« En général, les cadeaux-déco flambent chez nous ! »

La gestion des objets intrusifs dans la sphère domestique

DOI : 10.35562/canalpsy.189

p. 18-21

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Initiées par Marcel Mauss dans les années 1920 tandis qu’il s’escrimait à comprendre comment la cohésion et l’intégration sociale étaient renforcées par les mécanismes des échanges dans les sociétés alors qualifiées de primitives (Mauss, 1985 [1923-24]), les recherches plus récentes sur le don ont attesté de sa persistance dans les sociétés modernes et contemporaines. Désirant poursuivre l’entreprise de Mauss, Polanyi et Lévi-Strauss là où ils se sont arrêtés, c’est-à-dire à la porte de la modernité, Godbout (2000 [1992]) a traité du don dans différents champs de la vie sociale et s’est attelé à rendre compte du fait que « […] le don est aussi moderne et contemporain que caractéristique des sociétés archaïques ; qu’il ne concerne pas seulement des moments isolés et discontinus de l’existence sociale, mais sa totalité même » (Godbout, 2000 [1992], p. 21). Parmi les thématiques qui peuvent être appréhendées par le prisme du triptyque donner-recevoir-rendre, le cadeau, bien que considéré comme « une sorte d’avatar abâtardi du don, propre aux sociétés modernes occidentales » (Chevalier & Monjaret, 1998, p. 438), a peu à peu été constitué en objet de recherche autonome. S’il retint dans un premier temps surtout l’attention des auteurs anglo-saxons1, différentes disciplines s’y sont intéressées (anthropologie, sociologie, psychologie, économie, philosophie) et plusieurs rituels qui ponctuent la vie sociale des individus où il apparaît ont été examinés (anniversaire, Noël, enterrement de vie de jeune fille, mariage, départ en retraite, etc.). Certains auteurs ont par ailleurs étudié le cadeau fait à soi-même (Mick, 1996 ; Reydet, 1998), d’autres se sont concentrés sur la dimension affective de cette forme particulière du don (Ruth, 1996 ; Yan, 1996) et d’autres encore ont rendu compte du malaise que peut ressentir un receveur qui se trouve face à un cadeau qu’il considère comme raté (Montant, 1998).

Sophie Chevalier (1998), qui est l’une des rares à avoir travaillé sur les bibelots et les meubles reçus en cadeau, insiste quant à elle sur la reconnaissance et la réévaluation du lien social et de la relation au donateur. Selon elle, « s’approprier un présent, c’est reconnaître son rapport aux autres, et accepter d’entretenir des liens avec eux » (Chevalier, 1998, p. 508). Mais que se passe-t-il lorsque le cadeau-décoration n’est pas au goût du donateur ? Comment ces intrus destinés à décorer le logement sont-ils gérés et où sont-ils relégués ? Quelles stratégies sont adoptées pour préserver un espace domestique personnalisé sans pour autant altérer le lien social (voire affectif) entretenu avec le donneur ? Ce sont à ces quelques questions que je tenterai de répondre dans le cadre de cette contribution qui s’appuie sur un matériau empirique constitué par trente entretiens compréhensifs et semi-directifs que j’ai conduits avec des personnes (autant de femmes que d’hommes) qui ont toutes suivi (ou suivent encore au moment de l’entretien) une formation supérieure (Haute École, Université). En revanche, elles sont issues de milieux socioculturels hétérogènes, leurs activités professionnelles sont relativement variées (banquier, éducateur, enseignant, responsable de ventes, graphiste, géographe, architecte d’intérieur, artiste, etc.) et leurs revenus mensuels se situent entre 3’000 et 12’000 CHF2. À noter encore que mes informateurs ont entre 25 et 40 ans, sont locataires (à l’instar des deux tiers des ménages suisses), n’ont pas d’enfants et vivent dans les zones urbaines de la Suisse francophone3.

 

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Nicolas Brachet (blog.precipites.net)

