<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Théia</title>
    <link>http://publications-prairial.fr/theia</link>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Les Astronomes de Gerrit Dou</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=275</link>
      <description>Située au croisement de l’ancienne et de la nouvelle science, la figure du savant est très répandue au xviie siècle. C’est au même moment que les savoirs se spécialisent et qu’apparaissent les disciplines scientifiques, au cours d’une « révolution scientifique », aujourd’hui remise en question. La multiplication d’images de la figure du savant et de l’astronome illustre un intérêt croissant de la part du public comme des artistes pour l’étude de l’univers. Ce sujet est particulièrement représenté à Leyde, où la fondation de l’université en fait, en 1575, un centre intellectuel majeur à l’échelle internationale. Instaurée par Gerrit Dou, initiateur d’une nouvelle génération d’artistes à Leyde tels que Frans van Mieris, Godfried Schalcken ou encore Gabriel Metsu, la figure de « l’astronome à l’étude » devient un modèle iconographique incontournable, incarnant le basculement entre la science classique et la science moderne. Cette dernière s’inscrit dans une représentation héritée de la tradition iconographique antique et chrétienne, dont elle s’émancipe pour tendre vers une incarnation profane de la connaissance, et une définition plus large de l’étude. L’iconographie de l’astronome est diffusée dans la culture visuelle néerlandaise par les fijnschilders, qui entretiennent et perpétuent par là même la tradition picturale de Leyde qui a fait leur renommée, celle d’une peinture léchée, qui pousse la précision du détail à son paroxysme, notamment sur les instruments scientifiques. Situated at the crossroads of ancient and new science, the figure of the scholar was highly popular during the 17th century. It was at this time that knowledge became specialized and scientific disciplines emerged, simultaneously with a « scientific revolution », which is today questioned. The multiplication of images of scholars and astronomers illustrates a growing interest from both the public and artists in the study and the universe. This subject is especially well represented in Leiden, where the founding of the University in 1575 made the city a major intellectual center in Europe. Established by Gerrit Dou, leader of a new generation of artists in Leiden, such as Frans van Mieris, Godfried Schalcken, and Gabriel Metsu, « the astronomer in his study » became an unavoidable iconographic model that embodied the shift from classical to the modern science. This one is rooted in a representation inherited from the antique and Christian iconographic traditions, from which it emancipates to lean toward a secular incarnation of awareness, and a more popular definition of the study. The iconography of the astronomer spread in the visual culture by the fijnschilders, who perpetuated the pictorial tradition of Leiden that made them famous: a meticulous painting that brings the accuracy of detail to its peak, especially regarding instruments of knowledge, to the point that it is sometimes possible to identify them. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=275</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Devantures parisiennes, féeries féminines</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=313</link>
      <description>Le dispositif de la vitrine, en tant qu’objet représentationnel ancré dans la culture visuelle, permet de dévoiler l’organisation du système de production et de consommation visuelle, soumis au conditionnement implicite de la construction de soi par le regard, celui projeté par la vitrine. Cet article propose une nouvelle lecture des vitrines des boutiques Art déco à travers la représentation qu’elles offrent des femmes, en analysant le pouvoir symbolique de la mise en scène du corps féminin dans la configuration de l’identité parisienne moderne. La revitalisation des arts décoratifs français de l’entre-deux-guerres, stimulée par l’essor de l’art de la boutique et de la devanture, a non seulement contribué à la construction d’une identité nationale fondée sur l’excellence artisanale, mais a également participé à la redéfinition de l’identité de genre. La révision de l’imaginaire sexuel par l’Art déco a fourni à la France un outil permettant de façonner l’image de la modernité qu’elle souhaitait transmettre au monde. The window display, as a representational object rooted in visual culture, reveals the organization of the system of visual production and consumption, which is subject to the implicit conditioning of self-construction through the gaze – specifically, the gaze projected by the shop window. This article proposes a new reading of Art Deco storefronts through the representation they offer of women, by analyzing the symbolic power of the female body in shaping modern Parisian identity. The revitalization of French decorative arts during the interwar period, stimulated by the rise of shop and storefront design, not only contributed to the construction of a national identity based on artisanal excellence, but also played a role in redefining gender identity. Art Deco’s revision of the sexual imaginary provided France with a tool to shape the image of modernity it sought to project to the world. