Andalucía vista desde Quebec

DOI : 10.35562/iris.1815

p. 141-151

Abstracts

¿Qué evocan Andalucía y en concreto la bellísima Granada en el imaginario de Ultra mar? ¿Qué imágenes reverberan las retinas extranjeras? ¿Y particularmente, la de los quebequenses? En este artículo escucharemos las sensaciones y sentimientos que tienen hacia nuestro país varios autores canadienses.

Qu’évoquent l’Andalousie et la magnifique ville de Grenade dans l’imaginaire d’outre-Atlantique ? Quelles sont les images qu’elles réverbèrent dans la rétine des étrangers ? Et en particulier dans celle des Québécois ? Dans cet article, nous écouterons plusieurs auteurs canadiens raconter leurs sensations et sentiments envers notre pays et notre culture.

Index

Mots-clés

Andalousie, Québec, imaginaire, García Lorca

Palabras claves

Andalucía, Québec, imaginario, García Lorca

Text

¿Existen las casualidades…? Me encuentro en Quebec, en casa de mi colega y amigo Louis Jolicœur. Esta noche vienen a cenar unos amigos suyos a los que no conozco. Me cuenta que hace poco han participado en una obra colectiva que acaba de publicarse. Me la muestra para que me haga una idea de quiénes vienen a cenar, de sus intereses, de su trabajo. La obra en cuestión se titula Espagnes imaginaires du Québec. Cuál será mi sorpresa cuando ojeándola me doy cuenta de que casi todos los autores escriben sobre Andalucía, sobre lo que ella evoca en sus sensaciones y memorias. ¿Existen las casualidades? No me cabe la menor duda.

Carmen Mata Barreiro1 (2012, p. 2), coordinadora de la publicación, nos introduce en la obra explicándonos que:

Les représentations actuelles de l’Espagne que nous observons au Québec intègrent les stéréotypes qui se sont fossilisés après avoir été forgés dans les récits de voyage de voyageurs européens tels que Madame d’Aulnoy, au xviie siècle et les voyageurs romantiques français du xixe siècle et de voyageurs canadiens-français comme Adolphe-Basile Routhier ou Jules Paul Tardivel, au xixe siècle.

En estas tres semanas en las que he podido disfrutar de esta maravillosa ciudad y de sus gentes, muchas personas se han acercado a mí en cuanto han sabido que venía de Granada. No sólo colegas y profesores, también, para mi agrado, muchos estudiantes. En la mente de todos, los estereotipos españoles: sol y playa, toros y calor, paella y gazpacho, flamenco y gitanos, siempre las mujeres bellas… No obstante, constato con mal disimulada satisfacción que otras artes se abren paso en el imaginario quebequense respecto a nuestro país. La juventud conoce Don Quijote y La Celestina, claro está, pero también obras de autores más contemporáneos. Ha visto películas de Almodóvar y de Amenábar, sabe de música y de gastronomía, de pintura…

Recogiendo las palabras de Carmen Mata Barreiro2:

Pendant longtemps l’Espagne a paradoxalement signifié la dictature de Franco, la poésie de García Lorca et le cinéma de Buñuel. Aujourd’hui, l’Espagne évoque des visages d’amitié, une architecture, une lumière, des musées, des fontaines comme celles de Cordoue et de Séville, des femmes comme celles rencontrées à Barcelone en 1992 pendant la 4e Foire du livre féministe, la romancière Carmen Martin Gaite, des poètes comme José Angel Valiente, Pere Gimferrer, Andrés Sanchez Robayna, Chus Pato et une nouvelle génération de jeunes poètes galiciennes. Et bien sûr, l’Espagne d’aujourd’hui évoque une gastronomie qui donne beaucoup de plaisir.

Para dar este paseo por España y Andalucía, Carmen Mata Barreiro se deja acompañar por un grupo de literatos quebequenses y por varios investigadores españoles, mejicanos y canadienses. En su recorrido explorarán el cruce de caminos entre la literatura y la cultura quebequenses y la literatura y la cultura españolas. Se recrearán en la forma en la que los paisajes, la música, la historia y la pintura españoles interpelan a los caminantes franco-canadienses y a los escritores quebequenses.

Comprobaremos que autores y pintores españoles rubricaron con emociones e imágenes imborrables la trayectoria de los autores quebequenses imprimiendo sus huellas.

Las artes ibéricas han intervenido sin duda alguna en la evolución de la interculturalidad en la que se expresa la literatura quebequense actual. El objetivo de este artículo es mostrarles en qué medida escritores, pintores y estereotipos diversos han influido en la obra de los autores que acompañan a Carmen Mata Barreiro en este magnífico viaje por las culturas española y andaluza.

Siguiendo sus pasos vamos a rondar dos senderos: en primer lugar, avanzaremos junto a los viajeros canadienses y franceses del siglo xix para observar la imagen que tenían de España. Después, caminaremos escuchando a autores actuales.

Si tuviéramos que definir con una palabra la España del siglo xix que mostraban los relatos de los viajeros, sería romanticismo. Este mito se construye alrededor de 1830 y lo crean escritores-viajeros que pertenecen a sociedades en las que ya se estaba viviendo una revolución industrial y urbana. El viaje por España se convirtió en un hecho fascinante, en un rito romántico que fue cultivado por escritores como Prosper Mérimée, el marqués de Custine, Théophile Gautier, Georges Sand, Victor Hugo y Alejandro Dumas.

