Sous le signe de la rencontre

DOI : 10.35562/canalpsy.240

p. 7-9

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Notre vie est tissée de rencontres, c’est une banalité de le rappeler. Mais qu'est-ce qu’une rencontre ?

C’est un moment intense et inattendu où l’être humain qu’est chacun de nous découvre sur son chemin quelqu’un dont le regard l’attire et le remue, quelqu’un dont la voix, ou plus exactement la parole, résonne si étrangement en lui qu’il en est profondément touché. Quelque chose s’ouvre en lui qu’il ne soupçonnait pas, de sorte qu’il n’est plus tout à fait le même après cet ébranlement affectif. Chacun pense bien sûr à une rencontre amoureuse, ou à la naissance d’une amitié qui va orienter autrement ou du moins enrichir la vie de l’un et de l’autre, de par tous les autres rendez-vous et les échanges qui vont s’en suivre.

Mais il est aussi d’autres rencontres, des rencontres entre artistes qui partagent une même vision de l’art, en rupture avec leurs contemporains ou ceux qui les ont précédés et qui décident de cheminer ensemble sur une nouvelle voie. Je pense ici aux peintres et amis Franz Marc, Alexis von Jawlenski, Gabriele Münter et Wassili Kandinsky qui ont créé à Munich, au tout début du XXe siècle, le mouvement dit du Cavalier Bleu. Ce fut une rencontre intellectuelle marquante ouvrant un nouvel espace de pensées et de création.

Une rencontre également marquante se produisit entre médecins et pédagogues au début du XXe siècle à Vienne et à Zürich. Si je la mentionne, c’est parce que c’est dans sa continuité que s’inscrivent et l’Agsas (Association des groupes de soutien au soutien ou Balint pour enseignants, groupes créés par Jacques Lévine) et l’enseignement de Dominique Ginet qui a été membre de notre association de 1999 à 2009.

Dans quelle mesure la pensée de notre ami, telle qu’elle s’exprime dans les conférences qu’il a faites lors de nos colloques, rejoint-elle celle de Jacques Lévine et comment au-delà de leur rencontre ponctuelle, s’inscrit-elle dans le dialogue pédagogie-psychanalyse qui s’est engagé il y a cent ans ? Je vais faire un bref rappel d’histoire, l’histoire dont nous devons tenir compte quand nous parlons en tant que sujets inscrits dans une chaîne intergénérationnelle.

La rencontre de la pédagogie et de la psychanalyse

Ce que j’ai appelé la rencontre de deux champs disciplinaires distincts se fonde sur la rencontre réelle, à partir de 1902, une fois par semaine, à Vienne, de médecins et de pédagogues avec et chez le professeur Freud. Ils avaient été interpellés par ses livres qui témoignaient des forces vives de l’inconscient pulsionnel et des ravages psychiques causés par son ignorance et avaient alors accepté de réfléchir avec lui aux conséquences qui en découlaient pour l’éducation.

Parmi les disciples du pionnier de la psychologie des profondeurs, Sandor Ferenczi fut le premier à poser clairement, lors d’une conférence donnée à Salzbourg en 1908, la question des rapports entre « Psychanalyse et pédagogie ». Ferenczi fustige la pédagogie de l’époque, « bouillon de culture des névroses les plus diverses » parce qu’elle « néglige la véritable psychologie de l’homme », cultive le refoulement des émotions et mène à une « cécité introspective ». Cette métaphore conduit à penser que la science de l’inconscient est comme une lumière qui permet d’y voir plus clair dans le fonctionnement complexe de la psyché.

L’appel de Sigmund Freud à l’adresse des pédagogues pour qu’ils réfléchissent aux conséquences éducatives de ses découvertes subversives fut entendu : il aboutit à la création à Vienne, à Zürich et à Genève d’instituts où était enseignée la psychanalyse, voire d’écoles où les maîtres enseignaient autrement. Et, en 1926, fut créée une revue extrêmement riche en récits de pratiques et en articles théoriques ; les auteurs y interrogeaient inlassablement les apports de la psychanalyse au champ de l’éducation. C’est l’histoire passionnante et mouvementée de cette Revue pour une pédagogie psychanalytique (1926-1937) que j’ai contribué à défricher et à faire connaître à la suite de ma rencontre avec l’enseignement incomparable de Mireille Cifali, à l’université de Genève, il y a 30 ans de cela.

