L’excellence d’un travail scientifique se trouve non pas dans le choix du thème, mais dans l’art de le conduire, car ce n’est pas tant l’étonnement sur un objet d’étude qui structure sa notoriété ou sa pertinence, mais la manière de s’étonner. La référence canonique de la Francophonie en tant que style ontologique exprime avec emphase ce charisme épistémologique. De ce point de vue, tout projet de recherche sur la Francophonie intègre sans délibération, le module tant convoité des sujets universels.
L’ouverture, la transversalité et la pénétrabilité de l’objet Francophonie témoignent sa dimension intégrative dans les sciences sociales en général et son immersion dans la science politique en particulier. Que ce soit en anthropologie politique, en sociologie politique, en relations internationales et études stratégiques, en coopération internationale, en politiques publiques, en sociologie électorale ou en organisation internationale, la Francophonie est susceptible d’être étudiée avec un intérêt scientifique élevé au même titre que les conflits, les chefferies traditionnelles, le pouvoir, l’État ou la mondialisation. Déjà, dans sa nature épistémique, elle se positionne comme un objet privilégié de la science politique souvent capté par les domaines des relations internationales et des organisations internationales. Toutefois, elle intègre d’autres champs disciplinaires en raison de son caractère opérationnel singulièrement dynamique d’une part, et la reconsidération pendulaire des objets d’études à tendance traditionnelle et moderne d’autre part.
Cependant, la propriété flexible de l’objet Francophonie ne la dispense pas des protocoles de validité épistémologique, en l’occurrence l’objectivité1 et la neutralité2. D’ordinaire, la banalisation de l’objet Francophonie devant être conquis, construit et constaté3 la positionne comme une thématique participant à la formation des jeunes chercheurs au traitement des données, à l’analyse des sujets, et à la manipulation des outils théoriques et méthodologiques en vue de construire un raisonnement scientifique.
Pourtant, dans son intimité sacrée, elle n’a jamais attiré une attention particulière, correspondant à sa dimension dans les cercles de réflexion où se produit et se coproduit la connaissance entre le jeune chercheur et son encadrant, et entre jeunes chercheurs. Déjà, une précision mérite d’être faite sur ceux qu’on considère comme jeunes chercheurs. Est jeune chercheur, tout(e) étudiant(e) soumis(e) à la contrainte rédactionnelle d’un travail scientifique susceptible de sanctionner une étape de son parcours. Sont particulièrement concernés, les étudiant(e)s de Master et les étudiant(e)s en thèse de doctorat. Souvent, la familiarisation avec la recherche dans les universités d’Afrique noire en général, et au Cameroun en particulier s’opère à ce niveau du processus d’apprentissage et de formation.
À l’université de Yaoundé II où nous avions effectué nos enquêtes de terrain, notamment dans le département de science politique, nous avions recensé 2 mémoires seulement sur 512 tirés d’une fourchette temporelle de 23 ans (2000-2023)4. Il s’agit notamment des travaux d’Ewodo Marc Luciani intitulé La Francophonie dans le processus de démocratie au Cameroun5 et d’Awono Eyebe Philippe titré Le nouvel ordre international et l’émergence de la diplomatie culturelle : le cas de la francophonie6. Tour à tour, chacune de ces contributions met en évidence la place de la Francophonie dans un monde globalisé, traversé par les enjeux fuyants, ou plutôt insaisissables, tels que la démocratie et la culture.
Il faut certes préciser qu’environ trois quarts des mémoires ne sont pas déposés par les étudiant(e)s. Après la soutenance, nombreux sont ceux qui s’abstiennent de déposer leurs travaux à la bibliothèque pour des raisons diverses, en l’occurrence le manque de moyens financiers, l’autosatisfaction de soutenance et les contraintes de temps. Toutefois, la comparaison faite sur les statistiques disponibles, en lien avec les travaux de recherche donne une vue panoramique de la considération que les jeunes chercheurs accordent aux sujets liés à la Francophonie. D’ailleurs, ceux qui déposent systématiquement leurs travaux, à savoir les doctorant(e)s, confirment cette hypothèse, car sur 850 thèses en science politique consultées à la bibliothèque de l’Université de Yaoundé II, on retrouve uniquement trois études sur la Francophonie, notamment celle de Efogo Atenga Christine Mireille, intitulée : La contribution des organisations internationales au processus de démocratisation : le cas de la Francophonie en Afrique francophone7, celle de Mbono Stéphane Aloys, titrée : La Culture démocratique des organisations internationales dans la prévention des conflits électoraux. Analyse comparée Commonwealth et la francophonie8, et celle de Tassé Rodrigue formulée Les idées de la Francophonie dans la sortie de conflits de pouvoir : analyse comparée des terrains ivoiriens et malgaches9.