Carmen Mata Barreiro recoge las palabras de Théophile Gautier (1981, p. 75), en su Voyage en Espagne (1843-1845), donde explica las imágenes que su mente ha creado a raíz de sus lecturas sobre el país y teme que éstas choquen con la verdadera realidad una vez pasada la frontera: «Je vais peut-être perdre une de mes illusions, et voir s’envoler l’Espagne de mes rêves, l’Espagne du romancero, des ballades de Victor Hugo, des nouvelles de Mérimée et des contes d’Alfred de Musset»3.

En esta pintura romántica no faltan las alusiones a la fiesta de los toros. Así, Adolphe-Basile Routhier declara que al no tener referencias reales para recrear el universo de las corridas de toros toma una descripción de otro autor y expone:

Je n’ai pas vu ce spectacle ; car elles n’ont pas lieu durant l’hiver […]. Pour satisfaire la curiosité du lecteur, il ne me reste qu’une ressource : reproduire le récit de quelque voyageur qui a pu être témoin de ces étranges combats […]. C’est à De Amicis que j’emprunterai cette description, parce que de tous les touristes écrivains qui ont visité l’Espagne il est celui dont les impressions se rapprochent les plus des miennes4.

Routhier dedica 14 capítulos de su obra a Andalucía, región a la que considera «la vraie Espagne» o incluso «le paradis terrestre de l’Occident»5. No sabemos si a este paraíso se accede a través de las cuevas del Sacromonte en Granada:

Des deux côtés, les montagnes se resserrent, et dans leurs flancs apparaissent les ouvertures des grottes des Gitanos, formant trois ou quatre rangs, étagés les uns au-dessus des autres. Ruche bizarre et monstrueuse, dont les alvéoles fourmillent d’êtres humains, qui vivent à côté de la civilisation, qui s’y ouvrent mêlés par un contact de tous les jours, et qui restent sauvages6.

Lo que sí imaginamos es que se hace a través del cante y del fascinante baile de las gitanas que a nadie deja indiferente a través de los siglos. Lo atestiguan tres viajeros y Carmen Mata Barreiro7 nos lo relata así:

La danse que nous avons en vue est ce fameux fandango, dont les étrangers s’étonnent, se scandalisent mais dont ils raffolent cependant8.

C’était une gitana ou bohémienne ou égyptienne, selon le nom que votre érudition voudra lui donner ; […] mais figurez-vous l’héroïne de la fameuse nouvelle de Cervantès : La Bohémienne. […] On lui demande de danser […] Jamais coup de théâtre ne fut plus soudain que la métamorphose de cette espèce de mendiante changée en fée, en nymphe, en déesse. La femme avait disparu pour faire place à la muse9.

Je ne sais rien de plus triste que nos danseuses à nous […] [qui] ne dansent que des jambes, et quelquefois par hasard des bras. Mais en Espagne, c’est bien différent ; la danse est un plaisir pour la danseuse elle-même, aussi danse-t-elle avec tout le corps ; les seins, les bras, les yeux, la bouche, les reins, tout accompagne et complète le mouvement des jambes. La danseuse piaffe, bat du pied, hennit comme une cavale en amour10.

Igual de fascinantes para nuestros espectadores viajeros debían ser las noches de ronda en las ciudades andaluzas. Routhier también las describe en su obra:

À chaque pas je vois projeter des balcons et des fenêtres grillées ; quand vient le soir j’y retrouve le spectacle des amours chastes d’autrefois. Derrière cette grille y a une jeune Sévillanaise à demi cachée, prêtant l’oreille aux serments d’amour d’un jeune homme qui reste dans la rue, et qui y passe toute la soirée, sans pouvoir même effleurer du bout des doigts la main de celle qu’il adore. […] C’est après le mariage seulement qu’il pourra franchir le seuil de cette chambre qui lui semble un paradis ! […] C’est encore suivant les vieilles coutumes qu’on fait l’amour en Espagne, et […] je crois que les mœurs espagnoles valent mieux que celles de tous les autres pays de l’Europe11.

Estos viajeros eran unos enamorados de nuestro país y de nuestras costumbres, no se puede pensar de otro modo, puesto que incluso los bandoleros les resultaban interesantes, por no decir seductores:

Les vrais brigands ont un code d’honneur dont ils ne s’écartent jamais12.

Le modèle de brigand espagnol, le prototype du héros de grand chemin, le Robin Hood, le Roque Guinart de notre temps, c’est le fameux Jose Maria, surnommé el Tempranito, le matinal. C’est l’homme dont on parle le plus de Madrid à Séville, et de Séville à Malaga. Beau, brave, courtois autant qu’un voleur peut l’être, tel est Jose Maria. […] Le peuple espagnol, qui sait par cœur les romances des Douze Pairs, qui chante les exploits de Renaud de Montauban, doit nécessairement s’intéresser beaucoup au seul homme qui, dans un temps aussi prosaïque que le nôtre, fait revivre les vertus chevaleresques des anciens preux13.

Aunque el aseo patrio no fuera lo suficientemente delicado para un francés, la apostura y el respeto por las tradiciones suscitaban la admiración de Routhier. El español era:

Un noble hidalgo dont le budget est mince, et dont la toilette est un peu négligée […] mais sous ces vieux vêtements il y a un cœur vaillant qui bat. […] L’Espagnol a le culte des aïeux, le respect des traditions, l’admiration de sa patrie, la foi dans sa force et sa vitalité14,

y estos valores hacían, según este autor, que España, pese a la escasez de pulcritud, fuera superior a Francia, a la que veía como «une civilisation en décadence»15.