De la dissimulation à l’éviction : le sort des cadeaux encombrants

Parmi toutes les personnes avec lesquelles je me suis entretenu, seules deux affirment ne jamais avoir reçu de cadeaux de décoration embarrassants. Toutes les autres ont vécu au moins une fois l’expérience de devoir affronter ce moment délicat qui invite à ne pas désobliger un généreux donateur convaincu de faire plaisir en participant à ce jeu social qu’est le don. Qu’il s’agisse d’un membre de la famille nucléaire ou élargie, d’un ami proche ou d’une connaissance, d’un élève ou d’un ami des parents, il convient de signaler que presque tous ont inscrit leur acte dans un contexte ritualisé : pendaison de crémaillère, anniversaire, Noël, mariage, etc. S’agissant des cadeaux mentionnés par mes informateurs, on constate qu’ils sont pour le moins variés : un faux Œuf Fabergé, « des chats suspendus sur des chaises en vieux bois peint », une crousille, des petits animaux en résine, un tableau peint par le donateur, « une boîte à chocolat sur laquelle est dessinée une vache qui rigole », des pommes de pin, des pives, un saladier, une boule de Noël en forme de cornichon, un vase, un bougeoir, un pot traditionnel portugais, un cadre pour photographies, une salière, « des petits plats rigolos », un bricolage réalisé par un enfant, une boîte en céramique en forme de citrouille, etc.

Au moment de déballer ce qui sera systématiquement considéré comme un cadeau raté, peu d’entre eux trouvent le courage de faire preuve d’honnêteté : empruntés et gênés, ils font ce qu’ils peuvent pour maintenir la face et ne pas laisser transparaître leur dégoût. Cette épreuve peut par ailleurs susciter de l’incompréhension chez celui qui reçoit. C’est même avec une certaine amertume que Christine4 me confie, au sujet d’un cadeau offert par sa sœur : « ma sœur m’a offert des espèces de récipients en plastique sur lesquels il y a écrit des trucs genre “vous n’allez pas me laisser ça”. Un truc hyper gadget et en fait je déteste les trucs gadgets, mais vraiment. Et il y a un moment où tu te dis que c’est pas possible qu’ils aient pas encore compris. […] Ce qui est bizarre, c’est la manière dont les gens de ma famille me voient : un peu l’artiste qui a des goûts originaux. Mais je ne suis pas sûre que ce soit vraiment original… c’est original par rapport à eux » (Christine, 28 ans, étudiante en architecture). Reprenant les termes de Montant (1998), nous pouvons ici affirmer que les donateurs ne reconnaissent pas le statut et le goût de Christine. De fait, leur cadeau peut être considéré comme un affront par celle-ci (une « agression », diront les tenants de la théorie de la défensivité).

Par la suite, le cadeau qui ne plaît pas pose évidemment certains dilemmes à son receveur qui se trouve dans la situation souvent inconfortable de le gérer et lui réserver un sort qui ne vienne pas mettre à mal le lien entretenu avec le donneur. Car le cadeau-décoration a ceci de singulier qu’il doit être exposé dans le logement. Or, nous dit Serfaty-Garzon, « l’habitat est une création délibérée par l’habitant d’un rapport dynamique d’appropriation de son espace propre. Cette appropriation est ainsi une expression individuelle. Elle relève de l’affirmation identitaire de l’habitant. En ce sens, l’habitat est le projet d’engager l’espace habité dans la construction de soi » (Serfaty- Garzon, 2003b, p. 66). La psychologue environnementale exprime, dans un autre ouvrage, l’importance des objets dans cette réalisation : « Les objets sont au cœur d’enjeux de “personnalisation”, d’une expression dont l’objectif premier est d’être individualisante et de soutenir une réalisation de soi » (Serfaty-Garzon, 2003a, p. 114). Considérant en outre que le salon offre une présentation de soi au visiteur qui se voit renseigné sur son hôte, comment ces objets déplaisants peuvent-ils trouver une place dans un univers esthétique qui leur serait totalement hermétique et inaccessible s’ils n’avaient pas été offerts ?

