Ils l’ont fait (ils ne savaient pas que c’était impossible alors…)

DOI : 10.35562/arabesques.2518

p. 3

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éditorial

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Le 17 mars 2020, premier jour du confinement dû à l’épidémie liée au virus SARS-CoV-2, a marqué le début d’une période d’intense créativité et de renouvellement des bibliothèques universitaires et à leur côté, de l’Abes.

Pour surmonter la crise et continuer à servir – au sens noble du terme –, chaque établissement a su trouver quoi faire et comment pour apporter ses services à ses utilisateurs, étudiants, enseignants, professionnels des bibliothèques.

Ce numéro d’Arabesques, auquel de très nombreux professionnels de terrain ont accepté de contribuer – qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés – est une photographie précise et tout à fait représentative du génie, de l’engagement, des compétences mis en œuvre depuis un an pour nous adapter collectivement à une situation de crise longue et incertaine.

On sera impressionné par la capacité des organisations, c’est-à-dire des équipes qui les composent, à se transformer, à revoir leurs priorités, à adopter de nouvelles pratiques et de nouveaux outils si rapidement et à une telle échelle. En quelques semaines, les établissements que l’on aurait pensés moins flexibles et agiles se sont mis à utiliser massivement des outils techniques d’échange à distance comme Ubib, Library Access, ou les réseaux sociaux. Ils ont déployé des parcs informatiques et des connexions à distance permettant aux collègues de travailler depuis n’importe où et, last but not least, se sont mis à travailler différemment, dans le contexte contraint du travail à distance.

Des désormais classiques Zoom, Teams, BBB et Jitsi aux étonnants, au moins par leur nom, Glowbl et Wooclap, Kahoot, Genially, chacun a pioché dans la panoplie des bidules électroniques pour les ajouter à sa trousse et en faire de vrais outils permettant de mener son travail à bien, dans son contexte, selon sa culture et ses besoins.

Rien n’a été facile et tout n’est pas réussi, mais le fait est là : ils l’ont fait. Et ainsi les bibliothèques sont restées ouvertes, ont rempli leur mission, et l’ont même renouvelée et renforcée.

Faute de pouvoir anticiper la date du retour à la normale, je forme le vœu que cette énergie demeure constante dans les mois à venir et qu’elle continue ainsi à soutenir l’expression des fortes valeurs de notre profession.

Bon courage à toutes et tous, ce que vous faites est formidable.

 

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References

Bibliographical reference

David Aymonin, « Ils l’ont fait (ils ne savaient pas que c’était impossible alors…) », Arabesques, 101 | 2021, 3.

Electronic reference

David Aymonin, « Ils l’ont fait (ils ne savaient pas que c’était impossible alors…) », Arabesques [Online], 101 | 2021, Online since 16 avril 2021, connection on 18 septembre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=2518

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David Aymonin

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