20 | 2010Poétique de l’écriture d’une expérience de guerre

La littérature postcoloniale en langue portugaise

Edited by Olinda Kleiman, Anne-Marie Pascal and Philippe Rousseau

DOI : 10.35562/textures.66

Les études réunies dans ce volume sont le produit de deux journées de débats qui se sont tenues dans le cadre des activités du centre de recherche LCE – Langues et Cultures Étrangères – et des centres de langue portugaise de l’Instituto Camões des Université de Lyon 2 et de Lille 3, avec le soutien des Faculté et UFR concernées, les 15 et 17 mars 2007. Ces rencontres ont été programmées dans le cadre d’une recherche, en cours, sur la manière dont les formes de la création littéraire appréhendent, interrogent et représentent la guerre, acte collectif, extrême, organisé par les États contre un ennemi déclaré dont l’action combative se structure elle-même selon des règles symétriques. La littérature portugaise du dernier tiers du vingtième siècle, très riche du point de vue qui nous occupe, nourrie qu’elle est de l’expérience tragique des guerres dites coloniales au point que l’on peut parler de « littérature de la guerre coloniale », offre à l’analyse des chemins de la création comme un laboratoire privilégié.

Cette richesse est d’autant plus grande et significative qu’elle se double, en quelque sorte, d’une création non plus portugaise mais en langue portugaise qui dit, dans la même langue et comme elle, le même point de vue en même temps que le point de vue de l’autre, l’ennemi, le frère tout aussi bien. Plusieurs littératures – ce pluriel posant l’idée, commode et non moins chargée de sens dans le cas présent, d’une distinction par une appartenance nationale – instituent ainsi, à partir d’un traumatisme partagé, individuellement, collectivement, comme un dialogue, qui semble répondre à l’impérieux besoin du « dire la guerre », sa guerre, la guerre de l’autre, en un double jeu de regards – regards sur soi et regards croisés, du Portugal sur l’Afrique, de l’Afrique sur le Portugal – par ailleurs souvent à double portée, ontologique et politique.

Editor's notes

Les éditeurs tiennent à remercier toutes les personnes qui ont participé à l’organisation des journées d’étude des 15 et 17 mars 2007 ou collaboré à la préparation de ce volume :

Jean-Claude Seguin, directeur du Centre de Recherche Langue et Culture Européenne (LCE), María Angélica Durán, responsable du groupe LCE-CETIAL, Constantin Bobas, directeur de l’UFR d’Études Romanes, Slaves et Orientales de l’université Lille 3, Leonor Moura et Margarida Ochoa co-directrices des Centres de Langue portugaise/Instituto Camões des universités Lille 3 et Lyon 2, qui ont rendu possibles la tenue de ces journées et la publication des actes.

Jean-François Chanet, Carla Fernandes, Michèle Hecquet, Robert Horville et Jorge Santiago, présidents de séance.

João de Melo, écrivain, conseiller culturel à Madrid, pour l’aide qu’il nous a généreusement apportée à tous les stades de la préparation, et à son éditeur, « Círculo de leitores », qui nous a cédé les droits à l’image pour les photographies de couverture.

Arnaud Osinski et l’équipe de la cellule de communication de l’université Lille 3 pour la réalisation des maquettes de l’affiche, des programmes qui ont servi à la couverture de cet ouvrage.

Bernard Corneloup, pour la couverture de cet ouvrage.

Élodie Dupau qui a traduit en français la communication de Carlos Vale Ferraz et Adeline Jalabert qui a participé à la traduction française de la communication de Margarida Calafate Ribeiro.

Sophie Lobo qui a assuré la mise en page du volume.

Robert Horville et João Carlos Pereira pour le soin avec lequel ils ont relu les textes ici rassemblés.

Godeleine Logez, enfin, pour la générosité et l’efficacité de son aide amicale dans la toute dernière, indispensable, relecture de l'ensemble et l'élaboration des index.

Contents