sur des financements privés ou publics, ont progressivement influencé le fonctionnement du monde de l’art parisien et attiré l’attention des grandes institutions, jusqu’à être exposées elles-mêmes dans le cadre de la grande exposition ZAC 99 au Musée d’art moderne de la Ville de Paris. This article offers a historical analysis of the alternative dynamics that shaped the Parisian art scene in the 1990s, based on an unpublished document held at the Kandinsky Library: the poster for the inaugural exhibition of the artist-run space Glassbox, titled Ne me quitte pas. This poster reflects the concerns of a generation of artists facing a lack of exhibition opportunities in Paris and the exodus to other capitals such as London. Drawing on underexplored archives, the article examines the economic, institutional, and critical conditions that led to the emergence of several independent venues (Public&amp;gt;, Accès Local, Purple Institute, Glassbox), founded by young artists, curators, and critics. Unlike the ideologically driven artist-run spaces of the 1970s, these initiatives respond pragmatically to a crisis in the art market and a lack of institutional support. These spaces served as platforms for experimentation, exchange, and visibility, as well as social hubs. Often supported by private or public funding, these initiatives gradually gained recognition and were eventually integrated into the institutional art world, as evidenced by their inclusion in the ZAC 99 exhibition at the Musée d’art moderne de la Ville de Paris. </description>
      <pubDate>ven., 27 févr. 2026 11:52:55 +0100</pubDate>
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      <title>Théia2 </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=516</link>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 14:51:55 +0100</pubDate>
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      <title>Théia2 </title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=517</link>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 14:52:22 +0100</pubDate>
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