Siguiendo nuestro sendero llegamos a los autores del siglo xx. ¿Seremos testigo en las siguientes páginas de los mismos estereotipos a los que se aludía en siglos anteriores: toros, gitanos, baile…? ¿Qué piensan los actuales autores canadienses de nosotros? Quisiera comenzar citando a Jacques Folch-Ribas puesto que al haber nacido en Barcelona (tuvo que dejar España con su familia tras la guerra civil para huir del régimen de Franco16) tiene una idea muy clara de cuáles son los mitos españoles, de los que en clave de guasa dice lo siguiente17:

Pour mémoire et pour rire […], je citerai La Reconquista… Les trois communautés juive, maure et chrétienne vivant en parfaite harmonie dans Al-Andalus… L’Inquisition… Les Conquistadores de l’Amérique… Le massacre des Indiens… L’esclavage des Noirs… Plus récemment la Corrida de toros, les Gitans, le flamenco… J’en oublie sûrement (la paëlla ?).

En un tono más serio afirma que: «Il faudrait sans doute faire appel aux historiens véritables, modernes et précautionneux, pour remettre toutes ces choses à leur place exacte, en comparer, discuter, en critiquer»18.

Decíamos unas páginas más arriba que podíamos definir con una palabra la imagen de la España del siglo xix. Creo que podríamos hacer algo parecido con la del siglo xx. No hay parangón, ni discusión, el autor con más presencia en el imaginario canadiense es Federico García Lorca. Quisiera presentarles a continuación a varios autores para los que García Lorca ha sido fuente de inspiración, su lengua, sus personajes, un credo. Comencemos por Marie-Célie Agnant19:

Les personnages mythiques du Romancero et de l’éternel amoureux, prêts au sacrifice ultime pour l’honneur et la gloire, cèdent la place à une passion avide et indestructible pour une langue que je conçois comme opulente, parée de toutes les beautés et de toutes les qualités mais surtout pour certains auteurs, tels Antonio Machado, Blas Roca, Luis Cernuda, Rafael Alberti et en particulier Federico García Lorca, dont la voix, la vie et l’œuvre constituent des sources d’inspiration intarissables.

Sigamos con Neil Bissoondath20 quien comienza su aportación a Espagnes imaginaires du Québec recordando la impresión que le produjo su primera lectura de García Lorca:

Dès les premières paroles, la poésie de Federico García Lorca me perça comme une flèche, sa musicalité instantanément enracinée, éveillant un état d’esprit dont l’intensité n’a jamais diminué. L’ambiance hantée de « Romance Sonámbulo », la violence cadencée de « Muerte de Antoñito el Camborio », la sensualité brutale de « La Casada Infiel » : tant d’émotions fortes, tant de mélanges inattendus de couleurs, de noirceur et de gestes […] Avec García Lorca, j’avais l’impression que tout un monde s’offrait à moi.

Neil Bissoondath es autor de más de una decena de obras de excelente acogida tanto por parte del público como de la crítica. Pese a ello, no le tiembla la voz al afirmar que21: «Lorsque les mots ne viennent pas, lorsque mes personnages semblent somnoler, je lis Lorca et, de façon mystérieuse (encore !) ses paroles, ses images et ses rythmes réussissent à ouvrir une porte hermétiquement fermée».

También Nadine Ltaif22 se ha sentido inspirada por García Lorca y por la bella ciudad que lo vio nacer:

Grenade de mes lectures de Federico García Lorca. Sa ville de naissance. Lorca, qui a écrit le Romancero Gitan. Ce poème violent, romantique et violent, qui m’a tant inspiré. Romance gitane. Musique gitane. Musique Flamenco. D’une Andalousie rêvée. Lue dans les livres. Lieu de mélanges, des fusions islamo-chrétiennes.

A este respecto, Nadia Ghalem23 se expresa en estos términos: «Je voulais voir le pays de Cervantès et García Lorca où les mots affleurent comme des gouttes de sang aux lèvres des blessures».

Gotas de sangre, heridas, Carmen Mata Barreiro nos presenta la novela Un habit de lumière (1999) de Anne Hébert24. En esta obra el tema principal son los toros, el baile de sangre y muerte, la pasión y en particular el traje de luces. No es la primera vez que esta autora quebequense, trata el tema de los toros. Ya lo evocó en su obra Poèmes pour la main gauche (Hébert, 1997). Vuelven a surgir las imágenes exóticas y estereotipadas de España pero para Carmen Mata Barreiro25, Anne Hébert:

[…] réussit à comprendre profondément le caractère sacré du combat entre l’homme et le taureau et elle rejoint les représentations et les recréations des créateurs espagnols tels que Federico García Lorca et Pablo Picasso, leurs univers sensuels et leurs langages symboliques.

De hecho, en Un habit de lumière, Anne Hébert no sólo evoca el toreo, también el hombre español, sus características y sugiere entre líneas cuadros de autores como Pablo Picasso. A este respecto dice Carmen Mata Barreiro26: «Cette scène, qui évoque l’alliage de séduction et de peur, d’animal et de sacré inhérent à l’univers des corridas, fait aussi penser à La Minotauromachie de Pablo Picasso (1935)»27.

Apuntaba el Marqués de Custine en 1838 que incluso los bandoleros tenían un código de honor del que nunca se desprendían. 150 años después, en Un habit de lumière encontramos también esta característica del hombre español tradicional. Uno de los protagonistas de Anne Hébert dice: «L’honneur de l’Espagne dans la ville étrangère, c’est moi, Pedro Almevida. Mon fils Miguel est avec moi dans le même honneur lié, main dans la main, chemise blanche contre chemise blanche, souliers pointus et brillants» (Hébert, 1999, p. 21).

