Les adolescents en difficultés et les autres : un précipité d’extra-brut

DOI : 10.35562/canalpsy.1970

p. 23-26

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Ce présent article fait suite à une communication présentée lors des premières doctoriales du CRPPC-Didier Anzieu en février 2016. Je la remets au travail à partir d’éléments cliniques, issus d’observations réalisées lors de divers stages de doctorat et d’exercices professionnels en France et à l’étranger, auprès d’adolescents en grandes difficultés. Il s’agit principalement de contextes psychiatriques et de foyers à caractères sociaux. Institutions dans lesquelles, outre le fait que je puisse les prendre en charge en suivi psychologique, j’observe, dans les dispositifs institués et dans les interstices, les adolescents ainsi que leurs relations avec leurs familles et les membres des institutions qui les accueillent. Je reprends dans cet article le titre initial, car il me semble encore opportun et cohérent avec ce que je tente de développer dans ma thèse de doctorat. Le titre est entendu ici comme un nom qui pourrait s’apparenter à ce que P. Bourdieu avait qualifié de « capital symbolique ». C’est-à-dire, dans une première intention : « comme le volume de reconnaissance, de légitimité et de consécration accumulé par un agent social au sein de son champ d’appartenance » (Durand P., para 11).

Par exemple, en Occident et en France particulièrement, les grands vins ont des noms attachés à un terroir, un domaine, un sol, un cépage : pour tout dire à un lieu d’origine. Ils en portent le nom : ce qui compose une appellation d’origine contrôlée ; autrement dit : une identité, un certain niveau de reconnaissance, une renommée, une certaine réputation. Lorsque l’on vous parle d’une Doriane, vous savez à quoi vous attendre, ce que vous allez déguster. Lorsque l’on vous parle d’un adolescent psychopathe, « inadapté », « inéducable », « irrécupérable », « incasable », d’un « adolescent difficile », à quoi vous attendez-vous ? Certainement pas à une très belle rencontre… et vous savez que vous allez déguster !

Aussi ce que j’aimerais partager avec vous est ma lecture du concept d’« adolescent difficile » qui, dès le départ, n’avait pas de sens pour moi. Une réaction un peu épidermique à cette association de mots, sans doute. Réaction liée, peut-être, au fait que j’ai fort bien entendu que le « mot est le meurtre de la chose » de Hegel G.W.F., repris par Lacan J. (1953). Mais si le « mot est le meurtre de la chose » que tue le concept « adolescent difficile » ? De qui parle-t-on ? Pour rester dans ma métaphore vinicole, je dirai que les adolescents qui sont dits « difficiles » et que je rencontre sont ivres d’une rage tout à fait perceptible et compréhensible. Ivresse qui se nourrit d’un vin de « contre-bande » obtenu par distillation des raisins de la colère. Ce fut le cas de Soundjata, 16 ans, ivre de s’être guinzé au diluant, rapporté dans l’institution par sa bande de camarades. Il avait laissé éclater sa rage d’être systématiquement abandonné, relégué, marginalisé dans les rues de la ville ; placé dans un foyer où il est ciblé, par l’un des responsables, père institutionnel autoritaire et rigide, à l’instar de son propre grand-père qui, devant nous, lui promet l’isolement et les fers. Pour ce responsable, comme pour ce grand-père, et malgré tous ses efforts, Soundjata reste un bâtard : une mauvaise graine. Ce qui les autorise à lui lancer des piques vécues comme humiliantes, par ce jeune homme, décrit comme farouche dans ses relations aux autres, parce que, sans doute, plus écorché que les autres. À la faveur du guinze, la haine, contextuelle, éprouvée par Soundjata et entretenue par des années d’une rage plus primitive, a trouvé à s’enflammer. Soundjata a lacéré au couteau les pneus du Duster noir reluisant du responsable…

S’ils ont été portés, d’un point de vue physiologique, ils n’ont pas été cultivés ni élevés au firmament dès l’origine et bénis par les dieux, figures allégoriques du père et plus loin de la mère archaïque. Ils ont tout juste été expulsés, à peine sentis et mal léchés, laissés là à dépérir, dans un premier hurlement de rage, dans un environnement hostile et déjà sourd et aveugle à leur détresse première. Environnement qui se charge de leur répéter à plus soif qu’ils ne sont pas d’ici, qu’ils ne sont pas d’ailleurs ; qu’ils sont là, suspendus. Pour Soundjata, sa mère bien jeune et sans doute encore bien immature l’avait eu dans une période de majoration de sa propre destructivité et d’errance, avec un homme tout aussi errant et toxicomane ; dans un pays intolérant aux filles-mères, sous le fallacieux prétexte moraliste, d’une religiosité discutable.

