ELAD-SILDA

Les coordinations en vieux russe et le problème du Slovo o polku Igoreve

Robert Roudet

Le but de ce travail est de donner un exemple frappant d’évolution de la norme écrite. Nous nous penchons sur l’évolution de la coordination, en partant de la norme vieux russe que nous comparons à la norme de la langue moderne. Il est très facile de voir un changement important : la norme vieux russe était une abondance de coordinations qui est totalement exclue en langue moderne, car non seulement elle déboucherait sur une très grande lourdeur, mais même sur des énoncés fautifs. Nous voyons ensuite l’importance que ceci a eu pour la discussion sur l’authenticité du Slovo o polku Igoreve : ce manuscrit se rapproche par son emploi très modéré des coordinations de la langue moderne, mais une brillante étude de A. Zaliznjak qui compare ce manuscrit avec celui de la Zadonščina permet de conclure que ceci est au contraire une preuve très forte pour l’authenticité.

The purpose of this essay is to give a striking example of the evolution of the norm of the written language. We shall consider the evolution of coordination, starting from the norm of Old Russian which we will compare with the norm of the modern language. It is very easy to see an important change. The norm in Old Russian consisted in an abundance of coordinations, which cannot exist in modern language as it would result not only in a considerable ponderousness but also in the production of an incorrect utterance. Then, we will consider the importance this has had for the question of the authenticity of Slovo o polku Igoreve: this manuscript comes close to the modern language norm by its very moderate use of coordination, but a brilliant essay by A. Zaliznjak, who compares this manuscript with the one of Zadonščina, argues that it is, on the contrary, a very strong proof of its authenticity.

Цель этой работы – дать особенно ясный пример изменения нормы письменного языка. Мы представляем здесь изменения нормы сочинительной связи, сопоставляя положение в древнерусском языке с положением в современном языке. Наблюдается очень большая разница: норма древнерусского языка допускает очень широкое употребление сочинительных конструкций, которое исключено в современном языке, ибо оно привело бы не только к неуклюжему тексту, но и порой к совершенно недопустимым конструкциям. Затем мы рассматриваем роль первостепенной важности, которую сыграл этот факт в споре о подлинности Слова о полку Игореве: эта рукопись очень умеренным употреблением сочинения близка к более поздним текстам, но блестящее исследование А. Зализняка сравнительным анализом Слова и Задонщины доказывает, что такое положение дел на самом деле является очень сильным аргументом в пользу подлинности.

Introduction

1Ce travail est basé sur deux types d’éléments : d’une part, la question des coordinations en vieux russe, et, d’autre part, l’étude faite par Andrej Zaliznjak de ce point dans le cadre du Slovo o polku Igoreve ; comme il apparaît, la non-observance dans cette œuvre de la norme la plus habituelle en vieux russe n’est pas à interpréter comme il l’a souvent été fait. Les pages qui suivent ont donc une valeur essentiellement informative, car rien de très nouveau par rapport aux travaux de Zaliznjak n’y est exposé ; cependant on verra ici apparaître quelques questions touchant à ce qu’est une norme, qui peut recouvrir en fait des choses relativement diverses.

1. Les coordinations en vieux russe et en russe moderne

2Examinons tout d’abord la façon dont se pose le problème des coordinations en vieux russe par rapport à leur emploi en langue moderne. On observe un double changement : tout d’abord, il est parfaitement évident, même pour un non-spécialiste de langue ancienne, que les coordinations sont plus nombreuses en vieux russe qu’en langue moderne ; de surcroît, elles se trouvent parfois dans des positions où elles ne sont plus envisageables en langue moderne.

3Nous envisagerons ici deux conjonctions i et a. Donnons tout d’abord quelques exemples de cas où la différence par rapport au russe moderne est une simple question de fréquence ; les exemples suivants sont tous tirés de la Chronique de Nestor1, il s’agit donc, en principe, d’une langue reflétant la norme du xiie siècle :

Изъгнаша варяги за море и не даша имъ дани и почаша сами въ собѣ володѣти. И не бѣ въ нихъ правды, и въста родь на родъ, и быша въ нихъ усобицѣ, и воевати почаша сами на ся. И рѣша сами в себѣ

Рече Володимиръ: «Кака есть вѣра ваша?» Они же рѣша: «Вѣруемъ Богу, а Бохъмитъ ны учить, глаголя: обрѣзати уды тайныя, а свинины не ѣсти, а вина не пити, и по смерти съ женами похоть творити блудную»

Ceci est vrai également dans le discours direct (rapporté évidemment) :

Дивно видѣхъ землю словеньску, идущю ми сѣмо. Видѣхъ банѣ древяны, и пережьгуть я велми, и съвлекутся, и будуть нази, и обольются мытелью, и возмуть вѣникы, и начнуть хвостатися, и того собѣ добьють, одва вылѣзуть еле живы, и обольются водою студеною, и тако оживут.