Le dialogue entre la pédagogie et la psychanalyse, interrompu pendant la guerre dans les pays germanophones, s’est poursuivi en Suisse, et ce, par le biais de l’Office médico-pédagogique vaudois, assez proche, selon le Dr. André Berge, des cliniques de « guidance infantile » qui avaient pris naissance en pays anglo-saxons (préface à Psychanalyse et éducation, 1968). C’est grâce à l’initiative de Georges Mauco, président du Haut Comité de la Population et de la Famille que, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, des centres psycho-pédagogiques ont été ouverts en France, le premier à Paris en 1945. Selon Mauco, « précisément pour faire bénéficier les enfants et adolescents, affectivement perturbés, de l’apport des connaissances psychanalytiques. Et en même temps d’aider parents et maîtres en les amenant à la compréhension des causes profondes des troubles de l’enfant » (Mauco G., Psychanalyse et éducation, Aubier, Paris, 1968).

C’est ainsi qu’en dépit des résistances à la psychanalyse, cette dernière continua d’être une référence essentielle pour ceux et celles que préoccupaient les souffrances psychiques des enfants, notamment dans les CMPP où des psychanalystes, des psychologues cliniciens et des pédagogues travaillaient côte à côte et publiaient aussi.

Parallèlement, des psychanalystes préoccupés par les questions d’éducation comme Françoise Dolto et Maud Mannoni ont contribué à montrer auprès du grand public quel pouvait être l’impact des découvertes de Freud, reprises par Lacan, quand on les prenait au sérieux pour essayer de comprendre le développement psychoaffectif de l’être humain comme sujet relié aux autres dès avant sa naissance.

Par ailleurs, dans les années 70, la création des sciences de l’éducation et des chaires de psychologie clinique permit à des universitaires qui se référaient à la psychanalyse de sensibiliser les étudiants aux effets de l’inconscient, en particulier dans l’exercice des métiers que M. Cifali a appelé les « métiers de l’humain ». C’est dans ce mouvement dialogique déjà ancien entre la pédagogie et la psychanalyse que se situe l’enseignement de Dominique Ginet, dès avant sa rencontre avec l’Agsas.

Dominique Ginet et l’Agsas

La création de notre association en 1993 est à la fois un aboutissement et un point de départ : l’aboutissement d’un travail d’une vingtaine d’années pendant lesquelles J. Lévine a animé des groupes d’enseignants, de rééducateurs, de psychologues scolaires qu’il a nommés de soutien au soutien ou Balint pour enseignants, selon une méthode rigoureuse en trois temps et un cadre rassurant. Le but était de mieux comprendre ce qui se passe dans la relation complexe entre un adulte et un enfant ou un adolescent. Notamment, et c’est là son originalité, en essayant d’imaginer la logique de l’enfant perturbé.

La création de l’Agsas a constitué un nouveau départ dans la mesure où nous avons commencé à nous faire connaître par la tenue d’un colloque annuel, la publication d’une revue d’abord semestrielle puis annuelle et de nombreuses interventions de J. Lévine et de plusieurs d’entre nous à la demande des rectorats, des institutions de formation et d’autres organismes.

L’Université d’été d’Aix-Marseille organisée par nos amis Georges Chappaz et Monique Lafont, par ailleurs membres de l’Agsas, est une de ces institutions. À celle de juillet 1999, sur la dimension affective dans l’apprentissage et en formation, j’ai eu le plaisir de rencontrer Dominique Ginet pour la première fois. L’argumentation qu’il développa avec brio dans sa conférence liminaire intitulée Pour mettre enfin l’affect à sa place fit grande impression. Pour ma part, j’étais admirative de la finesse et de l’acuité de ses propos en même temps que de la clarté de son style. Je rencontrai une personnalité d’enseignant que son expérience conjointe de clinicien ne cessait d’interroger et surtout qui avait le souci de parler-vrai, en se fondant sur des situations concrètes ; je pensai tout de suite à sa proximité intellectuelle avec J. Lévine. En allant le féliciter, je lui demandai s’il connaissait notre association. Dominique avait lu des articles et publications de J. Lévine glanées ici et là, mais il ne l’avait jamais rencontré. Il accepta spontanément mon invitation à venir assister au colloque de l’Agsas quelques mois plus tard à Paris.

