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Couverture Arabesques n° 101

101 | 2021
Bibliothèques en temps de pandémie

Réinventer le lien avec les publics

Le 17 mars 2020, la France entière se trouvait brutalement plongée dans un confinement total, mis en place pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Comment les bibliothèques ont-elles réagi face à cette situation inédite ?

Notre dossier consacré aux bibliothèques en temps de pandémie montre qu’elles ont su faire preuve d’une belle capacité de résilience. Passé un état de sidération largement partagé par toute la société, leur premier souci a été de maintenir autant que possible le lien avec leurs usagers ainsi que l’accès à leurs collections et à une offre minimale de services. Elles ont aussi fait corps pour agir collectivement auprès de leurs tutelles afin d’améliorer l’encadrement réglementaire de l’accueil des publics en temps de crise sanitaire.

Disposant de ressources numériques, qu’une mobilisation exceptionnelle de l’ensemble des professionnels du secteur a permis de renforcer et de diffuser plus largement, ainsi que de services en ligne, les bibliothèques sont souvent devenues le service le plus sollicité des universités. Le développement de l’offre et des services à distance a, paradoxalement, mis en évidence l’importance de la médiation humaine.

Nul doute que cette expérience singulière marquera durablement la manière dont les bibliothèques envisagent leur rôle ainsi que la manière dont ce rôle est perçu par leurs tutelles et leurs usagers. 

Bonne lecture !

 

N.B., les illustrations de ce numéro d'Arabesques sont issues de l'appel aux créatifs des Nations Unies en réponse à la pandémie de Covid19. L'ONU souhaitait traduire graphiquement six messages critiques de santé publique pour éduquer, sensibiliser et informer les personnes de différentes cultures, langues et communautés à travers le monde. Cette bibliothèque d'œuvres d'art a été offerte grâce à la générosité de la communauté créative.


Couverture Arabesques n° 100

100 | 2021
Arabesques Centième

...et c'est déjà demain

Avec ce numéro spécial, le comité de rédaction d’Arabesques a souhaité proposer à ses lecteurs un regard dans le rétroviseur qui peut sembler vertigineux tant les évolutions de notre profession, de notre environnement institutionnel, voire du sens même de nos missions de bibliothécaires, ont été marquées par l’avènement d’Internet et du numérique.

En 1920, dans un aphorisme aux accents prophétiques, Antonin Artaud prévenait : « une société qui fait de la science une poussière de sciences est une société qui dégénère ». À l’aube de cette année « post-COVID-19 », il semble que notre profession soit collectivement prête à lutter contre ce risque de fragmentation des savoirs. En effet, comme le soulignent certains des contributeurs prestigieux de ce numéro d’Arabesques, à l’heure du « tout numérique », la qualité, la fiabilité et l’ouverture des métadonnées des publications scientifiques constituent les ingrédients indispensables pour la mise en place d’une science véritablement ouverte, apte à répondre aux enjeux – actuels et futurs – de la recherche scientifique. De quoi renforcer au quotidien le sens des missions de notre grand réseau documentaire.

Nous adressons nos vifs remerciements aux auteurs pour le portrait composite et passionnant de notre profession qu’ils nous offrent. Pour illustrer ce numéro, nous avons eu envie de faire découvrir la palette haute en couleurs et poésie d’Odra Noel, artiste peintre à la croisée de l’Art et des Sciences, dont l’œuvre picturale, inspirée d’observations scientifiques de niveau cellulaire, propose une version magnifiée du Vivant dans toutes ses dimensions. Par cette ode au Vivant, le comité de rédaction d’Arabesques vous présente ses meilleurs vœux pour 2021.