Mais on retrouve la même tendance plus tardivement. Citons un exemple de ceci (Vie de Dracula, xve siècle) :

Царь же велми разсердити себе о том, и поиде воинством на него, и прииде на него со многими силами. Он же, собравъ елико имѣаше у себе войска, и удари на турковъ нощию, и множьство изби их. И не возможе противу великого войска малыми людьми и възратися.

Il est déjà parfaitement clair que la norme moderne ne pourrait tolérer une telle fréquence de coordinations.

4Il convient maintenant de mentionner le second cas, celui où les coordinations se trouvent dans des positions où elles sont tout simplement impossibles en langue moderne ; on trouve fréquemment en vieux russe des coordinations entre une forme de participe (parfois en fonction gérondivale et jouant, il est vrai, souvent un rôle prédicatif) et le prédicat principal à une forme personnelle ; exemples tirés des Chroniques :

Въставъ и рече: … (он встал и сказал)
Посла послы и глаголя:
Жены русскiя въсплакашася а ркучи: (жены русские заплакали, говоря…)

Cette dernière forme а ркучи a par la suite été parfois mal interprétée (sans doute par le fait de son étrangeté au vu d’une norme plus moderne) : on y a parfois vu, non pas une conjonction a et la forme de participe présent actif nominatif féminin singulier (le masculin était река), mais une forme аркучи où le a initial serait apparu pour des raisons phonétiques. Voici un autre exemple, tiré de La Vie de sainte Févronie, où l’on trouve une coordination reliant une proposition principale à un datif absolu, qui jouait le rôle d’une circonstancielle :

Пловущимъ же имъ по pѣцѣ въ судѣхъ, и нѣкий человѣкъ бѣ у блаженныя кнеини Февронии въ суднѣ, егоже и жена въ томъ же суднѣ бысть.

On peut donner encore un exemple plus tardif tiré de La Vie de Dracula :

Приидоша к нему нѣкогда от турьскаго поклисарие и, егда внидоша к нему и поклонишась по своему обычаю, а капъ своих з главъ не сняша.

5On voit donc que ce phénomène de surabondance de coordinations est assez général. Nous n’aborderons pas une question qui pourrait après tout être posée : et si ces lexèmes и et а n’avaient pas la même valeur qu’en langue moderne et n’étaient pas sentis comme des coordinations, mais, par exemple, comme des particules ayant un rôle tout autre ? Cette question n’a pas d’importance pour la suite, le tout étant de voir que ces и / а se trouvent avec une fréquence qui frapperait même un lecteur peu attentif. Une question qui n’a pas été évoquée non plus pour l’instant mais que l’on verra apparaître par la suite est la suivante : dans quelle mesure ces emplois sont-ils une norme contraignante, c’est-à-dire peut-on envisager qu’un auteur de l’époque écrive autrement ? Nous pouvons dire déjà ceci : nous avons cité des exemples particulièrement frappants de ce point de vue, mais même si la tendance est manifeste, si l’on prend un auteur tel que Cyrille de Turov, on verra que la proportion de coordination, plus élevée qu’en langue moderne, sans doute, n’atteint malgré tout pas les proportions observées ici. Il ne s’agit donc pas d’une règle normative absolue, loin de là.

2. Les coordinations et le Slovo o polku Igoreve

6Cependant certains spécialistes qui se sont penchés sur le manuscrit du Slovo o polku Igoreve (considéré en principe comme datant du xiie siècle) ont manifesté leur surprise de voir que cette œuvre ne se pliait pas du tout à cette tendance générale et que, de ce point de vue, l’impression qui se dégageait de ce pilier de la littérature vieux russe était curieusement moderne ; on ne peut que leur donner raison au vu de l’exemple suivant :

Другаго дни велми рано кровавыя зори свѣтъ повѣдают. Чръныя тучи съ моря идутъ, хотятъ прикрыти 4 солнца, а в нихъ трепещуть синiи молнiи. Быти грому великому, идти дождю стрѣлами съ Дону Великаго! Ту ся копiемъ, приламати, ту ся саблямъ потручати о шеломы Половецкыя, на рѣцѣ на Каялѣ, у Дону Великаго.