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=313</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Utopies du genre et aspirations théosophiques dans la Cité mondiale de Hendrik Christian Andersen (1872-1940)</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=343</link>
      <description>Auteur d’un ambitieux projet de ville idéale qui ne vit pourtant jamais le jour, le sculpteur norvégien Hendrik Christian Andersen (1872-1940), installé à Rome dès 1896, consacre sa vie à la réalisation de sculptures colossales, des nus héroïques d’hommes et de femmes aux muscles saillants, qui auraient dû trouver place au sein de cette audacieuse Cité mondiale. Si l’homosexualité d’Andersen ne fait pas mystère, les spécialistes de l’artiste n’ont que très marginalement relié la figure du sculpteur, et son intérêt pour la représentation du corps, à une histoire culturelle et visuelle des sexualités et du genre qui est pourtant indispensable pour saisir la complexité de son œuvre et sa portée à la fois intime et politique. Cet article souhaite ainsi interroger tout d’abord les liens d’Andersen avec une subculture queer qui a été déterminante pour sa formation et son installation à Rome. Nous allons ensuite questionner la représentation du féminin et du masculin dans l’œuvre d’Andersen, à la lumière des théories théosophiques et mystiques ayant promu, au début du xxe siècle, le principe de l’unité des genres. Le sculpteur et sa belle-sœur, Olivia Cushing (1871-1917), qui a largement contribué à la conception de l’utopie urbaine d’Andersen, maîtrisaient amplement ces doctrines qui s’avèrent fondamentales pour saisir pleinement les enjeux de la Cité mondiale. The Norwegian sculptor Hendrik Christian Andersen (1872–1940), who settled in Rome in 1896, dedicated his life to the creation of monumental sculptures—heroic nudes of men and women with exaggerated musculature—that were meant to be part of an ambitious ideal city, the World Centre of Communication. Until now, scholars have only marginally explored the connections between Andersen’s artistic and utopian production, his fascination with the human form, and the broader cultural and visual history of sexuality and gender. Such an approach is however crucial to fully grasp the complexity of his work and its intimate as well as public and political dimensions. This article first examines Andersen’s ties to a queer subculture that played a crucial role in shaping his artistic formation and his establishment in Rome. It then explores the representation male and female bodies in his work through the lens of early twentieth-century theosophical and mystical theories, which advocated for the principle of gender unity. Both the sculptor and his sister-in-law, Olivia Cushing (1871-1917)—who was instrumental in shaping and financing Andersen’ utopian vision—had a deep understanding of these doctrines, which prove fundamental to fully comprehending the dream behind the World Centre of Communication. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=343</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La critique d’art au premier sommet de la Terre : le rôle consultatif de l’AICA auprès des instances onusiennes (1971-1976)</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=434</link>
      <description>La conférence de Stockholm de 1972 fut le catalyseur d’une série d’échanges sur les problèmes environnementaux entre l’AICA, l’UNESCO et l’ONU. Cet article se saisit de leurs traces écrites, principalement conservées dans les archives de l’AICA, pour analyser les frictions suscitées par des divergences de perspectives sur les problèmes environnementaux, au sein desquelles s’immiscèrent des enjeux propres aux relations institutionnelles qui liaient l’association des critiques d’art aux instances onusiennes. Le colloque « La face de la Terre », organisé lors de la 23e assemblée générale de l’AICA à Amsterdam, aboutit à la formulation de recommandations dont les considérations sur l’architecture et l’urbanisme défendaient le rôle de l’esthétisme face à la dégradation des milieux de vie. Il servit de feuille de route lors de la participation de l’association aux réunions internationales sur l’environnement à partir du colloque « L’homme et son milieu » organisé par l’UNESCO à Paris, en amont du premier sommet de la Terre, jusqu’à la conférence Habitat de Vancouver en 1976. Les contributions de l’AICA furent difficilement