L’exclusion de Soundjata avait été prononcée par ce responsable en question à la suite d’une médiation familiale, qui sonnait davantage, pour moi, comme un procès en représailles. Procès en représailles, contre ceux qui avaient mis au monde, cet être, rétif à toute forme d’emprise, que l’on voulait faire passer pour de l’éducation. Tenaillé entre ce responsable et son propre père, ce procès avait mis le feu au monde interne de cette mère comme cela avait été le cas, plus tôt, pour son fils. Cela avait encore permis la déliaison chez la mère des affects d’amour, de honte et de haine à son endroit. Elle n’avait pas hésité à lui cracher son venin au visage avec force cris et larmes. Elle n’en voulait plus, elle l’abandonnait2 : qu’il aille et qu’il fasse ce qu’il voulait puisque, même dans ce foyer pour jeunes désocialisés, ils n’en voulaient plus. Elle venait de mettre en mots la biffure interne de Soundjata, s’extériorisant dans son passage à l’acte. Il avait tout de même lacéré les pneus de la voiture du responsable, bien présent lui, au moins, dans la vie de Soundjata, malgré la rigidité de ses principes éducatifs et moraux. Cette figure du responsable se confondait avec la figure du responsable de sa conception, de la responsable de sa venue au monde et du grand-père, patriarche, responsable, garant de la bonne moralité, religieusement ferrée au pied. Par collapsus, dans le monde interne de Soundjata, ils ne faisaient qu’un, tous autant responsables de son exclusion du giron maternel, privé d’une appartenance familiale, hors de la communauté humaine. D’ailleurs, Soundjata n’avait même pas été convié à venir fêter avec eux l’Aïd-el-Fitr3, à partager, à pardonner comme à être pardonné, moins de quinze jours avant, alors que plusieurs autres camarades et animateurs avaient pu retrouver leurs familles à cette occasion hautement symbolique. De plus, Soundjata avait été le seul des « fauteurs de troubles » à prendre la sanction maximale : être exclu, sans appel possible, pour une durée de 2 mois minimum, potentiellement renouvelables.

Pour en revenir à ma perspective théorique, il me semble que ce qui caractérise tous ces adolescents auxquels je m’intéresse et qui peuplent ma thèse c’est cela : l’expulsion primitive de leur habitat premier couplée à l’expulsion secondaire d’un ordre symbolique auquel on leur refuse l’accès. Expulsions qu’ils mettent si bien en scène de lieux en non-lieux de nos modernités comme l’écrivait Olivier Douville (2006). Or, je remarque qu’ils ne sont pas dans des non-lieux, ils sont, dans les hétérotopies (Foucault M., 1967) que nous avons participé à construire au cœur de nos sociétés. Ces hétérotopies sont entre le dedans et le dehors de notre espace social. Ce sont des espaces autres, intermédiaires et dépositaires de notre paradoxalité d’humains-non-humains bien-pensants et charitables. Cependant, une question me taraude : comment en vient-on à un tel cynisme déshumanisant d’un homme ou d’une femme en devenir ? Ce n’est plus vraiment Œdipe-roi de Sophocle, qui agite ces adolescents, c’est peut-être bien une version ou une conversion du Christ Roi. Christ ou triste Roi adolescent, cloué au pilori, exposé, stigmatisé, livré à la vulgate ergotante de nos Golgotha modernes. Pourtant, dans le mythe, le Christ ressuscita. Qu’en est-il des adolescents que je rencontre dans le réel ? Pourront-ils ressusciter de la passion christique, dans laquelle ils sont piégés et qui court de page en page, dans la Bible moderne que J.-P. Chartier leur a consacrée, avec la caution de la psychanalyse : Les adolescents difficiles. Psychanalyse et éducation spécialisée. Comment comprendre et considérer ce livre, sur des adolescents en très grandes difficultés de subjectivation, lorsque dès le sommaire, l’un des chapitres « Voyage au bout de la rééducation », paraphrase l’œuvre d’un médecin de formation, antisémite à ses heures et auteur notamment de pamphlet tel que « Bagatelles pour un massacre » ou encore « L’école des cadavres »… je veux parler de Louis-Ferdinand Céline et de son « Voyage au bout de la nuit » ? Comment peut-on rapprocher cette référence si particulière de la problématique de ces adolescents dont on ne veut pas et qui ont déjà eu à faire face à des vœux de mort dans leur famille d’origine, comme dans les institutions qui les accueillent puis les excluent ?

