Questions à…Sara Bernard

DOI : 10.35562/arabesques.307

p. 27

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Parlez-nous de vos fonctions actuelles…

Je suis conservateure à l’université de Caen, une université pluridisciplinaire avec un SCD composé de 5 BU et d’une douzaine de bibliothèques associées. J’y assume la direction d’un département transversal, en charge des métadonnées et des applications documentaires : le département du système d’information documentaire. Je suis par ailleurs « coordinateur thèses », pour l’université de Caen et la COMUE Normandie Université.

Quelles sont les étapes qui vous semblent les plus importantes dans votre parcours professionnel ?

J’ai toujours travaillé autour des questions de SIGB et d’informatisation : dès le début de ma carrière en 1995, alors que j’étais Chargée d’études documentaires au Centre régional de documentation pédagogique de Lorraine, et encore aujourd’hui. J’ai cependant assuré diverses autres fonctions. J’ai ainsi été adjointe à la directrice de la BU Droit-Lettres à mon arrivée au SCD en 2003, et je suis coordinatrice pour les thèses depuis 2013 : un dossier qui m’a ouvert de fructueuses collaborations avec les autres services de l’établissement, et maintenant avec les autres établissements de la COMUE. Au‑delà des dossiers et des postes occupés, je retiens aussi de belles rencontres professionnelles, en lien direct avec mes fonctions comme dans d’autres cadres. Par exemple, à l’occasion du congrès de l’IFLA en 2014, où j’ai participé à l’encadrement des bénévoles, ou lors de l’échappée cycliste Cyclo‑Biblio, la même année.

À quand remontent vos premiers contacts avec l’Abes et dans quel contexte ?

Le SCD de Caen était déjà déployé dans le Sudoc à mon arrivée. Après avoir suivi avec envie cette évolution depuis l’extérieur, j’étais ravie d’en voir le fonctionnement de l’intérieur. Mais mes premiers contacts directs avec l’Abes n’eurent lieu que deux ans après, en 2005, autour de problématiques liées au PEB : Pebnet existait encore mais devait être remplacé à court terme par Supeb, ce qui suscitait des interrogations dans le réseau. Je suis aussi restée marquée en raison d’un violent épisode orageux sur Montpellier, qui avait obligé à écourter une réunion qui se tenait dans les locaux de l’Abes et rendu épiques les conditions du retour…

Participez-vous à un groupe de travail spécifique au sein de l’agence ?

Pas spécifiquement, mais je travaille de manière de plus en plus rapprochée avec l’Abes : depuis 2013 avec l’équipe des thèses, de manière encore plus marquée l’année dernière en raison de la reprise de compétence par la COMUE. Je me suis également rapprochée de l’équipe SGBM ces derniers mois du fait que Caen et Rouen ont rejoint les sites pilotes à l’automne. Cela nous permet de faire partie du même marché subséquent que l’Université du Havre, avec d’autres sites pilotes, et ainsi de garantir l’installation d’une même solution à l’échelle de la Normandie. Nous espérons ainsi disposer d’un socle commun facilitateur pour la mutualisation de services.

Quels défis majeurs, d’après vous, aura à relever l’Abes dans les prochaines années ?

De l’anticipation, toujours, mais aussi des choix : pour maintenir son identité et ne pas risquer de voir se diluer son action. Avec une attention particulière sur la cohésion, notamment avec les établissements du réseau dans cette nouvelle ère de relations qu’ouvre le SGBm.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre métier ?

Comme beaucoup d’entre nous, j’apprécie avant tout d’être au service du public. En ce qui concerne le poste que j’occupe, c’est la dynamique de projet qui me porte en ce qu’elle est œuvre de construction (d’outils, en général), et que son importance réside tout autant dans le processus de réalisation que dans la production finale : ce sont des projets extrêmement fédérateurs pour les équipes.

Qu’est-ce qui vous énerve le plus ?

Je parlerais de perplexité plutôt que d’énervement, face à la différence de tempo entre les évolutions technologiques et le temps d’acculturation dans nos établissements.

Si l’Abes était un animal, ce serait… ?

D’autres ont déjà évoqué une ruche ou une fourmilière. À défaut de comparaison animale originale, je pencherais pour l’image d’un chef d’orchestre : l’Abes rassemble les musiciens que sont les établissements, en guide le mouvement et rehausse la qualité d’ensemble en impulsant sa propre énergie et sa créativité.

Votre expression favorite ?

« Pour voir loin, il faut y regarder de près », Pierre Dac.

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References

Bibliographical reference

Sara Bernard, « Questions à…Sara Bernard », Arabesques, 85 | 2017, 27.

Electronic reference

Sara Bernard, « Questions à…Sara Bernard », Arabesques [Online], 85 | 2017, Online since 19 juin 2019, connection on 21 septembre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=307

Author

Sara Bernard

Responsable du système d’information documentaire de l’université de Caen Coordinatrice thèses de Normandie Université

sara.bernard@unicaen.fr

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CC BY-ND 2.0