audibles face aux objectifs de la politique internationale. Leur analyse permet de croiser l’histoire environnementale à celle de la critique d’art à un moment où celle-ci semble être restée à l’écart d’une forte prise de conscience écologique. The 1972 Stockholm Conference was the catalyst for a series of exchanges on environmental issues between AICA, UNESCO, and the UN. This article draws on written records, mainly preserved in the archives of AICA, to analyze the frictions caused by differing perspectives on environmental issues, compounded by issues specific to the institutional relations between the association of art critics and UN bodies. The symposium “The Face of the Earth,” organized during the 23rd General Assembly of AICA in Amsterdam, resulted in the formulation of recommendations whose considerations on architecture and urban planning defended the role of aesthetics in the face of the degradation of living environment. It served as a roadmap for the association’s participation in international meetings on the environment, from the symposium “L’homme et son milieu” organized by UNESCO in Paris, ahead of the first Earth Summit, to the Habitat Conference in Vancouver in 1976. The AICA’s contributions were difficult to hear in the face of international policy objectives. Their analysis allows us to cross-reference environmental history with that of art criticism at a time when the latter seems to have remained on the sidelines of a strong ecological awareness. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=434</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Introduction. Trouble dans le visuel</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=472</link>
      <description>Il y a trente-cinq ans paraissait l’ouvrage fondateur de Judith Butler, Trouble dans le genre, traduit en français en 20051. Marquant le tournant queer des études gay et lesbiennes, féministes et de genre, l’opus a connu une fortune critique inégale dans les sciences humaines et sociales, notamment en histoire de l’art2, ouvrant de nouvelles interprétations sur les rapports sociaux de genre dans les cultures artistiques et visuelles. S’il s’agissait pour Butler d’« établir un rapport bien plus troublant entre pratique lesbienne et théorie féministe3 », l’ambition s’est élargie à la contestation de la binarité masculin/féminin et à la volonté d’appliquer ces grilles de lecture déconstruites à de multiples enjeux. L’étude des identités, des styles de vie non-(hétéro)normatifs et des binarités de genre a permis d’interroger nos modalités de regards sur des productions visuelles issues, ou non, des minorités sexuelles et de genre4. Comment interpréter ces ambiguïtés visuelles de genre ? La binarité est-elle irréductible ? Comment comprendre ces résistances à l’identification ? Comment aborder et (re)lire tout un pan de l’histoire de l’art et de la production artistique à l’aune de cette vision « queer » ? Le trouble, ce qui altère la vue, crée la confusion, le désordre et l’égarement, est devenu un élément paradigmatique de la modernité, associée aux nouvelles technologies de genre qui se sont développées au xixe siècle. Fondatrice de la théorie queer, l’universitaire d’origine i</description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=472</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Épiphanie olfactive. Homosexualité masculine et olfaction dans la culture visuelle victorienne (1880-1900)</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=474</link>
      <description>À la fin du xixe siècle, dans le contexte normatif et corseté de l’Angleterre victorienne, l’usage du parfum – que Marc-André Raffalovich identifie en 1896 comme l’un des principaux adjuvants de « l’attirail féminin » – devient un marqueur sensoriel de l’homosexualité masculine. Le recours aux fragrances vient heurter l’idéal de neutralité olfactive alors imposé par les autorités morales et scientifiques. Cet article analyse les enjeux de la culture olfactive victorienne au cours des années 1880-1890 – décennies qualifiées d’anarchie sexuelle par Elaine Showalter – dans les dynamiques de genre et les formes de sa performativité. L’article éclaire la manière dont l’ambivalence même du parfum – qui dissimule autant qu’elle révèle – en fait un outil épistémologique majeur pour penser les ambiguïtés sexuelles, tout en démontrant, à travers une approche culturaliste, les mécanismes de contrôle social visant les sexualités marginales. Les affinités entre homosexualité et parfum, bien que réprimées par l’establishment victorien, trouvent des modes d’expression alternatifs dans la culture visuelle et littéraire fin de siècle, en particulier au sein des little magazines, véritables foyers d’expression queer. Ces publications forment un réseau urbain de contre-culture au sein duquel l’évocation de parfums capiteux, d’encens liturgiques et de fioles suggestives