Au regard de ces données, on est en droit de s’interroger sur les raisons qui expliquent ce manque d’intérêt sur les questions liées à la Francophonie. Pour ce faire, il conviendra de relever certaines d’entre elles, avant de mener une réflexion sur des options scientifiques qu’offre la Francophonie comme objet de science politique. De ce fait, il conviendra de mobiliser le fonctionnalisme, le rationalisme et le regroupement comme technique d’exploitation des données.
I. Tentative exploratoire des logiques explicatives de la désaffection ontologique de la Francophonie
Dans son dialogue avec les chercheurs débutants et les amateurs de la recherche, Michel Beaud confie « [qu’] il n’y a pas de thèmes de recherche bons ou mauvais dans l’absolu »10. Il poursuit en déclarant que : « vous jugerez qu’ils sont bons ou mauvais par rapport à plusieurs critères :
- vous-même d’abord : est-ce que le thème vous intéresse, vous motive ? Est-ce que vous avez des choses à dire sur ce thème ? Est-ce que vous vous sentez prêt à y travailler pendant plusieurs années ?
- votre directeur de recherche : est-ce que le sujet s’inscrit dans ses préoccupations, dans la sphère de recherche de l’équipe ou du centre qu’il anime ?
- l’état de la recherche : est-ce que le sujet n’est pas rebattu ? Est-ce qu’il n’est pas impossible à traiter ?
- y a-t-il un débat important sur lequel vous pouvez apporter de nouveaux éclairages ? Y a-t-il un champ nouveau qui mérite d’être étudié ?
- vos propres perspectives : votre thèse servira-t-elle vos projets, professionnels, notamment ? »11.
En l’état actuel des travaux des jeunes chercheurs d’Afrique noire sur la Francophonie, il en ressort que l’esprit du texte de Beaud a été profané. Bien entendu, tous les points cités n’ont pas été minorés ou ignorés par tous ces jeunes chercheurs. Des exclusions de l’un et/ou l’autre, et la prise en compte de l’un et/ou l’autre ont été opérées en fonction des rationalités et des opportunités de chaque jeune chercheur. En tout état de cause, plusieurs variables concourent à l’indifférence des jeunes chercheurs sur les sujets liés à cette thématique. Elles sont d’ordre interne et externe.
I.1. Les contraintes systémiques, conjoncturelles et axiologiques
Du point de vue externe, deux idées expriment la réception timide de l’objet Francophonie en Afrique noire en général et au Cameroun en particulier. Il s’agit notamment des enjeux systémico-conjoncturels et du tropisme épistémique.
En ce qui concerne le premier cas, il faut dire que le domaine de la recherche est une option complexe pour les étudiant(e)s en Afrique noire francophone. À peine 30 % traversent l’étape du Master 1 à l’Université de Yaoundé II où l’on retrouve le plus grand département de science politique d’Afrique centrale en termes d’effectifs, d’enseignants de rang magistral et de docteurs. Nombreux d’entre eux abandonnent les études universitaires pour plusieurs raisons. Par exemple dans la promotion 2011-201212, l’on pouvait dénombrer 1171 étudiant(e)s13. En principe, la durée de la formation, de la Licence 1 (L1) en Master 2 (M2) est de cinq ans, soit trois ans pour la Licence et deux ans pour le Master. La seule barrière se trouve après le Master 1 où une sélection est faite en vue d’intégrer le Master II. Dans cette promotion, on est passé de 1171 étudiant(e)s en Licence 1 à 380 en Master 1. Seuls 124 ont été sélectionné(e)s en Master 2 et finalement et 53 étudiants ont pu soutenir leurs mémoires.