99 | 2020
De l’ombre à la lumière

La valorisation des collections patrimoniales par le numérique

La numérisation a ouvert un champ de possibilités immense au service de deux missions essentielles des bibliothèques mais dont les impératifs étaient parfois difficiles à concilier : la conservation des collections et leur valorisation auprès d’un large public. Grâce à la numérisation, les documents rares et patrimoniaux, dont l’accès n’était souvent réservé qu’à quelques spécialistes, sortent de leurs réserves et deviennent accessibles au plus grand nombre, acquérant ainsi une nouvelle légitimité. Les outils numériques renouvellent quant à eux les actions de médiation, sur un mode plus interactif et plus ludique. Cependant, comme le montrent les expériences présentées dans ce nouveau dossier d’Arabesques consacré à la valorisation des collections patrimoniales par le numérique, la dématérialisation et la valorisation numérique ne constituent pas des remèdes universels. Elles soulèvent les mêmes questions que pour les collections physiques et ne trouvent tout leur sens que pensées au sein d’une stratégie globale de développement des collections et des services aux publics.


Carte du monde polygonale abstraite

98 | 2020
Cartes en bibliothèque

Nouveaux usages, nouveaux territoires

La carte n’est pas un objet documentaire comme les autres. Ses dimensions (pour les cartes imprimées), ses modes de représentation, ses contenus, en font un document délicat à appréhender, le numérique ayant, en la matière, considérablement simplifié le stockage et la diffusion mais complexifié la description et l’exploitation. La carte intéresse des publics très différents, qui vont s’attacher à sa valeur scientifique ou à sa valeur esthétique, politique ou stratégique. Avec ses mutations numériques, la carte s’affranchit... des territoires, et devient le support d’applications si diverses, si puissantes, si hétérogènes, que n’est pas loin d’être réalisée la prémonition de Jorge Luis Borges dans le fameux Del rigor en la ciencia, au sujet d’une « Carte de l’Empire qui aurait le format de l’Empire et coïnciderait avec lui, point par point ».


Arabesques n°97 couverture

Dans un paysage impacté par les changements en profondeur des métiers de bibliothèques à l’ère du numérique, la question de l’identité professionnelle taraude les bibliothécaires, notamment ceux exerçant dans les établissements de l’ESR. Si leurs compétences ont su s’adapter et s’étendre au fur et à mesure de l’évolution des usages, parfois se diluant entre métiers dans des porosités fécondes, la lutte pour la reconnaissance de nouvelles légitimités se fait parfois âpre, notamment dans un contexte où les moyens financiers et humains-sont de plus en plus contingentés alors que les enjeux – en termes de communication scientifique ouverte par exemple – sont de plus en plus cruciaux, comme le souligne la crise sanitaire majeure que nous traversons.

Ce nouveau dossier d’Arabesques apporte quelques éclairages sur cette question de notre identité professionnelle commune.


Arabesques n° 96 - Couverture

96 | 2020
Evaluer en bibliothèque

Au-delà des statistiques et des indicateurs

Parmi les préoccupations des professionnels des bibliothèques, force est de constater que l’évaluation a étendu son champ d’action et ses méthodes : de la – classique mais toujours utile – évaluation des collections et de leur usage, on est passé à celle des services proposés, de leur adéquation aux besoins des usagers, de l’impact des bibliothèques sur la réussite des étudiants,…

Quant aux méthodes d’évaluation, c’est peu d’écrire que, en écho à la transition numérique, le déluge de données manipulées par les systèmes d’information documentaires des établissements reste largement à exploiter, si l’on souhaite en repenser les objec­tifs dans un contexte accru de concurrence et de complémentarité.

Ainsi, de la mise en place de « simples » indicateurs de performance au rôle stratégique des statistiques en tant qu’outil d’aide à la décision ou au finance­ment de projets, l’évaluation fait désormais partie intégrante des missions des bibliothèques, notam­ment dans le cadre de la politique en faveur de la science ouverte et de la valorisation de la recherche.


