Quand la chaîne du numérique libère le patrimoine

DOI : 10.35562/arabesques.2246

p. 3

Index

Mots-clés

éditorial

Text

Les collections patrimoniales numérisées sont devenues en près de 30 ans un élément de valorisation des bibliothèques, qu’elles ont appris à créer, puis à montrer sur Internet à des publics internationaux. La sélection maîtrisée de documents pour constituer une collection pertinente, en rapport aux attentes des publics, aux critères scientifiques, au projet esthétique, est à la source de la plupart des projets aujourd’hui, en tout cas de tous ceux qui nous sont présentés dans ce numéro d’Arabesques.

Il est frappant de trouver des constantes dans ces réalisations qui nous montrent l’expertise acquise par les bibliothécaires, qui non seulement savent piloter les étapes techniques de la numérisation elle-même, mais pensent et agissent pour amener les documents jusqu’à leurs publics, au travers de sites Web bien conçus et beaux.

Les pratiques se sont homogénéisées avec les expériences réussies – et les autres, et l’on comprend que les maillons de la chaîne de production d’une collection numérique sont désormais reliés entre eux et forment un tout cohérent : la logistique pour extraire les documents, les traiter et les ranger ; la numérisation, la prise d’image au traitement logiciel, la gestion des flux de fichiers et de métadonnées – facilitée aujourd’hui par des outils comme NumaHOP, la création de sites Web au graphisme et à l’ergonomie de haut niveau, et enfin l’éditorialisation des contenus qui relie objets numériques et éléments de connaissance scientifique pour les révéler à des publics variés dont les besoins sont identifiés.

Cette chaîne peut être internalisée dans une bibliothèque qui juge utile, grâce à des outils support des bibliothèques numériques eux-mêmes arrivés à maturité comme OMEKA par exemple. Ou bien la bibliothèque peut décider de s’associer à un partenaire dont la compétence est avérée, comme l’est la Bibliothèque nationale de France avec son offre de service autour de Gallica.

Numériser aujourd’hui, c’est donc mener un projet technique de bibliothèque numérique mais qui est aussi une œuvre de création ayant à voir avec l’art et l’expression d’une sensibilité. Et c’est très beau. Comme l’est d’ailleurs le nouveau site Web de l’Abes, ouvert le 7 septembre 2020.

Bonne rentrée à toutes et tous.

 

Image

Illustrations

 

References

Bibliographical reference

David Aymonin, « Quand la chaîne du numérique libère le patrimoine », Arabesques, 99 | 2020, 3.

Electronic reference

David Aymonin, « Quand la chaîne du numérique libère le patrimoine », Arabesques [Online], 99 | 2020, Online since 07 octobre 2020, connection on 22 septembre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=2246

Author

David Aymonin

Directeur de l’Abes

Author resources in other databases

By this author

Copyright

CC BY-ND 2.0