Les soutenances ont été programmées en novembre 2018, mais dans les attestations de Master, il est noté « Années académiques 2015-2016 ». Il a fallu attendre deux ans plus tard pour postuler en tant que candidat pour la sélection en thèse. Au cours de ladite sélection, 46 candidat(e)s ont été retenus sur plus de 400, couvrant cinq promotions, entre autres celle 2010-2011, celle de 2011-2012, celle de 2012-2013, celle de 2013-2014 et celle de 2014-2015. Finalement, 9 étudiant(e)s seulement ont été retenus en thèse de doctorat dans la promotion de 2011-2012 dans la même université et 12 autres ailleurs. À la date de décembre 2023, un seul étudiant de cette promotion a pu soutenir sa thèse, non pas dans la même université, mais à l’université de Douala14.
Au même moment, la pression sociale s’accroit sur les étudiant(e)s. Après la Licence, les parents commencent à se dessaisir de leurs responsabilités, surtout vis-à-vis des jeunes filles et plus ou moins, celles des garçons. En conséquence nombreux arrivent en Master 2 en cumulant études, travaux rentables et parfois formation professionnelle. Bien entendu, les travaux parallèles dont on fait allusion dans le cas d’espèce sont en majorité pénibles et élevés à 10 heures minimum par jour, contre une rémunération de 3,82 euros maximum la journée15. À l’opposé, se trouve une autre majorité qui aspire obtenir un emploi après le Master en nourrissant l’espoir d’être recruté dans une structure parapublique ou privée sur la base des travaux de mémoire16 : c’est le profil idéal du dernier point que Michel Beaud a centré sur l’utilité personnelle du mémoire de recherche.
Or, les thématiques liées à la Francophonie offrent peu de perspectives en ce sens. Même si c’était le cas, elles ne pourraient pas faciliter l’absorption d’une masse critique des étudiant(e)s susceptible d’inciter la postériorité promotionnelle à s’engager dans les études liées à la Francophonie. Le fait est que très souvent 95 % des étudiant(e)s formé(e)s dans les universités publiques sont issues de familles modestes. En conséquent, leurs choix sont plutôt portés sur des thèmes sur commande, une commande faite soit par un membre proche ou éloigné de la famille sous réserve d’une promesse d’emploi, soit par une connaissance de la vie courante.
Lorsque par exemple, les étudiants(e)s déposent leurs dossiers de candidature en thèse en 2014 pour être sélectionné(e)s en avril 2020, avec le poids de l’âge et les besoins sociaux pressants, certains sont contraints de modifier leurs thèmes initiaux pour des thèmes pouvant faciliter ou accélérer leur changement de statut social17. L’impact de cette mauvaise gouvernance, pratiquée dans toutes les universités publiques camerounaises avant 2018, en rapport avec les thématiques comme la Francophonie est observé au niveau de la construction des référentiels académiques. Manifestement, les aînés ont tendance à orienter leurs cadets académiques ou sociaux en fonction de leurs expériences. C’est pour cette raison que, même en temps de diffusion de la gouvernance rénovée18, les étudiants(e)s peinent à opter pour les thématiques comme la Francophonie. La dynamique de transmission inter promotionnelle des stigmates19 ontologiques sur la Francophonie s’était déjà enracinée et s’était renforcée par le contexte socio-économique peu permissif. Sur 114 mémoires soutenus en 2020 (82 en septembre et 32 en décembre) et 62 en juillet 2023, aucun sujet n’a fait référence à la Francophonie.
Quant au second cas, il faut dire que, contrairement aux prescriptions épistémologiques sur l’éthique transcendantale des préjugés20, de la doxa21, des prénotions22 et de l’opinion23, les sujets tels que la Francophonie sont souvent considérés par les jeunes chercheurs comme exclusifs à certaines catégories sociales à l’instar des femmes. Par exemple, sur près de 2000 mémoires et 167 thèses produites à l’Institut des relations internationales du Cameroun24, seuls 38 mémoires ont été produits sur la Francophonie, et aucune thèse. Parmi les 38 mémoires, l’on recense 23 contributions femmes, soit :
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16 mémoires sur 27 en Diplomatie ;
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2 mémoires sur 2 en Diversité culturelle, paix et coopération internationale ;
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2 mémoires sur 3 en Attachés des affaires étrangères ;
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1 mémoire sur 2 en Intégration régionale et management des institutions communautaires ;
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1 mémoire sur 2 en Coopération internationale, action humanitaire et développement durable ;
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1 mémoire sur 4 en Stage diplomatique 25.
