Paroles de pionnières

DOI : 10.35562/arabesques.906

p. 20

Text

Martine Brunet Diedhiou, directrice adjointe, et Marianne Giloux, coordinatrice du pôle Interfaces et traitements, ont suivi les évolutions de l’Abes depuis sa création puisqu’elles étaient parties prenantes de son équipe constitutive. Deux questions en guise de flashback.

Selon vous, quels sont les changements majeurs que l’Abes a connus au cours de ces 20 ans ?

Martine Brunet Diedhiou : Pendant ces 20 ans, j’ai senti la reconnaissance de l’Abes se renforcer progressivement : d’une part, grâce au Sudoc et, d’autre part, grâce aux développements de toutes les autres activités et de l’expertise pointue des agents. L’Agence, via les outils, les services et les compétences qu’elle offre aux bibliothèques et à leurs utilisateurs, répond à des missions de service public et d’intérêt général et contribue également à la modernisation de l’État. De plus, elle a construit et anime plusieurs réseaux avec des pratiques communes, mais surtout avec un esprit de coopération entre les établissements et des espaces d’échanges et de rencontres. J’espère que l’Abes est perçue maintenant non plus seulement comme une agence sous la tutelle du ministère, mais aussi comme un acteur de mutualisation, de valorisation des collections documentaires et de la production scientifique des thèses, toujours à l’écoute des établissements et qui les accompagne dans tous les changements.

Marianne Giloux : L’Abes était initialement essentiellement connue – puis au fil du temps reconnue – dans le monde des bibliothèques. Son périmètre d’action s’est élargi, au-delà de cellesci pour toucher également les autres services des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche, avec les groupements de commandes et Istex, puis les thèses et les thèses en préparation. Notre reconnaissance s’est également élargie à l’échelon international : nous intervenons fréquemment dans des conférences internationales où nous pouvons être fiers de nos projets et applications au regard des systèmes existants ailleurs.

Quel événement vous a marqué plus particulièrement ?

Martine Brunet Diedhiou : L’épisode médiatique sur l’Abes, en septembre 2012, suite à la parution d’un article dans Le Parisien qui reprenait soi-disant les conclusions d’un rapport de l’Inspection générale des Finances : prétendue information présentant l’Abes comme un gâchis de l’État avec des missions folkloriques et obscures, reprise en boucle par différents médias et dans les journaux télévisés. Consternant !
Cependant, les soutiens reçus ensuite furent très nombreux et vraiment rassurants pour les équipes de l’Abes.

Marianne Giloux : Cette question est difficile, il s’est passé tant de choses en 20 ans ! Mais, je dirais qu’au début de la mise en place du Sudoc, son acceptation par les établissements était loin d’être gagnée, beaucoup n’y croyaient guère, que ce soit en interne à l’Abes ou dans les réseaux existants. Allions-nous être capables de mettre en place ce « super catalogue » ? Les établissements allaient-ils accepter de changer leurs façons de travailler ?
Toutes ces questions ont longuement occupé nos réunions, mais aujourd’hui le Sudoc paraît incontournable dans le paysage des établissements, le pari a donc été gagné !

References

Bibliographical reference

Martine Brunet Diedhiou and Marianne Giloux, « Paroles de pionnières », Arabesques, 75 | 2014, 20.

Electronic reference

Martine Brunet Diedhiou and Marianne Giloux, « Paroles de pionnières », Arabesques [Online], 75 | 2014, Online since 07 janvier 2020, connection on 28 octobre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=906

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Martine Brunet Diedhiou

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