Según Carmen Mata Barreiro, Un habit de lumière está influenciada por Lorca: «C’est donc une Espagne andalouse qu’elle y reflète et, de ce point de vue, elle hérite de l’approche des écrivains-voyageurs canadiens-français. Mais Anne Hébert engage un dialogue avec l’œuvre de Federico García Lorca»28. Para apoyar y justificar sus palabras dice lo siguiente:

Dans Un habit de lumière, nous pouvons repérer des éléments empruntés à ces œuvres de García Lorca et qui interviennent dans la construction de la fiction et dans la configuration des personnages. Ainsi, l’amour homosexuel présent dans Le public, l’une des premières pièces du théâtre espagnol qui pose le problème de l’homosexualité (en 1930 !), la hantise du déshonneur et la présence de la mort dans Yerma ou La Maison de Bernarda, la douleur d’une concierge, autrefois grande dame, qui crie la mort de son fils dans Lorsque cinq ans auront passé, pièce polyphonique, ainsi que la description de San Miguel dans Le Romancero gitan, et l’importance accordée aux couleurs, qui sont chargées de sens, dans toute l’œuvre de García Lorca29.

Hablábamos de la ciudad de García Lorca, nuestra querida Granada, admirada y visitada, siempre acogedora y sugerente, con su Alhambra y su misterio que estimulan en Louise Cotnoir30 las siguientes sensaciones: «D’autres évocations de l’Espagne sont davantage prégnantes dans mon recueil de poésie Dis-moi que j’imagine [Cotnoir, 1996], publié en 1996. […] on peut lire quelques réminiscences de l’Alhambra, à Grenade».

Emociones que comparte con Neil Bissoondath31 cuando hace esta reflexión:

Si j’ai éprouvé une émotion certaine lors de ma première visite au sépulcre des rois catholiques à Grenade et au tombeau de Colomb à Séville, c’est parce que mon intérêt relève aussi d’un autre élément qui va bien au-delà des connaissances intellectuelles : c’étaient des gens qui avaient créé les conditions qui mèneraient à ma propre existence presque cinq cents ans plus tard.

También para Marie-Célie Agnant32 Granada tiene una connotación especial, mágica, a la que se le añade una muy personal: «Grenade, la terre qui s’abreuva du sang de Lorca, m’a donné ma mère. C’était une des plus belles femmes du monde».

Y si en el imaginario universal respecto de Andalucía hay una mujer bella, esa es la Carmen de Mérimée. Louise Cotnoir33 nos dice a este respecto: «L’Espagne, je l’ai d’abord lue […] évoquait pour moi un pays plein de colère, de tourment, de véhémence face au destin inéluctable de tout être humain : la mort. Prosper Mérimée, quant à lui, jouait le duo amour / mort avec les cartes d’une gitane andalouse, Carmen».

Carmen y danza, flamenco y duende. Nuestros artistas son conocidos allende los mares. En la mente de Nadine Ltaif34 surgen ecos de guitarra andaluza: «L’influence de la musique gitane sur le flamenco. Les cris de douleur de Paco de Lucia, la guitare».

Y en la de Nicole Brossard35, el exceso y la melancolía:

Je devais avoir seize, dix-sept ans quand j’ai découvert le flamenco qui a sans doute été ma porte d’entrée pour l’Espagne. Il y a dans le flamenco de l’excès, de la retenue, une fièvre mélancolique, une modulation de la voix qui me touchent profondément36.

Baile, duende, hechizo y abanicos, los ingredientes adecuados para la seducción: «Le même phénomène de détournement enchanteur se produit si j’utilise le mot abanicos […]. J’associe le mot abanico à une technique savante de séduction beaucoup plus qu’à un objet qui permet de se rafraîchir»37.

Seducción es una de las palabras que podrían servir para describir el sentimiento y los lazos que unen a Louis Jolicœur38 con Granada. Laura López Morales39 recoge en el capítulo «Le rêve d’un jour me réveiller Andalou. Entretien avec Louis Jolicœur» los recuerdos, el cariño de este autor por Granada y el afecto que ella le inspira.

En sus primeros paseos por nuestra tierra, como cualquier extranjero, sobre todo de un país tan lejano geográficamente como Canadá, fueron los estereotipos los que guiaron su itinerario: «L’Espagne est un monde très périphérique pour le Québécois moyen comme moi qui n’avais aucun contact avec le monde hispanique en général. Les stéréotypes étaient […] “la corrida”, le vin, le soleil, un certain mode de vie»40.

También admite la influencia que tuvo en su obra García Lorca: «J’ai commencé à écrire mon premier livre L’araignée du silence pendant que je lisais justement García Lorca (le titre est tiré d’un de ses poèmes)»41.

Hoy en día, las corridas de toros siguen llamando su atención, pero, los años no pasan en vano, los conocimientos se profundizan y las experiencias que se acumulan enriquecen el espíritu y el bagaje personal alejando a las personas de determinadas imágenes inmutables. Quince años después de escribir L’araignée publica Le Siège du Maure. En este relato Louis Jolicœur cita pasajes de El libro de las tradiciones de Granada, publicado en 1888, de Don Francisco de Paula Villa-Real y Valdivia, donde se presentan leyendas granadinas y se refleja la historia de Al-Andalus.