La durée du parcours manifestement longue et son impact sur les couches sociales économiquement fragiles, associée aux représentations sociales des objets comme celui de la Francophonie, contribuent activement à la désaffection de cet objet ou à son exclusion tendancielle chez les jeunes chercheurs. Cette marginalisation de l’objet Francophonie se poursuit même sur la scène de la recherche.
I.2. Les biais expérimentaux de la recherche
Si la plupart des encadrants laissent souvent le choix du thème à la délibération des étudiants, il faut tout de même dire qu’une partie importante d’étudiant(e)s choisissent des thèmes en fonction des modèles cognitivement construits. Autrement dit, contrairement à la logique qui consiste, pour les étudiants, à proposer des thèmes à l’institution suivie de l’attribution des directeurs en fonction de leurs spécialités, une pratique courante dans les universités camerounaises voudrait que l’étudiant choisisse son thème et son directeur de thèse ou de mémoire. Or pour le choix du directeur, le premier, sinon, le seul critère des étudiants est son caractère sympathique.
Deux types de profils sont privilégiés : d’une part les enseignants de Licence 1 et d’autre part les enseignants de Master 2. Le fait est que, c’est en Licence que l’étudiant(e) découvre le monde universitaire, ses cadres, ses usages et son personnel. En plus d’être émerveillé par ce nouveau milieu de socialisation, il ou elle accorde un crédit aveugle aux agents de socialisation. C’est pour cette raison que les premiers enseignants le ou la marque très souvent. En évoluant, certain(e)s étudiant(e)s opèrent une auto rupture cognitive et établissent une liste réduite de modèles.
En revanche, les enseignants de Master 2 sont les plus privilégiés en raison du contact ultime qu’ils gardent avec les étudiants(e)s pendant la phase des cours. C’est pourquoi la charge d’encadrement des enseignants de Master est souvent débordante, encore qu’il faille être apprécié par eux. Ils s’intéressent moins aux profils de leurs enseignants. Sauf que ceux-ci ont difficilement un passé opérationnel dans les organisations internationales, car faut-il le préciser, certains espèrent être cooptés par leurs directeurs de mémoire ou de thèse. Un tel réalisme poussé joue automatiquement contre les thématiques liées à la Francophonie. Du point de vue biographique, nombreux n’ont mené aucune recherche sur la Francophonie et ne poussent même pas leur curiosité dans ce sens.
De plus, la Francophonie elle-même est considérée comme un objet souple, pour ne pas dire manifestement mou. Généralement, la diffusion ou l’extrême diffusion d’un sujet crée naturellement une curiosité scientifique. Or, la sensibilité de la Francophonie est exprimée de manière occasionnelle dans les milieux universitaires. On entend parler d’elle exclusivement durant les sommets, les visites officielles des responsables et des élections à la tête de l’institution.
Il faut travailler à la Francophonie, avoir une connaissance proche ou un parent qui y travaille ou alors être un étudiant extrêmement curieux pour savoir et s’intéresser à la Francophonie comme objet. Dans la réalité des faits, la curiosité relève des capacités basiques d’un chercheur. Mais, en raison des facteurs externes pouvant le détourner de certains objets, il devient difficile de fouiller des objets fuyants.
La bibliothèque pouvait pallier ce handicap, mais il convient de relever que celle de l’université de Yaoundé II est le parent le plus pauvre en la matière. C'est à peine si on trouve des ouvrages et des articles sur la Francophonie. Pourtant, une centaine de travaux scientifiques de cette nature se trouve à l’Institut des relations internationales du Cameroun émanant du don français et d’autres partenaires.
En fin de compte, les arbitrages scientifiques sur le choix des objets correspondants à la Francophonie penchent en leur défaveur en raison des obstacles liés directement au contexte socio-économique, à la durée du parcours et aux critères de choix des étudiants et au degré de diffusion de l’objet Francophonie. Alors, cette situation est-elle irréversible ?
