Abes 20 ans, Arabesques 19 piges

DOI : 10.35562/arabesques.903

p. 16-17

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Un coup œil dans le rétroviseur d’Arabesques depuis son lancement en 1995 jusqu’à aujourd’hui.

Portée sur les fonts baptismaux à l’automne 1995 avec la publication d’un n° 0, Arabesques aura assuré durant ces 19 années avec une belle constance la périodicité trimestrielle proposée à sa création. Un challenge qui mérite d’être souligné car loin d’être évident pour les revues institutionnelles dont le caractère « irrégulomadaire » est souvent monnaie courante. Une constance qui doit beaucoup à Sylvette Salvit, directrice de la rédaction, qui aura maintenu à bout de bras la revue jusqu’à son numéro 64 (octobre 2011) avec le soutien d’un comité de rédaction auquel se sont adjoints au fil des ans de nombreux professionnels de l’Abes. J’ai modestement pris la relève à l’automne 2011, à la suite d’un appel d’offres de l’Agence qui souhaitait externaliser la coordination éditoriale et le secrétariat de rédaction de la revue.

« La revue des BU »

Une enquête datant de 2001 (et qu’il conviendrait sans doute de renouveler) pointait l’attachement des professionnels de la documentation de l’enseignement supérieur à la revue qui leur permettait d’avoir accès à des informations « spécialisées » qu’ils ne trouvaient pas ailleurs. Au fil des numéros, le contenu s’est étoffé. Alors que, bien naturellement, les premières livraisons ouvraient leurs colonnes presque exclusivement à des informations « abésiennes », rapidement le réseau des bibliothèques qui ont rejoint le Sudoc s’y est exprimé ainsi que les partenaires naturels de l’Agence comme la Bibliothèque nationale de France ou le Centre technique du livre de l’enseignement supérieur supérieur pour ne citer qu’eux. Le contenu des numéros a suivi logiquement le cheminement qui était celui de l’évolution de l’Abes. Après toute une série – du n° 27 (juillet 2002) au n° 38 (avril 2005) – déclinée autour de collections disciplinaires (pharmacie, droit, géographie, mathématiques, langues, sports…), les dossiers suivants se sont recentrés non plus sur la notion de collection mais plutôt sur celle des services. Ainsi Raymond Bérard écrivait-il dans un édito, paru en avril 2006, peu de temps après son arrivée :

« C’est bien la notion de service qui est au cœur de l’activité de l’Abes ». « Le nouveau circuit des thèses électroniques », « Questions d’autorité », « Le prêt entre bibliothèques », « Les normes documentaires »… autant de thématiques qui ont jalonné les années 2005-2011. Enfin, le positionnement de l’Abes de plus en plus dirigé, à travers son dernier projet d’établissement (2012-2015), vers l’ensemble des acteurs de l’information scientifique et technique (IST), la mise en place de la Bibliothèque scientifique numérique et d’Istex ont amené le comité de rédaction à proposer des dossiers transversaux comme « Métadonnées, vers de nouvelles convergences », « Les ressources pédagogiques numériques » ou « La valorisation des données de la recherche » sans oublier les sujets au cœur des activités de l’Agence que sont « les licences nationales » ou « le système de gestion de bibliothèque mutualisé ». Notre souci permanent a été de donner la parole aux bibliothécaires, documentalistes, responsables de laboratoires, enseignants-chercheurs, directeurs des services d’information, décideurs institutionnels, éditeurs, bref tous ceux et celles qui composent le vivier cosmopolite de l’IST, dans un esprit d’ouverture et de dialogue.

Un format éditorial renouvelé

Après six premiers numéros un brin austères, le numéro 7 se pare d’une nouvelle maquette qui sera celle d’Arabesques jusqu’au numéro 68 à quelques agencements près : une couverture pleine page à partir du n° 42 qui voit aussi naître la rubrique « Pleins feux » sur un établissement, augmentation régulière du nombre de pages (12 au départ, 28 actuellement), une place de plus en plus importante consacrée aux illustrations. Le n° 69 (janvier 2013) marque un nouveau tournant : quatre graphistes ont été appelés à concourir pour proposer des habits neufs à la revue avec un nouveau logo, une place importante pour l’illustration de la couverture, le choix d’un papier à la fois économique et de texture plus contemporaine. Le projet d’Anne Ladevie a rencontré un large consensus et c’est la maquette que vous avez aujourd’hui entre les mains.

Il convient aussi de souligner notre inclination prioritaire pour des images du domaine public ou publiées sous licence Creative Commons. Il ne s’agit pas uniquement de rigueur économique, loin de là, mais plutôt de notre volonté affichée de promouvoir par ce biais les politiques d’ouverture des fonds iconographiques des bibliothèques ou instituts de recherche ainsi que les photographies postées par de nombreux internautes sur les réseaux de partage.

Évolution des maquettes de couverture d’Arabesques. Ici, n° 1 (janvier 1996), n° 43 (juillet 2006), n° 69 (janvier 2012).

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Pourrait mieux faire !

La version en ligne devra être reconsidérée. Disponible sous un format PDF depuis le numéro 18 (mars 2000), elle n’est plus vraiment satisfaisante car trop statique et insuffisamment référencée. L’Abes, consciente de cet écueil, devrait prochainement réfléchir à la mise en place d’une chaîne de publication électronique plus conforme aux attentes de son lectorat.

Comme tout magazine papier, nous devons aussi nous interroger sur l’adéquation entre les informations immédiates accessibles en ligne et le contenu de la revue. Conjuguer la temporalité d’Internet avec celle d’une revue à parution trimestrielle nécessite de bien appréhender nos choix éditoriaux afin qu’ils ne se résument pas à une simple réplique de ce que chacun aura déjà pu lire sur le web : d’avantage d’articles de fond, distanciés par rapport au flux continu en ligne, avec une approche critique construite autour d’un dossier, voilà le défi permanent que le comité de rédaction doit relever ! Arabesques est avant tout votre revue. Peut-être faudrait-il vous ouvrir plus largement nos colonnes pour vous donner l’occasion de réagir aux articles publiés : des pages sous la forme de tribunes libres, courrier des lecteurs, rebonds… sont les grandes absentes de la formule actuelle. En attendant une prochaine enquête afin de mieux cerner vos attentes, n’hésitez pas à nous faire part, dès à présent, de vos suggestions et/ou critiques. Nous ne manquerons pas d’en tenir compte.

Un grand merci aux nombreux rédacteurs d’articles qui, au fil des années, ont contribué à enrichir le contenu de la revue.

Écrire à Arabesques :
arabesques@listes.abes.fr

Illustrations

Évolution des maquettes de couverture d’Arabesques. Ici, n° 1 (janvier 1996), n° 43 (juillet 2006), n° 69 (janvier 2012).

Évolution des maquettes de couverture d’Arabesques. Ici, n° 1 (janvier 1996), n° 43 (juillet 2006), n° 69 (janvier 2012).

References

Bibliographical reference

Béatrice Pedot, « Abes 20 ans, Arabesques 19 piges », Arabesques, 75 | 2014, 16-17.

Electronic reference

Béatrice Pedot, « Abes 20 ans, Arabesques 19 piges », Arabesques [Online], 75 | 2014, Online since 07 janvier 2020, connection on 20 octobre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=903

Author

Béatrice Pedot

Chargée de la coordination éditoriale d’Arabesques

beatricepedot@wanadoo.fr

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