Así mismo, a la pregunta de Laura López sobre cuál sería la España que le gustaría presentar, contesta el Sr. Jolicœur: «Ce serait une Espagne très personnelle qui intègre probablement les stéréotypes. J’adore le flamenco, mais j’aime le connaître à fond, c’est-à-dire que j’aime comprendre et apprécier ses nuances, ses différents styles, les meilleurs “cantaores”»42.

A Louis Jolicœur, despreocupado trotamundos, conocedor de paisajes y lenguas, de olores y sabores, de músicas, artes y culturas, le fascina España y como buen embajador en el Nuevo Mundo ilustra a sus conciudadanos:

Il faut voir combien l’Espagne du passé est toujours vivante […] L’Espagne a un mode de vie et personne ne va le changer […] Et c’est tout cela qui me fascine de l’Espagne… Cette espèce d’autosuffisance et de confiance en elle-même, en sa manière d’être qui cherche à concilier les réalités culturelles du passé avec la modernité, et tout cela à sa façon à elle43.

Realidades culturales del pasado, el alma de nuestro país, de nuestro pueblo, ésa en la que se mezclan las voces de la Reconquista de Isabel y Fernando, los ecos de los llantos de Boabdil y los reproches de Aixa, los lamentos judíos… «Cette âme est tellement présente qu’elle peut devenir un exemple pour d’autres pays européens»44.

Resulta del todo imposible e inadecuado terminar este artículo con una conclusión. No pueden concluirse los sentimientos, la atracción, no pueden cerrarse las puertas de las emociones, pasiones del pasado y del presente, de lo que el forastero piensa y siente, pensó sobre nosotros, sintió en nuestra tierra. Louis Jolicœur lo expresa magistralmente:

Ce que j’éprouve en Andalousie je ne le sens pas ailleurs ; c’est très personnel. Je devrais, par ma nature, m’y sentir plus étranger car le type andalou est très différent de moi […] Mais il y a quelque chose que j’ai du mal à expliquer et qui a à voir plus qu’avec l’Andalousie, avec Grenade même. C’est le sentiment ou le désir d’appartenir à quelque chose, et cela grandit sans cesse […] Ce sentiment d’appartenance, je ne l’éprouve nulle part ailleurs45.

Este sentimiento nos invade a muchas personas, granadinas de adopción. Los sempiternos estereotipos coexisten con la modernidad, con el progreso, con la Granada de todos los días y disponen su perenne abrazo para acoger al visitante.

1 Carmen Mata Barreiro es española, doctora en filología francesa por la Universidad Complutense de Madrid, profesora titular de la Universidad

2 C. Mata Barreiro, «L’Espagne chez Nicole Brossard. Entrevue avec Nicole Brossard», en C. Mata Barreiro, Espagnes imaginaires du Québec, p. 76.

3 C. Mata Barreiro, «Des voyageurs canadiens-français à Anne Hébert : “la vraie Espagne, c’est l’Andalousie”, “le peuple des corridas”», en C. Mata

4 A.-B. Routhier, À travers l’Espagne. Lettres de voyage, Québec, Imprimerie générale A. Côté et Cie, 1889, p. 147(publicado en parte en La Minerve en

5 A.-B. Routhier, ibíd., p. 101.

6 Ibíd., pp. 102-103.

7 C. Mata Barreiro, «Des voyageurs canadiens-français à Anne Hébert : “la vraie Espagne, c’est l’Andalousie”, “le peuple des corridas”», en C. Mata

8 J. Fr. Bourgoing, Nouveau Voyage en Espagne, París, Regnault, 1789, t. 2, pp. 357 y 305-309, en B. y L. Bennassar, Le voyage en Espagne. Anthologie

9 Marquis de Custine, L’Espagne sur Ferdinand VII, lettre XXXIII, París, 1838 (reeditado por François Bourin en 1991), t. 3, pp. 14-40, en B. y L. 

10 A. Dumas, Impressions de voyage de Paris à Cadix, París, Michel Lévy frères, 1861, t. 2, pp. 234-241, en B. y L. Bennassar, op. cit., p. 1038.

11 A.-B. Routhier, op. cit., pp. 127-129, en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 60.

12 Marquis de Custine, L’Espagne sur Ferdinand VII, lettre XXXIII, París, 1838 (reeditado por François Bourin en 1991), t. 3, pp. 14-40, en B. y L. 

13 Pr. Mérimée, Lettres d’Espagne, Bruselas, Éditions Complexe, coll. «Le Regard littéraire», 1989, pp. 90-91 y 99, en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 

14 A.-B. Routhier, op. cit., p. 127, en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 59.

15 Ibíd., p. 59.

16 Jacques Folch-Ribas vivió primero en Francia. Allí escribió en la revista Combat y Albert Camus lo anima a seguir con la escritura. En los años 60

17 J. Folch-Ribas, «Appartenir aux Espagnes imaginaires», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 37.

18 Ibíd., p. 38.

19 M.-C. Agnant, «Par la langue et dans le rêve, l’Espagne», en C. Mata Barreiro, op. cit.,pp. 15-16. Marie-Célie Agnant nació en Puerto Príncipe (

20 N. Bissoondath, «L’Espagne qui m’est familière», en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 22. Neil Bissoondath nació en Trinidad, ha vivido en Toronto y en

21 Ibíd., p. 23.

22 N. Ltaif, «Une fleur de Grenade, une mémoire à mille têtes», en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 45. Nadine Ltaif nació en El Cairo, estudió en Beirut