II. La dimension flexible et accessible de la Francophonie : objet et construction
La Francophonie comme sujet de réflexion est un champ en friche en Afrique noire francophone en général et au Cameroun en particulier. En tant que telle, elle est ni plus ni moins un objet privilégié capable de fournir suffisamment de matériaux à tout édifice scientifique. Certains axes de réflexion ont déjà été abordés à l’Institut des relations internationales du Cameroun et peuvent faire l’objet d’inspiration. D’autres options sont encore possibles.
II.1. Les perspectives d’infiltration interstitielle de l’objet Francophonie
Une acuité du regard des travaux scientifiques produits à l’université de Yaoundé II option science politique dévoile un intérêt particulier sur les missions de la Francophonie. En termes de thèses, c’est le cas des travaux d'Efogo Atenga Christine Mireille sur La contribution des organisations internationales au processus de démocratisation : le cas de la Francophonie en Afrique francophone et de Mbono Stéphane Aloys, sur La culture démocratique des organisations internationales dans la prévention des conflits électoraux. Analyse comparée du Commonwealth et de la Francophonie. C’est également le cas des mémoires d’Ewodo Marc Luciani sur La Francophonie dans le processus de démocratie au Cameroun et d’Awono Eyebe Philippe sur Le nouvel ordre international et l’émergence de la diplomatie culturelle : le cas de la francophonie.
Pourtant à l’Institut des relations internationales du Cameroun, de jeunes chercheurs ont essayé de diversifier les dynamiques d’appréhension du fait Francophonie, indépendamment de leurs options. Sur les 38 mémoires recensés, 37 ont été classés ainsi qu’il suit :
14 travaux sur les missions de la Francophonie. En effet, la Francophonie a quatre missions. Il s’agit de promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique, de promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme, d’appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche, et de développer la coopération économique au service du développement durable26. Dans le cas d’espèce, les titres suivants ont été proposés :
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Les missions d’observation électorale de l’Organisation internationale de la Francophonie : le cas de l’élection présidentielle au Burkina Faso en 199827 ;
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La francophonie : problématique d’une symbiose entre la défense de langue française, la préservation de la promotion des cultures africaines de l’espace francophone28 ;
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La Francophonie et les élections présidentielles de 2004 au Cameroun29 ;
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La Francophonie et la promotion de la démocratie et des droits de l’Homme au Cameroun30 ;
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La participation de la Francophonie au développement économique et social du Cameroun31 ;
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La Francophonie et la mission d’éducation et de formation32 ;
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Évolution de la Francophonie de l’Agence de coopération culturelle et technique à l’Organisation internationale de la Francophonie : les implications du Cameroun33 ;
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La participation de la Francophonie au développement de la formation universitaire au Cameroun34 ;
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La contribution de la Francophonie au développement économique et social du Cameroun35 ;
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Rôle de la Francophonie dans la promotion de la paix en Afrique36 ;
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La Francophonie et la promotion des valeurs démocratiques, le soutien à l’État de droit et aux droits de l’Homme au Cameroun37 ;
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L’Organisation internationale de la Francophonie et la mise en place du profil culturel au Cameroun38 ;
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La Francophonie et la coopération multilatérale : formation et culture39
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Politique de promotion de la diversité linguistique par les organisations internationales : cas de l’initiative Élan-Afrique de la Francophonie et du réseau linguapax de l’UNESCO au Cameroun40.
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7 travaux sur la place de la Francophonie dans la coopération multilatérale, en l’occurrence :
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La Francophonie et les ONG/OING au Cameroun : Bilan et évaluation d’un partenariat41 ;
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Le Cameroun et la Francophonie : émergence de la direction de la Francophonie au ministère camerounais des Relations extérieures42 ;
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La Francophonie dans le contexte international : rétrospective et prospective43 ;
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Les relations du Cameroun ou le Commonwealth et la Francophonie : Analyse comparée des enjeux et des perspectives44 ;
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La participation de la Guinée équatoriale à la Francophonie45 ;
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The Placement of Cameroonian staff at the International Organization de la Francophonie46 ;
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La coopération Cameroun - Organisation internationale de la Francophonie dans les domaines économiques : enjeux et perspectives47.