La gestion est généralement épineuse si l’objet a été donné par un proche qui pourrait remarquer l’absence de son cadeau et s’offusquer de cette exclusion. La plupart ne peut d’ailleurs se résoudre à se désencombrer de ces objets : « si c’est quelqu’un de très proche, je ne vais pas le foutre loin », confie Judith (31 ans, monteuse). Cet acte est jugé symboliquement inconcevable, puisque refuser le don, nous dirait Mauss (1985 [1923-24]), reviendrait à nier le lien social. C’est pourquoi sont mises en place des stratégies qui visent à conserver ledit cadeau tout en maintenant un univers esthétique qui corresponde à ceux qui l’ont édifié. Ne pouvant se contraindre d’exposer un objet qui ne leur convient pas, la quasi-totalité des personnes rencontrées opte pour diverses formes de dissimulation. C’est ainsi que certains cadeaux-décoration sont subtilement glissés derrière d’autres objets ou disposés en haut d’une étagère, là où seul le visiteur curieux saura remarquer sa présence. C’est cette option qu’a notamment retenue Ludovic : « des amis m’ont offert une photo qu’ils ont mise dans un cadre qu’ils ont décoré avec une espèce de pâte à modeler. Et autant la photo je la trouvais belle, autant l’attention je la trouvais sympa, mais autant la décoration je trouvais ça dégueulasse. Et c’est un objet que j’ai toujours eu, mais que je mets très haut sur une étagère » (Ludovic, 35 ans, enseignant). Il arrive aussi qu’ils soient exposés dans d’autres pièces que le salon, comme la chambre à coucher ou les toilettes. Après avoir caché un tableau offert par sa mère entre deux meubles, Nicolas s’est finalement résolu à l’afficher dans cet espace singulier où la cohésion n’est, selon lui, pas indispensable : « ma mère s’est depuis peu mise à la peinture. Et le gros truc, c’est qu’elle a commencé à offrir ses peintures. Donc t’es très poli, tu dis que c’est très joli, mais t’espères juste qu’elle ne t’en offre pas. Jusqu’au jour où elle t’en offre une. Elle est restée très longtemps entre deux meubles, donc cachée. Et récemment, je me suis dit : “Elle vient quand même de temps en temps” et j’ai mis son tableau aux toilettes. Parce que les toilettes, c’est devenu la pièce un peu fourre-tout, pour tout et n’importe quoi. C’est pas la pièce où je mets les rebuts : c’est des choses que j’aime bien, mais des choses qui n’auraient pas tellement de place ailleurs et c’est pas très grave s’il n’y a pas de cohésion » (Nicolas, 37 ans, géographe). Une autre stratégie consiste à simplement entreposer certains objets dans des boîtes ou des placards. Quelques-uns envisagent d’ailleurs cette étape comme une trêve avant que le cadeau ne soit jeté : « je crois que je le mets au réduit et puis il prend la poussière un moment et au prochain déménagement, je bazarde », affirme Simon (25 ans, géographe).

Certains cadeaux ne peuvent quant à eux jouir de ce moratoire. Lorsque le lien avec le donateur est relativement faible et que le cadeau-décoration n’est pas au goût du receveur, son fatum est en effet invariablement le même : la poubelle. Ainsi en est-il du calendrier offert par les voisins, des bricolages que les enfants donnent à leur institutrice ou, plus généralement, de tous les bibelots qui viendraient briser l’harmonie du salon : « quand c’est un truc qui n’irait pas dans le salon qui est offert par des gens que tu ne connais pas bien, tu dis : “Merci, c’est sympa !” et le truc passe à la poubelle. Et c’est pas grave, parce que les gens ne vont pas revenir » (Nicolas, 37 ans, géographe). Moins radicaux, mais tout aussi déterminés à se débarrasser d’un objet dont la présence est difficilement admise, d’autres les donnent plus loin (soit à des amis, soit à des associations caritatives). Quelques personnes ayant pris part à cette étude n’hésitent cependant pas à éliminer des intrus que leur ont offerts leurs parents. Considérant sa mère comme « un aimant à déco », Quentin ne laisse que peu de répit aux cadeaux-décoration qu’elle lui donne ponctuellement : « ma mère ramène beaucoup de pives et de pommes de pin qu’elle décore avec une petite couronne et moi je trouve que ça fait des très bons allume-feu. Je les utilise pas en termes de déco… en général, les cadeaux déco flambent chez nous » (Quentin, 32 ans, artiste contemporain). Ne pouvant quant à elle se résigner à simplement jeter un bibelot reçu de sa mère, Rebecca (37 ans, avocate) a préféré attendre le moment opportun pour que survienne l’accident qui lui fut fatal : selon ses termes, celui-ci s’est « malencontreusement » cassé une semaine après avoir été intégré au système d’objets qui composent son salon. Ces actes irréversibles sont bien souvent le fait de ceux qui sont décidés à rompre avec une esthétique (im)mobilière transmise lors de leur prime socialisation. Ayant connu une mobilité sociale verticale et/ou transversale (Bourdieu, 1979), tout se passe comme si ces personnes affichaient un désir de se distancer du modèle parental et, incidemment, du style de vie propre à la position dans l’espace social qui leur était alors familier.