23 N. Ghalem, «L’Espagne de ma mère», en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 42. Nadia Ghalem nació en Oran (Argelia) y antes de instalarse en Quebec en los

24 Anne Hébert (1916-2000) escritora, poetisa y guionista quebequense. De su pluma salieron numerosas obras, tanto poemas como prosa: Les Songes en

25 C. Mata Barreiro, «Des voyageurs canadiens-français à Anne Hébert : “la vraie Espagne, c’est l’Andalousie”, “le peuple des corridas”», en C. Mata

26 Ibíd., p. 72.

27 «De entre toda la obra gráfica de Picasso hay que destacar especialmente la Minotauromaquia, un aguafuerte de grandes dimensiones, estampado en 

28 C. Mata Barreiro, «Des voyageurs canadiens-français à Anne Hébert : “la vraie Espagne, c’est l’Andalousie”, “le peuple des corridas”», en C. Mata

29 Ibíd., p. 73.

30 L. Cotnoir, «Le pays sortilège», en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 28. Louise Cotnoir nace en Sorel (Canadá) y es profesora de literatura y poeta.

31 N. Bissoondath, op. cit., en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 26.

32 M.-C. Agnant, op. cit., en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 17.

33 L. Cotnoir, op. cit., en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 27.

34 N. Ltaif, op. cit., en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 47.

35 Nicole Brossard, poeta, novelista y ensayista nacida en Montreal. Desde 1965 su compromiso con la literatura y el feminismo es constante. Ha

36 C. Mata Barreiro, «L’Espagne chez Nicole Brossard. Entrevue avec Nicole Brossard», en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 77.

37 Ibíd., p. 80.

38 Louis Jolicœur es profesor titular del departamento Langues, Linguistique et Traduction de la Universidad Laval (Quebec). Es traductor literario y

39 Laura López Morales es doctora en Literatura Francesa contemporánea por la Universidad de Caen (Francia). A principios de los 70 comenzó su labor

40 L. López Morales, «Le rêve d’un jour me réveiller Andalou. Entretien avec Louis Jolicœur», en C. Mata Barreiro, op. cit.,p. 98.

41 Ibíd., p. 101.

42 Ibíd., p. 113.

43 Ibíd., p. 114.

44 Ibíd., p. 115.

45 Ibíd., p. 110.

Bibliography

Bennassar Bartolomé y Lucile, Le voyage en Espagne. Anthologie des voyageurs français et francophones du xvie au xixe siècle, París, Robert Laffont, 1998.

Cotnoir Louise, Dis-moi que j’imagine, Montréal, Éditions du Noroît, 1996.

Gautier Théophile, Voyage en Espagne, Paris, Garnier-Flammarion, 1981.

Hébert Anne, Poèmes pour la main gauche, Montréal, Les Éditions du Boréal, 1997.

Hébert Anne, Un habit de lumière, Paris, Seuil, 1999.

Mata Barreiro Carmen (dir.), Espagnes imaginaires du Québec, Québec, PUL, 2012.

Notes

1 Carmen Mata Barreiro es española, doctora en filología francesa por la Universidad Complutense de Madrid, profesora titular de la Universidad Autónoma de Madrid y ha sido profesora invitada en la Universidad de Montreal. Centra su investigación en la literatura y la civilización francesas y francófonas y en la literatura y la civilización españolas. Es autora de varios libros y artículos entre los que podemos destacar las siguientes obras colectivas: Ville imaginaire, ville identitaire : échos de Québec (1999), Les identités urbaines : échos de Montréal (2003), Le français, langue de la diversité québécoise. Une réflexion pluridisciplinaire (2006), Du tricoté serré au métissé serré ? La culture publique commune au Québec en débats (2008), Culture québécoise et valeurs universelles (2010). También ha coordinado un número de la revista Globe. Revue internationale d’études québécoises sobre «Étranger et territorialité» (vol. 10, n.o 1, 2007).

2 C. Mata Barreiro, «L’Espagne chez Nicole Brossard. Entrevue avec Nicole Brossard», en C. Mata Barreiro, Espagnes imaginaires du Québec, p. 76.

3 C. Mata Barreiro, «Des voyageurs canadiens-français à Anne Hébert : “la vraie Espagne, c’est l’Andalousie”, “le peuple des corridas”», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 53.

4 A.-B. Routhier, À travers l’Espagne. Lettres de voyage, Québec, Imprimerie générale A. Côté et Cie, 1889, p. 147 (publicado en parte en La Minerve en 1884), en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 55.

5 A.-B. Routhier, ibíd., p. 101.

6 Ibíd., pp. 102-103.

7 C. Mata Barreiro, «Des voyageurs canadiens-français à Anne Hébert : “la vraie Espagne, c’est l’Andalousie”, “le peuple des corridas”», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 57.

8 J. Fr. Bourgoing, Nouveau Voyage en Espagne, París, Regnault, 1789, t. 2, pp. 357 y 305-309, en B. y L. Bennassar, Le voyage en Espagne. Anthologie des voyageurs français et francophones du xvie au xixe siècle, p. 1024.

9 Marquis de Custine, L’Espagne sur Ferdinand VII, lettre XXXIII, París, 1838 (reeditado por François Bourin en 1991), t. 3, pp. 14-40, en B. y L. Bennassar, op. cit., p. 929.

10 A. Dumas, Impressions de voyage de Paris à Cadix, París, Michel Lévy frères, 1861, t. 2, pp. 234-241, en B. y L. Bennassar, op. cit., p. 1038.