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5 sujets en action publique de la Francophonie, notamment :
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La contribution de la Francophonie à la lutte contre la pauvreté au Cameroun48 ;
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L’appui de la Francophonie dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication au Cameroun49 ;
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L’appui de la Francophonie à la jeunesse : le cas du Cameroun50 ;
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Francophonie et lutte contre la pauvreté, fonds d’insertion des jeunes51 ;
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La Francophonie et les violences faites aux femmes52.
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3 travaux sur le fonctionnement de la Francophonie, entre autres :
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L’action de TV5 au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie53 :
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Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation internationale de la Francophonie54 ;
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La diplomatie du parlement à l’Organisation internationale de la Francophonie55.
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3 travaux sur le couple missions et fonctionnement de la Francophonie. Il s’agit de :
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Le dialogue des cultures dans la Francophonie : une analyse autour du sens du sommet de Beyrouth56 ;
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Forum de la Francophonie : analyse historique, activité, perspective d’avenir57 ;
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La Francophonie dans le processus du développement durable : sommet de Ouagadougou du 26 au 27 novembre 200458.
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3 travaux sur les activités ludiques de la Francophonie, entre autres :
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La préparation de la semaine nationale de la Francophonie au Cameroun59 ;
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IVème Jeux de la Francophonie60 ;
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La célébration de la journée internationale de la Francophonie au ministère des Relations extérieures61.
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1 travail sur l’influence de la Francophonie dans la gouvernance des États : L’action de la Francophonie dans la gestion de la gouvernance pendant les périodes conflictuelles et poste-conflictuelles : une analyse de son engagement au Burundi62, et 1 travail sur la place de la Francophonie dans les dynamiques d’intégration régionale : L’Organisation internationale de la Francophonie dans le processus d’intégration des États en Afrique63.
En plus de ces choix thématiques qui s’offrent aux jeunes chercheurs des universités publiques, il y a également les options quasi inexplorées telles que l’organisation de la Francophonie, les mécanismes de désignation des dirigeants de la Francophonie, les rapports de pouvoir au sein de la Francophonie, le positionnement d’acteurs étatiques au sein de la Francophonie, les logiques de désengagement de certains États au sein de la Francophonie, l’histoire de la Francophonie, la place de la Francophonie à l’ère de la montée en puissance du sentiment antifrançais en Afrique, etc.
Ce vaste objet des sciences sociales en général et de la science politique en particulier est saisissable à travers toutes les méthodes des sciences sociales et des techniques de collecte des données. Au-delà des prescriptions liées à l’objectivité et à la neutralité axiologique, le travail sur la Francophonie sera exclusivement subordonné à la clarté en ce qui concerne la question de départ, étant entendu que les critères de pertinence et de faisabilité64 sont préalablement garantis. Cependant, un travail de séduction mérite d’être fait en amont afin de captiver l’attention des jeunes chercheurs.
II.2. Les dynamiques diffusionnistes comme expression du Soft Power de la Francophonie
À l’heure où le sentiment antifrançais prend de l’ampleur en Afrique, dans le contexte où certains États construisent progressivement les politiques publiques visant à rompre avec les acquis linguistiques du français, au moment où l’Afrique fait l’objet de convoitise du mandarin et du russe, à l’ère où l’on observe une tendance galopante à promouvoir les langues locales, que restera-t-il encore de la Francophonie en Afrique, un géant aux pieds d’argile ?
Toutes ces préoccupations sont susceptibles d’être analysées scientifiquement. Toutefois, l’impact de cette extension limitée de la Francophonie se fait ressentir dans les choix thématiques au sein des facultés des sciences sociales. On constate d’ailleurs, à titre illustratif, que sur les 38 travaux recensés à l’Institut des relations internationales du Cameroun, une institution créée en 1971, les premiers travaux sur la Francophonie ont été produits en 1990 et l’intérêt accordé à cette thématique a évolué ainsi qu’il suit :
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Entre 1990 et 1999, on totalise 5 travaux dont 3 en Stages diplomatiques65 et 2 en Attachés des affaires étrangères.