esquisse une cartographie olfactive du désir homoérotique, subvertissant les normes sensorielles et sexuelles dominantes. At the end of the nineteenth century, within the normative and tightly controlled context of Victorian England, the use of perfume—identified by Marc-André Raffalovich in 1896 as one of the principal components of the “feminine arsenal”—emerged as a sensory marker of male homosexuality. This fragrant practice directly challenged the ideal of olfactory neutrality imposed by moral and scientific authorities. This article explores the cultural and political significance of olfaction in Victorian England during the 1880s and the 1890s—decades characterized by what Elaine Showalter terms a moment of sexual anarchy-through the intersecting lenses of gender dynamics and performative identity. It foregrounds the ambiguous nature of perfume—which conceals as much as it reveals—as an epistemological tool for probing sexual ambiguity, while also illuminating, from a culturalist perspective, the mechanisms of social control exerted upon marginal sexuality. While the affinities between homosexuality and perfume were vigorously suppressed by the Victorian establishment, they nonetheless found alternative channels of expression within the fin de siècle visual and literary culture—most notably through the little magazines, which served as vital laboratories of queer expression. These publications constituted an urban countercultural network, wherein the evocation of heady perfumes, liturgical incense, and suggestive vials traced an olfactory cartography of homoerotic desire, subverting dominant sensory and sexual norms. </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=474</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le miracle de la jambe noire ou La chair (re)composée comme idéal du corps chrétien dans les églises de la couronne de Castille au xvie siècle</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=497</link>
      <description>Patrons des chirurgiens, les saints Côme et Damien sont vénérés depuis le ive siècle dans l’Église d’Occident pour une série de miracles et de guérisons posthumes attachés à leur culte. Parmi eux, le miracle dit « de la jambe noire » se diffuse particulièrement par l’image, devenant le principal évènement associé à leur invocation, notamment dans les royaumes de Castille où l’interprétation artistique du récit prend alors un tournant particulier. Echo politique à la situation esclavagiste et coloniale au xvie siècle ou vision thaumaturgique des progrès médicaux dans un contexte épidémique majeur, le traitement iconographique de la greffe opère un basculement dans la vision du corps idéal chrétien, désormais perçu dans son morcellement hybride comme l’incarnation du corps universel et fidèle de l’Église, porteur à l’image du Christ, des stigmates irréversibles de l’intervention céleste sur la chair. Patrons saints of surgeons, saints Come and Damian have been venerated since the fourth century in the Western Church for a series of miracles and posthumous cures associated with their cult. Among these, the so called “miracle of the black leg” was particularly popular in images, becoming the main event associated with their invocation, particularly in the kingdoms of Castile, where the artistic interpretation of the story took a particular turn. Whether as a political echo of the slavery and colonial situation during the sixteenth century, or as a thaumaturgical vision of medical progress in a major epidemic context, the iconographic treatment of the graft brought about a shift in the vision of the ideal Christian body, now seen in its hybrid fragmentation as the embodiment of the universal and faithful body of the Church, bearing in the image of Christ, the irreversible stigmata of heavenly intervention on the flesh.  </description>
      <pubDate>jeu., 12 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=497</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Quand la fermeture exceptionnelle du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon permet la redécouverte de treize albums d’estampes du fonds d’atelier Bardey</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=363</link>
      <description>Les réserves des musées regorgent de trésors oubliés et encore non étudiés. À Lyon, la fermeture au public du musée des Tissus et des Arts décoratifs a été l'opportunité d'entreprendre un chantier des collections et découvrir treize albums inédits d'estampes du fonds d'atelier Bardey. Cet article propose de les analyser, d'en dévoiler leurs singularités au regard de la pratique de Jeanne et d'Henriette Bardey, également d'évoquer les questionnements qu'ils soulèvent. Museum reserves are overflowing with forgotten treasures that have yet to be studied. In Lyon, the closure of the fabric and the decorative arts Museum to the public provided a opportunity to undertake a project on the collections and discover thirteen previously unseen albums of prints from the Bardey workshop funds. This article analyses them, reveals their unique features in relation to the practice of Jeanne and Henriette Bardey, and also discusses the questions they raise. </description>
