L’Abes ? Ce sont les collègues des réseaux qui en parlent le mieux ! ! ! Depuis le n° 78 paru en avril 2015, Arabesques a eu le plaisir de proposer, au fil des parutions, le portrait des membres des réseaux documentaires de l’ESR. À l’occasion de l’avant-dernière parution de la revue, le comité de rédaction a souhaité revisiter cette rubrique emblématique en donnant la parole à celles et ceux qui ont accompagné l’Abes au fil des années. Merci !
Si l’Abes était un animal, ce serait… ?
Je vois l’Abes, et d’une manière plus globale, le réseau Sudoc, comme une immense fourmilière. La fourmi est le symbole puissant de la force du travail de groupe. Sophie Demange - n° 78
L’Abes me fait penser à une ruche où les abeilles produisent un miel nourrissant au prix d’un gros travail de coordination ! Lucie Albaret - n° 79
Une éléphante, la matriarche qui, forte de son expérience et de sa sagesse, dirige la vie sociale de sa harde et la guide. Je trouve que les éléphants, traditionnellement associés à la mémoire, ont beaucoup d’analogie avec nos établissements : taille qui implique parfois une certaine « pesanteur », organisation sociale développée qui laisse la place à quelques solitaires, apparente placidité qui cache une véritable force, etc. ; sans compter le fait d’apparaître comme une espèce régulièrement menacée de disparition qu’il est donc nécessaire de protéger ! Patrick Latour - n° 80
Un colibri, qui met en valeur les fleurs qu’il butine, et vice versa. Hélène Chaudoreille -n° 81
Le ver à soie ou Bombyx du mûrier. Avec du temps et de la patience, la feuille du mûrier devient de la soie. Je crois que c’est une belle analogie avec le travail réalisé au sein du hub de métadonnées. Julien Sicot - n° 82
Un colibri « allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu… ». Il fait sa part, comme chaque catalogueur du réseau. A l’heure où le savoir-faire des catalogueurs va permettre aux bibliothèques d’être présentes sur la toile, nous allons enfin sortir de ce cliché de coupeur de cheveux en quatre (à lunettes et à chignon, bien sûr). Marie-Line Guillaumée - n° 83
Un animal d’envergure, au vu du volume de métadonnées qu’elle gère ! Yves Tomic -n° 84
D’autres ont déjà évoqué une ruche ou une fourmilière. À défaut de comparaison animale originale, je pencherais pour l’image d’un chef d’orchestre : l’Abes rassemble les musiciens que sont les établissements, en guide le mouvement et rehausse la qualité d’ensemble en impulsant sa propre énergie et sa créativité. Sara Bernard - n° 85
Je ne pense pas à un animal ; je me reporte plutôt à l’époque où M. Bassinet était directeur du SCD de l’UTBM. L’Abes était dirigée par une femme et, par boutade, il l’appelait parfois « la mère abbesse ». Peut-être peut-on comparer l’agence à une abbaye : pour les collègues qui y travaillent, il faut en effet une foi inébranlable pour animer et conduire notre communauté et une conviction sacerdotale sans faille pour accomplir les missions confiées (Sudoc, Star, Step, Calame...). Frédéric Pruvost - n° 86
Je ne suis pas très douée pour ce type de métaphore… Peut-être une pieuvre, dont l’intelligence et les nombreux bras lui permettent de résoudre des situations très diverses ? Léa Maubon - n° 87
Un dragon ! Anne-Claude Bobin - n° 88
Je verrais l’Abes sous la forme d’un lièvre – un animal qui évoque l’agilité et la rapidité, et dont on dit aussi qu’il est très sociable. Cette image m’est inspirée par le roman d’Arto Paasilinna Le Lièvre de Vatanen. Anne Guégan - n° 88
De prime abord, je dirais que ce serait un céphalopode ! Pourquoi, euh… À l’origine, l’Abes n’avait qu’une seule mission : mettre en place un catalogue collectif national, le Sudoc. À l’instar de cet animal muni de tentacules, elle a diversifié ses missions, et a témoigné d’une capacité d’adaptation hors norme. Frédéric Parent - n° 89