Arabesques n° 95 - Couverture

C’est l’essence même des missions des bibliothèques universitaires que de fournir aux chercheurs la documentation nécessaire à leurs travaux - une documentation scientifique qui, en passant de l’imprimé à l’électronique, a fait face à une augmentation exponentielle du nombre de publications ainsi qu’à une diversification et une complexification des modes d’accès et de diffusion.

Avec le nouveau paradigme que représente la politique en faveur de la Science ouverte, de nouveaux enjeux se présentent aux établissements documentaires pour accompagner au mieux les chercheurs, dans leur propre démarche de publication comme dans la diversification de leurs besoins documentaires. Il s’agit, pour les bibliothèques, d’une occasion magnifique de valoriser leur expertise, acquise de longue date, sur la qualité des métadonnées et des référencements, mais aussi leurs compétences, plus récemment développées, en matière de publication, de diffusion et d’archivage de l’information. Autant de services aux chercheurs renouvelés que ce dossier d’Arabesques se propose d’explorer.


Couverture N° 94

Ce numéro d’Arabesques constitue une première, puisqu’il consacre l’ensemble de ses rubriques à un panel de bibliothèques européennes relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Au travers de ces retours d’expériences innovantes, le constat s’impose, s’il en est besoin, qu’à l’heure de la transition numérique, les bibliothèques de recherche en Europe font face à des problématiques communes qui transforment en profondeur les pratiques. Pour répondre aux enjeux de la Science ouverte, chacune à sa façon réinvente les fondamentaux de nos métiers de « passeurs de connaissance », contribuant en cela au développement d’une « culture scientifique, et par conséquent, à la démocratie » (p. 6).

Le comité de rédaction d’Arabesques remercie Mme Jeannette Frey, présidente de Liber, qui, en cette veille de congrès Liber, a accepté de se prêter au jeu du « Portrait ».

Puisse ce panorama offrir à chacun et chacune une lecture rafraîchissante et stimulante.


93 | 2019
Bibliothèques et science ouverte

Expérimenter de nouvelles formules

En consacrant son dossier à la notion de Science ouverte, ce nouveau numéro d’Arabesques ne prétend pas faire œuvre originale, tant le sujet - entre, côté clair, le « Plan national pour la science ouverte » ou le  « Plan S » (évoqués dans le dossier) et, côté obscur, les négociations de plus en plus difficiles avec les éditeurs scientifiques et autres diffuseurs commerciaux - occupe le devant de la scène, plus seulement dans le monde des bibliothèques universitaires, mais désormais comme enjeu politique national et international.

Cependant, au-delà de la nécessaire introduction aux termes du débat et à ses enjeux, l’originalité de ce dossier tient au fait qu’il présente une série de réalisations concrètes, positives, efficaces, qui soulignent que, loin des craintes de dépossession souvent évoquées par les professionnels de la documentation, l’implication des établissements dans la Science ouverte est nécessaire, indispensable, décisive pour renforcer les liens des bibliothécaires avec les chercheurs, la recherche et l’ensemble des composantes du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche.


Arabesques n° 92 - Couverture

92 | 2019
C'est pas demain la veille !

La veille documentaire en bibliothèque

La veille a toujours été une composante fondamentale de l’activité des professionnels des bibliothèques et de la documentation, et ce dans ses deux acceptions majeures. D’une part, la veille documentaire, indispensable à l’enrichissement raisonné et qualitatif des collections, oblige à un suivi régulier et méthodique des activités des éditeurs et diffuseurs. D’autre part, et c’est à cette seconde acception que s’intéresse le présent dossier d’Arabesques, le suivi des évolutions du domaine documentaire, mais aussi informatique, numérique, juridique… Pour être efficace, c’est-à-dire pour orienter la stratégie d’évolution des établissements, une bonne veille doit avoir des objectifs, être organisée, et exercer une influence réelle sur le pilotage, tous éléments présentés dans les différentes contributions du dossier.

Le titre de ce dossier est emprunté au service de veille du service commun de la documentation de l’Université de Lille, Droit et Santé, ici remercié pour son accord.