L’éveil

DOI : 10.35562/arabesques.92

p. 3

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éditorial

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Non, ce n’est pas une faute de frappe ou une erreur de compréhension ! J’ai bien saisi que ce nouveau dossier d’Arabesques était consacré à la VEILLE professionnelle, cette pratique individuelle ou collaborative, qui se situe quelque part entre l’assurance employabilité-promotion par concours, l’autoformation pour survivre en environnement hostile et le développement personnel.

La veille, c’est simple, non ? Avec un peu de méthode et quelques outils, on croit pouvoir veiller. Que nenni ! La méthode, d’abord, se doit d’être une subtile combinaison entre une « assertivité informationnelle »1 - savoir ce que l’on cherche, ne pas craindre de ne pas tout savoir, focaliser son attention, lire vite – et la sérendipité – qui consiste principalement à ouvrir l’œil, être au bon endroit au bon moment, et si possible où ce que l’on ne cherche pas nous trouve. C’est tout un art.

Les outils, ensuite. La palette est vaste, mais au minimum faut-il être un peu sur les réseaux sociaux, suivre quelques sites web choisis, et lire quelques revues. Comme par exemple cette nouvelle livraison d’Arabesques qui présente une palette des meilleurs outils disponibles.

Un dernier ingrédient, plus inattendu, s’avère indispensable… ce sont les relations. Car pour veiller, il faut entretenir des relations et des contacts avec les gens. Colloques, congrès, groupes de travail, associations, réunions – ce que l’on appelait autrefois le collège invisible – constituent la meilleure source d’information. Non pas pendant les présentations ou les séances, mais avant et après. C’est là que l’important se dit.

Mais à quoi sert-il donc de veiller ? Pourquoi vouloir savoir avant les autres ce qui va arriver ? Pourquoi se soucier de ce qui ne nous atteint pas encore et ne nous atteindra peut-être jamais dans notre travail ? À ces questions, je répondrai que plus qu’une technique professionnelle, la veille est une attitude face à la vie. C’est un moyen de s’écarter d’un pas de son quotidien, de le considérer avec un esprit ouvert, éclairé par d’autres façons de penser et d’agir. Avec pour résultat tangible de concevoir les choses autrement et de trouver de nouveaux chemins vers la réalisation.

Bref, la veille conduit à l’éveil. Puis à la création. Puis au projet. Et enfin au plan stratégique. Comme celui de l’Abes pour les années 2018-2022 présenté dans les pages qui suivent.

Voici donc le secret révélé. Je vous souhaite d’en faire le meilleur usage tout au long de cette année 2019 et de toutes celles qui suivront.

Excellente année aux équipes de toutes les bibliothèques de France et du monde entier.

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1 Expression forgée pour les besoins de cet article et dont je suis assez fier. L’assertivité informationnelle doit cependant s’utiliser à petite

Notes

1 Expression forgée pour les besoins de cet article et dont je suis assez fier. L’assertivité informationnelle doit cependant s’utiliser à petite dose.

Illustrations

References

Bibliographical reference

David Aymonin, « L’éveil », Arabesques, 92 | 2019, 3.

Electronic reference

David Aymonin, « L’éveil », Arabesques [Online], 92 | 2019, Online since 06 janvier 2020, connection on 05 décembre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=92

Author

David Aymonin

Directeur de l’Abes

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CC BY-ND 2.0