11 A.-B. Routhier, op. cit., pp. 127-129, en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 60.

12 Marquis de Custine, L’Espagne sur Ferdinand VII, lettre XXXIII, París, 1838 (reeditado por François Bourin en 1991), t. 3, pp. 14-40, en B. y L. Bennassar, op. cit., p. 769, en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 58.

13 Pr. Mérimée, Lettres d’Espagne, Bruselas, Éditions Complexe, coll. «Le Regard littéraire», 1989, pp. 90-91 y 99, en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 59.

14 A.-B. Routhier, op. cit., p. 127, en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 59.

15 Ibíd., p. 59.

16 Jacques Folch-Ribas vivió primero en Francia. Allí escribió en la revista Combat y Albert Camus lo anima a seguir con la escritura. En los años 60 se instala en Quebec. Es arquitecto y urbanista, periodista y crítico de arte, profesor y escritor. Autor de una quincena de novelas entre las que podemos destacar: Le démolisseur (1970), Le greffon (1971), Une aurore boréale (1974), Le silence ou le parfait bonheur (1988), La chair de Pierre (1989), Un homme de plaisir (1997) y Paco (2011). Jacques Folch-Ribas es miembro de la Académie des lettres de Québec y posee varios galardones por su obra.

17 J. Folch-Ribas, «Appartenir aux Espagnes imaginaires», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 37.

18 Ibíd., p. 38.

19 M.-C. Agnant, «Par la langue et dans le rêve, l’Espagne», en C. Mata Barreiro, op. cit., pp. 15-16. Marie-Célie Agnant nació en Puerto Príncipe (Haiti) y vive actualmente en Montreal. Es traductora, intérprete y escritora. Entre sus publicaciones encontramos poesía (Balafres, 1994), novela (La Dot de Sara, 1995; Le livre d’Emma, 2001; Un alligator nommé ROSA, 2077), relatos cortos (Le silence comme le sang, 1997) y libros para jóvenes (Alexis d’Haïti, 1999; Alexis, fils de Raphäel, 2000; Le Noël de Maïte, 1999; Vingt petits pas vers Maria, 2001).

20 N. Bissoondath, «L’Espagne qui m’est familière», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 22. Neil Bissoondath nació en Trinidad, ha vivido en Toronto y en Montreal y actualmente lo hace en Quebec donde imparte docencia sobre creación literaria en la Universidad Laval. Varias novelas llevan su firma: A Casual Brutality (1988), The innocence of Age (1992), The Unyieding Clamour of the Night (2005), The soul of All Great Designs (2008). También ha escrito novelas cortas como On the Eve of Uncertain Tomorrows (1990) y ensayos: Selling Illusions. The Cult of Multiculturalism in Canada (1994).

21 Ibíd., p. 23.

22 N. Ltaif, «Une fleur de Grenade, une mémoire à mille têtes», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 45. Nadine Ltaif nació en El Cairo, estudió en Beirut y emigró a Montreal en 1980. Poeta y traductora, ha publicado varios libros de poemas entre los que podemos citar Les Métamorphoses d’Ishtar (1999), Le rire de l’eau (2005), y Ce que vous ne lirez pas (2010).

23 N. Ghalem, «L’Espagne de ma mère», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 42. Nadia Ghalem nació en Oran (Argelia) y antes de instalarse en Quebec en los 60 vivió en varios países europeos incluyendo España. Periodista, guionista de cortometrajes, conferenciante, consultora en comunicación y locutora de Radio-Canada, hoy en día se dedica a la escritura. Entre sus publicaciones destacamos: en poesía, Exil (1980), los relatos La Nuit bleue (1991) y varias novelas: Les Jardins de cristal (1981) y La Villa désir (1988); autora polifacética, escribe libros para jóvenes y obras para la radio. Entre sus últimos libros publicados podemos citar Un jardín dans la guerre (2009) y L’amour au temps des mimosas (2010).

24 Anne Hébert (1916-2000) escritora, poetisa y guionista quebequense. De su pluma salieron numerosas obras, tanto poemas como prosa: Les Songes en équilibre (1942), Le Torrent (1950), Le Tombeau des rois (1953), Les Chambres de bois (1958), Kamouraska (1970), Les Enfants du sabbat (1975), Héloïse (1982), Les Fous de Bassan (1982), Le premier jardin (1988), L’enfant chargé de songes (1992), Aurélien, Clara, mademoiselle et le lieutenant anglais (1995), Poèmes pour la main gauche (1997). A principios de 1998, tras 32 años viviendo en París, regresa a Montreal. En 1999 publica la que será su última novela, Un habit de lumière. En su dilatada carrera Anne Hébert recibió numerosísimos premios literarios y galardones: fue elegida miembro de la Société royale du Canada en junio de 1960. En 1978, el primer ministro de la provincia de Quebec, René Lévesque, le ofreció el puesto de teniente gobernador de Quebec, cargo que rechazó. Logró el premio Femina por su quinta novela. En 1969 fue nombrada doctora honoris causa por la Universidad de Toronto, en 1970 por la Universidad de Guelph, en 1979 por la UQAM, en 1980 por la Universidad McGill y en 1983 por la Universidad Laval.

25 C. Mata Barreiro, «Des voyageurs canadiens-français à Anne Hébert : “la vraie Espagne, c’est l’Andalousie”, “le peuple des corridas”», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 61.