Pour conclure

Les cadeaux-décoration ratés sont d’autant plus encombrants et problématiques qu’ils peuvent être envisagés comme des intrus venant perturber l’équilibre d’un univers domestique donné. Considérant l’aménagement de l’espace comme un marquage, une personnalisation et une appropriation qui traduisent le désir d’investir affectivement son chez-soi en y exprimant ses goûts (Haumont, 1976), on comprend pourquoi ces objets peuvent être relégués dans les armoires, voire carrément jetés, actes qui dépendent, nous l’avons vu, du lien entretenu avec le donateur, de la nature de l’objet, mais aussi de la détermination du receveur. Et lorsque l’on sait que « l’objet-cadeau contient une relation et médiatise le lien qui relie le donataire et le donateur » (Chevalier, 1998, p. 508) et que ce type de don s’inscrit dans une communication symbolique et non verbale entre le donneur et le receveur et qu’il permet de renseigner sur les valeurs et le statut social que chacun attribue à l’autre (Belk & Coon, 1993), il faut une certaine audace pour offrir un cadeau-décoration, car les conséquences de cet acte peuvent être à double tranchant : soit le cadeau est réussi, auquel cas le donateur gagne en reconnaissance, soit il est raté et il voit son capital symbolique se dégrader.

Selon Belk (1996), l’une des caractéristiques du cadeau parfait est qu’il soit approprié à son receveur. Sophie Montant (1998) écrit quant à elle que les cadeaux peuvent être qualifiés négativement, voire être annulés, si certaines règles ne sont pas respectées, notamment : « Règle VII : on offre un cadeau convenant au statut du donataire » et « Règle VIII : on offre un cadeau au goût du donataire » (Montant, 1998, pp.450-451). Or nous avons pu voir que nombreuses sont les situations où ces conditions ne sont pas remplies. Est-ce par crainte de voir leurs enfants, leurs frères, leurs sœurs, leurs petits-enfants, leurs amis prendre une distance symbolique avec les goûts qui leur sont propres que les donateurs échappent à un sens de l’observation qui leur éviterait d’offrir des cadeaux ratés ? Tout se passe en effet comme s’ils évitaient de faire preuve d’altruisme5 pour nier le fait que des frontières symboliques et sociales (Lamont & Molnár, 2002) peuvent être érigées au sein d’une même famille, d’un même groupe d’amis. D’un autre côté, le donneur ne peut systématiquement être tenu pour responsable. Certains propos – parfois virulents – que nous avons ici retranscrits laissent souvent entendre une dévalorisation des goûts du donneur qui peut être interprétée comme de l’ethnocentrisme de classe. Ceci est d’ailleurs d’autant plus vrai pour ceux qui ont connu une mobilité sociale qui les incline à se distancer de leur milieu d’origine afin de mieux adopter les codes esthétiques de leur nouveau groupe d’appartenance. Ce faisant, ils deviennent des « difficult recipients » (Otnes, Lowrey, & Kim, 1993) et le double sens, dans les langues germaniques, du mot « gift » – cadeau et poison – s’avère plus qu’à propos.

1 Pour une revue relativement complète de la littérature scientifique nord-américaine sur la thématique du cadeau, voir Otnes et Beltramini.

2 Soit, au moment de rédiger cet article, entre 2 500 et 9990 euros.

3 Cet article est issu d’une thèse de doctorat qui porte, entre autres, sur la construction des goûts en matière d’habitat. L’objectif de cette

4 Tous les prénoms sont fictifs.

5 Autre caractéristique évoquée par Belk, qui écrit par ailleurs « […] it is also important that the intent of the gift is to please the recipient

Bibliography

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Notes

1 Pour une revue relativement complète de la littérature scientifique nord-américaine sur la thématique du cadeau, voir Otnes et Beltramini.

2 Soit, au moment de rédiger cet article, entre 2 500 et 9990 euros.

3 Cet article est issu d’une thèse de doctorat qui porte, entre autres, sur la construction des goûts en matière d’habitat. L’objectif de cette recherche est notamment de saisir comment les codes esthétiques (im)mobiliers défendus par les individus se sédimentent et évoluent durant leur trajectoire résidentielle et comment le mobilier et les objets de décoration sont mis en scène afin que le logement reflète au mieux son habitant.

4 Tous les prénoms sont fictifs.

5 Autre caractéristique évoquée par Belk, qui écrit par ailleurs « […] it is also important that the intent of the gift is to please the recipient rather than the giver » (Belk, 1996, p.67).

Illustrations

 

References

Bibliographical reference

Patrick Ischer, « « En général, les cadeaux-déco flambent chez nous ! » », Canal Psy, 101 | 2012, 18-21.

Electronic reference

Patrick Ischer, « « En général, les cadeaux-déco flambent chez nous ! » », Canal Psy [Online], 101 | 2012, Online since 11 décembre 2020, connection on 28 novembre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=189

Author

Patrick Ischer

Doctorant, Université de Neuchâtel (Suisse)

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