7Ce point pourrait sembler secondaire, sembler être une curiosité sans grande importance si ceci n’entrait pas dans une problématique qui a été au centre d’une discussion acharnée entre les philologues tenant de l’hypothèse que le Slovo était bien ce pour quoi il se donnait, c’est-à-dire un manuscrit authentique, et ceux qui supposait qu’il s’agissait d’un faux, comme il y en avait déjà eu plusieurs, des Chants ossianiques jusqu’aux faux manuscrits tchèques. On va voir que cette question des coordinations, soigneusement étudiée par Andrej Zaliznjak, a permis d’arriver d’une façon très originale à une conclusion inattendue. Notre but n’est pas du tout de retracer toute la querelle qui a opposé partisans et adversaires de l’authenticité du Slovo, mais un certain nombre d’éléments doivent tout de même être rappelés pour rendre compréhensible la signification de cet étrange écart entre cette œuvre et les textes vieux russes de la même époque sur l’emploi de ces coordinations. Rappelons donc les points essentiels.

8Le manuscrit du Slovo o polku Igoreve a été découvert en 1795, il a été édité et traduit par les collaborateurs de Musin-Puškin en 1800. Une copie en avait été faite auparavant pour l’impératrice Catherine II. Le manuscrit lui-même périt malheureusement dans l’incendie de Moscou en 1812 avec l’ensemble de la bibliothèque de Musin-Puškin. Le sujet du Slovo (l’expédition malheureuse du prince Igor contre les Polovtses) est mentionné dans la Chronique de Nestor en trois lignes environ à l’année 1185 et on a supposé au départ que l’auteur était plus ou moins contemporain de ces événements. Cependant, l’œuvre était surprenante, ne serait-ce que par son caractère unique dans la littérature de l’époque. Bien des passages semblaient de surcroît assez obscurs.

9Un autre manuscrit, la Zadonščina, a été publié en 1852 qui relate la bataille, cette fois victorieuse pour les Russes, du Champ des Bécasses (Поле Куликово) en 1380. Les savants se sont querellés presque sur tout, mais un point fait l’unanimité : il y a un lien évident entre la Zadonščina et le Slovo, puisque des passages entiers de ce dernier manuscrit se retrouvent dans la Zadonščina. Précisons que le manuscrit de la Zandonščina a connu une histoire complexe, qu’il en existe six versions, dont une courte et on ne sait même pas avec certitude quelle est la version première.

10La première réaction face à ce fait indiscutable que l’on retrouve dans la Zandonščina des passages entiers du Slovo a été de dire que c’était là une preuve que le manuscrit du prince Igor était donc authentique, puisqu’une œuvre de la fin du xve siècle en avait emprunté des passages entiers. Pour plusieurs raisons, c’est l’hypothèse la plus raisonnable, ne serait-ce que parce que les extraits du Slovo sont disséminés à travers l’ensemble de la Zandonščina. Cependant, certains ont mis en doute cette vision des choses et ont soutenu que c’était très certainement l’inverse qui s’était produit, que le Slovo était un faux qui avait emprunté à la Zandonščina. C’est André Mazon qui a lancé cette querelle, qui jusque-là était latente, en publiant un travail (très maladroit dans sa forme et un peu trop impressionniste sur le fond, à notre avis) tendant à prouver que le Slovo était postérieur à la Zandonščina. Il s’attira les foudres de Jakobson qui publia en réponse un long travail, sensiblement mieux argumenté sur le plan linguistique mais détestable par l’agressivité moqueuse dont il fait preuve vis-à-vis de Mazon, prouvant exactement l’inverse. C’était là le début d’une longue querelle que nous ne pouvons même pas résumer ici, querelle à laquelle ont participé les russisants les plus divers, dont certains d’une compétence fort douteuse ; de surcroît, cette querelle avait toute une série d’implications idéologiques sans rapport avec la science. Un doute (doute relatif, car Jakobson avait été, dans son étude, malgré tout plus convaincant que Mazon) a donc plané un certain temps sur la question de l’authenticité du Slovo.

3. L’étude d’A. Zaliznjak

11Revenons-en maintenant à la question des coordinations en donnant un aperçu de la façon dont Andrej Zaliznjak a fait de ce point une preuve incontestable de l’authenticité du Slovo. Il a étudié simultanément cette œuvre et les différentes versions de la Zadonščina en établissant ce qu’il appelle un coefficient de juxtaposition (opposée à la coordination). Les textes qu’il étudie sont divisés en groupes prédicatifs (en gros, en propositions). Le coefficient de juxtaposition représente le pourcentage de propositions juxtaposées par rapport à l’ensemble. Pour que ceci soit significatif, il ne faut tenir compte que des propositions où le choix est possible : on élimine en particulier les propositions exclamatives et les propositions subordonnées avec conjonctions subordonnantes.

