Portrait : Anne-Sophie Guilbert

DOI : 10.35562/arabesques.1329

p. 28

Index

Mots-clés

portrait

Text

 

Image

Parlez-nous de vos fonctions actuelles ?

Je travaille à la BU Santé du SCD de l’Université de Lille. Au moment où j’écris ces lignes, je suis sur deux missions principales : je suis co-responsable du Pôle Thèses et Mémoires et je suis rattachée à la Mission d’Appui à la Recherche sur l’ex-périmètre Lille Droit et Santé. Je coordonne le signalement des thèses et mémoires sur Pépite, la plateforme de dépôt et de signalement en production depuis 2013, et je participe à la mise en place d’une nouvelle plateforme identique à l’échelle du SCD de Lille. Je suis également correspondant Star et coordinateur Thèses.
L’autre volet important de mes activités concerne les services mis en place pour accompagner les chercheurs pour valoriser leur travail de recherche scientifique : sensibilisation à l’open access, accompagnement pour le dépôt de leurs publications dans l’archive institutionnelle LillOA, enjeux liés aux identifiants chercheurs, aux éditeurs prédateurs, réalisation de revues systématiques de la littérature. Enfin, je suis coordinateur Sudoc pour quelques mois encore et j’ai donc collaboré à la mise en place du SGBm.

Quelles sont les étapes qui vous semblent les plus importantes dans votre parcours professionnel ?

J’ai tout d’abord appris la gestion des collections et le fonctionnement d’une bibliothèque universitaire grâce à mon recrutement à la BU de Valenciennes en 2001, ma maîtrise en sciences de la documentation tout juste validée. En 2008, j’intègre la BU de Droit de l’université de Lille et deviens coordinateur Sudoc. Deux ans après, je reste sur ces fonctions et participe à la mise en place de Star et au développement de Pépite, que j’ai eu le plaisir de présenter deux fois lors des Journées Abes : j’ai réalisé, en 2013, un poster qui présentait les enjeux fonctionnels et techniques d’un tel projet et, en 2015, un poster qui explicitait le travail sur l’archivage pérenne au CINES. En 2017, la création d’une Mission d’Appui à la Recherche m’a permis d’étendre mes compétences dans le champ de la recherche scientifique et de l’accompagnement des chercheurs.

À quand remontent vos premiers contacts avec l’Abes et dans quel contexte ?

Comme pour beaucoup, les premiers contacts ont eu lieu via les listes de diffusion. Les premières discussions de vive voix se sont tenues lors de la formation « Coordinateur Sudoc » à Montpellier. Ce qui m’a vraiment surprise à l’époque, c’était la taille de l’équipe, somme toute assez restreinte, en comparaison des missions qu’elle avait à assurer. Depuis, des recrutements ont eu lieu, mais des nouvelles missions ont été ajoutées. Ensuite, les rencontres ont été régulières (J.e-cours, ABESstp, mails,…) et annuelles lors des JABES.

Quels défis majeurs, d’après vous, aura à relever l’Abes dans les prochaines années ?

C’est déjà dans les cartons, mais une modernisation de l’interface publique du Sudoc semble incontournable. Côté professionnel, la récupération des métadonnées créées par d’autres acteurs tels que les musées, les éditeurs, les auteurs eux-mêmes permettrait de consacrer du temps à travailler à leur qualité. Cette question est en phase avec le travail déjà entrepris sur l’interopérabilité des nombreux identifiants de l’ESR et l’interconnexion entre IdRef et ORCID.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre métier ?

Notre métier a l’avantage d’être varié et en constante évolution. Ce qui m’intéresse le plus, c’est de découvrir, à mesure que les années passent, de nouveaux champs à explorer tout en s’appuyant sur les expériences professionnelles passées. On se rend compte alors que tout est lié et cohérent. Que les compétences techniques en catalogage sont utiles pour construire un schéma de métadonnées dans Pépite et faire le lien avec Unimarc et le Sudoc, que la coordination de formations documentaires permet d’asseoir la connaissance de la structuration de la littérature biomédicale, ce qui s’avère utile pour accompagner les chercheurs dans la réalisation de revues systématiques de la littérature par exemple. Le travail en équipe autour de projets ambitieux et structurants c’est épanouissant !

Qu’est-ce qui vous énerve le plus ?

La difficulté à évoluer au niveau des statuts et de la carrière dans la filière bibliothèque.

Si l’Abes était un animal, ce serait ?

Un chameau, parce que c’est le champion de l’endurance, synonyme pour moi de persévérance, qui représente assez bien l’Abes depuis toutes ces années.

Votre expression favorite

« Ça me fait comme une sorte de fussoir ! ». Les fans des Robins des Bois comprendront !!!

Illustrations

 

References

Bibliographical reference

Anne-Sophie Guilbert, « Portrait : Anne-Sophie Guilbert », Arabesques, 95 | 2019, 28.

Electronic reference

Anne-Sophie Guilbert, « Portrait : Anne-Sophie Guilbert », Arabesques [Online], 95 | 2019, Online since 20 janvier 2020, connection on 06 décembre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=1329

Author

Anne-Sophie Guilbert

Coordinateur Thèses – Mission d'Appui à la Recherche et Information Scientifique (MARS) - Correspondante des labos de Santé-Sport
Service Commun de la Documentation, Droit et Santé, Université de Lille

anne-sophie.guilbert@univ-lille.fr

Copyright

CC BY-ND 2.0