Dès après le colloque sur le thème du corps, D. Ginet adhéra à l’Agsas et il accepta d’écrire un article pour notre revue Je est un Autre. À partir de 2002, et jusqu’en 2006, notre ami participa à chacun de nos colloques où les exposés qu’il présenta furent à chaque fois très remarqués et publiés en avril de l’année suivante dans Je est un Autre. Je me souviens qu’en janvier, février de ces années-là, la rédactrice en chef de la revue que j’étais était un peu sur des charbons ardents ; je savais que Dominique était très sollicité, il m’avait promis son texte et je lui faisais entière confiance, mais à sa demande, je lui téléphonais de temps à autre pour lui rappeler l’échéance. Il n’a jamais manqué à sa parole malgré la charge de travail qui était la sienne. En juin 2006, il nous a remis également un très beau texte intitulé Transmission et exhérédation1, publié dans La Lettre de l’Agsas. À la suite d’une remarquable analyse des causes de la violence des jeunes des cités, il évoque dans une langue riche et imagée « comme un déraillement du circuit habituel de la transmission qui ne transiterait plus d’une génération à l’autre, mais resterait confinée à l’intérieur d’une fratrie. »

La dernière fois où D. Ginet nous a fait l’honneur de sa présence, c’était à Paris, le 23 mai 2009, au Palais du Luxembourg au moment de l’hommage solennel que l’Agsas rendait à J. Lévine, décédé sept mois plus tôt.

Une rencontre marquante : J. Lévine et D. Ginet

Lors de cette dernière allocution prononcée à Paris, D. Ginet évoqua l’état d’esprit qui était le sien avant sa première rencontre « en direct » avec J. Lévine. Il parle d’une sorte de saisissement lors de la lecture occasionnelle de ses articles et il ajoute : « Chaque fois que je le lisais, je ne pouvais m’empêcher de me dire, sur le mode de ces pensées fugitives et secrètes qui traversent notre for intérieur : “Que cet homme est donc intéressant, il ne pense comme personne, son point de vue est roboratif et clarifiant. La vie n’est pas si courte que nous ne devions nous rencontrer !” Et il ajoutait : Mystérieuse prescience de la rencontre au sein de nos vies si encombrées… Je ne dirai rien de la chaleur particulière de son accueil, parce que chacun, ici, l’a en mémoire. »

Mystérieuse prescience de la rencontre : ces mots sonnent gravement aujourd’hui alors que j’essaie de comprendre devant vous ce qui a conduit à une vraie rencontre entre les deux hommes.

Est-ce qu’il n’y a pas eu d’emblée une reconnaissance mutuelle qui confortait chacun des deux dans le bien-fondé de son engagement, avec, chez Dominique, de l’admiration à l’égard de son aîné, « un analyste qui a su se laisser interpeller par la souffrance psychique qui émerge dans l’École et qui a eu le courage, depuis tant d’années, de sortir de la quiétude de son cabinet, pour s’y confronter, non seulement de façon purement théorique, mais aussi avec des propositions concrètes de travail » (23 mai 2009). L’admiration intellectuelle est perceptible très tôt, ainsi dans le texte publié en 2004 et intitulé « Questions, repères » à propos des instances parentales traitées lors du colloque précédent. À la fin de son analyse sur l’estompage actuel des repères symboliques, Dominique souligne que « ce que J. Lévine nomme les accompagnants internes nous semble être une manière plus tangible de désigner ces instances ». En 2006, dans un bel article sur ce qu’il appelle l’école interne, D. Ginet rend très nettement hommage à l’œuvre de J. Lévine qui a théorisé la pratique des groupes de soutien au soutien. Cette pratique, écrit-il, « vient illustrer, séance après séance, année après année, cette nécessité incontournable : selon le principe heuristiquement si fécond de J. Lévine, il y a lieu de se mettre à l’écoute de ce qui constitue la logique interne de l’autre. Il n’est en effet de véritable mise en intelligibilité de ce qui nous désarçonne et nous démunit que dans ce travail de reconstruction compréhensive de ce qui fait logique chez l’autre, à la condition de préciser qu’une telle logique est forcément de type subjectif » (Je est un Autre, n° 16, 2006, p. 34). Nous entendons par là que D. Ginet s’était rallié à la méthode du soutien dans les groupes d’analyse de pratiques qu’il animait.

