Présentation

Les Cahiers Fablijes ont pour objectif d’éditer les travaux du séminaire « La Fabrique des Littératures des Jeunesses » se proposant d’explorer, entre les xᴠɪɪɪe et xxe siècles, l’élaboration de ce que nous nommons aujourd’hui la « littérature de jeunesse », à savoir, une production littéraire adressée à des jeunes publics, de plus en plus émancipée des desseins didactiques qui lui ont longtemps servi de caution. La revue entend tisser des liens entre les mondes de la recherche et de l’éducation. Elle a ainsi pour vocation à s’adresser tant aux chercheurs et aux universitaires qu’aux professionnels de l’enseignement et de la pédagogie.

Ils proposent également, en complément, des anthologies critiques pour offrir à la communauté scientifique ainsi qu’à celle des curieux un échantillon de ces textes de littérature de jeunesse.

Ce numéro des Cahiers Fablijes part du constat qu’un pan entier du théâtre d’enfance des xviiie et xixe siècles – tant dans ses textes que dans ses pratiques scéniques – demeure largement ignoré par la recherche. En mettant au jour des corpus négligés, en interrogeant leurs modalités de représentation, de circulation et de réception, ce dossier entend rendre compte de la diversité de ces expériences théâtrales. L’attention portée aux dispositifs dramaturgiques, aux choix thématiques – notamment à la représentation de la violence – et aux contextes institutionnels permet d’en mesurer la portée morale, religieuse et sociale. Il s’agit ainsi de mieux comprendre les continuités et les discontinuités qui relient ces théâtres d’enfance aux formes contemporaines du théâtre de jeunesse, aujourd’hui en plein essor, et d’inscrire ces pratiques anciennes dans une histoire culturelle renouvelée de l’enfance et de la scène.

Notes de la rédaction

Protocole de modernisation des citations
Dans l’ensemble des articles réunis dans ce volume, les citations ont fait l’objet d’une modernisation orthographique et typographique destinée à en faciliter la lecture. Ont ainsi été actualisés l’orthographe, l’usage des majuscules, la ponctuation et l’accentuation, sans que ces interventions n’altèrent le sens des textes cités. En revanche, dans les bibliographies et les notes, l’orthographe d’époque des titres d’ouvrages antérieurs au xixe siècle a été respectée. La graphie n’a toutefois pas été conservée et a été harmonisée selon les conventions typographiques actuelles.

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