J’ai séjourné deux fois à l’Abes : de 2000 à 2003, puis de 2010 à 2018. Ma première Abes serait une langoustine – un animal d’une grande élégance. Le réseau en forme l’exosquelette. Sa chair est succulente. La seconde, je ne sais pas. Philippe Lepape - n° 90
Une vache à hublot – cela va sans dire. J’y vois personnellement une référence au panoptique de Jeremy Bentham. Mais je ne voudrais en aucun cas m’égarer dans des paraboles dont vous n’êtes pas censé ignorer l’affection que je leur témoigne. Jean-Raymond Lalande - n° 91
Un animal qui a réussi à survivre à toutes les évolutions que la nature lui a imposées : le pinson. Benjamin Gilles - n° 92
Je m’intéresse à la botanique. Je préfèrerai donc comparer l’Abes à une plante, par exemple une marguerite, qui appartient à une famille dont les fleurs ont pour caractéristique de s’organiser « en réseau ». Ce qu’on croit être une fleur est en réalité un ensemble de minuscules fleurs réunies pour être plus visibles et mieux attirer les pollinisateurs. Lorsqu’on effeuille une marguerite – un peu, beaucoup… – ce ne sont pas des pétales que l’on détache mais des fleurs. Chez les marguerites, l’union fait la force, comme pour l’Abes et son réseau. Nuria Pastor Martinez - n° 93
Un cheval Camargue. Solide, racé, crinière au vent. Jeannette Frey- n° 94
Un chameau, parce que c’est le champion de l’endurance, synonyme pour moi de persévérance, qui représente assez bien l’Abes depuis toutes ces années. Anne-Sophie Guilbert - n° 95
Je verrais l’Abes sous la forme de l’abeille qui est le symbole de la concorde, du travail et du sacrifice pour sa ruche représentée par sa communauté de bibliothèques universitaires et de recherche. Bassirou Barry - n° 96
Une belle araignée au milieu de sa toile, telle l’Abes et ses réseaux. Claire Toussaint - n° 97
L’abeille, la fourmi, l’araignée, le colibri, le bestiaire commence à être favorablement fourni au fil des portraits proposés dans Arabesques… Le choix commence à être limité… Alors je dirais qu’elle me fait penser à un poulpe : les capacités cognitives du céphalopode seraient la mémoire entretenue des ressources documentaires de l’ESR qu’est devenue l’Abes et ses multiples tentacules représentent les multiples activités et outils : un tentacule pour le Sudoc, un pour Calames, un pour IdRef, un pour thèses.fr. Fabrice Mouillot - n° 98
Tout a déjà été cité ! Je dirais donc un centaure. Juste parce que c’est stylé voire badass. Dominique Chalm - n° 99
Un lion, le roi des animaux ! Mais comme je suis passionnée de mycologie, je préférerais comparer l’Abes à un champignon (cèpe, chanterelle ou morille, par exemple) vivant en symbiose avec les végétaux, grâce à un réseau associant son mycélium et les radicelles des plantes. Il y a ainsi un échange réciproque de substances. Un bel exemple de coopération et de complémentarité ! Christine Hecht - n° 101
Un caméléon : elle se fond dans le paysage, nous oublions parfois qu’elle est là et, d’un coup, elle parvient à atteindre sa cible sans crier gare. Julien Sempéré - n° 102
Pratiquement tous les animaux ont été cités dans les précédents portraits. Je pense alors à un animal de la mythologie persane le « Simorgh ». Cet oiseau merveilleux vient au secours de qui connaît le moyen de l’appeler, comme le font les membres du réseau Abes quand ils utilisent différents moyens (listes de diffusion, le guichet STP) pour appeler l’Abes à l’aide. Attar fait de Simorgh l’union qui fait la force dans La conférence des oiseaux. Asyeh Ghafourian - n° 103
Je ne pense pas qu’un seul animal suffirait à personnifier l’Abes. Je comparerais plutôt l’agence à un écosystème, au sens où l’écologie l’entend. Cet écosystème pouvait paraître assez simple au départ – une mission principale, le développement du Sudoc – mais il s’est complexifié au cours des années et il a su créer des interactions de type mutualiste avec d’autres écosystèmes proches. Jean-Luc de Ochandiano - n° 104

