Conclusion

DOI : 10.35562/canalpsy.2090

p. 12

Text

À l’issue de notre réflexion commune, nous retenons, combien les débuts de carrière des jeunes psychologues de la santé et du handicap issus de Lyon 2 sont riches et pluriels. Grâce à notre formation, nous avons aujourd’hui à cœur de pouvoir nous adapter à chacun des patients que nous rencontrons, leurs besoins, leurs attentes, leur réceptivité, mais aussi leurs maladies et handicaps.

Nos débuts ont été marqués par l’étape incontournable de la recherche d’emploi. À ce titre, nous avons pu mettre en avant combien la création et l’entretien d’un réseau professionnel pouvaient être des éléments déterminants dans l’accès à nos premiers postes.

En lien avec cela, la qualité de notre recherche d’emploi passe par la manière dont nous nous présentons aux institutions, cabinets, ou laboratoires de recherche. En effet, nous avons tout un travail de valorisation et d’explicitation à réaliser à propos de notre formation spécifique en psychologie de la santé. C’est à nous, jeunes professionnels, de pointer judicieusement, dans nos curriculum vitæ, dans nos lettres de motivation et dans les entretiens de recrutement, les compétences que nous avons acquises et que nous souhaitons désormais mettre au service des patients, des familles, des équipes.

En ce sens, dans le cadre de la recherche d’emploi, nous retenons surtout combien il est important de s’inscrire le plus tôt possible dans une démarche active, volontaire, et qui cultive l’esprit d’entreprendre. Dans nos « premiers pas » en tant que psychologue, oser se lancer est donc un point de départ. Si la confiance en ses compétences est parfois difficile à acquérir, elle n’en est pas moins primordiale pour la pratique du jeune psychologue. En effet, cette confiance donnera lieu au sentiment de légitimité, un moteur dans la vie professionnelle. Les bénéfices de cette acquisition porteront leurs fruits autant dans la recherche d’emploi qu’une fois sur le terrain, face aux premiers patients, aux premiers doutes et aux premiers questionnements sur la pratique.

Aujourd’hui, nous sommes encore toutes en début de carrière et avons constaté l’existence du risque de se laisser parfois envahir par les dynamiques institutionnelles, les prises en charge de patients, les contraintes logistiques ou encore par nos propres exigences. Dès lors, nos interrogations actuelles portent sur la manière d’investir le plus justement possible cette nouvelle vie professionnelle, sans se laisser déborder. La réponse réside peut-être dans le fait de rester dans une dynamique constante d’apprentissage, tant au niveau théorique grâce à la formation continue ; qu’en travaillant sur nous-mêmes et nos propres fonctionnements. De même, il nous paraît indispensable de pouvoir trouver dès le début de carrière des espaces ressources d’élaboration et de partage, tant autour de la pratique que du vécu du jeune psychologue. Les dispositifs de supervision, les groupes d’intervision, ou les associations de psychologues comme PsyTéCap nous paraissent être autant de pistes intéressantes à explorer.

References

Bibliographical reference

Valériane Andrieu, Géraldine Boyer, Violaine de Dompsure, Pauline Marin and Sofia Belkziz, « Conclusion », Canal Psy, 122 | 2018, 12.

Electronic reference

Valériane Andrieu, Géraldine Boyer, Violaine de Dompsure, Pauline Marin and Sofia Belkziz, « Conclusion », Canal Psy [Online], 122 | 2018, Online since 01 janvier 2021, connection on 28 novembre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=2090

Authors

Valériane Andrieu

Psychologue clinicienne de la santé et du handicap

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Géraldine Boyer

Psychologue clinicienne de la santé et du handicap

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Violaine de Dompsure

Psychologue clinicienne de la santé et du handicap

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Pauline Marin

Psychologue clinicienne de la santé et du handicap

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Sofia Belkziz

Psychologue du développement et de la santé, spécialisée en neuropsychologie

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