Certaines familles n’en veulent tellement plus que des mères jettent leur petite fille, de 2 ans, par la fenêtre d’un quatrième étage sous l’effet de la prise de toxique. Ce fut le cas d’Aschlis, 18 ans, qui a fini par atterrir dans un service de psychiatrie. Elle est née des amours de sa mère prostituée et de son père proxénète, emprisonné au moment où je rencontre cette jeune fille. Il l’a attouchée, elle a été violée, elle se donne, dans des squats, dès l’instant où il lui semble percevoir un peu d’affection dans le regard d’un autre, souvent largement plus âgé qu’elle. Or de l’affect, il y en a bien, chez Aschlis ; de l’affection pour elle : bien moins. Cela s’entend jusque dans le discours d’une soignante qui la qualifiera d’« abjecte » et qui nous mimera son dégoût d’avoir à lui donner ses traitements. Quant à Aschlis, elle me demande de lui tenir la main lorsqu’elle prend peur, elle me parle de sa version du film « Roméo+Juliette », me demande où j’habite, si elle me reverra et si je peux lui faire la faveur de venir lui dire au revoir à mon départ…

C’est encore Sun Tsé, fils indigne : incapable de se concentrer et d’apprendre comme de gagner ses compétitions. Sa mère est une battante, ultra-diplômée, connue dans certains milieux, puissante et dirigeant des hommes. Son père, est un enseignant de langues étrangères, champion aux os fragiles. La seule langue étrangement familière et familiale que connaisse Sun Tsé est la langue de la violence. Il se bat contre des jeunes, mais aussi, et surtout, contre des adultes, court pour échapper à la BAC4, deal avec de petites frappes, visite souvent ses paradis artificiels où enfin il souffle de sa douleur de ne pas être « assez » pour être considéré et peut-être aimé. Il est battu par ses frères, sous le regard de la mère, lorsqu’il refuse de donner le seul objet qui lui ouvre une perspective, certes délinquante, mais une fenêtre tout de même vers des ailleurs plus faciles pour lui. Il est mis sous camisole chimique, enfermé souvent à l’isolement pour ses passages à l’acte violents, oublié des mois en psychiatrie ou en institution. Il y joue les terreurs, dans une sorte d’érection phallique, se murant dans le silence hostile dès qu’un adulte lui parle. Il affole et terrorise des équipes entières d’institution éducatives et de psychiatrie, enfermé, qu’il y est, par les bons soins de sa mère. Différentes situations ont marqué le lien que nous avons tissé, dans un certain doublage entre lui et moi. Cela jusqu’au jour où je l’ai autorisé à haïr sa mère et à pouvoir me le dire, en étant certain qu’il n’y aurait ni jugement, ni annulation, ni représailles de ma part. Ce jour-là il s’est effondré, a pleuré, s’est autorisé à déprimer et a pu commencer à parler de sa détresse, de sa douleur de vivre, de son horizon bouché…

 

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Domaine public.

Poursuivant ma lecture du concept d’« adolescents difficiles », mon premier intérêt se portait sur la définition donnée par J.-P. Chartier, sous une forme interrogative. Méthodologie d’un discours qui se veut scientifique sans doute… « Mais que faire pour tous ces “chiens sans collier”, ces “adolescents difficiles” dont les troubles du comportement déconcertent et parfois désespèrent éducateurs, magistrats et psychistes chargés de les rééduquer, protéger et soigner ? » (p. 16). Des « chiens sans collier » ? Comment voulez-vous que j’adhère à une telle définition ? Comment voulez-vous que j’adhère à : des chiens sans collier ? Je ne suis pas éthologue, je suis psychologue : j’étudie le comportement humain. Je ne fais pas dans les canidés ; même si ces adolescents ont un certain sens du mordant. Et encore même lorsqu’il faut leur reconnaître qu’ils sont grands producteurs de brut de pomme, voire de précipité d’extra-brut. « Des chiens sans collier », mais mesurez l’injure ! Mesurez, comme le proposait B. Duez (1999), ce passage à l’acte langagier qui désubjectivise, qui renvoie ces adolescents aux confins de l’humanité, à l’animalité. Notez encore, avec C. Janin (1995, p. 163), le collapsus de la topique interne, entre ce qui leur vient de la fantasmatique de leur monde interne et ce qui leur vient d’une réalité détransitionnalisée, parce que démétaphorisée par un discours moraliste ou qui se veut scientifique et qui me paraît surtout meurtrier, et qui leur vient du monde extérieur. Discours meurtrier, car ne produisant plus d’écart avec l’objet et qui induit des positions rigides, rétorsives et défensives de la part des soignants, qui suspendent dès lors, les conditions mêmes, d’une rêverie maternelle suffisamment bonne. Celle-ci aurait pu démentir les constructions fantasmatiques de ces adolescents.