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Entre 2000 et 2009, on recense 13 travaux dont 11 en Diplomatie66, 2 en Intégration régionale et management des institutions communautaires67.
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Entre 2010 et 2019, on dénombre 20 travaux dont 16 en Diplomatie68, 1 en attachés des affaires étrangères69, 1 en Stage diplomatique, Coopération internationale, action humanitaire et développement durable, 1 en Coopération internationale, action humanitaire et développement durable et 1 en Diversité culturelle, paix et coopération internationale.
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Entre 2020 et 2023, on note 2 travaux dont 1 en Coopération internationale, action humanitaire et développement durable et 1 en Diversité culturelle, paix et coopération internationale.
Il en résulte que la période 2013-2014 a été le moment où les étudiants se sont plus intéressés aux questions de la Francophonie à l’Institut des relations internationales du Cameroun, soit un total de 15 travaux, suivi de la période 2000-2005 qui dénombre 13 travaux. L’explication pourrait se trouver soit sur l’influence d’un ou de plusieurs enseignants, soit au contexte international particulier, soit encore sur l’ouverture à l’employabilité des jeunes diplômés à l’Organisation internationale de la Francophonie. Cependant, il faut préciser que l’agrégation de l’intérêt accordé à cette thématique durant la période 2000-2005 coïncide avec la création d’une spécialité en Francophonie à l’Institut des relations internationales du Cameroun dans le département de diplomatie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle 11 travaux sur les 13 produits en lien avec cette thématique émanent de ladite filière. L’argument de l’influence d’un ou de plusieurs enseignant(s) ayant dispensé cours dans cette institution entre 2013 et 2014 semble se confirmer en raison du fait que peu avant et après cette période, les effectifs ont rechuté à 1, maximum 2 étudiant(e)s par an. C’est le cas de 2011, 2012, 2015 et 2016.
Pour que l’objet Francophonie suscite des curiosités, il faudrait que trois conditions soient réunies. D’abord une diplomatie souterraine visant à proposer aux doyens et surtout aux enseignants, des programmes sur la Francophonie. Ensuite il faudrait que la Francophonie organise régulièrement des activités de bénévolats ou des stages pour les étudiants de Master 1 et 2. Enfin, il faudrait qu’elle soit active dans les établissements d’enseignement secondaire et universitaire, à travers les activités culturelles et intellectuelles, et la création, puis le suivi de l’animation des associations culturelles. C’est ainsi que les étudiants vont pouvoir faire corps avec la Francophonie.
L’idée ici étant que dans le premier cas par exemple, les enseignants gardent une autonomie absolue dans la fabrique et la structuration de leurs enseignements. De plus, la rationalité liée à l’attribution des unités d’enseignement ne tient pas toujours compte des publications scientifiques antérieures des enseignants. L’atout majeur de l’objet Francophonie est sa flexibilité dans la saisie scientifique. En conséquence, on peut l’insérer dans la quasi-totalité des disciplines des sciences sociales. En science politique par exemple, une unité d’enseignement est dédiée aux organisations internationales dans toutes les facultés de droit et science politique. Or sur les 11 universités d’État que compte le Cameroun, seuls trois enseignants70 ont effleuré la thématique liée à la Francophonie au cours de la période 2010-2022 : c’était dans le cadre des travaux dirigés, c’est-à-dire dans un espace restreint des étudiants et de la salle. C’est davantage la raison pour laquelle une diplomatie parallèle ou en amont devrait être faite auprès des doyens ou des chefs de département afin d’insérer la Francophonie dans les modules des unités d’enseignement, même en qualité d’unité d’enseignement optionnelle.
En ce qui concerne le stage et le bénévolat, il s’agit des actions susceptibles d’immerger les étudiants en cycle de recherche dans les méandres de la Francophonie. Cette dimension pourrait les renseigner sur les routines, les usages et les représentations mythifié ou minoré. La socialisation scientifique en Afrique en général et au Cameroun en particulier s’opère sous le contrôle des aînés socio-académiques. Ils partagent très souvent leurs expériences avec les cadets et influencent leurs choix en termes de filière, de spécialisation, de thème et de directeur. Cette ouverture aux étudiants en cycle recherche favorisera la diffusion des informations sur les perspectives d’approches de l’objet Francophonie et les avantages issus de ce choix thématique. Cette option stratégique pourrait indubitablement participer à la banalisation, sinon, à la vulgarisation de l’objet Francophonie auprès des jeunes chercheurs.