12En comparant le texte du Slovo avec d’autres œuvres, cette méthode met effectivement en évidence une grande différence dans la fréquence des coordinations. Pour le Slovo, le coefficient de juxtaposition est de 66,4 %, ce qui est proche de ce qu’on obtient avec un texte moderne, Metel’, de Puškin, où ce coefficient est de 75 % et avec un texte de Lermontov (Maksim Maksimyč) on arrive à 78 %. Les textes d’une époque proche du Slovo présentent, eux, un coefficient bien plus bas. Nous en donnons la liste ci-dessous :

  • Владимир Мономах. Описание походов: 20 %
  • Ипатьевская летопись. Поход Игоря: 13 %
  • Сказание о Мамаевом побоище: 14 %
  • Хожение за три моря: 14,5 %

A priori, ceci donnerait à penser que le Slovo n’est pas authentique.

13Ensuite, A. Zaliznjak procède au découpage du Slovo et de la Zadonščina en trois types de passages : ceux communs aux deux manuscrits, ceux propres au Slovo et ceux propres à l’une des versions de la Zadonščina. Il établit le coefficient de juxtaposition pour ces différentes parties et nous donnons l’essentiel des résultats dans le tableau ci-dessous :

 

Слово о полку Игореве Кирилло-Белозерский список Синодальный список Синодальный список Список Ундольского
67 % (188 cas sur 281) 62 % 54 % 50 % 35 %
65 % (61 cas sur 94) 93 % 71 % 68 % 39 %

Les chiffres de la première ligne correspondent aux pourcentages des parties indépendantes dans le Slovo et dans la Zadonščina, les chiffres de la seconde à ceux des parties communes.

14À partir de là certaines constatations s’imposent. Tout d’abord le Slovo est homogène, le coefficient de juxtaposition est grosso modo le même dans les parties communes et les parties indépendantes. On peut en dire autant de la Zadonščina dans la variante de la copie Undol’skij, mais ce n’est pas là le cas le plus intéressant, car cette variante se rapproche tout simplement de la norme de l’époque pour l’ensemble. Au contraire les trois autres variantes présentent une chute très nette du coefficient de juxtaposition dans les parties indépendantes par rapport à ce qu’il est dans les parties communes. Il convient d’expliquer ceci.

15Si l’on admet que le Slovo est authentique, l’explication est assez simple. Les auteurs de la Zadonščina, en empruntant des passages au Slovo, ont emprunté le style avec le contenu lui-même, puis, lorsqu’ils écrivaient par eux-mêmes, ils se rapprochaient (consciemment ou inconsciemment, peu importe) de la manière la plus courante d’écrire à leur époque. C’est là une explication toute naturelle.

16Supposons maintenant que ce soit le Slovo qui ait fait des emprunts à la Zadonščina. Il faudrait alors admettre que l’auteur du Slovo ait emprunté une série de passages aux différentes variantes de la Zadonščina sur un critère formel, le peu de coordination (et pourquoi, la question ne peut guère avoir de réponse raisonnable). Ensuite, il aurait organisé ces passages en un ensemble cohérent en écrivant lui-même des passages en se tenant à cette particularité stylistique, un coefficient de juxtaposition assez élevé. On voit qu’on tombe ici dans des suppositions extravagantes.

Conclusion

17Disons quelques mots en guise de conclusion. D’une part, il faut reconnaître que, s’agissant des coordinations, la norme n’était donc pas si absolue. Et reconnaissons enfin que l’étude d’A. Zaliznjak vient clore par des preuves irréfutables la discussion sur l’authenticité du Slovo. Ce que nous venons de citer n’est qu’une preuve parmi d’autres que l’on trouvera dans sa remarquable étude ; il est vrai que c’est là, à notre sens, peut-être la preuve la plus absolue qu’il donne.


bibliography

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Roudet Robert, 2009, « La querelle du Dit du Prince Igor : les motivations socio-culturelles », in Beliakov Vladimir (éd.), La société russe à travers les faits de langue et les discours, Dijon : Éditions universitaires de Dijon, 87-98.

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Zaliznajk Andrej, 2004, Слово о полку Игореве: взгляд лингвиста, Moskva: Jazyki slavjanskoj kul’tury.


Notes


1 Nous avons utilisé l’édition de cette chronique donnée dans Библиотека литературы древней Руси [2000], qui n’a guère de valeur scientifique, mais qui est suffisante pour le but que nous nous sommes fixé.


Cite this document


Robert Roudet, «Les coordinations en vieux russe et le problème du Slovo o polku Igoreve», ELAD-SILDA [En ligne], n° Syntaxe des langues slaves : de la norme à la transgression, publié le : 11/04/2020, URL : http://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=663.

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