Par ailleurs, J.-P. Chartier rajoute, à leur état de chiens, le fait qu’ils n’aient pas de collier. Ces sujets ne sont pas même mésinscrits, comme le dirait Alain-Noël Henri. C’est-à-dire qu’ils ne sont même pas des sujets

« pour qui leur inscription comme sujets parmi d’autres […] s’est trouvée entravée de quelque manière et dont les symptômes troublent l’ordre symbolique (selon les trois registres du symptôme : psychique, somatique et le registre de l’agir [les actings]). [Sujets adressés à des] institutions [qui] interviennent là où les instances qui sont en charge de mailler le corps social et d’instituer les sujets sous la férule de la Loi (groupes familiaux, groupes sociaux d’appartenance, école, etc.), ont achoppé et se sont révélées (partiellement) insuffisantes. » (Gaillard G., 2011.)

Cela suppose donc d’avoir été inscrit même si la forme en est insuffisante. Or, dans la métaphore de J.-P. Chartier, non seulement ils n’ont pas de collier, donc a priori ils seraient mésinscrits, mais encore, a-t-on envisagé qu’ils aient un tatouage ? Non ! Et pourtant qu’est-ce qu’ils sont systématiquement tatoués, pucés, badgés, fichés dans nos divers dossiers, suivis à la trace d’une institution à l’autre. Ils sont moins souvent rencontrés. Dès lors, il est possible de penser leur non-inscription dans la pensée de J.-P. Chartier, lui-même. Quand bien même ils s’organiseraient pour faire le vide autour d’eux, ces adolescents n’ont pas été trouvés dans un no man’s land. Ils sont envoyés en institutions ou jetés à la rue, par leurs familles dépassées et par des institutions complètement dysfonctionnelles qui n’en veulent plus non plus. Donc à quelle errance fait référence Chartier dans sa métaphore ? À l’errance identitaire ? Ce à quoi je réponds : mais vous souvenez-vous qu’il s’agit d’adolescents ? Que par définition : « l’adolescent est un “migrant” qui traverse une période “d’entre-deux” caractérisée par une certaine forme de vulnérabilité psychique, liée en large partie à un sentiment de précarité identitaire » (Roussillon R., 2010). À quelle errance fait référence J.-P. Chartier dans sa métaphore ? À une errance physique ? Je répondrai avec le résumé de la thèse de Franck Mathieu (2011) :

« [l’errance] c’est une configuration psychodynamique qui prend son origine dans une incapacité à se loger dans l’objet primaire, c’est-à-dire à se sentir contenu dans sa préoccupation et dans sa fonction de rêverie, créant un “trou noir” dans lequel l’errant menace sans cesse de tomber. Les mécanismes défensifs associés à cette psychodynamique ont des effets sur l’aménagement de l’extériorité : l’extériorité est un prisme où s’articulent l’espace, le corps, la sensorialité et l’objet. […] elle se révèle bruyante et symptomatique, si bien que les différents espaces qui constituent l’extériorité se collusionnent. »

Comment peut-on faire fi de tout ceci, alors même que cela est présenté dans une certaine mesure par J.-P. Chartier lui-même, puis annulé dans des considérations rationalisantes voire essentialisantes entre personnalités abandonniques et personnalités psychopathiques et dans des rapprochements avec les psychoses maniaco-dépressives ? Dès lors, si l’on prend l’axe nosographique psychiatrique, comment oublier qu’à l’adolescence, la personnalité n’est pas encore fixée ni figée et que l’on peut encore espérer que certains symptômes ne soient que transitoires ?