Il loue également chez J. Lévine l’usage du « parler-vrai », de même que « la mise au point, l’élaboration patiente de ce langage intermédiaire » qu’il affectionnait. L’on ressent aussi une profonde gratitude envers celui qui a « ouvert ce chantier gigantesque et légitime » qu’est l’Agsas, l’Agsas qui avait accueilli Dominique comme un des siens et qui se sentait honorée chaque fois de sa présence au colloque et aux formations à l’animation de groupes que nous avions mises en place.

N’est-ce pas parce qu’il s’était senti adopté par J. Lévine, adoubé quasiment, que Dominique concluait son hommage, le 23 mai 2009, par une interrogation à nous tous adressée en même temps qu’à l’ami, au père disparu : « Mesurons-nous bien la chance que nous avons d’œuvrer au sein de l’Agsas qui nous institue à cette place exigeante d’être tes continuateurs ? » Des mots qui donnent aussi à entendre l’intensité de la relation de filiation.

Jacques Lévine, quant à lui, nous paraissait profondément heureux et fier d’avoir rencontré ce jeune collègue, psychologue clinicien et universitaire de surcroît, pareillement préoccupé par les problèmes d’éducation et de formation. En ce collègue beaucoup plus jeune, en profonde connivence avec lui, je pense qu’il voyait comme un fils spirituel dont il ne manquait jamais de souligner la justesse, la pertinence, l’intelligence des remarques.

Tous deux œuvraient dans le même sens, pour un dialogue entre pédagogie et psychanalyse, pratiquant ainsi l’art de la pontonnerie, « l’activité ancestrale du faiseur de ponts, version bâtisseuse et architecturale du “passeur” » (23 mai 2009). On pourrait dire banalement qu’ils étaient faits pour se rencontrer…

Des textes comme en écho

Les exposés présentés par D. Ginet lors des colloques et publiés dans Je est un Autre sont des textes assez courts, mais étonnamment riches et clairs à la fois, répondant exactement à la commande signifiée par la thématique du colloque.

En les relisant aujourd’hui, parallèlement à ceux de J. Lévine, ils m’apparaissent, avec le recul du temps, comme une sorte de réponse en miroir ou plutôt de prolongement original à la pensée exprimée par J. Lévine. Ainsi, dans le premier texte intitulé « L’écolier : du corps dorloté au corps dépris » (mai 2000), Dominique insiste sur la fonction séparatrice de l’école, ajoutant qu’elle est nécessairement paternelle au sens de la paternité symbolique. Et dans une note, il cite J. Lévine pour qui l’école est comme « le monde du père des autres ».

Un autre exemple : À la question posée par Lévine au colloque d’octobre 2002, « Assistons-nous à la naissance d’un nouveau peuple scolaire ? », D. Ginet fait écho en intitulant son propos : « Il n’y a plus d’enfants, disent-ils ».

Je ne m’attarde pas sur les développements internes, je voudrais terminer par ce qui m’apparaît comme une reprise éminemment originale et éclairante, par D. Ginet, d’un concept lévinien difficile, proposé dès 2004 à notre réflexion. Je veux parler de l’instance-monde.