Enfin, son inscription dans le champ ludique et culturel des établissements d’enseignement secondaire viserait à renseigner les élèves, futur(e)s chercheur(e)s, sur la Francophonie et sa portée. En effet, en dépit des influences pluridimensionnelles précédemment évoquées, en l’occurrence la durée du parcours et le poids de la socialisation socio-académiques, les élèves intègrent le monde universitaire très souvent avec des ambitions et des choix préétablis. Bien entendu, l’idée ici n’est pas de démontrer que tous les élèves ou la plupart orienteront leurs recherches sur la Francophonie, mais de prouver qu’elle influencerait certains élèves dans leurs choix de filières et d’option, puis dans leurs choix thématiques. D’ailleurs, même ceux qui n’auront pas orienté leurs cursus académiques sous le prisme de la Francophonie pourraient influencer les choix de leurs cadets sociaux et/ou académiques.
Conclusion
En somme, il convient de relever que l’objet de la Francophonie est minoré par les jeunes chercheurs en science politique en raison des contraintes systémiques et conjoncturelles. L’animation des enseignements universitaires en termes de programmation et de transmission des connaissances détourne les jeunes chercheurs africains de certains choix thématiques. De plus, la durée de formation manifestement longue désoriente les apprenants de l’objet Francophonie ou des objets assimilés, au bénéfice des objets de providence, c’est-à-dire des thématiques susceptibles de provoquer un changement de statut social. Le fait est que la majorité d’étudiants des universités publiques en Afrique noire est issue de familles modestes. Le choix universitaire au détriment d’une formation professionnelle ou d’une université privée relève donc d’un calcul rationnel sur le temps (5 ans en moyenne) et le coût (76,23 euros par an). Or une durée prolongée fragilise leurs capacités de séjour en faculté en raison de la réorientation des responsabilités parentales vers les sœurs et frères cadets. Abandonnés à leurs sorts et provenant très souvent de zones rurales et d’autres régions du pays, ils se retrouvent du coup contraints de braquer leurs choix thématiques sur des sujets pouvant faciliter leur insertion socio-professionnelle.
L’une des options pouvant pallier ce handicap est le choix du directeur de mémoire ou de thèse, compte tenu des usages et des pratiques universitaires en Afrique noire francophone qui voudrait que le directeur suggère quelques thèmes à ses étudiants. Malheureusement, très peu de directeurs de travaux de recherche accordent une attention particulière aux objets liés à la Francophonie. Le peu qui s’y intéresse ne sont pas en capacité de diriger les travaux de recherche. Ils sont au plus assistants ou n’ont finalement pas encore intégré le corps enseignant universitaire ou alors ne le sont pas du tout71. De plus, nombreux parmi ces enseignants n’ont pas un passé professionnel à la Francophonie pouvant susciter un semblant d’espoir d’une ouverture à un emploi quelconque après la soutenance. C’est dire que les raisons fondamentales qui disqualifient l’objet Francophonie auprès des jeunes chercheurs sont pour la plupart extérieures à la science.
Cependant, on ne saurait tout de même minorer la mollesse de l’objet Francophonie. En effet, la publicisation autour de cette thématique est demeurée timide. Pourtant, la Francophonie offre des perspectives épistémiques suffisamment étendues. À ce jour, certain(e)s étudiant(e)s ont exploré cet objet à travers des thématiques aussi diverses que variées touchant respectivement aux aspects tels que les missions, le fonctionnement, la coopération et l’action publique de la Francophonie. Toutefois, ces choix n’épuisent pas les perspectives ontologiques et méthodologiques. Elle peut être saisie par toutes les disciplines des sciences sociales en général et celles de science politique en particulier. Alors, pour redorer son image, un travail de fond doit être mené. Outre l’adoption d’une politique offensive de reconquête des milieux savants, l’option visant à s’inspirer des instituts professionnels comme l’Institut des relations internationales du Cameroun devra être privilégiée.