(Pour finir), mes constatations, ma clinique et mes interrogations théoriques ainsi que les maigres réponses que j’y apporte pour l’heure, ne suffisent pas encore à remettre en débat un concept qui date de 1997 et qui continue à faire des émules. Pour autant, tout ceci vise à montrer le degré de rétorsion, d’emprise et d’idéologie contenue dans une théorie. Idéologie qui à certains égards tend à définir une posture professionnelle qui ne vise plus la créativité dans la rencontre avec un autre, mais plutôt la rigidité défensive face à ces adolescents. Et qui condamne (ou conforte) parfois certains professionnels, eux-mêmes, à des répétitions mortifères de savoirs ou de savoirs faires, pas vraiment remis en question, parce que pris dans des processus de clôture de la pensée. Pour autant et à n’en pas douter, ces adolescents nous confrontent bien aux limites de nos cadres, de nos compétences et de nos capacités personnelles à éponger la folie de leur narcissisme et de leur identité. Cependant, cela pose la question de la manière dont nous, étudiants, jeunes chercheurs et peut-être chercheurs confirmés, créons des concepts et les répétons à souhait sans vraiment tolérer l’écart ou la critique. Cela pose, également, la question de l’analysabilité des attitudes et des contre-attitudes que nous mettons en place, au contact de ces adolescents ; du traitement des affects de haine qui nous traversent. Cela interroge encore sur la manière dont elles déterminent nos choix épistémologiques et théoriques ; de la manière dont cette dynamique transférentielle impacte nos modélisations et nos conceptualisations. Cela questionne sur la violence de l’histoire de la prise en charge des jeunes en France comme ailleurs ; sur la violence des héritages théoriques que nous ont parfois laissés certains anciens ; sur la manière dont nous nous en saisissons et nous nous en dégageons pour continuer à faire exister et avancer la pensée en sciences humaines, et spécifiquement en psychologie clinique d’orientation psychodynamique et psychanalytique.

Je terminerai par une première demande très particulière d’un patient à un thérapeute, à laquelle j’espère que mes patients arriveront un jour : « Je méprise mon père et je hais mon frère. Pour ma mère : elle s’est excusée pour ce qu’elle m’a fait subir pendant des années. Je lui ai pardonné, mais je n’oublie pas. Me prenez-vous en thérapie ? »

1 http://ressources-socius.info/index.php/lexique/21-lexique/39-capital-symbolique.

2 C’est textuellement ce que la mère lui a dit.

3 L’Aïd-el-Fitr marque, dans la religion musulmane, la fin du mois béni du ramadan. Dans le pays où j’ai rencontré Soundjata, c’est un jour férié et

4 Brigade anti-criminalité.

Bibliography

Chartier J.-P. (1991). Les adolescents difficiles. Psychanalyse et éducation spécialisée, Privat, Paris.

Douville O. (2006). De l’adolescence errante dans nos mondes contemporains, <Halshs - 00113256> version 1, https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00113256.

Duez B. (1999). « Un passage à l’acte langagier : l’injure », in Dialogue n° 145 : Souffrances à deux. La blessure et le cocon, pp. 87-98.

Foucault M. (1967). « Des espaces autres », in Conférence au Cercle d’études architecturales, 14 mars 1967.

Gaillard G, (2011). « Tolérer l’effraction, travailler à inclure », in Cliopsy n° 5, https://www.revuecliopsy.fr/wp-content/uploads/2016/01/RevueCliopsy05-Gaillard-007.pdf.

Janin C. (1995). « La réalité et son objet : propositions théoriques », in http://mapageweb.umontreal.ca/scarfond/T6/6-Janin.pdf.

Lacan J. (1953). « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse », Congrès de Rome, Instituto di Psicologia della Universitá di Roma, 26 et 27 septembre 1953, in La Psychanalyse, PUF, 1956.

Mathieu F. (2011). « L’errance psychique des sujets SDF », in Thèse de doctorat en psychologie, non publiée, Université Lumière Lyon 2, Lyon.

Roussillon R. (2010). « Précarité et vulnérabilité à l’adolescence », in Adolescence, vol. 28, n° 2, pp. 241-252.

Sophocle, Œdipe-Roi, GF, Paris, 2015.

Notes

1 http://ressources-socius.info/index.php/lexique/21-lexique/39-capital-symbolique.

2 C’est textuellement ce que la mère lui a dit.

3 L’Aïd-el-Fitr marque, dans la religion musulmane, la fin du mois béni du ramadan. Dans le pays où j’ai rencontré Soundjata, c’est un jour férié et cette fête est une fête familiale de partage et de pardon.

4 Brigade anti-criminalité.

Illustrations

 

 

Domaine public.

References

Bibliographical reference

Ndèye Khaïra Thiame, « Les adolescents en difficultés et les autres : un précipité d’extra-brut », Canal Psy, 117/118 | 2016, 23-26.

Electronic reference

Ndèye Khaïra Thiame, « Les adolescents en difficultés et les autres : un précipité d’extra-brut », Canal Psy [Online], 117/118 | 2016, Online since 08 janvier 2021, connection on 17 octobre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=1970

Author

Ndèye Khaïra Thiame

Psychologue clinicienne, formatrice doctorante, chargée de cours, Université Lyon 2