« Cette notion d’instance-monde, développée par J. Lévine, lors du dernier colloque de l’Agsas, a provoqué en moi – écrit Ginet – cette sorte de secrète élation que nous pouvons ressentir lorsque l’on entend formuler par un autre quelque chose dont nous avions depuis longtemps l’intuition, sans parvenir pour autant à nous le dire et à le penser… C’est le moment de saisissement intérieur que ces lignes voudraient prolonger, pour tenter de dépasser celui-ci et l’élaborer : mettre de l’ordre, en somme, dans la fomentation quelque peu anarchique qu’a provoqué en moi la rencontre avec un tel concept, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas si commode à intégrer d’emblée. » (Avril 2005.)

Dominique a étudié minutieusement les publications de J. Lévine où ce dernier a commencé d’élaborer la notion d’instance-monde. Cette notion avait surgi chez J. Lévine à partir du souvenir d’une scène qu’il avait vécue, enfant, à l’âge de 4 ans et demi : du balcon de la maison familiale où il avait osé s’aventurer, il avait répondu à son père qui le questionnait qu’il regardait le monde.

L’enfant, le balcon et le monde, tel est le titre magnifique d’un article qui l’est tout autant. Dominique Ginet s’y fait l’interprète, voire l’exégète d’une notion qu’il définit comme donnant lieu à une nouvelle instance psychique « à valeur unificatrice d’une série de travaux et d’acquisitions scientifiques, restées quelque peu disparates jusqu’ici » et où est primordiale la rencontre progressive de l’enfant avec l’énigme du monde (Je est un Autre, n° 15, 2005, p. 14). Ce faisant, Ginet propose de différencier les sous-ensembles de l’ensemble « monde » tout en les reliant aux théoriciens qui en ont déjà parlé.

Il y a d’abord la catégorie de l’Humain que le bébé découvre peu à peu : l’humain maternel qui va s’élargir à l’humain familial, puis extra-familial et intergénérationnel, rencontre que Wallon a minutieusement étudiée. Puis la catégorie du Vivant qui passionne les enfants, ce que Freud a noté en écoutant le petit Hans. « Au-delà de l’Humain et du Vivant, l’enfant rencontre le Physique et le Cosmique » écrit D. Ginet, et il rappelle les travaux de Piaget, mais aussi les recherches de Wallon sur les « ultras-choses » dont J. Lévine a également parlé dans un de ses articles. « Enfin, dernier sous-ensemble du monde, que le concept d’instance-monde nous invite à prendre en compte, c’est ce que nous pourrions désigner par l’Ultra-monde qui serait l’espace de la transcendance, cette dimension immatérielle du monde qui en constitue l’incontournable accompagnement » et que l’on peut relier à l’hypothèse de Freud à propos de l’âme collective et à ce que Lacan appelait l’Ordre symbolique. D. Ginet fait là une remarquable interprétation en même temps qu’il valide la pensée de J. Lévine et il conclut par ces mots : « L’instance-monde serait alors ce lieu psychique au sein duquel s’opérerait un dépassement de la projectivité de l’enfant sur l’extérieur pour l’expérience authentique que le réel n’est pas ce que l’on en imagine, qu’il y a un au-delà de nos représentations et donc une non-coïncidence du réel avec notre imaginaire, dans un mouvement d’étonnement qui ne soit pas déception ou inquiétude, mais espoir ».

Demeure, au-delà de la tristesse de l’absence de ceux que nous avons eu le bonheur de rencontrer et qui sont partis trop vite à notre gré, la reconnaissance : la reconnaissance d’avoir su nous inviter à cheminer à leurs côtés, et à ne cesser de nous étonner, de nous questionner… et d’espérer envers et contre tout.

1 Ainsi que dans le numéro 32 de Canal Psy, toujours disponible en commande.

Notes

1 Ainsi que dans le numéro 32 de Canal Psy, toujours disponible en commande.

References

Bibliographical reference

Jeanne Moll, « Sous le signe de la rencontre », Canal Psy, 103 | 2013, 7-9.

Electronic reference

Jeanne Moll, « Sous le signe de la rencontre », Canal Psy [Online], 103 | 2013, Online since 10 décembre 2020, connection on 28 novembre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=240

Author

Jeanne Moll

Docteur en sciences de l’éducation