      <pubDate>mer., 11 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=363</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Répondre à un « antagoniste et un détracteur du corps du Génie » au début de la Révolution française</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=401</link>
      <description>Au début de la Révolution française de 1789, un projet de réforme de l’armée française proposé par François Jarry se voit fortement critiqué par un officier supérieur du corps du Génie, François de Caire. Dans Observations sur un ouvrage de M. de Jarry, ayant pour titre : Projet de formation de l’armée française, etc., de Caire se porte à la défense de son corps professionnel, vivement attaqué depuis la fin de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Cet article présente ce combat d’arrière-garde mené par François de Caire pour légitimer l’existence même du corps du Génie. At the beginning of the French Revolution in 1789, a project to reform the French army presented by François Jarry was strongly criticized by a senior officer of the Corps of Engineers, François de Caire. In his Observations sur un ouvrage de M. de Jarry, ayant pour titre : Projet de formation de l’armée française, etc, de Caire comes to the defense of his professional corps, which has been strongly attacked since the end of the Seven Years’ War (1756-1763). This article presents this rearguard battle led by François de Caire to legitimize the very existence of the Corps of Engineers. </description>
      <pubDate>mer., 11 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=401</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La scène parisienne « alternative » des années 1990</title>
      <link>http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=415</link>
      <description>Cet article propose une analyse historique des dynamiques alternatives qui ont structuré la scène artistique parisienne des années 1990, à partir d’un document conservé à la bibliothèque Kandinsky : l’affiche de la première exposition du collectif Glassbox intitulée Ne me quitte pas. Cette affiche synthétise les inquiétudes d’une génération d’artistes face au manque d’espaces d’exposition à Paris et au départ massif vers d’autres capitales comme Londres. S’appuyant sur des archives encore peu commentées, l’article retrace les conditions économiques, institutionnelles et critiques qui ont mené à l’émergence de quelques lieux indépendants (Public&gt;, Accès Local, Purple Institute, Glassbox), fondés par de jeunes artistes, commissaires ou critiques. Si ces espaces s’éloignent d’une idéologie contestataire muséale propre aux années 1970, ils incarnent une réponse pragmatique à une crise du marché de l’art et à la faiblesse du soutien institutionnel. Ils deviennent des lieux d’échange, de visibilité, mais aussi de sociabilité. Ces structures, en s’appuyant parfois sur des financements privés ou publics, ont progressivement influencé le fonctionnement du monde de l’art parisien et attiré l’attention des grandes institutions, jusqu’à être exposées elles-mêmes dans le cadre de la grande exposition ZAC 99 au Musée d’art moderne de la Ville de Paris. This article offers a historical analysis of the alternative dynamics that shaped the Parisian art scene in the 1990s, based on an unpublished document held at the Kandinsky Library: the poster for the inaugural exhibition of the artist-run space Glassbox, titled Ne me quitte pas. This poster reflects the concerns of a generation of artists facing a lack of exhibition opportunities in Paris and the exodus to other capitals such as London. Drawing on underexplored archives, the article examines the economic, institutional, and critical conditions that led to the emergence of several independent venues (Public&gt;, Accès Local, Purple Institute, Glassbox), founded by young artists, curators, and critics. Unlike the ideologically driven artist-run spaces of the 1970s, these initiatives respond pragmatically to a crisis in the art market and a lack of institutional support. These spaces served as platforms for experimentation, exchange, and visibility, as well as social hubs. Often supported by private or public funding, these initiatives gradually gained recognition and were eventually integrated into the institutional art world, as evidenced by their inclusion in the ZAC 99 exhibition at the Musée d’art moderne de la Ville de Paris. </description>
      <pubDate>mer., 11 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://publications-prairial.fr/theia/index.php?id=415</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>