26 Ibíd., p. 72.

27 «De entre toda la obra gráfica de Picasso hay que destacar especialmente la Minotauromaquia, un aguafuerte de grandes dimensiones, estampado en 1935, antecedente del Guernica y esencial en la producción del artista. Este grabado, de significados múltiples, hermético, y del que se realizó una tirada pequeña, es una síntesis iconográfica de los motivos que más tarde, en 1937, recogerá Picasso en El Guernica. Picasso consigue captar en esta obra la angustia existencial del ser humano partiendo de situaciones vividas y realidades sentidas personalmente, echando mano de toda clase de recursos formales, de símbolos y figuras de otras generaciones, épocas y culturas. Extrapolando una experiencia personal a un lenguaje universal, usando toda clase de recursos formales que pone al servicio de su necesidad de expresión. En La Minotauromaquia se dan cita, en torno al espacio taurino, muchos motivos, algunos muy típicos del repertorio iconográfico de Picasso; en esa obra, todas las figuras citadas antes terminan implicadas, de un modo u otro, en una especie de juego, en un enfrentamiento que, aunque se presenta como la eterna lucha del bien y del mal, deja intuir el deseo del triunfo de las fuerzas del bien» (<www.march.es/arte/cuenca/exposiciones/picasso-grabador/la-minotauromaquia.aspx?l=1>, consultado el 13 de julio de 2013).

28 C. Mata Barreiro, «Des voyageurs canadiens-français à Anne Hébert : “la vraie Espagne, c’est l’Andalousie”, “le peuple des corridas”», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 72.

29 Ibíd., p. 73.

30 L. Cotnoir, «Le pays sortilège», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 28. Louise Cotnoir nace en Sorel (Canadá) y es profesora de literatura y poeta. Ha escrito numerosas obras entre las que podemos destacar: L’Audace des mains (1987), Comme une chienne à la mort (1987) y Nous sommes en alarme (2000). De 1981 a 1984 fue codirectora de la revista literaria quebequense La Nouvelle Barre du jour. En 2009 la editorial quebequense L’Instant Même completaba la publicación de su trilogía La trilogie des villes. Colabora como autora y crítica literaria en varias revistas quebequenses y canadienses y forma parte del comité de redacción de la revista montrealesa Tessera.

31 N. Bissoondath, op. cit., en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 26.

32 M.-C. Agnant, op. cit., en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 17.

33 L. Cotnoir, op. cit., en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 27.

34 N. Ltaif, op. cit., en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 47.

35 Nicole Brossard, poeta, novelista y ensayista nacida en Montreal. Desde 1965 su compromiso con la literatura y el feminismo es constante. Ha publicado una treintena de libros. Participa en el movimiento de renovación de la poesía quebequense y es cofundadora de varias revista como La Barre du jour (1965). Su trabajo se caracteriza por la voluntad de exploración e investigación en el universo de la poesía. Entre sus obras podemos citar: Installations (1989), Musée de l’os et de l’eau (1999), Au présent des veines (1999), Cahier de roses & de civilisation (2003), Lointaines (2010), las novelas Baroque d’aube (1995) e Hier (2001), los ensayos Elle serait la première phrase de mon prochain roman / She would be the first sentence of my next novel (1998) y L’horizon du fragment (2004). Es miembro de la Académie des lettres de Québec.

36 C. Mata Barreiro, «L’Espagne chez Nicole Brossard. Entrevue avec Nicole Brossard», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 77.

37 Ibíd., p. 80.

38 Louis Jolicœur es profesor titular del departamento Langues, Linguistique et Traduction de la Universidad Laval (Quebec). Es traductor literario y escritor. Entre sus obras podemos destacar: L’araignée du silence (1987), Les virages d’Émir (1990), Saisir l’absence (1994), Le siège du Maure (2002), Le masque étrusque (2009) y los ensayos La sirène et le pendule : attirance et esthétique en traduction littéraire (1995) y Un funámbulo entre metáforas: Mantener el equilibrio en traducción literaria (2013) del que es coautor junto a Natalia Arregui. Su obra también ha sido traducida a otras lenguas.

39 Laura López Morales es doctora en Literatura Francesa contemporánea por la Universidad de Caen (Francia). A principios de los 70 comenzó su labor docente en la licenciatura de letras modernas (francesas) de la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad Nacional Autónoma de México, donde continúa trabajando. Autora de varios artículos, traducciones y antologías entre las que se incluyen la serie de tres antologías sobre las diferentes literaturas francófonas (Literatura Francófona I. Europa; Literatura Francófona II. América; Literatura Francófona III. África [1995, 1996, 1997]), es también coautora de la antología Otras voces canadienses, antología de narradores francófonos de las provincias canadienses de habla inglesa y anglófonos de Quebec (2009).

40 L. López Morales, «Le rêve d’un jour me réveiller Andalou. Entretien avec Louis Jolicœur», en C. Mata Barreiro, op. cit., p. 98.

41 Ibíd., p. 101.

42 Ibíd., p. 113.

43 Ibíd., p. 114.

44 Ibíd., p. 115.

45 Ibíd., p. 110.

References

Bibliographical reference

Natalia Arregui, « Andalucía vista desde Quebec », IRIS, 35 | 2014, 141-151.

Electronic reference

Natalia Arregui, « Andalucía vista desde Quebec », IRIS [Online], 35 | 2014, Online since 31 janvier 2021, connection on 18 septembre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1815

Author

Natalia Arregui

Universidad de Granada, España

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CC BY‑NC 4.0